Mass Effect RPG

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 Rédemption

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Layla Archer

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Race: Humaine
Planète natale: Terre
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MessageSujet: Rédemption   Sam 18 Fév - 19:06

Plusieurs heures après avoir eut sa mission de la part de l'Exécuteur Chellick, à savoir retrouver la Quarienne Samus Elhe'Haria, sur les restes de Purgatory ayant été détruite depuis quelques mois. L'équipage était resté silencieux, ce qui était rare. Peut être parce que le fait de rater deux semaines de vacances paradisiaques leur étaient encore sur l'estomac.

Layla ne parla pas beaucoup avec Azurya. Non pas que ça la dérangerait de parler avec une Asari, mais simplement parce que elle aussi, elle était un peu en rogne. Elle fut presque forcée de la prendre avec elle et en plus elle allait par la suite de cette tentative de sauvetage, aller sur une planète dangereuse sous les ordres d'une Quarienne dont elle ignore tout mis à part son profil psychologique et sa liste d'exploits. Même si elle était en très bon termes avec les Quariens, choses assez rare, il ne fallait pas trop pousser. Elle contacta l'Archon, vaisseau natale de Elhe'Haria car le nom "Samus" n'était qu'un surnom afin d'en savoir plus sur elle.

Elle n'en tira pas grand chose à part qu'elle fut la seule survivante d'une attaque de pirate lorsqu'elle avait quatre ans. Elle resta solitaire jusqu'à son Pèlerinage d'où elle ne revint jamais. Toujours dans l'optique d'en savoir plus, Layla demanda a CIXI, l'IA de son vaisseau de fouiner dans les bases de données des différentes organisations et trouva quelques informations de plus. Elle avait travaillée pour l'Alliance sous les ordres d'un certain Adam Malkovich, mais elle quitta l'organisation après la mort de ce dernier. Elle réapparait quelques années plus tard sur divers mission de capture et d'escorte et le gang de mercenaires Eclipse avait mis sa tête à prix. Bref, tous ça n'aidait pas beaucoup plus l'Humaine à mieux cernée la Quarienne qu'est Samus

Le Discovery's Lust arriva enfin à Purgatory... Enfin ce qu'il en restait : un vaste champs débris flottant dans l'espace. Il y avaient plusieurs vaisseaux dans la zone de débris, cherchant vraisemblablement des survivants et sans doute des ferrailleurs aussi. Les Soleils Bleus, propriétaires de la station étaient aussi sur place et semblaient encadrés les opérations. Un vaisseau, un croiseur Turrien plutôt vétuste contacta le vaisseau de l'Humaine :


"Ici le Blue Nova! Veuillez vous identifiez!

-Ici le Discovery's Lust, de la Citadelle. Nous venons participer aux opérations de sauvetages.

-On a déjà finis avec la zone principale, mais il reste les débris éloignés. Nous offrons une prime pour chaque corps et survivants retrouvés ainsi que pour du matériel électronique et informatique. Si vous voulez de la ferrailles, servez vous, c'est gratuit!"

-Entendue. Discovery's Lust. Terminé"

Le vaisseau d'exploration s'éloigna donc de la zone de débris principale et commença à s'approcher des morceaux éloignés. Une fois à bonne distance, la commandante humaine demanda au Galarien de calibrer les scanner sur la fréquence de la combinaison de la Quarienne.

La recherche commença, durant plusieurs jours. Les Scanners du Discovery's Lust étaient des modèles militaire de l'Alliance, le Normandy avait les mêmes à son bord. Mais aussi puissants qu'ils étaient, la zone à couvrir était très vaste.

L'échéance d'une semaine se rapprocha à grand pas et les espoirs de retrouver Samus devenaient de plus en plus minces. Même les autres vaisseaux commencèrent à partir. C'est alors qu'un petit "ping" se fit entendre. rompant le silence de mort qui régnait dans le cockpit. Le Galarien fit ses analyses et quelques secondes plus tard il parla :


"Les scanners ont détectés l'émetteur. Distance, 125 km nord-est. Il émet faiblement. Possibilité d'être endommager importante. Le signal vient d'une section de la station. Elle se dirige vers l'atmosphère d'Olokun, la géante gazeuse. Impact estimé dans 25 minutes et 45 secondes.

-D'accord. Lin, rapproche nous le plus possible de ce morceau. Izi, Doc, vous venez avec moi.

-Combinaisons spatiales recommandés. Absence d'atmosphère et de gravité à bord."

Le petit groupe de trois se prépara tandis que le vaisseau se rapprocha du débris. Calant sa vitesse sur la sienne, l'Humaine, la Quarienne et le Galarien pénétrèrent dans le bloc de la station en perdition. Layla ne fit pas venir Azuya avec elle ne sachant pas dans quelle état elle allait retrouver Samus et les pires solutions envisageables sont peu ragoutante...

L'intérieur était sans dessus dessous, conséquence de l'arrachage du morceau par l'explosion de la station. Mais ce n'était pas la seule raison, en effet, cette zone abîmée se serait limité à la partie "ouverte" du bloc, hors là, les débris étaient partout. Peut être que le morceau fut déjà visités par les ferrailleurs et les sauveteurs :


"Keelah ! Je sais pas ce qui s'est passé ici, mais apparemment on a loupé la fête"

Commenta la Quarienne en essayant de se frayer un passage, tandis que le Galarien indiqua qu'il ne restait plus que 15 minutes avant que le bloc ne sombre dans l'atmosphère de la géante gazeuse. Le groupe progressa dans le débris géant en se frayant un chemin dans les débris, le tous en marchant avec des bottes à semelles magnétiques alors que tout le reste flottaient en apesanteur. Plus ils avançaient, plus le signal de la combinaison de Samus était fort. Ils arrivèrent devant une porte en mauvaise état et vue le signal, Samus était pas loin derrière :

"Cette porte étanche est très endommager. Pas d'air derrière. Les sauveteurs ont dut détecter ça. Comme ils ont pas put ouvrir la porte ils sont partis."

Conclue le Galarien qui pianota sur son omnitech :

"On peut l'ouvrir?"

Demanda Layla d'un air interrogateur alors que le temps s'écoulait rapidement :

"Les sauveteurs sont braves. Mais pas malin. Il suffit de faire fondre la serrure. Dans l'espace, il fait -150°C. Une balle incendiaire à 2 000°C provoquera un choc thermique suffisamment violent pour faire fondre les gongs et la serrure rapidement."

Izi tandis sont pistolet au Doc, le seul de la bande à avoir des munitions incendiaires et après l'avoir positionné l'arme avec précision, tira trois coups à bout touchant droit dans le mur approximativement là où devais se trouver les gongs et la serrure qui comme l'avait dit le Galarien fondirent vu les trous dans la paroi entourés de métal chauffé à blanc. Toutefois, la porte restait close. Layla décida d'essayer de la pousser et, à peine la main posée dessus, la porte avança vers l’intérieur de la salle, flottant en apesanteur droite comme un I.
Le groupe se remit en route et rapidement ils trouvèrent la source du signal. Une sorte de caisson recouvert de débris :

"C'est quoi ça ? Un caisson de stase ?

-Purgatory était à la base un vaisseau de transport d'élevage. Pour économiser de l'air et de la place pour les vivres et l'eau, les animaux et l'équipage étaient plongés en stase le temps du voyage qui à l'époque duraient plusieurs mois. Le caisson est activé avec une personne à l'intérieur. Signaux vitaux stable."

Précisa CIXI tandis que Layla et Izi commencèrent à dégager les débris pour révéler le caisson vitrée avec Samus à l'intérieur. La Quarienne et l'Humaine se regardèrent avec l'attitude de dire "Bingo" avant que Layla ne s'adressa de nouveau au Doc :

"On peut la sortir de stase ?

-Impossible !

-Quoi ?

-Système sous alimenté en énergie. A peine suffisant pour la maintenir en stase mais pas pour la réveiller. Si on fait ça, j'estime à 50% de chance qu'elle reste dans le coma, 25% de chance de se retrouver en état de mort cérébrale et 25% de chance d'une mort totale. Il faut l'amener dans le vaisseau avec le caisson.

-Combien de temps avant que cette épave s'écrase?

-Sept minutes et 12 secondes.

-D'accord ça va le faire. Lin? Rapproche toi le plus possible et ouvre la porte de la soute.

-Entendue

-Maintenant on la sort de là. Par chance l'apesanteur va nous filer un petit coup de main pour la déplacer."

La capsule avait un système qui permettait de la décrocher pour pouvoir la transférer avec son contenue d'un vaisseau à un autre sans difficultés. Progressant en sens inverse avec le caisson et sa précieuse cargaison, le groupe s'avança vers le trou béant :

"Trois minutes"

Hurla la Quarienne alors que par les hublot du bloc, on pouvait voir le noir de l'espace se teinté de brume rougeâtre qui indiquait que le bloc commençait à descendre dans l'atmosphère de la géante gazeuse :

"Lin? Prépare toi.

-Vous êtes trop loin pour un embarquement"

Le bloc commençait à trembler de partout alors que le Discovery's Lust était en vue avec sa porte de soute ouverte, béante comme une gueule de baleine :

"On saute !

-Quoi?

-On a pas le choix ! Lin, rattrape nous, on fait le grand saut!"

Après quelques secondes, le groupe avec le caisson sauta dans le vide de l'espace. Layla se retourna, voyant le morceau de ce qui fut Purgatory entrer dans l'atmosphère de la géante gazeuse en s'enflammant, puis se désintégrant. Puis sa vision s'entoura lentement d'un voile gris métallique rectangulaire. Puis ce fut la chute, la soute du Discovery's Lust retrouva la gravité artificielle tandis que le vaisseau s'éloigna de la planète en fermant sa soute.

Retrouvant ses esprits, Layla se leva et vit avec un profond soulagement que Izi, le Doc et le caisson était avec elle. Elle ne put s'empêcher de prendre amoureusement Izi dans les bras qui lui murmura quelques mots en Quarien que seule l'Humaine comprenait. Puis elle demanda d'amener le caisson à l'infirmerie et de le brancher au système énergétique du vaisseau.

