Mass Effect RPG

Mass Effect RPG


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesBioware-RPGS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Confidences

Aller en bas 
AuteurMessage
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Confidences   Mer 7 Mar - 17:13

Nébuleuse du Sablier - Système Osun - Relais Cosmodésique

Le Vaisseau fila telle une flèche éthérée vers le relais du Système Osun. Pour l'équipage du Discovery's Lust, le plus dur restait à faire. Le vaisseau s'apprêtait à partir vers un monde dangereux sous l'impulsion d'une Quarrienne mystérieuse en but de ramener un minerai étrange. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien se trouver sur ce gros caillou répondant au nom de SR-388 pour que Samus, la Quarienne retrouvée il y a peux de temps, voulait y aller seule? Surement de chose pas très net.

Le Vaisseau arriva au relais dont la lumière bleuté illuminée le cockpit :


"Calcul du vecteur d'approche"

Dit sobrement le timonier Drell du vaisseau avant que l'engin se fasse happé par le cœur ézo massif du relais et envoyer dans un autre secteur de la galaxie.


Localisation Inconnue - Système Norion - En approche de SR-388

Le vaisseau émergea du relais Eos, au confins du système. Il arriva ensuite en vue de SR-388 dont les capteurs en faisait une brève description :

"SR-388 est une des lunes de la géante gazeuse SR1. 2 000 km de diamètre. Très petite. Rotation synchronisée avec la planète. Toujours la même face exposée au soleil. La face exposée à la lumière n'est qu'un gigantesque désert. La face toujours plongée dans l'obscurité est glaciale. Entre les deux, une fine bande tempérée recouverte par la jungle. Plusieurs signaux indique la présence de formes de vie animale. Puissant flux énergétique également détecté. Signature énergétique proche de celle de l'Ezo."

Le vaisseau se mit en orbite au niveau de la zone tempérée. Pendant ce temps là, CIXI, l'IA du vaisseau vint une dernière fois embêter Samus le temps de quelques secondes, l'informant que le vaisseau était arrivée à destination et que Samus devait "prendre soin de Layla". Elle avait dit ça, comme une fille qui parler de sa mère, ce qui, relationnellement parlant, était un peu le cas, l'IA du vaisseau prenant la commandante comme une mère adoptive et pas comme une maîtresse.

Layla, après s'être préparée, s'adressa à l'équipage, disant qu'elle ferait attention et que si jamais il y avait un problème... Le discours habituel d'une personne qui quitte les siens temporairement mais qui croit que c'est pour toujours. Elle enlaça longuement sa compagne Quarienne avant de se diriger vers la soute où se trouvait la navette.

Une Navette UT-47 Kodiak, comme on en trouve très fréquemment chez les humains. D'une couleur rouge et noire, elle n'avait aucune identification sauf son nom "Endeavour" peint sur le côté de façon stylisé par le timonier Drell. Timonier qui était présent pour piloter la navette. Samus arriva à son tour. Layla la fixa droit dans les yeux. Pas pour la défier une nouvelle fois, mais simplement pour dire "On y va quand tu veux". D'ailleurs, Layla monta rapidement dans la navette, suivit rapidement du Drell et de Samus. La Porte du hangar s'ouvra et le petit vaisseau fonça droit vers la planète.



'HRP : Désolé, c'est un peu court, mais je suis pas mal occupée Sad )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Mar 20 Mar - 22:57

La chasseuse de primes rabaissa le cran de sécurité de son fusil d'assaut de classe Revenant modifié par ses soins. L'arme, bien que d'apparence archaïque et bricolé à l'aide de pièces récupérées, offrait une stabilité de tir impressionnante et un confort de visée inégalé. La quarienne avait dû faire des concession sur la puissance de feu mais sa capacité de chargeur s'en trouvait augmenté ce qui en faisait un fusil redoutable et devastateur en toute situation. Bien que particulièrement lourd, ses gantelets renforcés conjugués à l'IV de son armure lui donnaient un avantage balistique hors du commun.

Elle observait la navette, silencieuse. Ils avaient passés le relais cosmodésique du système Norion depuis presque une demie heure et ils ne devaient plus être bien loin de la géante gazeuse SR1. Jonathan entra dans la soute et lança un regard curieux et interrogatif à Samus. Celle-ci resta de marbre ce qui coupa toute envie à l'humain de tenter de commencer une discussion. Peu de temps après, Layla entra a son tour, suivie de très proche par Azurya.

La quarienne posa un regard lourd sur l'asari. Celle-ci fit une moue triste et joua avec ses doigts de manière nerveuse. Elle bredouilla vaguement "soit prudente" mais Samus tourna la tête à ce moment, n'ayant pas entendu la réplique de son amie à cause de l'ouverture du Kodiak.


Les tubes sous pressions élevèrent l'un des cotés de la navette, dévoilant un espace pouvant contenir une dizaine de personnes. Linos Vasilis était déjà aux commandes et invita les deux femmes à entrer, ce qu'elles firent sans l'ombre d'une hésitation. La porte se referma alors que les regards d'Azurya et Samus se croisaient. C'était peut être la dernière image que l'asari aurait de la quarienne et cette pensée dû lui traverser l'esprit, étouffant du mieux qu'elle pouvait un hoquet et ses yeux rouges. Samus détourna le regard, au moins Azurya ne courrait aucun risque.

"Tout va bien?" s'enquit Layla palpant le léger malaise de la chasseuse.

"C'est à moi de vous poser cette question... Prête à débarquer en enfer?"

"L'enfer mérite qu'on le connaisse au moins une fois."

Samus resta silencieuse, s'appuyant contre la paroi de la navette alors que la porte de la soute s'ouvrait, dévoilant la lumière agrume et acide de SR1, légérement éclipsée par un objet celeste qui se dessinait nettement sur la surface de la géante gazeuse. La quarienne ne pu réprimer un frisson qui lui serra la gorge. L'enfer, elle allait y retourner.

Le Kodiak se souleva de près d'un mètre puis s’élança dans le vide spatial. Alors que SR-388 se raprochait a grande vitesse, Samus pianota sur son omnitech.


"Nous allons à ces coordonnées. Vous nous déposez et vous vous tirez vite fait."

Le Drell savait que discuter les ordres était inutile, il jeta néanmoins un regard à layla qui lui fit un signe de tête pour valider l'instruction. Le petit véhicule arriva bien rapidement à la cime de la jungle sous une pluie battante et des vents violents. Mais l'orage était tellement localisé qu'ils sortirent vite de la dépression.

Samus remarqua au loin l'ancienne ruine d'un canon anti-aerien. une chose était sûr, ils étaient au bon endroit. Le desert ardent sétendait désormais devant eux. Les vent balayaient les dunes et le seul point que Samus reconnu fut les anciennes ruines près de la zone d’atterrissage de sa dernière mission.


"Nous serons sur site dans 30 secondes." indiqua le drell. Samus arma son fusil tandis que Layla, qui s'était assise sur un siège, se leva et vérifia son pistolet arc de fabrication quarienne. La dernière fois que Samus en avait vu un, il n'était alors qu'un prototype qui pouvait à tout moment réduire en bouillie les mains de son utilisateur malchanceux. Cependant elle ne doutait pas que depuis, le talent quarien avait fait de cette arme un pistolet sûr et efficace.

La porte coulissa devant la visière de la Quarienne, la lueur de la géante gazeuse additionnée au soleil ancien mais particulièrement lumineux et chaud inoda l'interieur de la navette et ébloui Layla qui activa ses lunettes de protection UV.

Samus se laissa tomber au sol dans un nuage de poussière et commença a progresser sans même se retourner pour voir si l'humaine suivait. Elle fut satisfaite d'entendre la navette s'éloigner immédiatement. Rester ainsi dans le désert attirait les nuées de Dipturus, ils en avaient fait les frais à leur dernier séjour sur le planétoïde. Laisser la navette dans la jungle revenait à la garer au milieu d'une ruche Rachni en alerte.

Samus monta sur une dune, avançant péniblement dans le sable, le poids de son corps et de son armure la faisant s'enfoncer dans le sable et la déstabilisant. Une fois au sommet, elle baissa son arme, contemplant l'espace qui s'étendait devant elle.

Layla la rejoignit, curieuse et constata la scène. Bien que le sable avait repris ses droits, on pouvait encore deviner les cratères d'impact de tirs orbitaux concentrés sur la zone.


"Vous aviez atterrit ici n'est ce pas?"

Samus se contenta d'avancer d'un pas lent en guise de réponse. Layla la regarda un temps s'éloigner de quelques enjambées avant de revenir a son niveau. Sous leurs pieds, des bruits métalliques résonnaient, Samus descendit entre les deux plus grosses dunes. Il était ici. le Sable formait une irrégularité devant elle. Elle posa un genoux sur le sol, prenant appui sur le canon de son arme et balaya l'élément rapidement avec sa main. Un morceau de carlingue apparu, affublé des lettres rouges ADAM. la quarienne reste un temps à observer cette plaque. Layla respecta cela, saisissant la portée de la découverte pour la chasseuse.
Celle-ci lacha son arme qui tomba sur le sol poussiéreux et se mit à genoux, fouillant le sable de ses deux mains pour y sortir un petit élément mécanique. Il s'agissait d'un capteur optique brisé et légèrement oxydé. Samus s'affaissa, elle qui avait toujours gardé la tête haute montra son premier moment de faiblesse. Constatant la présence de layla, elle rangea l'élément dans une de ses poches et reprit son arme, se relevant avec une certaine peine.


"Il n'y a rien ici, continuons" fit elle la voix chancelante, ébranlée. Elle avança en direction de la jungle, prenant soin de ne pas se tourner vers l'humaine. Bien que son casque cachait son visage, elle faisait preuve de pudicité concernant les larmes qui roulaient désormais sur ses joues.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 21 Mar - 18:01

Pendant le voyage dans la navette, Layla repensa à ce qui c'était passé juste avant le départ. Samus était arrivée la première avec une arme curieuse, un fusil d'assaut visiblement très modifié. La base ressemblait à un Revenant, mais difficile d'en être certaines tant les modifications étaient lourdes. Le cousin de la commandante était là aussi mais curieusement il ne disait rien.

D'habitude, c'est un dragueur incorrigible et il n'avait rien contre les jolies Quariennes dans leurs jolies combinaisons moulantes. Mais là, il ne disait rien, peut être qu'il avait compris que Samus n'était pas du genre à se faire draguer, ni même simplement discuter avec. Bref, Layla arriva a son tour dans le hangar, suivie par Azurya et une autre Quarienne, la compagne de Layla.

Samus et son amie Asari ont eut un bref et silencieux échange. Presque sans émotions de la part de la Quarienne qui se contenta de fixer Azurya sans rien dire. Du côté de l'Humaine, c'était plus tendre. Un enlacement tendre et amoureux tandis que, à défaut d'un contact plus physique, le front de l'humaine se posa contre le masque de la Quarienne à l'endroit où se trouvait son front et se regardant instantanément dans les yeux :


"Prend soin de toi!"

Dit sobrement la Quarienne mais avec une inquiétude et une douceur largement perceptible dans sa voix. Layla lui répondit sur un ton réconfortant :

"Je te le promet ! Prend soin du bébé ! T'as les commandes !"

Elle parlait évidemment du vaisseau et par extension de l'équipage. Elle avait vécu dans de choses dans cet appareil. Son équipage était sa famille, capable de tous pour elle et réciproquement. Parfois, ce genre de relations l'amenait à penser qu'elle devenait plus Quarienne qu'Humaine, ce qui dans un certains sens, n'était pas déplaisant au contraire. Il est toujours bon d'avoir quelqu'un sur qui on peut s'appuyer en toute confiance quand ça va pas.

Bref, la porte de la navette s'ouvrit et, après un dernier enlacement et quelques mots doux chuchotaient, Layla grimpa dans la navette en même temps que Samus. Le petit appareil quitta le hangar et fonça vers la planète. Samus eut visiblement un petit malaise en regardant Azurya une dernière fois. Peut être qu'elle n'était pas si "cœur de glace" que ça. Alors que la navette descendait vers la planète, il y eut un brève discussion entre l'Humaine et la Quarienne. Rien de bien folichon. Samus donna les coordonnées au pilote Drell qui obéit et s'enfonça dans l'atmosphère de la planète.

Pendant, ce temps, Layla vérifier son équipement. Tout d'abord son arme, un pistolet Arc. Un cadeau de l'Amiral Daro'Xen vas Moreh en personne pour avoir une fois sauvée plusieurs de ses membres d'équipages qui s'étaient crashé sur une planète à la recherche de données dans ce qui semblait êtres des ruines Prothéennes non répertoriées. C'était une bonne arme, puissante, précise et surtout fiable, ce qui est étonnant quand on pense que ce n'était encore qu'un prototype encore très récemment.

Puis, ce fut au tour de son Omnitech. Première particularité, l'interface holographique n'était pas orange mais mauve. Une petite personnalisation purement esthétique. Layla n'avait rien contre le "orange omnitech", mais tous le monde l'avait. Elle prit donc la liberté de se démarquer en changeant la couleur. Mis à part cela, à part que c'était un modèle scientifique avec des options à la pelle, il n'avait rien de bien particulier sauf une chose. Par un simple mouvement du poignée, Layla fit apparaître une Omniblade. Une nouveauté encore récente et hors de prix. C'était un cadeau de son père qui travaille dans une entreprise humaine spécialisée dans les Omnitechs, il l'avait eut en avant première et l'offrit à sa fille pour ses 27 ans.

Pour finir, elle vérifia si son camouflage tactique était en état de marche, ce qui fut prouvée lorsqu'elle "disparut" quelques secondes de sa place avant de "réapparaitre". Elle vérifia pour finir sa tenue. Bien qu'elle l'était entièrement d'origine humaine, on aurait dit une combinaison Quarienne adaptée à la morphologie humaine et sans masque. Elle était même parée de tissus brodée de couleurs rouges avec des motifs dorée. Des étoffes véritablement d'origine Quarienne cette fois-ci. Cela prouvait que l'Humaine avait de nombreux liens avec la Flotte et, d'après la complexité du tissu brodé, c'était des liens visiblement très importants.

La Navette commença sa phase d'approche et ouvrit la porte sous une violente luminosité qui força l'humaine à activé ses protections oculaires, une bande holographique bleutée face à ses yeux qui lui servait également de systèmes HUD. Samus descendit la première, suivit par Layla. L'humaine pouvait voir au loin un édifice, ressemblant à un énorme canon DCA, ou du moins ce qu'il restait d'un énorme canon DCA. La Quarienne commença à monter une dune, toujours suivie par l'Humaine qui analysait ce paysage qui contrairement à Samus, voyait pour la première fois. Même si c'était dangereux, fouler le sol d'un monde pour la première fois lui procurait toujours cette sensation de bonheur et de curiosité mélangée.

Grimpant au sommet de la dune à son tour d'une façon plus aisée que Samus à cause de son équipement plus léger elle regarda le paysage en face d'elle. Un désert, comme le Sahara sur Terre mais avec des traces de combat. Il y avait des cratères et débris ça et là que le sable avait presque totalement recouvert. L'Humaine demanda si Samus avait atterrit ici la première fois. La Quarienne répondit en marchant d'un pas lent, comme si de violent souvenirs refaisaient surface.

Elle marcha quelques mètres avant d'être rejoint par Layla qui sentit marcher sur un objet métallique qui commença à grincer sous ses pas. Elle se décala et vit une sorte de renflement entre deux grosses dunes. Samus posa un genoux à terre et déblaya un peu le sable pour découvrir une inscription "ADAM" en grosse lettres rouge. Sans doute le nom de son vaisseau ou de celui d'une des connaissances qu'elle avait perdue ici.

Layla ne dit rien. Même si elle savait que Samus était différente des autres Quariens qu'elle avait rencontrée, du moins psychologiquement parlant. Elle savait que la perte d'un vaisseau était quelques choses pour eux, comme si on détruisait votre foyer. Layla fit même quelques pas en arrière afin de respecter davantage la Quarienne dans son intimité. Samus fouilla d'un coup le sable, à la recherche de quelques choses. Layla ne voyait pas vraiment ce qu'elle cherchait, mais apparemment elle le trouva et elle fut sacrément bouleversée.

Comment Layla le savait? Et bien, a force de partager sa vie avec une Quarienne, on commence à analyser autre chose que son visage pour connaître son état d'esprit. Samus se releva et décida de continuer sans même se tourner vers Layla. L'Humaine voulait lui faire comprendre qu'elle avait son soutien, mais elle ne savait pas par quel moyen. Elle décida de ne rien dire sur ce qu'il venait de se passer et commença même à marcher à côté de Samus, marchant en cadence comme pour lui montrer que "vers l'enfer elles avançaient"... ensemble.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Sam 24 Mar - 2:09

Le sable fin collait au plastron et s'insinuait dans chaque interstice de l'armure de la quarienne. Les vents balayaient la zone de plus en plus violemment et devant eux la masse nuageuse se faisait menaçante, zébrée plusieurs fois par des éclairs témoignant de la violence de l'orage. Pour ne rien améliorer, une tempête de sable semblait poindre et il leur fallait vite rejoindre le couvert relatif des arbres.

Les capteurs de l'armure s'affolaient autant par les champs magnétiques changeant de la lune que par les variations de températures aussi soudaines qu'aléatoire, passant d'un souffle glacial à une bouffée de chaleur. Heureusement, leurs combinaison les protégeaient mais le visage partiellement dénudé de Layla subissait de plein fouet les mauvais traitements du climat. La quarienne pressa le pas, invitant l'humaine à faire de même.

Quelques Dipturus bondissaient proche d'eux, sortant du sable a une vitesse hallucinante et fendant l'air dans un bruit tranchant. En prendre un de plein fouet signerait à coup sûr une mort rapide, quelque soit le blindage. Pourtant, bien que relativement nombreux, ils gardaient une certaine distance et cela suffisait à la Quarienne.

Layla avait laissé entendre qu'elle préférait qu'elles trouvent refuge dans des ruines situées sur un promontoire rocheux au Nord Est de leur point d'atterrissage mais la quarienne avait catégoriquement refusé. Le temps de la planète étant changeant à tout moment et particulièrement capricieux, elles auraient pu rester bloquées là un certain temps. Il leur fallait avancer et terminer au plus vite cette mission. Samus était déterminée à passer le moins de temps possible dans cet enfer.


"Vous êtes sûr qu'entrer dans la forêt par ce temps est une bonne idée?" insista l'humaine une énième fois par communicateur, les conversations à voix haute étant impossible à cause des vents sifflants et des coups de tonerre.

"Ce n'est jamais une bonne idée de rentrer dans cette forêt, mais au moins on sera protégé du vent et de la pluie, la végétation est particulièrement dense et les feuillages sont aussi épais que le cuir du postérieur d'un Krogan. Une fois qu'on y sera, marchez exactement dans mes pas et ne touchez à rien, avancez rapidement et gardez toujours votre arme prête à tirer. La moindre liane, le moindre rocher peut s'avérer être un piège mortel."

Layla fronça les sourcils et cacha relativement bien son apréhension. Au ton de la voix de Samus, elle savait qu'elle ne plaisantait et n'exagérait absolument pas.

"Je sais que ça vous tenait à coeur de débarquer ici mais pourquoi ne pas être remonté dans la navette pour débarquer plus loin?"

La quarienne mit du temps à répondre.

"Je ne vous ai pas demandé de me suivre vous savez. Et puis, vous profiterez du paysage, croyez moi on en voit pas comme ça tous les jours."

"Vous êtes toujours aussi sarcastique?" s'agaça l'humaine.

"Non. Mais avouez que le sarcasme est préférable à une balle en pleine poire."

La menace n'échauffa pas plus que ça Archer qui commençait à cerner le personnage. En y réfléchissant bien, il n'y avait aucune zone d'atterissage dans la jungle et la montagne se trouvait trop escarpée pour autoriser le moindre largage, d'autant plus que la majeure partie était encore couverte par le bouclier de la fameuse forteresse, celui-ci n'ayant pas été désactivé lors de l'assaut final de la mission passée. Au moins, Samus connaissait le chemin et se faire déposer à un autre endroit aurait demandé à ce qu'elles improvisent un nouvel itinéraire peut être plus long et non avenu.
Cependant, plus elles s'approchaient de la lisière, plus la jungle semblait dense et mouvante, elle se demandait comment la quarienne pourrait s'y retrouver et si le chemin emprunté n'avait pas été totalement submergé et changé par la végétation.

Samus avançait d'un pas décidé, ce qui donna confiance à Layla et bientôt, le sable fut remplacé par des gouttes d'eau puis un véritable déluge. un rideau de pluie s'abbatait sur elle avec une telle violence qu'elles sentaient le poids de l'eau sur leurs épaules. Leurs combinaisons furent d'abord boueuses puis bien vite complètement scintillantes et karcherisées.

Les dipturus quant à eux avaient simplement décampé, n'aimant pas particulièrement l'humidité, la traque de proies potentielles ne valaient pas la peine de se noyer dans un torrent, de plus qu'un sol mouillé les ralentissaient considérablement, le sable étant bien plus lourd.


Puis la pluie s’apaisa et rapidement, presque plus aucune goutte n'arrivait jusqu'à elles, pénétrant sous les premières frondaisons. L'eau coulait abondemment le long des branches et des troncs pour former des sortes de rigoles recueillies en contrebas par des racines gigantesques formant des bassins dans lesquels une faune d'insectoides et de batraciens y trouvait son bonheur.
Un crapeau bleu aux yeux rouges et couverts de kystes dorsals regardait impassible les deux femmes qui s'étaient tout de même accorder une pose. Chacune eure la même réaction et retirèrent leur capuche pour l'essorer. Bien que normalement étanche, le tissus avait fini par s'imbiber.

Layla regardait autour d'elle impressionnée, elle n'avait jamais vu tel spectacle. la forêt était totalement vivante, des animaux inconnus rempaient et grouillaient en tout sens sur les arbres d'une taille démentielle. Dans les écorces, des sortes de cristaux rouges organiques formaient des sortes d'yeux, rendant l'endroit encore plus improbable, mystique et angoissant. La forêt semblait avoir sa propre conscience et elle savait qu'elles étaient là, elle les observaient. Ceci fascina autant qu'effraya l'humaine.


"Pas mal hein?" fit la quarienne faussement enthousiaste. "Ne vous inquiétez pas, ça c'est rien, la visite touristique vous réservera bien des surprises, croyez moi. C'te bestiole est peut être la plus sympathique que vous croiserez." fit elle en pointant du doigt le fameux carpeau.

Comme pour appuyer les propos de la chasseuse, celui-ci révulsa ses yeux sans pupille et une cataracte dégoûtante, sorte de paupières gluantes cligna lentement. Puis l'animal dévoila une rangées de fines dents translucides, presque aussi effilées que des filaments et le salive qui formait des filets baveux entre ses mâchoires semblaient on ne peut plus mortelle et empoissonnée. Ce "sourire" provoqua une grimace de dégout sur le visage de l'exploratrice.

Elles se remirent en route sous l'impulsion de la quarienne, suivant une piste toute relative au travers de la flore tantôt magnifique, tantôt digne des pires cauchemars. La forêt, bien que dense et voilant complètement le ciel n'était absolument pas sombre. D'étranges lueurs bleutées ou orangées étaient émises par différentes cosses et autres végétaux, formant des ombres mouvantes et donnant une atmosphère pour le moins psychédélique.

La Quarienne avançait grace à ses lames de coude, tranchant dans le vif des lianes et des branchages. Plsuieurs fois des petits parasites reptiliens de la taille d'un chat tentèrent de faire savoir leur mécontentement de la destruction de leur habitat mais la chasseuse avec un sang froid particulièrement inquiétant les réduisirent rapidement au silence sans l'aide de ses armes à feu.

Elles arrivèrent dans une petite clairière et Samus demanda à sa compagne d'aventure de s'arrêter. Elle lui indiqua la présence de plusieurs nids accrochés aux autres branches et lui montra des guèpes monstrueuses qui volaient autour où se fondaient dans le paysage, posées sur l'ecorce et pourtant alerte à toute intrusion. Leurs dards étaient plus longs que l'avant bras de Layla et la quarienne lui indiqua que ces insectes ne tuaient jamais leurs proie directement, préfèrant les utiliser comme incubateurs et pondre directement leurs oeufs dans le corps des malheureuses victimes. L'humaine eu un haut le coeur quand elle détailla non sans une certaine délectation devant le visage blème de son interlocutrice comment les larves s'extrayaient non sans provoquer d'horribles douleurs et une lente agonie de leur hôte. Elle lui montra au pieds d'un arbre le cadavre d'une sorte de grand félin reptilien où l'on pouvait voir son pelage transpercés en de nombreux endroits par ces fameux rejetons.
Cependant, pour ne pas laisser plus longtemps ce plaisir à la quarienne, Layla repris bien vite des couleurs et répondit que
"c'était toujours une joie de devenir parent même si la mise au monde était parfois douloureuse." avant d'enchainer sur le fait que "Les quariens feraient sans doutes des incubateurs bien plus chauds et douillets". Samus posa un regard lourd sur elle et haussa les épaules.