Ce qui fut fait quelques minutes plus tard. Le Galarien s'affairait à contrôler le caisson tandis que la Docteur Asari se préparer à recevoir sa patiente. Mais il eut un problème :


"Notre petite cascade à endommager le caisson. Le système de réveil est endommager.

-On peut la sortir de stase sans risque?

-Sans risque, non."

Le Galarien resta silencieux tandis qu'il pianotait son omnitech avec furie. D'un coup, les fonctions de la Quarienne en stase, visible sur les moniteurs de l'infirmerie dégringolèrent en flèche. Le Galarien continua quelques secondes et c'est alors que le caisson s'ouvrit d'un coup alors que Samus avait le cœur qui lâché.

La Docteur Asari prit la relève, portant un défibrillateur et donnant les directives tandis que le Doc utilisa l'appareil après avoir retirée la combinaison de la Quarienne au niveau du cœur. Pas de temps pour profiter de la vue et puis les Galariens et le sexe, ça fait deux ne l'oublions pas. Première décharge, rien. Seconde décharge, rien de plus. Troisième décharge rien de nouveau. Alors que l'Asari s'apprêta à demander au Galarien d'effectuer une quatrième et dernière décharge, le cœur de Samus recommença à battre. Lentement, puis revenant à un rythme normale quelques secondes après. Le corps de Samus était peut être sauvée, mais son cerveau avait peut être été touché :


"Aucune séquelles physiques détectées. Aucune séquelles cérébrale détectés, elle va se réveiller avec une gueule de bois d'enfer et le mal de l'hibernation mais sans plus.

-Elle sera sur pied quand?

-Dans quelques heures, peut être plus, peut être moins."

Layla sourit, au moins elle n'avait pas fait ça pour rien. Donnant le temps libre à l'équipage en attendant le réveil de Samus, elle quitta l'infirmerie, laissant la Quarienne avec la médecin Asari. En chemin, elle croisa Azurya, morte d’inquiétude et lui parla :

"Elle va bien, mais elle a besoin de repos, si vous voulez rester près d'elle, vous pouvez"

Dit elle sobrement comme l'aurait fait un chirurgien annonçant à la une famille que l'opération sur un de leur proches est un succès. Elle informa Lin qu'elle allait dans sa cabine pour souffler un peu...


Dernière édition par Layla Archer le Lun 11 Juin - 19:31, édité 1 fois
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Azurya Fo'elis

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MessageSujet: Re: Rédemption   Sam 18 Fév - 23:01

Le Discovery’s Lust était un vaisseau impressionnant. Trois ponts, cent mètres de long. Pour Azurya qui n’avait voyagé que dans des chasseurs et biplaces, chaque instant qu’elle passait au sein du véhicule l’ahurissait encore un peu plus. Elle comparait les lieux à un manoir de luxe à la Citadelle, plus un laboratoire à la fine pointe de la technologie, une intelligence virtuelle dernier-cri et des innovations qu’elle s’évertuait à comprendre. Mais évidemment, Azurya ne se plaignait pas de se trouver dans de telles circonstances : elle profitait plutôt du luxe et du confort marqué. Dans les premières heures du périple, elle fut d’ailleurs si ébahie par ce qu’elle découvrait qu’elle en oublia presque le motif de leur venue en plein cœur de la nature spatiale. Mais la réalité la heurta et elle fut contrainte de remplacer le rictus impressionné qui ornait son visage par un sourire teinté de mélancolie et de nostalgie.

Layla et elle ne s’étaient pas glissé un mot durant tout le voyage; en fait, tout l’équipage était quiet et curieusement silencieux. Elle trouvait particulier, un peu perturbant même, de ne pas avoir eu la chance d’être présentée aux autres. Malgré tout, elle profita de ce silence pour visiter le vaisseau par elle-même, saluant timidement ceux qu’elle rencontrait du regard. Lorsqu’ils parvinrent à destination, le vaisseau scruta les horizons célestes plusieurs jours… Elle voulut à maintes reprises participer à la recherche, mais tous semblaient affairés et, ne voulant pas les bouleverser dans leur labeur, elle se contenta de revisiter les lieux.

Les deux premiers jours se passèrent dans une quiétude totale. Elle resta dans les quartiers qu’on lui avait attribués. Par l’intermédiaire de la radio interne du véhicule, elle écoutait les moindres conversations. Elle luttait contre la peur de ne plus pouvoir reparler à Samus, l’inquiétude d’un éventuel assaut et ses souvenirs qui la décontenançaient. Et les conversations entendues lui octroyaient soit un peu d’espoir, soit un peu de tristesse, soit un peu d’allégresse.

Durant les troisième, quatrième et cinquième jours, elle s’auto-initia à la salle commune du navire : le Mess. C’était un peu comme une boîte de nuit ou un club bien tranquille, moins la musique endiablée et les effeuilleuses. La première fois qu’elle y mit le pied, la place était singulièrement vide. Pour tout dire, il n'y avait pas personne. Constatant qu'elle n'y rencontrerait personne, elle en profita pour s'asseoir et respirer un peu.

- Nouveau membre d’équipage, j’suppose? T’as l’air perdue.

Une voix grave et hautement masculine l’interrompit dans son silence. Elle se retourna précipitamment et, par purs réflexes, elle se recula un peu. De là elle observa longuement son interlocuteur : elle fut tout d’abord interpellée par sa grandeur et sa musculature peu communes. Mais en dépit de sa carrure de lion, son visage n’était pas pour autant rude et sans pitié. Régnait dans ses yeux une lueur de tendresse. Ce fut d’ailleurs cette lueur qui dissipa tout l’animosité et l’effroi d’Azurya. Elle relâcha viscéralement toute la tension et put répondre calmement :

- Non, seulement de passage. Je viens revoir une vieille amie…

- Layla? présuma-t-il.

- Non, pas Layla, Samus…

- La Quarienne? Ouaip, j’en ai vaguement entendu parler.

C’est ainsi que se termina leur première conversation. Azurya le salua poliment et retourna dans ses quartiers. Elle passa le reste de sa journée, branchée à la radio interne du Discovery’s Lust à espérer, mais en vain.

Lorsqu’elle retourna au Mess le lendemain à la même heure pour manger un peu avant de se retourner s’engouffrer dans les profondeurs de sa chambre, elle fut surprise de revoir l’homme qu’elle avait rencontré précédemment. Cette fois-ci, ce fut elle qui s’avança vers lui en premier. Sa routine commençait véritablement à être monotone et espérait régler le tout en discutant un peu avec quelqu’un :

- Azurya Fo’elis, enchantée.

- Euh… , murmura l’homme en faisant un demi-tour sur lui-même. Jonathan Archer, j’suis le cousin de Layla.

- Et tu viens souvent par ici… Je veux dire… Au Mess?

- Assez souvent en fait. Quand y’a pas de travail à faire, j’viens relaxer.

- Et il n’y a pas de travail à faire?

- Pas en ce moment. Avec cette histoire de Quarienne qui a fait éclater le Purgatoire, y’a pas vraiment d’action. J’fais un peu le ménage, j’répare quelques trucs, mais c’est tout.

- Ce doit être routinier, non? s'interrogea Azurya d’une voix timide.

- Un peu. Mais j’me plais bien ici… Et toi?

- Et moi?

- La Quarienne, c’est ton amie?

- C’était… J’ignore même si elle se souvient de moi.

- Quand ils vont la retrouver, crois-moi, elle se souviendra.

- Tu crois qu’ils vont la retrouver?

- Layla réussit toujours tout. T’as pas à t’inquiéter.

Elle fut clairement rassurée d’entre Jonathan prononcer ces mots. Peut-être Samus avait rendu l’âme, mais Azurya n’en savait rien. Ce message d’espoir la fit sourire longuement, et son regard retrouva une étincelle de joie. Ils allaient la retrouver. Ils devaient la retrouver.

- Merci , chuchota-t-elle d’un ton de voix calme et posé.

Et elle retourna de nouveau dans la noirceur de ses quartiers. Cette fois-ci, elle n’écouta pas les conversations, et se contenta d’observer le plafond de sa chambre, à se remémorer des souvenirs qui l’avait naguère marquée. Elle revoyait Zephyra, qui avait été laissée à elle-même à l’entrée de la Citadelle, Samus, qui gisait peut-être quelque part dans cette mare de débris et même Poutchy, la petite créature qui ne cessait de séduire tout ce qui respirait. Elle se réjouit à l’idée de tous les retrouver, ensemble, heureux…

Une semaine. Cela faisait exactement une semaine qu’elle s’était jointe à l’équipage de Layla Archer. Une semaine. Et cette fois-ci, ils avaient finalement découvert un signal, un espoir. Lorsqu’elle eut vent de la nouvelle, elle avait enfilé rapidement une combinaison spatiale et s’était rendue sur le pont supérieur. Mais quand elle arriva sur les lieux, ils étaient tous déjà partis; ils avaient tous abandonné le navire pour rechercher Samus. Désappointée de ne pas avoir été attendue ni avertie, elle retourna au Mess où elle espérait rencontrer Jonathan pour parler.

Comme prévu, elle le trouva sur les lieux, à la même place, à la même heure. Elle se fraya un chemin jusqu’à lui, et espérant obtenir des réponses à toutes ses questions, elle lança subitement :

- Tu me permets de te poser une question légèrement indiscrète?

- Vas-y, mais j’te garantis pas que j’peux répondre , rétorqua Jonathan en terminant ce qu’il mangeait.

- Layla t’a parlé de moi? Parce qu’elle n’a pas l’air réjouie à l’idée de m’accueillir.

- Non… On n’a pas pu discuter cette semaine. Mais si elle t’a invitée de son gré, j’suppose qu’elle n’est…

- Ah voilà , s’exclama Azurya en interrompant l’homme. C’est le problème. On m’a invité à la rejoindre, mais ce n’est pas elle qui l’a fait.

- Oh.