Lorsque la chasseuse lui intima de contourner cette zone, Layla ne se fit pas prier pour accepter la proposition.

Les heures défilèrent, la progression était particulièrement difficile et ereintante. Elles échappèrent de peux plusieurs fois à des attaques surprises de sortes d'arraignées et autres joyeusetés venimeuses. Layla s'écorcha sur un type de ronce noueuse de couleur violacée et fut prise de violents maux de têtes, suivit par des vomissements. Son état se stabilisa cependant rapidement, la toxine n'étant pas entrée en assez grande quantité dans son organisme, elle fut éliminée par son corps en moins d'une heure.

A force d'escalader et trancher inlassablement pour avancer, la quarienne avait les muscles complètement tendus et des crampes douloureuses, ses forces commençaient à faiblir et plusieurs fois son pas se fit moins sûr, elle manqua de tomber à plusieurs repirses et glissa une fois. layla l'aida à se relever ou a se stabiliser. Mais elles ne pouvaient continuer indéfiniment à ce rythme et une pause s'imposait.

Malheureusement, la zone était tellement hostile que le moindre arrêt aurait pu leur couter la vie. Layla eu cependant la bonne idée au bon moment, utilisant son omnitech, elle scanna la zone et trouva un arbre creux offrant une cavité assez importante et relativement bien protégée et facile à défendre. Elles y arrivèrent sans trop de soucis et pénétrèrent dans l'abris providenciel. Samus sortit plusieurs de ses grenades et les installas autour de l'entrée en mode "mine de proximité". Puis Elle s'empara d'un gros morceau d'écorce qu'elle placa devant l'ouverture.


L'intérieur de l’arbre était baigné d'une douce lumière agrume diffusée par des veines de sèves phosphorescentes. La pièce naturelle formait un dôme où toutes les stries se joignaient dans une formidable toile, une oeuvre d'art à laquelle layla semblait s’intéresser. Samus était beaucoup plus terre à terre et commençait à bidouiller une de ses batterie de secoure pour alimenter de manière économique ses lampes frontales et ainsi mieux éclairer l'endroit.

Cela faisait maintenant plus de onze heures qu'elles marchaient non stop et elles en étaient à peine au quart du chemin d'après les estimations de la chasseuse. Elles ne s'étaient que très peu parlé au final lors de cette "promenade de santé" comme avait qualifié leur expédition Samus lors de l'un de leurs rares échange. Pourtant, après un long silence, c'est Samus qui le brisa à la grande surprise de Layla.


"Bon, au moins vous avez finalement une certaine utilité. je vais pouvoir me reposer pendant que vous montrez la garde, je me voyais mal dormir seule au milieu de tout ce merdier à vrai dire. Si tant est qu'on puisse vraiment "dormir" dans un lieu pareil. Pendant mon repos ma vie sera entre vos mains donc si une sale bestiole me bouffe pendant mon sommeil, je vous juste que je vous tue."

L'espace était relativement restreint et les deux femmes cherchaient une position confortable pour prendre du repos.

"Vous avez l'air vannée et surtout vous devez plus avoir grand chose dans l'estomac, prenez une ration et reposez-vous, je vous réveillerai quand je voudrai prendre un peu de sommeil." Fit Samus d'une voix étrangement bienveillante tranchant avec la globalité de son comportement jusqu'à maintenant. Peut être était-ce la fatigue et la lassitude qui jouaient, quoi qu'il en soit, la quarienne semblait plus posée et paisible dans cet environnement qui pourtant lui avait tout prit.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Sam 24 Mar - 22:10

Comment décrire cette exploration? Un véritable enfer ! C'est sans doute la description qui correspondrait le mieux.

Rapidement après le désert, les deux femmes s'avancèrent vers une forêt tandis qu'un orage s'annonçait et que la température chutait rapidement. Passer de chaud au froid aussi rapidement provoqua chez Layla un petit malaise. Samus avec sa combinaison climatisée ne risquait rien, mais Layla, elle était directement exposer aux éléments, surtout son visage. La sable fouettait son visage comme une irritation sans fin. Des créatures étranges suivaient les jeunes femmes. Même si ils étaient plus grand qu'elles, ils restaient à bonne distance.

Elle avait aperçue un promontoire rocheux et proposa à Samus de s'y abriter le temps que la météo redevienne plus clémente. Elle refusa catégoriquement, affirmant que la météo était imprévisible. Elles se parlaient via communicateur, le vent et l'orage les empêchaient de se parler directement.

Elles commencèrent à entrer dans une jungle, épaisse et étouffante. Pas très sûre, mais au moins elles étaient partiellement à l'abri du climat. La marche dans la jungle fut longue et éprouvante. Des tas de créatures venimeuses, des plantes venimeuses et surement d'autres trucs que l'on s'attendrait à voir dans un holo d'horreur. Les deux femmes ne parlèrent pas énormément entre elles, Samus était plutôt du genre peu loquace et les rares fois où elle ouvrait la bouche, c'était pour être sarcastique envers l'Humaine.

D'un coup, des trombes d'eau s’abattirent sur les jeunes femmes, le tout accompagnée par des éclairs aveuglant et un tonnerre assourdissant :


"Protégée des éléments hein?"

Ironisa l'Humaine tandis que la marche se poursuivait. Suivant Samus qui fonça d'un pas décidée, Layla constata que sa tenue était redevenue parfaitement nettoyée à cause de la pluie. En revanche, le coup de la grosse goutte d'eau droit dans la nuque, elle était moins fan.

Les créatures qui les suivaient jusque là disparurent, peut être qu'elles n'aimaient pas la pluie. La jungle devint un véritable bourbier mais heureusement, la pluie s'apaisa rapidement et le feuillage de la canopée était assez épais pour la retenir et la rediriger le long des troncs jusqu'aux racines.

Le temps d'une pause, après avoir essorée sa capuche en tissus Quarien. Certes elle était étanche, mais totalement gorgée d'eau. Layla s'étonna de ne pas avoir de question de la part de Samus à ce sujet. Voir une humaine avec des objets d'autres races, surtout Quariens, il faut bien avouer que ça ne se voit pas tous les jours. Elle s'en foutait sans doute ou alors, elle pensait que c'était une copie ou qu'elle ne l'avait pas encore remarquée.

Pendant cette même pause, elle observa la forêt reprendre vie face à elle. Elle était émerveillée, mais aussi inquiète. Se retrouver dans une jungle ne l’inquiétait pas, elle l'avait déjà fait ça à de multiples reprises. En revanche, cette jungle là dégager une atmosphère étrange, sombre, pesante, quelque chose qu'elle n'avait connue jusque là et cela la mettait un peu mal à l'aise.

Samus ajouta encore une fois une phrase sarcastique, on aurait vraiment dit qu'elle considérait Layla comme un poids et pas comme une aide. Mais l'Humaine s'en moquait, que Samus le croit ou pas, elle était tout sauf un poids mort. La Quarienne désigna un crapaud étrange qui "sourit" à Layla d'une façon peu ragoutante.

Le groupe se remit en marche, suivant une piste naturelle au sein de la forêt. Malgré le fait que la canopée recouvrait tout, il ne faisait pas sombre, au contraire. Les plantes elles-mêmes produisaient de la lumière ce qui donnait ironiquement à ce paysage plutôt angoissant une allure féérique. Layla avait déjà vue des plantes bioluminescentes, mais jamais en telle quantité. C'était plutôt rare de voire une telle chose chez une plante.

Samus dégagea le passage à coup de lames pour nettoyer la zone où tuer une flopée de créatures surgissant par surprises. Des gros insectes venimeux pour la plupart. Peut après, elles arrivèrent dans une clairière avec des créatures étranges ressemblant à des guêpes colossales. Samus s'amusa à raconter des détails sur eux, comme le fait qu'elles pondaient des œufs à l'intérieur d'hôtes que les larves tuaient de façon violente en "venant au monde". Cela mit Layla mal à l'aise tandis que la Quarienne raconta des détails, histoire d'enfoncer le couteau.

Elle avait dut être surprise quand elle remarque que Layla s'était pris au jeu du sarcasme et de l'humour noir en indiquant que la joie de devenir parents valaient bien de souffrir à l'accouchement ou encore de dire que les Quariens, du fait de leurs plus haute température corporelle feraient de meilleurs incubateurs que les Humains.

Samus ne dit rien mais proposa de contourner ces créatures, ce que Layla accepta sans hésiter. Les heures passèrent et la progression devenait de plus en plus lente et éprouvante. Layla apprit bien malgré elle qu'il fallait rester constamment sur ses gardes ici. Elle s'accrocha à une sorte de ronce. La combinaison n'avait rien mais l'une des épines se planta dans sur la joue de l'humaine quand elle essaya de se dégager. Quelques minutes plus tard, un terrible migraine lui martela le crane tandis qu'elle fut prise de vomissement pendant une bonne heure. Par chance, cet "avertissement" n'était pas mortelle, sans doute parce que le poison n'était pas en dose massif. Néanmoins, l'Humaine retint la leçon et devint plus prudente.

Samus aussi commença à fatiguer. Elle chuta plusieurs fois et Layla l'avait plus d'une fois aider à se relever ou de la soutenir, même si parfois, elle faisait cela sans faire attention où elle posait les mains sur le corps de Samus. Visiblement, elle n'y avait pas fait attention et heureusement d'ailleurs, il ne manquait plus que ces deux là se fassent la tête pour une histoire de mains baladeuses bien que totalement involontaire dans une telle situation.

Elles étaient épuiser, mais Samus voulait continuer. Layla eut l'idée de passer une zone sous le scan de son Omnitech et découvrit un tronc creux qui pouvait les abriter, avec une petite entrée et facilement défendable. Samus accepta et une fois Layla à l'intérieur, piégea l'entrée avec des grenade en mode "mine de proximité" et boucha l'ouverture avec un gros morceau d'écorce.

L'intérieur du tronc faisait comme un dôme parsemé de veine de sèves phosphorescente formant une grande toile lumineuse. Layla trouva cela beau, Samus elle, s'en moquait visiblement, elle préféra bidouiller une de ses batteries, sans doute pour avoir de la lumière plus longtemps.

Après quelques minutes, Samus brisa le silence à la grande surprise de Layla. Elle lui dit que finalement, elle n'était aussi inutile que ça. Elle avoua que seule, elle aurait eut du mal a arriver jusqu'ici. Puis elle demanda à Layla de monter la garde pendant quelques heures le temps qu'elle se repose, allant même à dire qu'elle risquait sa vie entre ses mains.

L'Humaine accepta alors qu'elle commençait à s'adosser contre la paroi. Elle bailla longuement et juste après cela, Samus lui parla avec une voix anormalement bienveillante, lui disant que c'est elle qui fera le premier tour de garde pour que l'Humaine se repose et mange quelque chose. Layla la regarda bizarrement, c'était la première fois qu'elle entendait Samus parlait aussi gentiment. L'Humaine sourit avant de grignoter quelques choses, des cacahuètes grillés et salé, un petit pêché mignon qui date de l'enfance.

Elle prit une chose de sa poche, on aurait dit plusieurs barres énergétiques, ce qui d'ailleurs était le cas et les donna à Samus :


"Tenez! Vous aussi vous n'avez rien avalée depuis un moment !"

Layla savait que les Quariens ne mangeaient pas les mêmes aliments que les Humains, un simple coup d’œil suffit pour que Samus remarque que c'était de la nourriture Quarienne, ils en raffolaient de ce genre de choses. L'humaine passa aussi une petite bouteille d'eau. A ce niveau là, tant que l'eau était "pure" sans bactéries, tout le monde pouvait boire la même peut importe la planète où elle fut mise en bouteille.

Curieusement, Layla avait envie de parler. Certes cela concernait la mission, mais elle se doutait que si ça parlait vie privée, Samus ne dirait rien :


"Vous savez pourquoi c'est carrément l'angoisse question vibration ici ?

-C’est vous la spécialiste non? Moi je suis qu'une simple porte flingue..."


Elle plongea un regard perçant dans celui de Layla pendant quelques secondes.

"Je suppose que la vie dans cette jungle ne devait déjà pas être une partie de plaisir à cause de l'environnement très particulier de ce caillou, chaque espèce à évoluée et s'est adaptée au climat et aux prédateurs et plus le temps passe, plus l'évolution fait que... Même un Krogan ici se chierai dessus, ils faisaient pas les fiers lors de notre expédition."

Elle fit une pose comme si elle réfléchissait.

"Et pour le reste, ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant..."

Layla regarda Samus, avec un air à la fois inquiète et intrigué :

"Le rapport sur la planète ne compte que quelques pages, même un rapport de Krogans est plus étoffé ! Merci le secret défense ! Je sais juste que cette planète est un enfer et qu'elle possède une substance bien plus puissante que l'ézo..."

Nettoyant son arme machinalement, la Quarienne continua la discussion sans regarder son interlocutrice.

"Et que savez-vous de cette fameuse substance?

-Qu'elle est juste plus puissante que l'ézo et que le Conseil veut des échantillons..."


Répondit elle d'un air qui montrait qu'elle trouvait ça louche. Samus s'arrêta net sans bouger, puis elle déposa simplement son fusil devant elle l'air grave et encore plus sérieuse que d'habitude, ce qui n'était pas un mince exploit. Elle plissa légèrement les yeux et prononça lentement les mots :

"Pour en faire quoi ?"

La question était évidemment rhétorique, la Quarienne savait très bien les tenants et les aboutissants de telles recherches, mais elle voulait jaugé Layla et cette discussion allait définir beaucoup de choses pour l'avenir proche. :

"Ça j'en sais rien, essayer de voir si il est possible pour s'en servir comme source d'énergie sans doute. Peut être des armes... Il se passe quoi avec ce foutue caillou ?"

Dit Layla d'un ton agacée, elle n'aimait pas qu'on tourne autour du pot et elle le montrait :

"Regardez autour de vous, vous avez vous même la réponse à votre première question."

Se contenta de répondre Samus calmement mais le regard courroucé. Layla réfléchit rapidement et ses yeux montrait des signes de surprises et d'effroi :

"C'est ce truc qui fait que même une ronce à faillit me bouffer ?

-"Ce... truc dépasse simplement tout ce que l'on connait, ce n'est pas une simple substance, elle peut prendre différente forme, liquide, cristaux, sorte de gelée... Elle est hautement radioactive mais ne détruit pas les cellules. Elle transforme, elle fait muter toute forme de vie, elle corrompt tout, l'eau, les êtres vivants. Elle semble même dotée d'une sorte de conscience, je ne saurai comment l'expliquer, elle s'adapte à n'importe quel organisme, se comporte tantôt comme un virus, tantôt comme une sorte de catalyseur qui insinue des choses dans votre esprit, elle peut prendre des formes vraiment variées. Elle décuple l'agressivité et la puissance des êtres infectés mais ils perdent tout sens des réalité, leur raison est réduite à néant. J'imagine donc très bien ce que les scientifiques pourraient en retirer oui. Regardez cette planète. Inutile de vous préciser qu'aucun échantillon ne sortira de ce système."


Elle posa la main sur son arme, prête à toute réaction agressive de la part de l'humaine. Layla elle, se tenait la tête entre les mains. On lui avait rien dit à propos de ça et elle sentait trahit et c'est quelques choses qu'elle déteste. Elle souffla un bon coup, essayant de se calmer avant de parler :

"Génial, me suis fait roulée comme une débutante. La prochaine fois que je vois le Conseil, je leur enfonce à tous un Veilleur la ou je pense, peut être que ça les fera réfléchir avant de faire les cons !"

Elle se calma un peu plus, regardant son arme à son tour avant de parler :

"La seule chose qui quittera ce monde, c'est nous. Il y a déjà assez de problèmes dans la galaxie pour qu'on en rajoute d'autres !"

Samus se décrispa quelque peu sans pour autant baisser sa garde. Bien qu'elle doutait que Layla tente de la manipuler, elle préférait ne prendre aucun risque :

"Je ne suis même pas sûr que ces crétins savent exactement ce avec quoi ils veulent jouer. J'ai vu les ravages de cette chose, sur cet environnement mais pas que. Toute l'expédition a été corrompue par cette horreur. Kada..."

Elle s'arrêta net.

"Bref, je ne suis pas venue ici pour rien et ce n'est sûrement pas pour ramener un échantillon, bien au contraire, je veux que cette chose disparaisse totalement même si pour ça on doit réduire ce gros caillou en un tas de poussière cosmique. Cependant il y a des choses sur cette planètes qui méritent d'être explorées également. Cela vous intéressera sûrement très fortement et vous ne serez pas venue pour rien."

Layla fixa Samus dans les yeux, son regard en disait long et elle était d'accord avec la Quarienne :

"Je savais que j'aurai du acheter des Thanix la dernière fois ! En plus en promo, un acheté, l'autre à moitié prix !"

Ironisa t elle après lancer une volée de jurons en plusieurs langues, même en Quarien ou en Turien. Quand elle entendit Samus dire qu'il y avait des choses intéressantes qui méritaient d'être explorées. Peut être des ruines, elle se calma pour de bon. Pour elle ce n'était pas encore une raison suffisante pour risquer sa peau, mais c'était mieux que de chercher un caillou maléfique non?

Suite à cela, elle s'allongea et essaya de dormir, elle ne parlait pas de ce qu'avait vécu Samus lors de sa première visite ici. Elle aussi savait ce que c'était de perdre toute une équipe. La dernière année au sein de l'Alliance, elle fut la seule survivante d'une attaque de pirates sur un croiseur de l'Alliance, juste après, elle démissionna. Elle n'en parler pas beaucoup de cette période et préférer même l'oublier elle-même.

Bref elle essaya de dormir, mais son corps avait beau crier sommeil, son esprit la travaillait. Les yeux fermés, elle repensa malgré elle à ce jour avec un flot de détails impressionnant : les vibrations de la coque, l'odeur de brûler, les ordres d'évacuations hurlaient en même temps que les alarmes, le bruit des détonations, des cris, des détonations... Comme l'avait dit un Drell "La mémoire parfaite était parfois un fardeau". Non, finalement, elle ne pouvait pas dormir, même en se forçant. Quelques heures étaient passée, trois, peut être quatre avant que l'Humaine ne se lève. Samus était toujours réveillée. Layla lui parla d'abord gentiment :


"Vous ferriez mieux de vous reposer, je prend la relève.

-Inutile !"


Dit sèchement la Quarienne alors que Layla s'agaçait :

"J'ai le réveil difficile alors faites pas chier et allez dormir !"

Samus fixa Layla quelques secondes, mais ne dit rien et partit finalement s'allonger à son tour. Layla observa le paysage par le biais d'un trou dans l'écorce juste assez grand pour voir d'un œil. Le paysage dehors était enchanteur avec des plantes lumineuses et des animaux volant ressemblant à des libellules mais de la taille d'un aigle. Difficile à croire que c'était dangereux, mais l'Humaine savait que les apparences sont souvent trompeuses...

Elle se retourna et regarda Samus. Visiblement, elle avait réussit à s'endormir. Layla ne put s'empêcher de la regarder, chaque centimètres carré de sa combinaison étaient passer aux cribles. En temps normal, les Quariens sont plus petits que les Humains, hors là, Samus faisait une tête de plus que Layla qui elle même était plutôt grande pour une Humaine. La musculature de Samus était aussi plutôt développée. Certes ce n'était pas non plus une adepte de la musculation mais voir ce genre de chose sur une Quarienne c'était rare. Elle s'attarda sur d'autres détails plus intimes et franchement, Layla la trouvait belle, dommage qu'elle avait son sale caractère, même si elle découvrit qu'elle n'était pas si froide que ça.

Les heures passèrent et Layla commença même à s'assoupir malgré elle. Un bruit la fit sursauter, un animal dehors assez gros d'après le cri. Samus dormait toujours et c'est là que Layla remarqua quelque choses, une sorte de.... mélange entre une grosse larve blanche clignotante et un mille-pattes. Il avait la longueur d'un bras et tout aussi épais et des mandibules ressemblant à une pince de crabe de la taille d'une main. L'Humaine le regarda et la créature se dirigea vers Samus mandibules claquantes. Layla s'approcha doucement tandis que la bête approcha de la Quarienne avec une sorte de liquide coulant de sa bouche. Salive ou venin? Difficile à dire.

L'humaine s'approcha, enjambant la Quarienne et activa son Omniblade mauve et la planta droit dans la tête de la créature qui mourra en poussant un cri aigüe. Samus se réveilla. Voyant Layla à califourchon, presque couchée sur elle avec une Omniblade plantée à quelques millimètres de sa tête. Elle vit aussi la créature à la pointe de la lame holographique. Elle était à la fois surprise et choquée. Et Layla mit quelques secondes avant de comprendre l’ambiguïté de la scène et de s'écarter rapidement en s'excusant, toujours avec la créature empaler sur son Omniblade
.

Une fois le calme revenue et la situation clarifiée, Layla commença à étudier la créature, mais un énorme rugissement, lourd et puissant ébranla la cachette des deux femmes une dizaine de minutes plus tard tandis que le sol commençait à trembler sous le rythme de pas lourds et massifs :

"Oh non ! Quoi encore?"

Murmura Layla agacée en essayant de voir ce qui se passer par le trou dans l'écorce qui servait de "porte", mais elle ne voyait rien. Elle prit son arme et se prépara au pire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 28 Mar - 0:21

Kadararan se déplaçait silencieusement avec grace et volupté ce qui, à être tout a fait honnête, changeait de son habituelle gestuelle plutôt franche et brutale - bien que ceci n'était pas tout a fait vrai lorsqu'elle maniait ses lames-. L'Asari avançait de sa démarche chaloupée et sublimement féminine tandis que poutchy, a moitié enfermé dans son placard, passait le bout de son capteur, le faisant tourner pour faire des mises au point et sans doute quelques zooms. Mais Samus s'en fichait, rien ne pouvait troubler ce moment. Kadararan était belle. Malgré ses yeux rouges, malgré sa mâchoire prédatrice qui aurait repoussé bon nombre de prétendants, elle avait encore une pointe de naïveté qui la rendait irrésistible, telle une lionne domptée et fidèle.

Vêtue d'une longue tenue en soie de thessia qui ne cachait pour ainsi dire aucun détail de son corps, elle regardait la quarienne avec des yeux de chasseresse, mélant désir et prédation. Puis elle bondit en rugissant, sur la quarienne, l'enserrant entre ses cuisses et la faisant tomber à la renverse sur son matelas.


*Skiiiik!*

Layla eut un regard affolé lorsque la quarienne ouvrit les yeux brusquement. A califourchon sur elle, son visage était assez proche de sa visière pour que son souffle crée une très fine pellicule de buée. Son bras était tendu comme si elle prenait appuis et la pose en elle même était plus que subjective. Traitant l'information à toute vitesse et constatant qu'elle n'était bel et bien plus dans ses songes, elle chercha une explication logique à la situation et se rappela d'un cri étrange à son réveil. Le liquide verdâtre qui commençait a couler sur son épaule lui indiqua que le bras tendu de Layla devait finalement servir à autre chose qu'a... Bref, elle tourna le visage pour voir la créature immonde transpercée par l'omni-lame de l'humaine.

Apparemment fortement embarrassée et peut être quelque peut paniquée par une situation ambiguë dont elle ne savait pas comment se sortir, et redoutant peut être une réaction précipitée voire violente de la quarienne, Layla se recula prestement en bredouillant une excuse et se remit dans son coin. Elle désactiva sa lame et l'insecte géant tomba mollement au sol. Une odeur désagréable commençait d'ailleurs à envahir la pièce mais les filtres olfactifs de la chasseuse firent à merveille leur boulot.

Silencieuse, Samus se redressa à l'aide de ses coudes, faisant craquer une de ses cervicales, enquilosée par une mauvaise position. Elle avait décidément bien dormis et prit un repos réparateur bénéfique. Alors que, décidant de passer sur la situation précédente, elle allait demander combien de temps elle avait roupillé, un bruit lourd commença à se faire entendre, régulier, comme une marche... de quatre pattes... et multiplié par un nombre d'individus que la chasseuse estimait à trois. Un rugissement strident, long et menaçant résonna dans toute la forêt alentour, faisant s'envoler une multitudes de longs serpents munis d'ailes affublées de longues plumes violacées. un animal qui aurait sans doute inspiré bien des mythes à divers peuples de la galaxie mais ça, Samus n'en avait rien à carrer et elle se précipita vers l'entrée de leur cachette en retirant le morceau d'écorce.