- Oh…

Alors qu’un léger malaise s’installait, il fut directement coupé par un signal sonore qui annonçait la venue de Layla. Et aussitôt, le cœur d’Azurya se retourna, et comme par instinct, elle sentit le besoin d’aller voir ce qui se passait. Elle traversa tout le vaisseau à pieds en bousculant tous ceux qu’elle rencontrait. Elle ne prit d’ailleurs même pas la peine de saluer Jonathan, qui resta là sans ne rien ajouter. Mais dans des circonstances pareilles, Azurya avait oublié ses bonnes manières. Et s’ils n’avaient pas retrouvé Samus? Et si elle était morte? Et si…

Et si ils étaient parvenus à la recouvrer? Son cœur reprit une vitesse normale lorsqu’Azurya pénétra dans les infirmeries du Discovery’s Lust. Au loin, elle vit Samus. Elle était… Elle était si… Si identique à ses souvenirs. Elle était si… Azurya ne fit pas attention aux autres et s’avança directement vers sa vieille amie, et elle resta là à l’observer longuement. Sa main effleura le bras de la Quarienne, et alors une dizaine de flashs historiques vinrent la heurter violemment, comme des visions. Elle revint à la réalité quelques secondes plus tard, tourmentée.

- Samus…

Azurya baissa le regard longuement avant de le relever pour observer les lieux. Autour d’elle, il n’y avait plus personne, sauf une docteure qui restait aux côtés de Samus par précaution. Et c’est à cet instant qu’elle comprit que c’était réel. Qu’ils l’avaient retrouvé, qu’elle l’avait retrouvée.

Elle se releva tranquillement en ne lâchant pas la Quarienne des yeux. Pour se rassurer, elle demanda à la médecin asari ce qui allait se passer. Cette dernière se contenta de répondre qu’elle allait éventuellement s’éveiller avec des maux de tête atroces, mais que le tout en vaudrait la peine. Azurya soupira donc interminablement, soulagée, rassurée, réconfortée, comblée.

Quelques minutes plus tard, Jonathan entra à son tour dans l’infirmerie. Il demanda quelques infos à la docteure puis s’avança par la suite vers Azurya. D’un ton amusé, il lança :

- Je t’avais prévenue, pourtant.
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: Rédemption   Lun 20 Fév - 3:08

L'ombre fixait Samus dans un silence de plomb, presque assourdissant. Elles s'observaient, immobiles. Bien qu'elle soit peu perceptible, la chasseuse devinait une forme vaguement quarienne. Une très faible lueur brillaient dans le lointain, seul point de repère dans cet océan de ténèbres. Et elle était là... l'ombre... sur la route de Samus, l’empêchant de progresser. Vers où, vers quoi, elle ne le savait pas.

La silhouette se fendit d'un sourire et deux yeux d'un blanc immaculé s'ouvrirent. Tantôts rieurs, tantôt plissés, comme sur la défensive ou pour la défier.

Samus ne bougea pas. Elle avait tout son temps et pour une fois, elle se sentait calme et sereine. L'ombre finit par faire une moue et exécuta un geste rapide, mécanique, pointant la quarienne du doigt.


"Tu es notre." prononça t'elle d'une voix lugubre et profonde, surnaturelle.

Puis elle disparu, laissant apparaître une porte. Samus s'avança, sans réélle volonté, spectatrice, et l'ouvrit. Derrière elle, un visage... elle le connaissait... Adam. Il la regardait de haut, presque avec dédain.

"Tu m'as laissé mourir!" fit-il d'un ton accusateur.

Samus serra la machoire et porta sa main fermée sur sa poitrine.

"Tu m'as laissé mourir!" répéta l'officier.

Elle ne put retenir une larme.

"J'aurai dû être a ta place dans ce cercueil" balbutia-t-elle... "Je m'en veux tellement."

"Tu m'as laissé mourir!" continua Adam inlassablement. Samus tomba a genoux sur un sol immatériel, impalpable. Puis elle entendit des cris. Des coups de feu. Deux mains puissantes la prirent par la taille et la soulevèrent. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. La peur l'avait envahie , elle tremblait de tout son corps et avait envie d'hurler, de pleurer. Une explosion retentit dans une pièce adjacente, puis elle fut reposée avec douceur.

"Maman, où est maman?"

"Ne t'inquiéte pas ma chérie, tout va bien se passer."

Le regard bienveillant de Ryyo'Haria se posa sur sa fille, il lui caressa le visage comme un dernier adieu, puis il referma la porte du placard, laissant l'enfant dans l'obscurité la plus complète. Quelques secondes plus tard, des détonations retentirent, déchirant le coeur et l'âme de Samus qui mordit sa main jusqu'au sang pour ne pas crier, des larmes coulant abondement sur ses joues.

"Tu es notre." Affirma encore la voix dans le lointain. Samus releva le regard, cherchant désespérément la source dans le néant. Elle se releva quand elle trouva de nouveau la source de lumière. Son coeur battait à la chamade, sa gorge était nouée tout comme son estomac.

"Pourquoi?" demanda-t-elle en direction vide. "Laissez moi en paix!"

"Tu es notre." fut la seule réponse qu'elle reçu. La silhouette réapparu de nouveau à ses cotés, flottant et tournant autour, comme si elle s'amusait. Elle avait toujours le même regard, le même rictus, presque enfantin, enjoué. La quarienne remarqua une nouvelle forme se dessiner sur l’horizon. Bien malgré elle, elle s'en approchait. Son regard fut atterré lorsqu'elle compris ce que c'était. Son corps, étendu près de gravats. Elle l'effleura de sa main, aussitôt, les ténébres laissèrent place à une lumière aveuglante et bleutée.

Kadararan était aux prises avec son adversaire. La puissance décuplée par ses nouveaux pouvoirs. Elle s'y était complétement abandonnée lorsque la quarienne avait succombée sous les attaques du Quar-X. Malgré la force biotique déchaînée contre la créature, celle-ci ne semblait pas le moins du monde souffrir ou fatiguer contrairement à l'Asari. Comme las de ce combat qui s'éternisait, l'alter ego de Samus saisit la chasseresse entre ses griffes et la souleva d'une main. De l'autre il modela ses doigts pour en faire de longues aiguilles qui pénétrèrent lentement les chairs de l'Asari qui hurla à mort, du sang remontant dans sa bouche.

Alors que le combat semblait fini tout comme son existence, Kadararan eut un sursaut de vitalité et releva le visage, plongeant un regard diabolique dans les yeux du Quar-x et prit d'un fou-rire dément, elle utilisa une impulsion biotique avec une telle force que cela surpris la créature, qui se trouva projetée dans un tas d'Ezo-x cristalisé. S'en suivit une réaction inattendue. Le quar-x émit une longue complainte, essayant de s'extirper de l'amas d'ézo mais son corps commençait a se tordre, comme s'il allait imploser. Les gravats autour d'eux furent attirés vers le point d'impact, tourbillonnant. Puis s'ensuivit une formidable explosion, un flash blanc lumineux et persistant suivit d'un bruit sourd fit voler en éclat toute la structure circulaire de la forteresse. Des débris ensevelirent la quarienne mais étrangement son regard était extérieur et elle vit Kadararan se faire projeter hors de la pièce, traversant les murs fragilisés et tombant dans le vide, dans un abîme sans fond apparent.

Samus eut envie de crier, de la rattraper. Elle frapa du poing au sol. Les ténèbres étaient de nouveau là. A quatre pattes, les poings serrés, elle tremblait de rage, de haine, de désespoir. Elle constata que la silhouette était assise en tailleur juste devant elle, à quelques centimètres. Elle releva son visage pour observer ce rictus qui ne disparaissait pas.


"Pourquoi?" demanda t'elle encore une fois la voix chevrotante.

"Tu es notre." répondit la silhouette d'un ton monocorde.

Puis elle joignit ses mains pour former un cercle. Une lumière bleutée apparu et Samus se sentit comme happée. Elle se retrouva bien vite en apesanteur devant une énorme planète d'un bleu vert étrange. Il ne s'agissait apparemment pas d'une géante gazeuse, elle n'avait jamais rien vu de tel. Puis les yeux et le rictus de l'ombre se dessinèrent sur la surface.


"Tu es notre." dit la planète. Samus recula, puis elle tenta de fuir alors que le corps stellaire continuait de répéter inlassablement la même phrase. Mais plus elle voulait s'en éloigner, plus elle se rapprochait. Si bien que la planète envahis tout son champs de vision. Ce bleu-vert l'engloutit, comme un raz de marrée. Elle se sentit aspirée et alors qu'elle avait la sensation de tomber, elle discerna des ombres, des milliers d'ombres menaçantes qui se dessinaient dans le lointain. Mais elle ne pu les identifier. Elle heurta violemment un sol dur et froid.

La silhouette était là, debout et immobile. Il s'agissait bien d'une quarienne. Une ombre immaterielle. Sa bouche et ses yeux réapparurent.


"Tu es notre" dit-elle.

Hors d'elle, samus instinctivement mis la main à sa ceinture et remarqua qu'elle disposait de son pistolet. Elle le dégaina et tira plusieurs coups. La silhouette se volatilisa en un millions de petites particules, une long rire lugubre accompagnant sa dispersion. Puis il se perdit dans le lointain alors qu'une lumière blanche envahis la vision de la quarienne.

Tout était flou. Samus entendait sa propre respiration faisant écho. Un visage bleu se dessina devant ses yeux. Elle leva la main faiblement et la posa sur sa joue.


"Kada..." souffla-t-elle péniblement, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Une autre main pris la sienne, douce et chaude. L'asari lui parla mais elle n'entendait pas, seulement un son brouillé, à peine audible.

Mais peu a peu l'image se fit plus nette, les sons ambiants arrivèrent jusqu'a ses tympans. Un bip régulier, une autre voix derrière, des bruits métallique. Elle commença a avoir froid. Le visage continua de se dévoiler. Elle connaissait ces tatouages et ce teint. Ce n'était pas Kadararan.


"Azurya... qu'est ce..."

L'asari lui fit signe de rester calme. Ses yeux trahissaient sa forte émotion.

"Où suis-je?" demanda-t-elle à peine perceptiblement alors qu'elle prenait conscience de son environnement. Elle était allongée sur une couchette et il y avait des lampes au dessus d'elle ainsi qu'un bras robotique de chirurgie assistée. Une salle d'opération ou une infirmerie.

"... sur le Discovery's Lust. On vous a récupéré dans un caisson de stase. Une chance de vous en être tiré."