"Oh Non! Quoi encore?!" se plaint Layla tandis que la quarienne scrutait la forêt sans voir le moindre mouvement massif dans la masse de végétaux. Mais la chasseuse de primes n'avait pas besoin d'attendre plus longtemps pour savoir qu'il ne fallait pas trainer ici plus longtemps. Elle rangea machinalement les batteries qu'elle avait sortit ainsi que son fusil d'assaut et invita Layla a faire de même. l'humaine avait déjà son arme en main et la quarienne s'étonna de constater que c'était elle qu'on attendait. Elle voulu récupérer ses mines de proximité mais constata avec consternation et stupéfaction que les plantes avaient déjà pris possession de ses biens, des lianes translucides et bleutées s'étant tout bonnement accrochées aux explosifs cryo et semblaient en pomper doucement la petite charge d'ezo. Ne voulant perdre plus de temps, la quarienne les abandonna et elle descendit le long d'un mur naturel de racines noueuses avant d’atterrir sur le sol ferme.

Les créatures se rapprochaient, rapidement. Elles entendaient maintenant le craquement des branches et des buissons écrasés par les mastodontes.


"Des camelos..."

"Plait-il?" s'enquit Layla.

"Ne restons pas là, suivez moi!" ordonna Samus, l'humaine obéis sans poser plus de question. Lors de leur dernière expédition, la quarienne avait eut à faire à ces créatures qui se déplaçaient en troupeau. Massives, rapides et foutrement bien équipées question dentitions, elles avaient failli avoir raison de son équipe qui avait perdu un membre dans leur fuite, dans la zone marécageuse au Nord de leur position actuelle.

Bien qu'elles avançaient le plus rapidement possible, les animaux semblaient se rapprocher d'elles. Samus opta pour une solution risquée mais qui pouvait augmenter leur chance d’échapper à la meute. Elle remarqua un arbre dont le tronc faisait à vue d'oeil plus d'une vingtaine de mètre de diamètre. De nombreuses lianes leur permettaient d'escalader. Layla compris l'idée de la quarienne mais ne pu s’empêcher de s'étonner de la voir s'y risquer. N'ayant pas de meilleure option et ne connaissant pas plus la nature de leurs poursuivants, mais se doutant qu'il ne fallait mieux pas tenter le tête à tête avec eux, elle se contenta de suivre. Poussée par l'adrénaline, les deux femmes réussirent rapidement à se hisser à bonne hauteur, atteignant les premières grosses branches. De là, elles surplombaient une bonne partie des frondaisons, avaient une vue plongeante sur la cuvette et un fleuve et distinguaient la fournaise du desert sur leur droite.

En contrebas, soit presque quinze mètres, les arbres ployèrent pour laisser passer cinq camelopardalis. de cette distance, ils ne paraissaient pas bien dangereux, on aurait même pu les prendre pour des herbivores.


"Ils ne nous chassent pas." indiqua la quarienne.

"Ca m'en a tout l'air." confirma Layla.

"Ce n'était pas un cri de Camelo..." l'informa la chasseuse.

"Il y a plus gros que ces trucs?"

"Vous sous estimez encore SR388 capitaine Archer. Vous connaissez les dévoreurs?"

L'humaine hocha gravement la tête.

"Et bien ce sont des petites vipères inoffensives par rapport au prédateur ultime de ce caillou."

Comme pour illustrer ses propos, le fameux animal bondit à ,la suite de ses proies. Il n'était pas particulièrement plus volumineux, il était même petit en comparaison d'un dévoreur, ce qui poussa Layla a croire que la quarienne exagérait ses propos. L'animal, nommé le Coelurosauria Titan par l'équipe scientifique ayant découvert la planète et tout simplement titan par tous ceux qui ont été confrontés directement à lui, n'usurpait pas son appellation. Munie de deux pattes surpuissantes et d'une longue queue musclée et munies de pointes acérées, sa forme générale faisait vaguement penser à un dinosaure de la planète terre, à ceci près que son crane et donc sa mâchoire représentait une taille non négligeable de la totalité de son corps, au point que ça aurait pu parraitre grotesque sur une créature moins menaçante. Quatres yeux sanguinaires, des crocs de la taille d'un buste humain et une énorme corne sur le bout de son museau terminaient le portrait de ce super prédateur qui effectua un bond prodigieux et ecrasa de tout son poids le dernier camelopardalis.

Celui-ci n'eu d'autre choix que de lutter pour sa survie mais il ne faisait aucun doute sur l'issue du combat qui fut bien plus bref que ce a quoi on aurait pu s'attendre. la proie réussis néanmoins à saisir le titan sous le gosier, seule partie vulnérable de sa carapace osseuse et sombre. Même si un camelo aurait pu sans aucun mal briser le corps d'un krogan entre ses dents, le prédateur ne broncha pas et utilisa alors une capacité qui n'avait apparemment rien de naturel. Sa corne se chargea d’énergie noire, distordant l'air autour d'elle puis une formidable déflagration électrocuta le pauvre animal qui fut pris de convulsions avant de se faire tout bonnement éventré puis déchiré comme du simple papier sous la mâchoire surpuissante de son ennemi. Samus se demandait si un Titan ne pourrait pas détruire d'un simple claquement un vaisseau tel qu'un chasseur Turien.


"Charmant..." commenta Layla.

"Si on tombe nez à nez avec ce truc, je vous laisse tomber sans hésiter! Je vous invite à faire de même."

"Vous êtes sûre? c’est moi qui ai le vaisseau ici."

"J'attendrai un cycle gastrique pour récupérer la radio, même si l'idée ne m'enchante guère... pas le fait que vous soyez croquée, soyons bien claires."

La quarienne se pencha pour regarder comment le prédateur se comportait. Celui-ci, la tête enfouie dans les entrailles de son festin, ne prêtait guère attention à ce qui se passait autour de lui, bâfrant bruyamment.

"Bon trêve de plaisanterie, profitons du fait que notre ami déjeune pour nous éloigner."

"Et si on l'appelait Rex?"

"Ne lui donnez pas de nom, vous allez vous attacher."

"Oui et je ne saurai pas où le mettre dans le vaisseau, avec vous dans la soute?"

La quarienne sauta sur la branche suivante, marchant sur ce pont naturel bien plus sûr que la progression au sol. Ne regardant pas en bas pour garder l'équilibre, les deux femmes réussirent à passer d'arbre en arbre ce qui facilita quelque peu leur progression. Elles dérangèrent une colonie de primates au faciès aussi amical que celui d'un vorcha un soir d'halloween, cette fameuse tradition humaine ridicule qui s'était plutôt bien exporté au travers la galaxie. Quelques tirs de semonces les dispersèrent.

Comme elles s'approchaient de la zone marécageuse, les arbres se firent plus rares et elles furent obligé de retrouver le sol meuble, descendant sur une toile en latex naturel, légèrement collante. Samus ne cachait pas son dégoûts lorsqu’à chaque pas, elle délogeait des scolopendres et arachnides aux longues pattes qui filaient en passant sur ses bottes. Layla ne pu s'empécher d'en dégommer un d'un tir net mais Samus ne se retourna même pas, bien décidée à quitter cette zone. les marécages étaient certes humides et boueux, mais ils comprenaient moins de bestioles dans ce genre.


"Bienvenue à cameloland."

"Bien, des conseils?"

"Ne vous faites pas avaler."

"J'y tâcherai, idem pour vous, sans guide la visite serait bien moins interessante." en disant ces mots, le regard de layla suivit instinctivement la courbe des hanches de Samus, qui capta la trajectoire de sa vision, ce qui lui rappela la situation dans laquelle elle s’était réveillée. Elle haussa un sourcil tandis que l'humaine regardait innocemment sur sa droite.

Devant elle, les marécages s'étendaient, se perdant dans une brume dense au dessus de laquelle on pouvait néanmoins apercevoir les sommets de la chaîne de montagne, objectif de leur voyage. Cependant, la route serait encore longue et semée d’embûches. Alors qu'elles s’engageaient sur une sorte de sentier boueux, le ciel se fit plus menaçant et bien vite, quelques gouttes de pluie les accompagnèrent... Mettant à rude épreuve leurs boucliers à cause de l'eau corrosive qui chutait du ciel. Samus espérait que l'ondée ne serait que de courte durée, sans quoi, toutes leurs batteries allaient y passer et à terme, leur blindage serait rongé, pouvant provoquer des pannes dans leurs systèmes. Samus invita Layla a se couvrir le visage, lui indiquant que plus loin se trouvait des ruines et que pour le coup, s'abriter des pluies acide n'était pas une mauvaise idée. Elle pressa le pas, entrant de plein pieds dans le territoire infesté de camelopardalis.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Lun 2 Avr - 23:19

Les deux femmes se retrouvèrent à proximité d'un marais après un petit passage à marcher dans la canopée sur des grosses branches. Les arbres devenant plus rare, elles descendirent sur le sol, d'abords meuble, puis de plus en plus vaseux. Sur le chemin, plusieurs insectes, rampant et grouillant, dérangés par les deux femmes émergèrent du sol. Samus ne cacha pas son dégout. C'était vrai que c'était pas beau à voir. Une sorte de scolopendre de couleurs noir et sang se fixa devant l'Humaine, se redressant comme un cobra dévoilant ses grosse mandibules desquelles s'échappaient un liquide verdâtre qui dégagée une odeur fortement chargée de sulfure d'hydrogène, ce que le commun des mortels appelle une odeur "d’œuf pourri".

L'arthropode, d'une cinquantaine de centimètres de longueur fixa Layla et n'était pas du tout effrayé par l'Humaine. Layla pourrait l'écraser, mais avec une odeur pareil sous la semelle, toute la faune locale allait la repérer. Alors elle prit son pistolet arc et tira dessus. L'effet fut radicale et l'Humaine recommença la marche. Samus ne s'était même pas retournée.

Le Marais se dévoila et... il ressemblait à n'importe quel marais vaseux, poisseux et nauséabond comme sur n'importe quelle planète de la galaxie. Bien évidemment, tout n'était pas comme dans le reste de la galaxie sur cette planète et cette vaste piscine d'eau croupie n'y faisait surement pas exception. Samus donna comme conseil "d'éviter de se faire croquer", ce qui en disait long. Dans le même temps, l'Humaine ne put s'empêcher d'avoir le regard dansant sur les hanches de la Quarienne. Au moins une chose d'agréable à regarder ici ! La chasseuse de primes sentit qu'on la regardait pas vraiment où il fallait et Layla détourna le regard comme une banale adolescente surprise entrain "d'admirer certaines parties" chez les garçons... ou les filles.

Le marais était à la sortit de la jungle car au loin, on pouvait voir de montagnes se perdant dans la brume. Alors qu'elle commencèrent à se frayer un passage sur un sentier naturel créer par le passage répétitifs des animaux, le ciel s'assombrit et des gouttes commencèrent à pleuvoir. Une pluie acide cette fois-ci contrairement à celle qui les avaient "accueillis" lors de leurs rentrées dans la jungle :


"Vous feriez bien de vous protéger le visage au risque de ne plaire qu'au Vorchas... Sauf si déjà le cas

-Jalouse d'avoir de la concurrence?

-Si vous le dites...

-Faut trouver un abri et vite ! Si ça dure, on va ressembler à une passoire!

-Il y a des ruines pas loin, on pourra s'abriter là bas"


Termina Samus en accélérant le pas. L'Humaine la suivait à la trace à travers cet étroit passage à peu près sûre au milieu des trous d'eau boueux et fumant une odeur de décomposition. Les marais sont les centres de recyclage d'épuration de la nature, mais ils sont aussi puant et glauque que ceux des civilisations intelligentes.

Sur le chemin, une sorte de silhouette étrange se trouver au sol. En se rapprochant, on pouvait voir qu'il s'agissait d'une créature humanoïde gisant au sol. Mort depuis un moment d'après l'apparence. Samus s'arrêta devant lui. Visiblement, elle l'avait l'air de le reconnaître. L'exploratrice s'approcha, regardant le cadavre face contre terre de ce qui fut un Galarien :


"Un ami à vous?

-Déjà que je le trouvait moche avant... On ferrait mieux de continuer, on peut plus rien pour lui depuis longtemps déjà"


Dit sèchement et froidement la Quarienne. Soit elle avait eut des raisons à détester cet individu, soit elle avait un sérieux problème avec les Galariens en générale. Bref, peut être que Samus lui dira ce qu'il en retourne... mais faut pas trop rêver. La marche reprit à travers le marais. Des bruits étranges se firent entendre. Samus s'arrêta net et demanda à Layla d'en faire de même.

L'Humaine regarda dans les alentours tandis que le sol commença à trembler aux rythmes de pas lourds. Émergeant de la brume du marais, la massive silhouette d'un animal commença à se dessiner. Un Camelopardalis. On aurait dit une sorte de croisement entre une tortue et un dinosaure. Il n'avait pas d'yeux, mais il devait avoir d'autres sens développés. Par chance, la pluie tombant dans les étendues d'eau du marais était assez bruyant et l'odeur nauséabonde des lieux masquait leurs propres odeurs corporelles. L'immense créature se rapprocha à quelques mètres des jeunes femmes, sa gueule garni de dent et dégoulinant de salive se posa à même pas deux mètres de Samus. Une gueule repoussante, mais l'haleine était pire ! Il poussa un hurlement plutôt sinistre et s'apprêta à avancer, mais, subitement, un autre bruit l'attira au loin. Il releva la tête en direction de la source du son et partit par la suite vers cette dernière, disparaissant dans la brume.

Une fois la créature à bonne distance, les deux femmes poussèrent un soupir de soulagement, mais la marche devait continuer, la pluie n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter et les boucliers commençaient à faiblir de façon alarmante. Heureusement, il n'y avait que la pluie acide qui semblait être une menace directe pour le moment. La faune avaient presque disparues. On pouvait apercevoir quelques insectes ça et là ou encore quelques ossements d'animaux volumineux à moitié dans l'eau et partiellement dissout par le liquide corrosif. Layla allait demander si aller faire trempette ne pourrait pas alléger la charge des boucliers, mais elle eut la réponse sans même poser la question.

Traversant la brume, Layla aperçut une silhouette dans la fumée. Un autre animal? Non ! C'était parfaitement rectiligne, ou presque. On aurait dit un pan de mur à l'abandon et... c'était le cas. Elles étaient arriver aux ruines. Samus s'avança, suivit par Layla qui entendit un grondement continue mais assez distant. En se référant à la carte de la précédente expédition téléchargée dans son OmniTech, l'exploratrice remarqua qu'il y avait un fleuve a quelques kilomètres des ruines.

Les ruines formaient un bâtiment unique avec une large entrée. plusieurs arches soutenaient un plafond perçait à de nombreux endroits. Des plantes grimpantes recouvraient les arches en pierres. Pas très sécurisé, mais au moins, elles étaient au sec. Ce qui semblait être un hall menait à un escalier, mais il était inondé. Et c'est la que Samus commença a rager :


"Saleté de planète pourrie ! Terre de Bosh'Tet !

-Ça veut dire que c'était le seul chemin j'imagine ?"


Samus ne répondait pas, lançant encore plusieurs volée de jurons en Quarien, pensant sans doute que Layla ne comprendrait pas. Il faut dire que niveaux insultes, c'était plutôt dure.... L'Humaine s'écarta un peu, se déplaçant vers l'entrée. C'est alors que son OmniTech commença à s'agiter :

"Discovery's Lust à Layla ! Layla réponds !"

Il y avait pas mal d'interférences, mais apparemment les communications étaient possibles :

"Méli ! Je t'entend mal ! Y'a des interférences

-Deux jours que tu donne pas de signe de vie ! On commençait à s'inquiéter nous !

-Tout va bien là haut ?

-On s'inquiète et on s'ennuie ! Les scann sont terminés depuis longtemps ! Doc et comme un fou, il arrête pas de tout analyser ! Et toi ça va en bas?

-Non ! Il pleut de l'acide. Même les petits insectes veulent vous bouffer et je parle même pas des gros. Une simple épine m'a collée des vomissements pendant une heure. J'ai froid, j'ai faim, je suis crevée et le pire, je suis en manque d'affection ! Mais à part ça tout baigne !

-Et la Quarienne?

-La douceur incarnée ! Mais il faut reconnaître qu'elle est douée !"


Acheva Layla avec une pointe d'ironie tandis qu'une série d'interférence se produisit pendant quelques secondes. Quand elle termina, la voix provenant de l'OmniTech changea, une voix douce et avec un léger écho synthétique, propre aux vocalisateur Quarien. Layla aussi changea de voix, enfin de ton de voix, passant de l'allure sympathique bien que formelle et légèrement énervée à de la douceur et de l'affection pure, une voix d'amoureuse en fait :

"Laly?

-Izi... Comment va mon petit ange?

-Morose. T'es pas à mes côtés ! Tu me manque !

-Toi aussi mon cœur... Tu me manque

-Dit à cette Samus que si jamais il t'arrive quoi que ce soit, je lui inflige la même chose au centuple!

-Je sais pas si les menaces marchent avec elle...

-C'est pas des menaces !"

Une nouvelle série d’interférences s'invita avant de se calmer :

"Dit au Doc de scanner l'endroit ou je suis ! On a un passage inondée et c'est la seule voie ! Je veux savoir si il y a un autre passage

-Les capteurs ont du mal à passer, ce "ézo-x" brouille tout. Mais il t'a entendu, il s'y colle ! On va devoir couper la communication, pour booster les capteurs. Reviens vite !

-Promis !... Je t'aime

-Je t'aime... Keelah Se'lai"


La communication se termina sur ces deux dernières phrases murmuraient avec tout l'amour du monde et au-delà. L'amour fou entre ces deux là ! En attendant les résultats des scann, l'Humaine se dirigea vers Samus en train de regarder les murs. Il y avaient des peintures et des bas reliefs :

"J'ai demandai une analyse poussée de l'endroit. On trouvera un moyen de passer sur l'autre berge"

Samus acquiesça tandis que Layla regarda les peintures. Elles étaient dans un sale état, plusieurs effacée par le temps et les éléments. Néanmoins, on pouvait voir encore certaines choses. Apparemment, la civilisation qui habitait ici était composée "d'homme-dauphins" ou de "dauphin bipède". Visiblement très en avance car on pouvait voir des engins ressemblant à des vaisseaux. Les êtres portaient des sortes d'armures. L'Humaine remarque une chose, les armures de ces êtres ressemblaient beaucoup à celle que portait la Quarienne. Peut être une coïncidence, mais le coups des larges épaulettes sphériques et les lumières sur le buste, comme sur les fresques, étaient des ressemblances plus que troublantes.

L'Humaine scanna tout ce qu'elle pouvait. On pouvait voir sa curiosité excitée comme une puce. Les fresques racontées une histoire un peu à la manière des fresques de l'Ancienne Égypte. Cette race avaient colonisée plusieurs mondes par le biais des... relais ! Layla n'était pas surprise de voir un relais cosmodésique dessiné sur le mur, ni même une structure ressemblant à la Citadelle. Elle avait déjà vue d'autres fresques du même genre sur d'autres mondes dans des ruines antérieures aux Prothéens. Elle savait que ces objets n'étaient pas l’œuvre des Prothéens, mais elle ignoraient en revanche qui étaient leurs véritables créateurs...
:

"Hum, j'ai déjà vue ça ! Et ce foutu Conseil qui nie tout en bloc ! J'aurai une quantité de prix et autres distinctions pour avoir fait ce genre de découvertes à plus d'un titre !"

Layla continua de scanner un peu avec son OmniTech quand un petit bip ce fit entendre. L'appareil holographique se mit a émettre une carte de la région très détaillée, l'avantage d'avoir des capteurs militaire améliorés sur un vaisseau :

"Le tunnel sous le cours d'eau est écrouler en trois endroits. Il existe un moyen de traverser au sec, mais c'est à au moins une journée de marche... L'eau de la partie où on est provient des infiltrations, filtrée par le sol. Elle n'est donc pas corrosive. La partie du tunnel accessible donne également accès à un plusieurs pièces immergées dont l'une... possède quelques chose de métallique qui émet un signal marquant la présence d'élément zéro "classique". Quoi que ce soit, ça peut être utile non?"

Elle se tut attendant la réponse de Samus. Elle pouvait s'autoriser une exploration sous-marine, les combinaisons Quariennes ayant une réserve d'air plus ou moins longue. Layla avait aussi une réserves d'air mais sans doutes bien moins inférieure que celle de la chasseuse de primes...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Sam 7 Avr - 20:28

Adossée contre ce qui fut autrefois une splendide colonne couvertes de gravures aujourd'hui quasiment effacées par le temps et l'environnement, Samus nettoyait machinalement son fusil d'assaut. Bien que l'endroit était relativement protégé et sec, une légère brume voilait les lieux. Layla s'était quelque peu éloignée, à ses risques et périls, mais la quarienne restait néanmoins aux aguets au moindre bruit suspect.

Elle reposa son arme a ses cotés et observa les lieux qui, à son grand désespoir, étaient familiers. Les arches se dessinaient sous la lumière blafarde d'un soleil filtré par le brouillard et une très fine couche de nuages. Les pensées de la chasseuse de primes ressassèrent des souvenir d'abord proches. Le cadavre du galarien... le caporal Colan, qui s'était sacrifié pour qu'ils puissent s’échapper. Samus n'avait jamais eu beaucoup de respect pour cette espèce mais ces gars du GSI étaient une bonne équipe. D'abord réticente à l'idée qu'ils les accompagnent, elle fut finalement heureuse de les avoir à leurs cotés lors des situations critiques. Mais aucun n'avait survécu, ils étaient tombés les uns après les autres et bien que ce genre de commando galarien prône le sens du sacrifice pour le bien de la galaxie, paroles pompeuses et pimpantes pour la quarienne, Samus ne pouvait s’empêcher de se sentir responsable de ce désastre. C'est elle qui les avait tous amenés ici et pour quel résultat?

Soupirant profondément, elle essaya de chasser ses mauvaises pensées en se focalisant sur les fresques qui recouvraient la plupart des murs. Ce bâtiment semblait être un temple. Bien qu'il n'en restait plus grand chose, on pouvait encore voir la forme rectangulaire des fondations et en son centre une structure faisant penser à une fontaine. La chasseuse se prit à imaginer qu'a l'époque, ces marais devaient être agréables et bien plus faciles à vivre. Qui se serait installé sur une planète ou la nature est aussi folle et aussi agressive? A moins que cette fameuse civilisation aimait les défis, un peu comme les Krogans qui se complaisent dans le conflit et l'affrontement.

La forme architecturale était elle aussi familière dans l'esprit de la quarienne mais cela remontait a bien plus longtemps dans un système lointain, très lointain... Mais pour l'instant elle était là, sur SR388, perdue au fin fond de la galaxie et il fallait qu'elle en termine avec cette histoire. Comme pour mettre un terme aux divagations de son esprit, Layla réapparu dans l'encadrement de la demie arche qui formait l'entrée du corridor où elle se trouvait. L'humaine pianotait sur son omnitech et s'adressa à elle sans même la regarder.


"J'ai demandé une analyse poussée de l'endroit. On trouvera un moyen de passer sur l'autre berge."

L'autre berge... Samus avait presque oublié ce détail malgré les jurons lancés plus tôt. Elle prit conscience que son esprit préoccupé prenait parfois le pas sur son sens des priorités. Elle regarda de nouveau l'escalier, qui s'enfonçait dans une eau à la fois verte mais translucide, comme pour vérifier qu'elles en étaient bien toujours au même point. La quarienne acquiesça d'un air distrait, n'écoutant qu'a moitié ce que lui disait l'humaine qui, de son coté, s'était déjà penché sur les fresques en les scannant et interprétant la moindre illustration.

Samus réfléchissait, se remémorant le parcours des autres groupes de l'expédition. Elle ouvrit la carte pour vérifier ce qu'elle savait déjà, il n'y avait ni guet, ni moyen de traverser avant presque une vingtaine de kilomètres en aval ou en amont du fleuve, ce qui représentait un sacré détour. Cependant elles n'auraient peut être pas le choix et qui sait, avec un peu de chance, elles tomberaient sur un passage naturel leur permettant de traverser... La zone n'avait pas été cartographiée dans son détail, seulement rapidement avec des prises de vue en orbite et des plans locaux des scientifiques établis précédemment sur la petite lune.