C'était la deuxième personne qui avait prononcé cette phrase. Samus tourna le regard pour apercevoir une seconde Asari. Sa tête lui faisait un mal de chien, comme si elle s'était pris un sacré coup de crosse à l'arrière du crâne.
Elle essaya de se remémorer. Tout était brouillé mais des images du purgatoire lui revinrent. Sa fuite pendant que le vaisseau explosait. Tout lui revenait petit à petit.


"Je... ne peux pas rester, je dois m'en aller." Fit la quarienne retrouvant un peu d'aplomb dans sa voix et faisant mine de se lever.

"Vous n'irez nulle part, vous avez besoin de récupérer et si vous ne l'avez toujours pas compris, vous êtes sur un vaisseau donc à moins de faire une escapade à pieds dans l'espace, je vous conseille de prendre le temps de retrouver vos esprits."

"Azurya... Pourquoi es-tu là? Comment m'avez-vous retrouvé? Ce n'est pas un hasard si..."

Elle se tût et se laissa retomber sur sa couche pour mieux réfléchir, n'écoutant pas la réponse de son amie.

"Chellick... Il n'y a que lui... Bon sang!"

Azurya paru décontenancée. La quarienne s'adressa au médecin de bord.

"Je dois parler à votre capitaine ou a l'officier en charge de cette... mission. Certaines choses doivent être éclaircies."

"Je l'ai déjà prévenue de votre réveil. Elle arrivera sous peu. Maintenant tenez-vous à carreau ou je vous administre un sédatif."

La quarienne lança un regard mauvais au docteur.

"Je suis si heureuse de te revoir. Si tu savais..." commença Azurya.

"Tu n'as rien à faire ici." trancha Samus d'un ton glacial.

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Layla Archer

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MessageSujet: Re: Rédemption   Lun 20 Fév - 23:48

Layla, une fois après avoir donnée temps libre à son équipage se réfugia dans sa cabine. Avant d'entrée un rayon rouge la balaya quelques secondes dans un petit bourdonnement électronique avant de la laisser passer. Ce rayon de balayage n'était autre que le système de désinfection intégrale Quarien. Enfin une partie du dispositif qui "nettoie" les surfaces des microbes et autres virus. La seconde partie plus discrète étant dans la cabine0. Un générateur d'un rayonnement infrarouge invisible qui est mortelle pour les micro-organismes inonde la salle des ses rayons, stérilisant totalement la pièce.

Layla avança et se laissa tomber sur le lit deux places. Face à elle, se trouvait une vaste baie vitrée donnant sur l'immensité de l'espace. La pièce était richement décorée avec des objets provenant de cultures diverse. Il y avait même des objets archéologiques comme cette tablette de pierre recouverte d'inscription en Prothéen. Il y avait aussi une image d'une planète aride avec des structures jamais vue. Dessin imaginaire? Non. En réalité, le tableau montrait un paysage de Rannoch, la planète natale des Quariens avant leur exode forcé. Cette toile avait plus de 500 ans et elle paraissait encore comme neuve. C'était Izira, la compagne Quarienne de Layla qui l'avait mit ici.

En parlant d'elle, celle-ci était en train de prendre sa douche. Elle en ressortie quelques minutes plus tard, vêtue uniquement d'un simple peignoir. Grâce au système de décontamination, elle n'avait pas besoin de sa combinaison dans la cabine. Elle s'installa sur le lit, prit l'humaine dans ses bras et l'embrassant amoureusement. Après quelques minutes d'affections, Izi, toujours avec Layla dans les bras commença à lui parler :


"Tu crois que Samus va vraiment finir sa mission de récupération de l'ézo-x?

-D'après ce que Chellick à dit, c'est dure de faire plus obstinée qu'elle ! Au faite, l'Archon, tu connais?

-C'est un vaisseau civil. Un cargo Volus réaménagé. L'un des plus vieux appareils de la Flotte. Rien d'autres de particulier, à part cette attaque de pirates.

-Tu l'as réparée?

-Moi non, je n'étais pas née encore. En revanche mes parents ont fait partie de l'équipe de réparation.

-Donc tu ne connais pas Samus?

-Non. Je l'ai peut être croisée quand j'étais petite, mais je ne la connais pas personnellement."


Layla finit par s'assoupir dans les bras de sa douce. Une semaine épuisante à rechercher Samus, sans parler de sa petite escapade pour aller la récupérer, tous cela l'avait épuisée. Elle se réveilla quatre longues heures plus tard, toujours dans les bras d'Izi qui avait décider de l'imiter. Elle se leva discrètement et prit une douche. A peine sortie de la salle de bain, l'intercom se mit à sonner. C'était Melia, la médecin Asari qui informa la commandante que Samus était réveillée et qu'elle voulait la voir.

Elle s'habilla rapidement et, les cheveux encore humide, se rendit directement à l'infirmerie. Elle y vit Azurya, visiblement dépitée et Samus sur le lit :


"Notre belle aux Bois Dormant s'est enfin réveillée ! Je suis Layla Archer, commandante du Discovery's Lust. Vous vouliez me parler?

-Je suppose que je n'ai pas besoin de me présenter et que vous avez un joli dossier sur moi..."

Elle fit signe du menton pour designer Azurya.

"Et ramener Azurya était inutile."

Elle soupira comme lasse.

"Je ne suis pas ingrate et je vous remercie de m'avoir tiré de là. Maintenant dites moi, que projette Chellick encore? Il n'y a que lui pour mobiliser un tel équipage, et dans quel but? Une simple navette de récupération aurait suffit non? A moins que je ne me trompe et que vous bossiez pour Cerberus ou pour un quelconque agent du courtier de l'ombre..."

Ses yeux se plissèrent lui donnant un visage méfiant. Tandis que Layla la fixait droit dans les yeux :

"Je ne me fie pas trop aux dossiers, c'est vrai ont peut mettre ce qu'on veut dedans ! Pour ce qui est de Azurya, on m'a un peu forcer la main parce que voir un visage familier vous aurez été plus agréable !"

Elle marqua une pause avant de reprendre :

"C'est bien Chellick qui m'envoie et pas Cerberus ou encore le Courtier de l'Ombre ! Je traite pas avec ce genre d'organisations moi ! Chellick m'a demandée de me mettre a votre disposition pour finir ce que vous avez commencée sur SR-388. Je sais ce qu'on va trouver là-bas mais on a juger bon de m'associer avec une personne qui connait les lieux..."

A l'évocation du nom SR-388, la Quarienne se raidit et son regard se fit plus dur. Elle observa un temps le visage d'Azurya puis se tourna vers Layla :

"Vous ne savez pas vers quoi vous allez... SR-388 est tout sauf un lieu de vacances. Je refuse d'y emmener Azurya. Pour le coup vous vous êtes bien plantés!"

Elle se tût, sachant pertinemment qu'elle n'aurait peut être plus une aussi bonne occasion d'y retourner. Son désir d'y retourner la brûlait, il fallait qu'elle aie le cœur net, qu'elle voit de ses propres yeux.

"Je ne peux pas... Je vais y aller seule. Vous me déposez sur les lieux, vous attendez mon retour en orbite."

Samus plongea son regard dur dans celui de Layla, une pointe de tristesse au fond de ses yeux. Layla répondit en plongeant son regard droit dans celui de la Quarienne, visiblement agacée, frustrée et énervée:

"Vous croyez qu'on va en colonie de vacances ou qu'on est des amateurs? Y aller seule? Pour tous faire exploser et y rester? Non ! On se s'est pas tapée tout le boulot pour vous ramenez pour vous voir crever sur une planète envahit par une substance qui peut vous posséder ! Si vous avez envie de mourir, je vous passe une arme avec une balle ! Ça économisera du carburant !"

Le visage de la chasseuse de primes s'assombrit encore

"C'est peut être la solution... mais avant ça, je dois terminer quelque chose qui ne vous regarde pas, que vous ne comprenez pas et que vous ne voudrez pas connaitre. Croyez moi. Si je meurs, vous partirez et vous direz à Chellick que vous ne m'avez pas trouvée ou la vérité si vous l'en avez déjà informé..."

Elle se tourna vers Azurya et lui sourit faiblement.

"Vous n'imaginez pas ce qui se trouve là bas. Je ne veux pas revivre la même chose. Alors soit vous me déposez seule, soit on fait demi-tour dès maintenant et on retourne à la citadelle."

Layla commença à réfléchir. Samus était une vrai tête de mule, une forte tête et franchement... ça lui plaisait. Elle approcha la tête de la visière de Samus et resta là comme pour la défier même si ce n'était pas le cas avant de parler via l'intercom :

"Lin ? Cap sur SR-388 !"

La voix du Drell se fit entendre tandis que Layla regarda à nouveau Samus :

"A une seule condition et non négociable : je viens ! Et si vous n'êtes pas d'accord, vous repartez la dedans !"

Dit elle en remontrant le caisson de stase dont l'état indiquait de lui même combien il fut difficile de sortir Samus en vie de cette boîte.

"Vous feriez bien de mettre une deuxième balle dans le pistolet alors."

Répondit la Quarienne sur le même ton.

"Si j'accède à votre condition j'en pose une nouvelle. Azurya reste à bord et inutile de discuter."

Samus regarda l'Asari.

"Chellick a vraiment fait une grosse erreur en te mettant dans ce vaisseau. Ne te méprend pas, je suis évidemment contente de te revoir mais j'aurai préféré que ça se passe dans d'autres circonstances."

Lorsqu'elle avait dit ces mots elle avait caressée tendrement la joue d'Azurya, puis elle tenta de se lever mais fut prise de violents maux de tête et la pièce lui semblait des plus instable. Elle se laissa retomber sur la couchette.

"Je voudrai également un accès à toutes les données que vous avez récolté sur moi."

Elle fixa le médecin.

"Sans exception."

Layla sourit et lui parla :

"Azurya restera ici, pour ce qui est de vos données, demandez à CIXI, elle se fera une joie de vous répondre. Cela dit, ne m'en veuillez pas, je dois mettre deux balles dans mon arme. Reposez vous en attendant."

Dit elle avant de quitter la salle et de se diriger vers sa cabine pour se préparer alors que l'IA du vaisseau apparut pour donnée à Samus toute les informations qu'elle souhaitait à son sujet. Il n'y avait pas grand chose, mais c'était ce qu'elle voulait.
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Azurya Fo'elis

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MessageSujet: Re: Rédemption   Dim 26 Fév - 20:36

- Tu n’as rien à faire ici.

Ces mots la heurtèrent comme un coup dans l’estomac. Elle se sentit meurtrie, totalement dévastée. Elle avait fait tout ce chemin et elle avait traversé tous ses systèmes pour Samus. Elle avait tant espéré un sourire béat, des rires comblés, un soupir réconfortant. Mais elle n’eut droit qu’à cette phrase. Cette phrase qui la poignarda.

Ses paupières calfeutrèrent momentanément sa vue, une larme s’échappant de ses yeux et déferlant sur sa joue. Par instinct, elle l’essuya et se retournant de façon à ne présenter que son dos à la Quarienne. Elle était décidément blessée. Blessée d’avoir eu tort d’être venue ici, blessée d’avoir été trop idéaliste pour comprendre que Samus n’avait plus besoin d’elle. Durant une courte seconde, elle regretta de ne pas être restée au fond de sa cellule à la Citadelle. Au moins, elle n’aurait pas été désappointée.

Elle ne dit rien. Elle ne prit même pas la peine de répondre, si ce ne fut que par un interminable soupir qui caractérisa toute sa déception. Un silence vint lentement emplir la pièce, mais ce n’était pas un instant de quiétude qui fut enviable. À chaque seconde qui passait, Azurya pouvait palper de plus en plus le malaise, la désillusion.

- Tu n’aurais pas dû venir, maugréa Samus.

La technologue eut envie de crier et de hurler pour relâcher toute cette déception qui avait momentanément pris la forme d’une déception accentuée. Mais elle retint chacun de ses gémissements, chacune de ses jérémiades en songeant qu’il était mieux de se taire et d’adhérer aux propos de la Quarienne. Après tout, elle avait probablement raison.

Azurya se leva en vue de quitter les infirmeries et de retrouver ses quartiers, mais au moment où elle franchit le seuil de la pièce, Jonathan la retint inopinément par la taille et l’empêcha de partir. Il la dévisagea longuement, le regard presque tendre qui la poussa à ne pas abandonner Samus. Pourtant, Azurya avait clairement envie d’être seule, encloîtrée dans l’obscurité d’encre de sa chambre, à pleurer peut-être, à prier sûrement, à vouloir retourner à la Citadelle, très fortement.

- Mais je suis venu, soupira-t-elle. Je suis venu pour toi.

Elle ne prononça plus le moindre mot. Layla pénétra dans les infirmeries et la Quarienne et elles entamèrent un dialogue qui ne parvint jamais aux oreilles de la technologue. Cette dernière entendait, certes, mais elle n’écoutait plus. Ses pensées se bousculaient et tambourinaient incessamment dans sa tête. Physiquement, elle était là, mais son âme n’était plus là. Il était parti, disparu dans les limbes de l’illusion.

Puis il y eut ce sourire. Ce rictus si tendre. Ce rictus si nostalgique de la part de Samus. Il reflétait tout ce qu’ils avaient vécu. C’était si peu, mais tout à la fois. C’est à cet instant qu’elle saisit enfin qu’elle n’aurait pas dû être ici, non pas parce que la Quarienne l’abhorrait ou éprouvait un sentiment d’hargne envers elle, mais plutôt parce qu’elle n’avait simplement pas à être là, pour sa sécurité, entre autre. Azurya, visiblement touchée, sentit son corps s’alléger, puis des ailes comblées émerger de ses épaules. Elle volait, planait allègrement dans les viscères de son âme. Peu était nécessaire pour générer de tels moments de folie émotionnelle pour la technologue, mais ce sourire ne représentait pas peu : il exhibait le destin, leur passé.

Le reste de la conversation lui échappa, mais elle comprenait à présent. Layla et Samus discutaient ensemble, parfois lançaient-elles quelques commentaires sur Azurya, mais cette dernière comprenait. Et puis des doigts vinrent valser tranquillement sur sa joue, qui se sentit subitement vivifiée de nouveau. Les doigts étaient si froids, si glaciaux, mais pourtant, ils jaillissaient une bouffée de chaleur et de confiance incomparable.

- Samus, murmura-t-elle silencieusement en perçant l’âme de la Quarienne.

La conversation tira à sa fin et Layla laissa derrière elle Azurya et Samus, seules. La quiétude et une atmosphère pacifique vint recouvrer sa place dans la pièce. La technologue, profitant de ce silence et de cette intimité, se rapprocha encore un peu plus de son amie, qui fut naguère une compagne de choc et, à son tour, fit gambader sa main sur les vestiges de son corps. Ses doigts cheminèrent lentement sur son épaule, sur son bras, sur son coude, sur son avant-bras… Et comme si c’était tout naturel, leurs mains fusionnèrent l’espace d’un instant.

Un frisson parcourut tout le corps de la technologue, qui manifesta un certain plaisir à tenir la main de Samus. Un sourire se dessina sur ses lèvres, ses yeux se plissèrent d’un agrément certain et ses joues se nuancèrent d’un subtil pourpre. Cela lui faisait tout le bien du monde de la retrouver. Enfin. Après deux longues années.

En oubliant presque l’état physique et psychologie de la Quarienne, Azurya se laissa presque chuter sur son amie, posant sa tête contre son épaule et serrant la main encore un peu plus fort. Samus avait cette façon d’ensorceler l’Asari, cette façon de la manipuler sans même le désirer réellement. Une confiance infinie émanait de la Quarienne, ce qui poussait la technologue à continuellement vouloir la connaître plus profondément, à incessamment vouloir se confier et libérer tous ses plus secrets soucis. Elle ne savait pas si ce sentiment était absolument réciproque, mais cette situation lui plaisait ainsi.

Azurya se releva et relâcha la main de Samus. Elle la zyeuta quelques secondes d’un regard empathique et, soudainement, l’idée de ne pas être « acceptée » au sein de la quête probablement périlleuse de la Quarienne revint faire surface au-dessus de la marée de pensées nostalgiques qui envahissaient son esprit. La technologue troqua son sourire pour une paire d’yeux à la nuance interrogative.

- Laisse-moi venir avec toi, Samus, demanda-t-elle calmement. Laisse-moi t’accompagner dans cette mission dont ils parlent tous dans ce vaisseau. Laisse-moi t’accompagner. Je te promets que--

- Azurya, tu resteras ici. Ce n’est pas la peine de discuter.

En temps normal, elle aurait abandonné aussitôt, mais cette fois-ci, elle prit l’initiative de négocier encore un peu plus. Elle devait participer à cette mission, aussi risquée pouvait-elle être, afin d’empêcher que quelqu’un parvienne à heurter Samus encore un peu plus. Elle devait être là. Elle devait affronter les éventuels cauchemars à ses côtés.

- Je ne suis plus le poids que j’ai été auparavant, rassura-t-elle en croisant les bras. J’ai vieilli. Je suis devenue forte. Je peux aider. Je peux… t’aider.

La Quarienne ne rétorqua que par un mouvement de tête latéral ressassant. Décidément, elle ne voulait entendre. La scène utopique qui avait fait frémir Azurya fut sitôt remplacée par des circonstances un peu moins chimériques. Furibonde de ne pas pouvoir faire valoir son point et ses convictions, la technologue considéra son interlocutrice minutieusement avant de quitter la pièce. Elle aurait voulu aider. Elle aurait voulu montrer à Samus qu’elle était devenue meilleure. Qu’elle était devenue quelqu’un.

Sur le seuil des infirmeries, elle se retourna partiellement et toisa la Quarienne quelques instants. Elle regrettait déjà d’être partie, de ne pas être restée à ses côtés. Mais dans un élan d’orgueil et d’ire, elle ne pouvait se résigner à rester sur place.

- Quand on ne sait pas bricoler, on ne fait pas de genre de choses, lança-t-elle sèchement. Tu te souviens, j’espère? Je sais bricoler maintenant.

Elle ne laissa pas une seconde à Samus pour réagir et elle quitta une bonne fois pour toutes les infirmeries du Discovery’s Lust. Elle chemina, la tête basse, jusqu’à rejoindre ses quartiers. Elle ne leva même pas le regard une seule fois, se contentant de foncer dans les couloirs du vaisseau comme si son existence en dépendait. Elle ne voulait plus être vue. Elle ne voulait plus parler, sa déception prenait des ampleurs considérables.
Elle resta étendue sur son lit une demi-heure, demi-heure qu’elle ne fit rien d’autres que d’observer le plafond. Elle ne bougea pas et elle ne dit rien, si on oublie les gonflements répétitifs de son buste et sa douce respiration qui accentuait la tragédie des derniers événements. D’ici peu, elle se rendrait dans le cockpit où elle demanderait gentiment à Layla qu’on détourne le trajet pour la déposer à la station spatiale. Plus personne n’avait besoin d’elle sur ce vaisseau. Et même si cela signifiait qu’elle ne pourrait revoir Samus avant encore plusieurs mois, elle était déplorablement désappointée d’être superfétatoire sur le Discovery’s Lust.

Une lueur vint illuminer la pénombre de sa chambre. Elle crut tout d’abord qu’il s’agissait d’une alarme générale, ou de l’intelligence virtuelle qui s’était activée, mais elle vit la porte de ses quartiers s’ouvrir machinalement. Dans ce jet de lumière émergea une silhouette si peu connue mais pourtant familière.

- Pleure pas, tu sais bien que c’est inutile. Fais un homme de toi.

C’était Jonathan Archer. Sa carrure colossale effarouchait toujours Azurya, mais elle avait appris à apprivoiser cette stature durant la reposante semaine qu’elle avait passée avant ses retrouvailles avec la Quarienne. Si cette dernière ne paraissait pas avoir besoin d’elle dans l’immédiat, Jonathan lui permettait de retrouver temporairement un sentiment de confiance et de nécessité. Les moments passés à ses côtés étaient agréables, bien que peu comparables faces aux instants où elle avait pu fréquenter Samus.

Spontanément, elle se releva et s’adossa sur le rebord de son lit, où elle fut rejointe par Jonathan. Les yeux d’Azurya étaient embrasés par l’orgueil, et son visage était curieusement écarlate pour un Asari. Mais malgré tout, l’humain ne porta aucun commentaire vipérin, alors qu’il était de coutume que Jonathan était franc et direct dans ses propos. Ce fut néanmoins la technologue qui parla la première :

- Deux choses : je ne suis pas un homme, et je ne pleure pas.