"...ce genre de découvertes à plus d'un titre!"

La quarienne se refocalisa sur son interlocutrice toujours penchée sur ses bouts de caillou, une certaine excitation dans la voix et dans ses mouvements. Celle-ci consultât de nouveau son brassard holographique suite à une alerte et expliqua que tout le tunnel était engloutis mais qu'une source d'ezo "pure" semblait émettre dans celui-ci. Samus leva les yeux au ciel comme pour maudire ses pressentiments qui s'avéraient décidément souvent juste, du moins lorsqu'ils étaient particulièrement mauvais. Mais elle se demanda comme les scanners avaient pu isoler une pointe d'ezo pure dans un caillou de 2000 kilomètres de diamètre saturé de substances radioactives. Soit ils avaient eu beaucoup de chance, soit ils disposaient de matériel hyper sophistiqué et sans doute illégal, soit les données étaient complètement erronées.

... Quoi que ce soit, ça peut être utile non? "

La quarienne posa un regard indescriptible sur Layla laissant tout de même paraître une pointe d'incertitude. Après quelques secondes de silence elle décrocha enfin ses mâchoires.

"Sans doute..." fit elle. Voyant que sa réponse décevait quelque peu les attentes de l'humaine elle rajouta. "De toutes manières, c'est notre seul plan pour trouver un moyen de passer ce fichu fleuve acide sans perdre plusieurs jours de marche..."

Elle se leva en prenant son arme. Elle pianota sur l'une de ses tranches pour le passer en mode "rafale courtes". Sous l'eau, il était inutile d'espérer toucher quelque chose en tirant en continu, d'autant plus que l'arme se trouvait bien moins stable. Elle alluma ses torches frontales.


"Si je ne suis pas revenue dans deux heures, vous faites demi-tour et vous foutez le camps."

Elle se tourna vers l'escalier, ne laissant aucune occasion à Layla de protester.

"J'abandonne personne moi, et si vous êtes pas contente, c'est pareil" lança tout de même la capitaine Archer.
Samus s'arrêta et, sans trop savoir pourquoi, prononça la phrase typique d'Adam.


"C'est un ordre. Pas d'objection p'tite dame?"

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, et sans attendre la réaction de sa compagne d'aventure, elle avança dans l'escalier, le niveau de l'eau augmentant à chaque marche franchie. L'IV de la combinaison de la quarienne réagit immédiatement, resserrant les micro alvéoles pour assurer une étanchéité parfaite et une température convenable. La quarienne sentit ses mouvements se faire plus lents et plus lourds malgré le système de propulsion fixé dans son dos qu'elle avait mis au point il y avait quelques années. Elle atteignit la porte située en bas du passage. De lourds débris ne facilitaient pas la progression mais la quarienne réussis néanmoins à les franchir avec une certaine aisance, les systèmes de son armure aidant.

La lourde porte était un mélange de pierre brute et de métaux robuste. Dans les souvenirs de la quarienne, elle n'avait pas posé soucis mais cette fois, elle semblait refermée pour de bon. Elle activa son omnitech pour tenter de trouver une source d’énergie proche et réussis à localiser les conduits menant vers un boîtier encastré dans la paroi. Ne pouvant y accéder de manière classique, Samus n'hésita pas à sortir l'une de ses grenades et à la fixer sur le mur, la réglant pour une détonation localisée mais puissante. Elle se recula et se mit à l’abri derrière l'une des poutres effondrée et activa l'explosif. Le liquide répercuta l'onde qui bouscula quelque peu la chasseuse et compromit la stabilité des débris qui glissèrent, manquant d'écraser la quarienne.


"Tout va bien" rassura Samus par le communicateur, s'étant réglé sur la fréquence à courte portée de Layla
"C'était quoi ça?" gronda l'humaine d'une voix pleine d'inquiétude.

"Maintenant en tout cas, c'est un trou.". Samus s'approcha de son œuvre pour constater que l'explosion n'avait pas entamé le boîtier en métal.

"Ca va prendre un peu de temps... J'espère que vos fresques racontent une longue histoire.". Tout en prononçant ces paroles, elle activa le fer a souder de son poignet, qu'elle avait réparé à bord du Discovery Lust, et tenta de percer la coque, espérant pouvoir alimenter les systèmes.

"Oui ça va, j'ai de la lecture..." informa Layla.

Après presque une demie heure de travail, Samus réussis enfin à desceller le panneau et accéda à une sorte de circuit imprimé géant. Elle détacha l'une de ses batteries de secours et l'installa dans un coin, la connectant habilement au système, se servant du métal fondu comme conducteur. Elle ne pourrait sans doute la récupérer et espérait vraiment que ce sacrifice permettrait de trouver une solution pour franchir le fleuve. Elle démonta ensuite le détonateur de l'une de ses grenades et le fixa sur la batterie pour lui permettre de déclencher une impulsion électrique et rouvrir la porte au cas où elle se refermerait derrière elle, ne voulant pas se retrouver coincée dans ce tunnel lui rappelant, comme tout sur cette planète, un très mauvais passage de sa vie.

Désactivant plusieurs systèmes de son armure pour économiser l’énergie et baissant son bouclier au minimum, elle termina de brancher la batterie, produisant un cours circuit violent qui repoussa ses mains, une légère décharge se propageant dans ses bras et les engourdissant. Son bouclier chancela et mit quelques secondes à se stabiliser. Le courant parcouru le système électrique et désenclencha le système de sécurité. Les loquets internes sautèrent dans un lourd déclic et les battants s'ouvrirent légèrement, juste assez pour permettre à la quarienne de s'y glisser.

Le tunnel s'offrait désormais à elle. Cavité naturelle, elle possédait néanmoins quelques soutènements artificiels dans les premières dizaines de mètres. La flore sous marine avait déjà repris ses droits et de nombreuses algues et autres végétaux légèrement bioluminescents flottaient en suspension. Samus avançait prudemment, sachant que n'importe quoi pouvait lui tomber dessus. Elle activa son scanner à faible portée pour détecter cette fameuse source d'ezo. Évidemment, le système s'affola et elle dû le régler manuellement. Cependant les parasites provoqués par la radioactivité ambiante n'allait pas lui faciliter les recherches, aussi faisait elle particulièrement attention à chaque paroi pour trouver un mécanisme caché ou un indice trahissant la présence d'une cache ou d'un autre passage.

Les légères lumières bleutées et rougeâtres de la flore conjuguées à la teinte verte de l'eau, aux lampes de l'armure de Samus et aux reflets sur les parois donnaient à ce lieu une atmosphère irréelle, dépaysante, déroutante mais cependant d'une magnificence sans nom. De petits poissons d'un noir de geai s’échappaient des recoins de la roche au passage de Samus, qui, le pas lourd et lent, soulevait une légère boue fine calcaire qui retombait très lentement en suspension dans l'eau.


"Vous devriez voir ça, ça vaut le coup d’œil..." Fit Samus admirative du spectacle qui s'offrait à elle.

"Je n'ai... réserves en air ...rme moi... Vous ...ez une cam...a?" Les crépitements sur la fréquence étaient déjà présents malgré le peu de distance qui les séparaient. La couche de roche et l'Ezo-X étaient autant d'interférences. Quelques mètres de plus suffiraient à rendre les communications impossibles.

"Je vous entends mal capitaine, je coupe la radio, on se retrouve à mon retour." indiqua la quarienne avant d'arrêter complètement son récepteur.
Le passage de largeur irrégulière, s'élargissait et donnait sur un embranchement. Samus essayait de se rappeler mais cela n'était pas évident. Lors de son dernier passage, ils avaient un guide, Torque, cette enflure de pirate de l'espace. Le turien avait mystérieusement disparu pendant l'assaut sur la forteresse. Peut être son cadavre était-il en train de croupir sur cette planète maudite mais Samus l'imaginait très bien vivre dans cette nature hostile qui correspondait si bien à sa psychologie. Elle décida de suivre son instinct, le chemin emprunté la dernière fois n'étant pas des plus important et il ne servait à rien de tergiverser pendant des heures. Elle prit donc le passage de gauche qui s'enfonçait un peu plus profondément dans le sol avant de former un coude.

Le regard de la quarienne fut attiré par un mouvement sur l'un de ses flancs. Les lumières dansantes au travers des algues toujours plus nombreuses n'aidant pas à savoir si elle commençait à devenir paranoïaque. Cependant elle remarqua des trous réguliers dans le plafond. Non naturels, ils ne semblaient cependant pas non plus avoir été fabriqués par une espèce intelligente, les orifices étant de tailles diverses et ne formant pas des cercles parfaits. Reprenant plus fermement son arme, la quarienne repris son chemin encore plus alerte, essayant de ne pas se faire distraire par l'environnement.

Une nuée d'une sorte d'hippocampes à la carapace bleue très sombres surgit tel un seul individu d'un bosquets d'algues au raz du sol. Surprise, Samus n’eut pas le temps de réagir et les créatures s'élancèrent vers elle. Non dangereux en temps normale même si particulièrement protecteur, ils devenaient des ennemis redoutables en grand nombres. Ils firent chanceler la chasseuse qui, malgré ses propulseurs, ne put retrouver l'équilibre. Elle chuta dans les végétaux et appuya par réflexe sur sa gâchette. Trois balles percutèrent les petits animaux, les faisant littéralement exploser. Cela n'eut d'autre effet que d'en appeler de nouveaux. Samus pouvait distinguer leurs minuscules mâchoires lorsqu'ils s'attaquèrent à sa visière. Heureusement, ils n'arrivaient pas à pénétrer son armure mais certains mordaient des zones moins protégées de sa combinaison et plusieurs alertes apparurent sur son affichage tête haute.

La quarienne commença a paniquer, ne sachant comment se sortir de cette situation, d'autant plus que les algues commençaient à l'enserrer et à adhérer à son armure. Le piège était parfait. Elle tira encore quelques salves, en vain, le passage était noir de ces créatures. La quarienne tenta d'atteindre sa ceinture mais un végétal la retint. Elle activa sa lame de coude pour se libérer et attrapa l'une de ses dernières grenades, consciente qu'elle prenait de gros risques.

Comme s'ils avaient compris l'intention de la chasseuse, tous les hippocampes se dispersèrent et se planquèrent dans tous les recoins, libérant le champs de vision de la quarienne. Profitant de ce moment de répit, elle se débâtit avec les lianes retenant son deuxième bras. Puis un mouvement d'eau lui fit tourner son visage pour qu'elle voie la vraie raison de la fuite de ses innombrables ennemis : la queue d'une sorte de serpent d'eau disparu dans l'un des trous du plafond. Redoublant d'effort, elle réussit à se libérer le bras et grâce à ses propulseurs, à se tenir debout, mais ses jambes restaient totalement entravées par plusieurs plantes, l’empêchant de progresser ou fuir.

C'est à cet instant qu'une paire d'yeux surmontant une énorme mâchoires aux dents translucides et disproportionnées autant qu'effilées, sortit lentement de la pénombre, l'observant d'un regard vorace. Samus prit son arme à deux mains tandis que la créature avec une vitesse impressionnante fondit sur elle.

Chellick se releva pour observer le présidium en contrebas. Il eut un soupir qui en disait long sur sa lassitude. L'ambassadeur Volus venait encore de se plaindre, accusant comme a son habitude les humains. Il avait aussi appris la mort de l'un de ses agents en infiltration dans les bas secteurs. Les risques du métier. Mais il aurait aimé être sur le terrain pour l'aider. Shepard n'était pas intervenu cette fois comme elle l'avait fait avec Jena quand il était encore simple détective.

Il regarda le ciel artificiel de l'anneau central de la citadelle. Le flux de véhicules restait fluide et incessant. Ses pensées le menèrent à Samus. Qu'aurait elle dit? Et comment se portait-elle à cet instant? Il se demandait encore s'il avait pris la bonne décision, comme à chaque fois. Tout cela lui pesait. Et plus encore, le fait de prendre de lourdes décision mais de ne plus pouvoir agir en direct.

L'Executeur se tourna de nouveau vers son bureau quand un « bip » retentit, indiquant que le prochain rendez-vous était présent. Il s'installa sur sa chaise qu'il trouvait de plus en plus inconfortable, ouvrit son terminal et signa le document qu'il avait laissé ouvert. Sa décision était prise.