Jonatha rigola de bon cœur avant de perpétuer amicalement :

- Dis-moi, tu tiens à Samus?

- Ouais.

- Et elle tient à toi?

- Je suppose.

- Alors, qu’est-ce qui ne va pas?

- Elle ne veut pas que je l’accompagne.

- Que tu l’accompagnes?

- Dans cette mission dont ils parlent tous.

- Je comprends.

- Tu comprends quoi?

- Je comprends Samus.

- Va-t’en.

- Si tu l’dis.

Jonathan se releva tranquillement et voulut partir, mais une force lui retenait fermement le bras. Il retourna la tête flegmatiquement et aperçut Azurya, cramponnée à son avant-bras. Le regard de la technologue témoignait qu’elle avait besoin d’elle. Qu’elle n’avait plus personne. Qu’il devait rester encore quelques instants. Le colosse comprit automatiquement le message, et se rassit tranquillement à ses côtés.

- Pourquoi dis-tu que tu la comprends? s’interrogea Azurya.

- Elle tient à toi, simplement.

- Tu en es sûr?

- J’en suis certain. C’est sa façon à elle de te dire qu’elle tient à toi, j’suppose.

- Et comment je dois lui démontrer, moi?

- C’est toi qui le sais, répondit-il en accompagnant le tout d’un clin d’œil révélateur.

Azurya parut cogiter plusieurs secondes. Les yeux rivés contre le sol, elle mordilla sa lèvre inférieure et marmonnant quelques balbutiements qui ne semblaient pas avoir de sens, même séparément.

- Je vais m’y rendre.

- Non, paniqua Jonathan. Toi, tu restes ici.

La technologue acquiesça faussement. Elle allait s’y rendre.
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: Rédemption   Mer 29 Fév - 0:42

Samus regarda Azurya sortir de l'infirmerie sans même chercher à la retenir. Elle serra son poing et souffla. Non elle ne savait pas bricoler et sa réaction montrait qu'elle était toujours aussi jeune, naive et impulsive. C’est peut être d'ailleurs cette naiveté qui l'a amené à croire qu'elle était devenue plus forte.

La quarienne avait conscience d'être un modèle pour Azurya bien que cela ne soit pas son désir. Elle préférait et pensait sincèrement que l'asari n'avait pas sa place dans ces histoires et il y avait bien des manières de visiter la galaxie autre que l'arme au poing et faisant face à des dangers mortels.

Pour cela il y avait Samus, pour le reste, Azurya était sans doute bien plus talentueuse. Mais elle partait dans une mauvaise voie et ce n'était pas ce que voulait la quarienne. D'un autre coté, elle ne savait pas comment lui faire comprendre sachant pertinemment que des paroles franches n'aurait pas le résultat escompté et au vu de leurs retrouvailles, ses craintes se trouvaient confirmées.

Elle ferma doucement les yeux et inspira profondément. Décidément, aucune peine ne lui serait épargnée et ce qui se profilait devant elle ne la réjouissais absolument pas. Elle réfléchissais en retournant la chose dans tous les sens mais ne trouvait pas de solution entièrement satisfaisante à la présence d'Azurya. Le mieux a faire était de la consigner sur le vaisseau pour la protéger. L'abandonner sur la prochaine station reviendrait sans doute à lui planter totalement le poignard dans le coeur.

Elle fit un geste énervé pour attirer l'attention de Mélia qui s'affairait dans le fond de l'infirmerie.


"Qui est Cixi? je dois la voir."

L'asari la regarda en souriant. Samus n'avait pas jusqu'alors prété attention au physique particulier de cette créature et bien qu'elle ne soit pas du tout dans le bon état d'esprit pour penser à des choses agréables, elle fut surprise par ses courbes généreuses et esthétiques.

"Il s'agit de l'intelligence Virtuelle personnalisée du vaisseau."

"Je suis a votre service." s'enquit une voix féminine légèrement robotique qui raisonna dans toute la pièce.

"Bien. je veux un accès total à tout ce que vous avez trouvé sur moi, sans exception et si j'apprend par la suite que vous m'avez caché quoi que ce soit, ça risque de très mal se passer."

"Bien madame" fit l'IA. Mélia était à la fois amusée d'entendre Cixi parler ainsi, elle qui était d'habitude si émotive essayait de voiler sa vraie nature, une sécurité surtout en présence d'une inconnue qui plus est quarienne. Les Ia pouvaient rapidement devenir incontrôlable et évoluer de manière exponentielle si elle avait accès à toutes les bases de données du savoir des différentes espèces. Une IA devenue rebelle pouvait gérer des milliards de données ce qui pouvait mettre en péril n'importe quelle race organique. La citadelle faisait de la traque des IA une priorité et à juste titre en se basant sur les événements survenus il y a quelques siècles entre les geths et les quariens, massacrés par millions et forcés à l'exil. Bien que les geths ne soient pas des IA à proprement parlé mais plutôt une sorte de réseau neurale, l'inquiétude envers les IA était tout à fait justifiée.

Mais pour l'heure, personne ici sauf Azurya ne connaissait Samus et savait qu'elle même avait travaillé sur une intelligence artificielle, Poutchy, qu'elle considérait comme un véritable ami qui l'avait sauvé de nombreuses situations désespérées. Elle lui avait donné ce nom ridicule alors qu'elle n'était qu'une gamine, surdouée et surement un peu autiste, alors que la petite boule de métal n'en était qu'a des prémices d'intelligence virtuelle. Au fur et à mesure, la machine avait évoluée ainsi que sa maturité et son caractère particulier, si bien que la quarienne n'avait plus eu à le bidouiller depuis de nombreuses années. Malheureusement, de récents évènements les avaient séparés de manière définitive. Samus essayait de ne plus y penser mais chaque fois qu'elle entendait une voix synthétique, les souvenirs joyeux mais également douloureux resurgissaient.

Les fichiers défilèrent sur l'omnitech de la Quarienne qui les parcouru rapidement. certains d'entre eux étaient erronés. Elle lu le profil psychologique établis par le SSC mais n'en porta pas plus rigueur, reléguant le tout au rang de foutaises dignes à ignorer, ne cherchant ni a faire d'impression particulière à qui que ce soit, ni a justifier ou prouver quoi que ce soit.

Après un petit quart d'heure de lecture, elle ferma le dernier fichier.


"J'avais dit toutes les données." Siffla t'elle d'un air agacé.

"Je ne comprend pas." indiqua Cixi.

"Ça comprend également toutes les données médicales, mon état de santé et autres analyses que vous avez effectués."

"Je... Veuillez patienter." hésita la voix synthétique, ce qui mit la puce à l'oreille de la quarienne.

"Transfère lui Cixi." intervint Mélia. Aussitôt elle s'executa sous les yeux impatients de Samus. Mélia avait procédé à des analyses de base et prélevé un échantillon de sang. Elle n'avait pour l'instant pas eu le temps de pousser plus loin ses recherches et c'était pour le mieux. La chasseuse de primes releva son buste puis pivota pour se mettre en position assise. Elle porta la main sur sa visière, chancelante, comme si elle allait s'effondrer. Sa tête la lançait toujours autant et des petites étoiles apparaissait dans son champs de vision, ne l'aidant pas à garder l'équilibre, elle se sentait aspiré en arrière. Mais elle ne pouvait rester là ainsi.

Elle posa les pieds au sol et se redressa en s'appuyant sur une rambarde du lit.


"Éh! vous allez où comme ça!?" s'insurgea l'Asari d'une voix autoritaire. "Vous devez vous reposer! restez allongé!" la somma t'elle. Le regard transperçant de la quarienne mit fin à ses protestations.

"Où est mon équipement?" grogna t'elle plus parce qu'elle avait du mal à rester alerte qu'une réélle envie d'être désagréable avec le médecin. Sa sensation était à mis chemin entre une bonne cuite à l'Elasa et un coup de poutrelle prodigué par un krogan peu délicat à l'arrière de son crâne.

Mélia se renfrogna et pointa un paquetage d'armes et équipements qui trainait a coté du caisson. Alors que la quarienne avançait vers ses affaires, elle contacta Layla.


"Lali? Problème. La quarienne encore plus tête de mule que toi vient de se lever et prend ses armes, tu ferais bien de te ramener."

"Pas de panique la bleuette, je ne vais pas tous vous descendre, pour l'instant. Je veux juste parler à votre capitaine pour la suite des évènements et me trouver un coin tranquille le temps d'arriver a destination, mais pas question que je laisse quoi que ce soit traîner à la vue de tout le monde, ça vaut cher ces jouets..."

Bien que la forme de la phrase semblait décontracté voir plaisantin, le ton employé ne correspondait pas du tout. Alors qu'elle resserrait sa ceinture, Layla débarqua dans l'infirmerie.

"Que se passe-t-il? Vous allez où comme ça?"

"Nulle part, ai je le choix? Je crois savoir que nous sommes en route, vous avez toutes les coordonnées?"

Layla opina brièvement.

"Alors j'ai trois requêtes et je vous laisse tranquille jusqu'a que nous soyons arrivés à bon port. La première et si vous voulez continuer sur de bonnes bases, je vous conseille de l'accepter est de supprimer toutes les données que vous avez sur moi. Toutes les données médicale et détruire l'échantillon de sang, sinon je me verrai dans l'obligation de le faire moi même."

Layla haussa les épaules.

"Et quoi d'autre?"

"Je veux rester au calme le reste du voyage, un coin tranquille, une soute inutilisée m'ira très bien."

"Nous avons des quartiers à votre disposition, proche de la salle des machines et avec un système de désinfection intégrale, deux choses que vous devriez apprécier"

"Je ne vous demande pas de vous occuper de mon confort, je veux juste un lieu où je ne croiserai personne, je ne suis pas là pour faire ami ami. Je saurai me contenter de ces conditions Spartiates si ça me chante et je ne vous demande pas de vous poser de question ou de comprendre. Une soute, un lit de camps, et personne aux alentours. Et j'en viens à ma troisième requête, je veux que dans cette zone vous désactiviez les capteurs de votre IA. Ça m'évitera d'avoir à la brouiller."

Layla souleva un sourcil tentant de ne pas trahir sa surprise. Ainsi malgré le jeu d'actrice de cixi, elle avait percé à jour sa vraie nature. Et quelque chose lui disait qu'il était inutile de nier quoi que ce soit.

"La présence d'une IA n'a pas l'air de vous effaroucher plus que ça."

"Ça c'est une autre histoire. Tant qu'elle ne m'espionne pas, elle peut faire bien ce qu'elle veut, y comprit exister."

Elle observa un temps la capitaine qui portait sa tenue de quarienne.

"Ne croyez pas que je sois ingrate, je vous suis reconnaissante de m'avoir tiré de là, mais ça ne fait pas de nous des amies et de ce que vous avez pu lire sur moi je ne doute pas que votre intelligence vous dictera de ne pas chercher à me contrarier, et n'y voyez nullement une menace."

Elle arma son fusil d'assaut et activa le cran de sécurité sous le regard indéchifrable de Layla.

"Comme vous voulez..." répondit l'humaine. Elle réfléchit un instant, le temps de trouver un endroit qui conviendrait. " Il y a la soute 5, c'est calme et tranquille... Mais pas touche au Mako! C'est une épave d'accord mais c'est pas une raison pour le trifouiller!"

A ces mots, elle indiqua le chemin menant au niveau inférieur tout en indiquant à Cixi de couper tous les capteurs de ladite soute.

Quand Samus passa devant elle, Layla la prit par le bras et lui parla "Une dernière chose, pour être sur qu'on est sur la meme longueur d'onde : qui vous êtes, ce que vous avez fait ou ce qu'on vous à fait, je m'en contrebalance d'une telle force que vous ne pourriez meme pas le concevoir. Par contre, si jamais à cause de vos actions, mon équipage ou mon vaisseaux en paie les frais, vous pouvez être certaine que vous préférerez que mon doc Galarien ne vous ait pas sauvé la vie deux fois de suite. Je ne cherche pas à vous contrarier ou vous menacer..."

"Vous venez de le faire pourtant non? Et si vous pensez que cela aie le moindre impact sur moi... Ne me faites pas regretter ce que j'ai dis sur ma reconnaissance en évoquant votre ami Galarien. Et si vous vous foutez de ce que j'ai bien pu faire, vous m'en voyez ravie, et pour ce qui est de votre équipage, fallait pas accepter la mission ou insister pour m'accompagner au fin fond de l'enfer. Si vous voulez faire demi-tour c'est maintenant ou juste faire le taxi et ne prendre aucun risque, le choix vous appartient. Et je vous retourne toute vos promesses si jamais il arrive quoi que ce soit à Azurya, je vous en tiendrai pour personnellement responsable."

Elle toisa Layla de haut, la dominant de presque une tête. Elle n'était absolument pas intimidée par sa présence mais cela semblait réciproque. Ce qui suffit à calmer Samus qui retira son bras de la poigne de Layla. "Ne vous inquiétez pas." termina t'elle avant de s'avancer vers l'escalier menant aux soutes.

Le Discovery Lust continuait de fendre l'espace en direction du prochain relais cosmodésique tel une flèche pourpre lumineuse, allant aux devants de périls que seul un membre temporaire de l'équipage avait réellement conscience.

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Layla Archer

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MessageSujet: Re: Rédemption   Ven 2 Mar - 15:51

A peine avait elle rejoint la passerelle du vaisseau, Layla fut conviée de nouveau dans l'infirmerie par la médecin Asari. Apparemment Samus décida de faire encore parler d'elle puisqu'elle voulait quitter l'infirmerie. L'Humaine repartit donc pour la dite salle et engagea une conversations plutôt houleuse. Samus voulait des conditions pour son voyage. Elle voulait allée dans la soute avec les capteurs désactivés, qu'on efface tout ce qu'on avait sur elle. Rien que ça ! Elle ne pouvait pas faire comme tous le monde non? Et puis cette façon d'être polie alors que clairement elle sembla n'en avoir rien à faire.

Enfin bref. Layla accorda ses requêtes après avoir mit les points sur les i. Cela n'impressionna pas la Quarienne qui tenta de jouer la personne menaçante qui impose de toute sa taille. Layla n'était pas impressionnée, contrairement à ce qu'elle laisse supposer, elle aussi eut son lot d'aventure plus ou moins agréables alors les personnes qui essaie de s'imposer comme ça ça ne marche plus sur elle depuis longtemps.

Samus quitta la salle en direction de la soute en prononçant un "ne vous inquiétez pas". Elle n'était peut être pas si mauvaise que ça. Le fait qu'elle demanda à ce qu'Azurya ne vienne pas avec elle en était une preuve. Layla remonta dans le cockpit ou tout l'équipage était près. L'ambiance c'était détendue depuis qu'ils avaient récupérés Samus. Les rires étaient revenus, la bonne ambiance régna en maître à nouveau. Dommage que Samus ne pouvait pas entendre ça, elle aurait peut être put se détendre un peu aussi. D'ailleurs, la conversation tournait beaucoup autour de Samus :

"Un sacré phénomène cette Quarienne ! Commença la médecin Asari

-Sûr! C'est la première fois que je vois une Quarienne qui joue les badass girl ! Parait qu'elle est pas bien dans sa tête... "

Ajouta Jonathan qui visiblement était plutôt intriguée par elle. Il n'allait pas le dire, mais elle lui plaisait bien vue qu'elle avait en gros la même attitude que lui.

"Elle m'a demandée d'effacer toutes les données que nous avions sur elle et à même découvert ma vrai nature

-Et pourquoi elle a demandée ça? Je veux dire, on a déjà des tas d'infos sur moi et les miens ! Elle croit que les petites curiosités internes des Quariens sont secret défense ou quoi?

-Si c'est le cas, Layla à enfreint un paquet de lois !


Rajouta le Drell avant que le cockpit se remplissent de rire et que Layla lança une boule de papier sur la tête du Drell avec un "mais euh". Elle ne l'avait pas jetée fort, c'était pour rire. D'ailleurs ça vous ferrait bizarre si vous entendrez un Drell rigoler. Le calme revint et Jonathan brisa le bref silence :

-C'est peut-être une QGM ! Rajouta la Turienne.

-Une QGM?

-Ouai, une Quarienne Génétiquement Modifiée, une sorte de mutant ou de projet ultra secret pour faire un super soldat

-Toi, faut que t'arrêtes les holofilms de SF ça te réussit pas!

-Hypothèse improbable. Les lois du Conseil sont claires. Modification du génome des êtres conscients interdit. Décision prise après que les miens aient créer le génophage et que les Turiens l'ont utilisée.

-Mouais, en tout cas, je parie ma garde-robe que c'est pas net cette histoire ! Elle cache quelque chose. Et ça j'aime pas !

-Avec le nombre de truc pas net qu'on a vue, un de plus un de moins...

-Pas faux"


La bonne ambiance s'était installée et même Azurya y prit part et découvrit l'équipage sous son véritable aspect. Ce qui tranchait radicalement avec ce qu'elle avait dut vivre la semaine précédente. Layla s'excusa même auprès d'elle de ne pas avoir été elle-même et son équipage plus conviviale et de l'avoir mis à l'écart comme ça. Bref tout se passer bien dans ce vaisseau alors que le relais s'approchait de plus en plus. Seule Samus savait ce qu'il y avait là où il mène et apparemment, ce n'était pas beau à voir...
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: Rédemption   Sam 3 Mar - 17:41

La pièce était exiguë et emplie de matériel divers. L'endroit parfait. La carcasse du Mako reposait au milieu de caisses d'équipements et divers outils trainaient au sol, témoignant de tentatives de le remettre en état. Samus parcouru la soute du regard. Elle était faiblement éclairée par de petits néons encastrés dans les recoins supérieurs et baignant les lieux d'une douce lumière jaune.

la porte se referma automatiquement derrière la quarienne qui soupira comme soulagée et déposa son fusil d'assaut contre une paroi. Elle activa son omnitech et scanna les lieux. Tous les systèmes semblaient coupés, au moins, la capitaine était une femme de parole.

Samus bougea quelques paquetages pour s'organiser un coin au confort relatif. Elle s'allongea, les mains derrière le crane, fixant l'une des sources de lumière. Le voyage prendrait tout au plus une journée et il fallait qu'elle reprenne quelque forces avant de retourner sur ce maudit caillou. Malgré quelques images peu plaisantes qui lui revinrent en mémoire, la quarienne réussis à les chasser et à trouver une certaine sérénité. Elle se sentait bien dans ce lieu qui la ramenait à ses premières années de son adolescence où elle bidouillait la carcasse de chasseur qu'avait récupéré son père pour une bouchée de pain.

"Un jour il volera et ce sera un fier vaisseau. Samus sera bien équipée pour son pèlerinage!" disait-il et bien que la chasseuse n'avait alors que quatre ans, elle voyait encore distinctement ce visage souriant et admiratif quand il regardait sa fille. Elle savait que rien ne comptait plus pour lui que ce trésor et il aurait tout sacrifié pour elle... ce qu'il a fait.

Samus ferma les yeux, sa respiration lente. Puis au bout de quelques instant, elle les rouvrit et se redressa. Son mal de tête se dissipait rapidement maintenant et elle était trop alerte pour ne rien faire. Elle rassembla les outils éparts et retira une partie de son armure, commençant à la nettoyer et à l'entretenir et vérifiant un par un les sytèmes.

Les heures défilèrent sans que la quarienne ne s'en aperçoive et elle fut surprise quand une lueur rouge apparu dans son dos.


"Vous avez besoin de quelque chose?" s'enquit une voix synthétique.

La quarienne, accroupie, le bras plongé dans les entrailles du mako, tourna la tête vers Cixi et ne lui répondit pas immédiatement, comme concentrée.

"Oh éh! vous n'avez pas..."

Samus arracha l'un des cables et l'attira à elle.

"Je croyais que vous tiendriez parole, j'ai dit pas d'IA et de me laisser tranquille."

"Vous êtes charmante..." Ironisa Cixi."Vous aviez demandé à ce que les capteurs soient désactivés, pas le le système de communications holo. Je venais juste voir si tout se passait bien pour vous. Je ne comprends pas vraiment ce besoin de vous isoler comme ça. Tous les autres sont en haut et..."

"Et vous n'avez pas besoin de le comprendre."

La quarienne se reconcentra sur le Mako, une clef à molette à la main.

"Dites, je ne veux pas avoir l'air désobligeante mais, il me semble que Maman vous a demandé de ne toucher à rien."

" Ça m'occupe, ça fait passer le temps et je ne pense à rien d'autre. Et moi j'avais bien demandé à ce qu'on me fiche la paix."

"Et bien on va dire que ça fait un point partout." fit Cixi d'un air enjoué.

"Vous allez me foutre la paix oui?" gronda la quarienne en serrant l'un des supports d'un essieu.

"Je suis curieuse. Vous m'intriguez."

"Et vous vous m'agacez." siffla Samus restant étonnamment polie.

"Je pourrai signaler à Maman que vous bricolez son Mako vous savez."

"Grand bien vous en fasse!"

"Vous êtes toujours aussi désagréable?"

"Et vous?"

"Oui."

Une clef à Mollette traversa l'hologramme, frappant le mur derrière Cixi.

"Je dois faire griller votre terminal pour que vous partiez?"

Un silence s'installa, bien vite comblée par le descellement d'une plaque de la carrosserie.

"Vous pensez vraiment pouvoir le remettre en état?"

"Avec ce dont je dispose, non, enfin si..." Elle s'arrêta dans son bricolage et s'assied. Apparemment elle ne pourrait pas échapper à la discussion.

"Une chose est sûre, les IA sont vraiment têtues."

"Vous en connaissez d'autres?" demanda innocemment l'intelligence Artificielle du vaisseau.

"Peut être... Dit moi, qu'est ce que tu veux savoir sur moi?" tutoyas la chasseuse.

La question pris quelque peu de cours CIXI mais sa vitesse de traitement des données était telle que l'hésitation fut à peine perceptible.


"Pourquoi vouloir effacer toutes ces données? Nous avons déjà plein d'informations sur les quariens, nous avons même un accès direct à leurs bases..."

"Je suis une chasseuse de primes, j'ai beaucoup d'ennemis, je ne peux pas laisser ce genre d'informations traîner n'importe où. Il s'agit de moi, pas des quariens."

"Oui mais vos données médicales ne sont..."

"Sujet tabou." trancha net la quarienne.

"Oh. Vous êtes malade peut être?"

"Si tu veux. C'est bon? Tu as ce que tu voulais? Tu peux déguerpir maintenant?"

"Échange de bons procédés, vous pouvez me demander quelque chose sur notre équipage."

Samus fixa la modélisation holographique un temps, assise appuyée contre une roue du Mako, l'avant bras posé sur son genou replié. Elle ne savait pas comment prendre la proposition et si cela était un jeu pour l'IA. En tout cas, si elle cherchait à l'amadouer pour soutirer des choses qu'elle considérait comme confidentielle, elle se fourrait royalement la RAM dans le processeur. Cependant, autant profiter de la situation et en apprendre plus sur son alliée de circonstance. Quite à aller en enfer avec elle, autant en savoir un peu plus sur ses capacités.

"Votre Capitaine... Elle a de l'expérience? Enfin j'veux dire, elle a déjà eu des missions ardues? Elle sait se battre? Survivre en milieu hostile?"

D'habitude, la quarienne pouvait juger de cela en quelques secondes, mais concernant Layla, ça restait nébuleux et elle n'arrivait pas à la cerner, son regard ne laissant tantôt transparaître une force de caractère et de l'expérience, tantôt une curiosité presque enfantine.

"Maman? Elle menait un commando d'infiltration de l'Alliance. Donc oui elle sait se battre et survivre dans des milieux hostiles... Pour les missions, elles sont nombreuses, mais elle a par exemple fait face à un Dévoreur ou a plusieurs gangs ainsi qu'a des choses toutes plus bizarres les unes que les autres."

Samus avait peut être mal jugée sa bienfaitrice. Cependant, cela n’apaisait en rien ses appréhensions sur le terrain. Elle remarqua également que Cixi appelait Layla "Maman", ce qui en disait long sur le genre de liens entre l'Humaine et l'IA, bien qu'elle se doutait que Layla n'était pas la conceptrice de Cixi

"Vous semblez fort inquiète concernant cette planète. Je ne comprend pas votre motivation a y retourner."

"C'est quelque chose que je devrais accomplir seule normalement. Mais je n'ai plus de vaisseau pour m'y rendre. Tu as dû lire les rapports de cette fameuse mission sur SR-388 non? Il ne relate pas toutes les horreurs que recèlent cette planète. Nous formions un groupe d'élites, des guerriers expérimentés... peu en sont revenus. Et ce ne sont pas les pirates qui étaient les plus dangereux. Cette planète rend fou, chaque pas, chaque instant passé dans cette jungle peut se transformer en un piège mortel, c'est une lutte de tous les instant pour survivre. même les krogans ont manqué de peu de se faire tués. Ce n'est pas une ballade de santé. Mais je dois y retourner, quite à y rester, j'en fais une affaire personnelle."

Un lourd silence s'installa dans la soute.

"Et si ça peut te rassurer et c'est la seule confidence que je te ferai, après promets moi de me laisser tranquille (l'hologramme acquiesça d'un signe de tête), je te ramènerai ta capitaine en vie. Je ne perdrai plus d'équipier."

"... très bien. Je crois que je devrais vous remercier."

"Tu devrais plutôt disparaître d'ici si tu ne veux pas te prendre une surcharge sur le coin de ta face."

Cixi esquissa un sourire puis s'estompa. Samus soupira. Il fallait qu'elle y retourne pour pouvoir aller de l'avant et pour mettre une fin définitive a tout ça. Elle prit un tournevis qui était posé a coté de sa cuisse, puis elle se remit à trifouiller dans les systèmes du véhicule. Au moins là, elle arrivait à échapper au moins temporairement à ses démons.

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Azurya Fo'elis

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MessageSujet: Re: Rédemption   Sam 3 Mar - 20:36

Jonathan était parvenu à persuader la technologue de le suivre, question d’effectuer une véritable visite-guidée au travers du vaisseau. Lorsqu’elle avait mis le pied dans le Discovery’s Lust pour la première fois, on l’avait promptement laissée à elle-même. Elle s’était elle-même présentée les différents points d’intérêt du véhicule, mais n’avait pas daigné perturber les autres membres d’équipage durant leur labeur. Pendant cette interminable semaine, elle s’était sentie superflue, superfétatoire, inutile. Heureusement que Jonathan l’avait interloquée. Heureusement qu’il avait compris qu’elle ne sentait pas à l’aise.

Ainsi cheminèrent-ils entre les diverses parties du véhicule. L’homme lui présenta toutes les moindres pièces et lui détala l’utilité de chacune des innovations présentes, mais le tourisme ne s’éternisa pas. Lorsqu’ils arrivèrent au cockpit, ils aperçurent tout le reste de l’équipage qui discutaillait tranquillement. Jonathan, contre le gré d’Azurya, en profita pour l’introduire aux matelots, qui l’accueillirent tous avec convivialité et plaisir. Elle fut tout d’abord bouleversée, puis sincèrement émue. Peut-être avait-elle porté de mauvais jugements intérieurs sur l’équipage du Discovery’s Lust?

Ce fut Layla qui pénétra dans l’habitacle la dernière. La conversation, qui avait forcément dévié sur la présence de Samus et sur son apparence quelque peu inusitée, amusait silencieusement Azurya, connaissant quelques uns des secrets de la Quarienne génétiquement modifiée. Elle fit néanmoins mine de ne rien dire et de ne rien ajouter afin de ne pas briser l’intimité et la vie privée de son amie. Elle ne répondit donc que par des rires et par des gémissements sans réels significations.

Lorsque la discussion devint moins animée, Azurya se retira poliment en s’assurant de laisser Jonathan dans le cockpit. En marchant lentement, elle observa les moindres recoins du vaisseau et prit des holographies à l’aide de son omni-tech. Dans sa tête se bousculaient une foultitude d’idées et de pensées : comment allait-elle pouvoir partir du véhicule sans être aperçue par qui que ce soit? Comment allait-elle pouvoir esquiver les regards de Samus? Pour le moment, elle n’en savait strictement rien.

Pendant quelques minutes, elle déambula donc dans les couloirs du Discovery’s Lust jusqu’à atteindre encore une fois ses quartiers. Elle pénétra dans sa chambre et s’avachit lourdement sur son lit. Elle ouvrit machinalement son omni-tech et activa sa boîte de réception. Un clavier se dessina dans l’éther, et la main droite d’Azurya pianota gracieusement sur l’interface holographique.

Très chère Zephyra,

Je tiens à te faire mes plus sincères excuses. Encore une fois. Je n’aurais pas dû partir sans te dire au revoir. Je sais que tu dis m’avoir pardonnée, mais je tiens encore à te faire part de mes excuses. J’espère que tout se passe bien où tu es, j’espère que tout va bien. Je t’envoie d’ailleurs les derniers crédits que j’ai en ma possession : fais-en bon usage. Si tu as besoin de quoi que ce soit, écris-moi. Même si je suis loin de toi, je te répondrai et je ferai de mon mieux pour t’aider.

… Je te disais que je voulais revenir, n’est-ce pas? Mais décidément, mes plans ont drastiquement changé. Samus ne veut pas que je l’accompagne dans sa mission, mais je ne peux l’abandonner ainsi. Elle est certes apte à se débrouiller seule – j’ai confiance en elle et en ses capacités –, mais je m’en voudrais toute mon existence si il lui arrivait quelque chose et si je n’étais présente pour l’aider. J’irai avec elle, qu’elle le veuille ou non. Dans le secret, probablement. Mais je l’accompagnerai.

Je t’aime, frangine. Prends soin de toi là où tu es.


Elle désactiva son omni-tech et ferma les yeux quelques instants. Elle était anxieuse à l’idée de participer à cette mission, surtout dans les circonstances dans lesquelles elle baignait. Mais elle devait le faire. Pour le bien de Samus. Pour son propre bien. Et pour lui prouver enfin qu’elle avait vieilli en deux ans, qu’elle était devenue une toute autre personne.

Une nouvelle guerrière.
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