Le sang s'écoulait abondamment entre les crocs de la créature. Samus poussa un long cri et frappa de toutes ses forces l'animal avec sa crosse. Mais celui-ci ne broncha pas. Elle se concentra pour tenter de l'aligner et lui colla une salve en pleine face, sans pour autant le blesser. Cependant le serpent la lâcha et elle retomba lourdement au sol. Fiévreuse, le décors tournant autour d'elle, elle put cependant se remettre debout avec un équilibre précaire. L'animal dessina un huit avec son long corps avant de passer une nouvelle fois à l'assaut. Samus ne bougea pas puis, au dernier moment tendit son bras et l'enfourna dans la gueule du monstre. Sa mâchoire se referma, transperçant de part en part le membre de la quarienne, qui lâcha prise, libérant la grenade qu'elle tenait dans son poing à l’intérieur de l'œsophage de la créature. Puis elle chercha quelque chose à quoi s’agripper dans le fond de sa gorge et le serra très fort. L'animal, qui entraînait avec lui la chasseuse dans les couloirs, ouvrit par réflexe sa bouche, libérant le bras de la quarienne. Samus dans un ultime effort s'extraya complètement du monstre et se laissa retomber dans un boyau, sa chute étant ralentie par les propulseurs.

Ne voulant pas laisser échapper sa proie et furieux, le prédateur refit son apparition et n'hésita pas un seul instant avant de se précipiter sur elle. Son corps éclata comme une baudruche sanguinolente et la tête de la créature passa à coté de la quarienne, claquant encore par réflexe son immonde mâchoire. Allongée sur un rocher, le bras en charpie et le flanc transpercé, la tête de Samus l'élançait et elle se concentra pour ne pas vomir. Au bout de quelques secondes, elle perdit connaissance.

L'IV médicale de pointe intégrée dans l'armure lui injecta cependant quelques doses de stimulants et d'anti-douleur qui lui permirent de retrouver ses esprits. Affaiblie par la perte de sang, le plus grand danger se trouvait être le contact de ses plaies avec l'eau corrompue de SR388 qui s'infiltrait dans son système sanguin tel un poison. Il fallait qu'elle sorte au plus vite de ces tunnels mais elle ne savait plus du tout où elle se trouvait.

Ne voulant perdre aucune seconde de son précieux temps, elle s'engagea au hasard d'un couloir, espérant trouver une sortie. Ses espoirs furent anéantis lorsqu'elle arriva dans une allée droite qui, bien que réaménagée, s'était effondrée. Elle se laissa aller au désespoir, glissant pour se mettre en position assise. Il ne lui restait qu'une petite demie heure d'air et ses batteries commençaient sérieusement à souffrir. Plus question de parler de bouclier et une seule de ses lampes restait encore allumée.

Elle activa son omnitech pour tenter de contacter Layla mais aucune connexion n'était possible. Dans un dernier sursaut d'optimiste, elle scanna la zone à la recherche de ce fameux "ezo pure" mais seul des crépitements et des parasites visuels lui répondirent. Ainsi allait finir Samus, noyée au fond d'un tunnel et bouffée par les poissons. Elle sourit, pensant à l'ironie de la situation. Mourir dans l'endroit qu'elle détestait le plus dans la galaxie, cette planète qui lui avait tout pris. SR388 était définitivement bien plus puissante que la chasseuse de primes.

Puis, le déclic, elle repassa le scanner avant de s'apercevoir que dans le flot de données inutiles s'en trouvait une parfaitement essentiel et vitale. Derrière elle se trouvait une poche d'air, et pas une petite bulle mais bien une grande salle. Elle regarda tout autour d'elle et commença à déplacer les débris malgré la douleurs qui lui donnait des hoquets. Avec la force du désespoirs et un coup de pouce du destin, elle réussit à dégager un petit passage très étroit mais derrière laquelle elle pouvait apercevoir une autre porte lourde identique à celle qui se trouvait dans les ruines précédemment visitées. Après avoir fixé son fusil dans son dos, elle s'engagea sans hésiter dans ce passage de souris. Ce n'était pas le moment d'être claustrophobe. Elle maudit plus d'une fois les formes généreuses de son corps qui ne l'aidaient pas en cet instant et aurait préféré être aussi menue que ses congénères quariennes.

Finalement après de rudes efforts, elle parvint devant l'entrée de la salle. La porte était elle aussi verrouillée mais cette fois, elle semblait munie d'une ouverture manuelle d'urgence, certes d’apparence archaïque, mais cela n'avait guère d'importance. Elle se précipita sur le levier qui lui résista, grippé par des millénaires sans servir. Avec tout sa puissance et son poids et près d'une minute à forcer comme un krogan, le manche descendit dans un bruit de rouille infâme. Samus se sentit aspirée en arrière, l'eau s'engouffrant par l'ouverture de la porte et se déversant dans une immense salle. Samus tomba dans un grand escalier et rebondit à plusieurs reprises avant d'arriver tout en bas dans un grognement mêlant douleur, mécontentement et soulagement.

Allongée sans la moindre force elle constata qu'une légère source de lumière filtrait à l'autre extrémité du plafond. La lumière du jour. Se traînant comme elle put sur un sol carrelé et poussiéreux qui peu à peu se recouvrait d'eau, la quarienne parvint à se placer en dessous de l'orifice.

Elle activa son comlink et parla d'une voix très faible.


"Capitaine... vous me recevez?" Elle n'eut que des parasites en retour, ce qui ne l’empêcha pas de recommencer plusieurs fois.

"Layla... ici Samus... répondez."

La fatigue cumulée aux toxines présentes dans son corps et ses blessures profondes eurent finalement raison de sa conscience. Elle fut happée par l'obscurité et sa visière heurta le sol au creux de son bras ensanglanté.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Dim 8 Avr - 1:19

Samus s'enfonça peu à peu sous la surface. Layla la regarda disparaître dans l'eau à la fois verte et translucide. Elle avait lever un sourcil quand la Quarienne la surnomma "p'tite dame". Étrange de la part de Samus d'avoir une réaction si... familière. Peut être qu'elle faisait de plus en plus confiance à l'Humaine. Le courant commençait à passer entre elles visiblement. Qui sait ce que cela réserverait ?

Samus disparut totalement sous l'eau. L'Humaine essaya de regarder avec attention dans l'ouverture, dans l'espoir de voir une trace de lumière émanant d'un quelconque appareil intégré à la combinaison de Samus. Étrange combinaison d'ailleurs. Layla en avaient vus des centaines de combinaisons Quariennes. Des lourdement blindés réservées aux soldats lourds, des versions "décontractées" pour la vie quotidienne, des versions médicales et même des versions "réservées aux adultes". Comme quoi, vivre dans une combinaison n'empêche pas les Quariens de faire des choses coquines entres eux sans à avoir besoin de se retrouver dans des vaisseaux ou des salles entièrement stériles.

Bref, Layla ne vit pas de lumière, mais Samus fit rapidement savoir qu'elle était toujours en vie. Le sol trembla ainsi que l'eau sous la forme d'ondes assez forte tout en se troublant un peu. En même temps, le bruit sourd d'une détonation sous-marine se faisait entendre. Samus s'adressa à Layla via communicateur radio alors que l'exploratrice allait l'appeler. Besoin de rassurer l'Humaine? Peut être. Quoi qu'il en soit, la Quarienne dit qu'elle n'avait rien et qu'elle avait fait un jolie trou. Surement à grand coups d'explosifs pensa l'Humaine d'après ce qu'elle avait ressentie.

Samus termina en disant que ça allait prendre du temps et qu'elle espérait que Layla ait de quoi s’occuper avec les fresques. Cette dernière répondit qu'elle "avait de la lecture" même si techniquement, il n'y avait rien à lire. Les dessins formaient plusieurs "bandes" partant du haut du plafond et descendant en spirale jusqu'aux bas-reliefs. La salle entière était donc comme une sorte de bande dessinée géante en pierre. Bien que plusieurs dessins soient devenus illisibles à cause des ravages du temps, du climat et de la flore, il y avait pas mal de choses visibles. Visiblement, cette BD géante racontait l'histoire ou tout du moins une partie de ce peuple étrange d' "Homme-Dauphin". Sur le haut des murs, le "début" de la BD donc, il y avait des dessins montrant ce qui semblait être l'histoire ancienne de cette civilisation. Les êtres étaient vêtue d'habits très simple autour de la taille comme un pagne et tenaient des lances et des outils en bois ou en pierre. Il y avait également ce qui ressemblaient à des pyramides comme en Égypte, mais le fait qu'elles soient dans un "rectangle" bleu avec ces créatures en train de "voler" autour laissait penser qu'il s'agissait de constructions sous-marine.

Un peu plus "loin", on voyait ces êtres sur la terre ferme en train de monter ce qui semblaient être aujourd'hui des Camélos comme certaines peuplades Humaines montaient des éléphants. Puis, une section de murs écroulés fit sauter l'histoire jusqu'à une période semblant être leur Moyen Âge avec des châteaux et des êtres en armure, armure ressemblant étrangement, quoique plus primitive à celle de Samus. Quand elle reviendra, Layla lui demandera où la Quarienne s'est procurée la sienne.

L'histoire continua jusqu'à une sorte de "champignon" enflammée. Layla supposa qu'il s'agissait d'un champignon atomique résultant de l'explosion d'une bombe nucléaire. Il y avait aussi des dessins de combats, visiblement une guerre frappa la planète. Puis ce fut le début de l'ère spatial environ à mi-hauteur de la salle. Des premiers satellites ressemblant à des gouttes d'eau aux premiers vols habités avec des capsules ressemblant à des sortes de poissons. Visiblement, cette race était très inspirée par l'océan et les forme de vie aquatique, sans doute parce qu'elle aquatique elle-même. Puis il y eut les premiers "vrais" vaisseaux conçue pour voyager dans l'espace et ne pas se limiter à l'orbite ou aux autres satellites de la géante gazeuse. Cette géante gazeuse abrita rapidement une sorte de structure ressemblant à une station spatiale, comme de nos jours avec les centres d'extractions et de distributions d'hélium-3.

Puis, ce fut la découverte de ruines sur une autre lunes, avec la découverte d'une sorte de substance qui pouvait "faire voler les objets". Surement de l'Ezo. Puis rapidement après, ce fut la découverte du relais cosmodésique aux confins du système, caché dans un astéroïde. Impossible ? Et pourquoi pas ? Après tout le relais de la Terre était bien caché dans une lune de glace non ? Alors pourquoi pas dans un astéroïde ?
Après cette découverte, tous s'accéléra. La race colonisa de nombreux mondes et découvrit la Citadelle. Visiblement les premiers de leurs "cycle" puisqu'il n'y avait aucune autres race dessinées encore à part les Veilleurs qui étaient déjà là.

Oui, Layla connaissait l'existence des cycles. Des civilisations se développent, atteignent leur apogée après une lente progression avant de disparaitre subitement. Et ce schéma s'est répété à plusieurs reprises dans l'histoire avec de nombreuses races. En revanche, elle ignorait à quoi étaient dû ces cycles de destruction et si elle le savait, croyais le qu'elle aurait fait en sorte que tous le monde le sache.

Certaines communautés scientifiques avaient leurs propres hypothèses. Certains parlaient de catastrophes cosmiques cataclysmique, d'autres de guerres galactiques et même d'une intervention d'une race extragalactique surpuissante qui effectuerait une sorte de "moisson" des civilisations présentes à intervalles réguliers. Bref, des dizaines d'hypothèses, certaines plus ou moins logiques, d'autres carrément sans fondements.

Bref, après la découverte de la Citadelle par cette race aquatique, une autre race arriva, des sortes de lézards humanoïdes. Après une courte guerre, les deux races firent visiblement la paix avant de créer une sorte de gouvernement commun un peu comme le Conseil de la Citadelle à ses débuts. Les images de la fresques s'arrêtaient là, le reste étant illisible. Les bas-reliefs montraient quant à eux des scènes de la vie quotidienne de cette race d'Homme-Dauphins. Par exemple, ils vivaient principalement dans l'eau et visiblement, la femelle était le sexe fort de la race un peu comme chez les Galariens de nos jours, mais celles de la race aquatiques étaient plus nombreuses. Ils portaient de magnifiques armures "moderne" ressemblant à celles de Samus à la perfection cette fois-ci. Leur écriture ressemble à des sortes de runes. Si Layla pouvait les déchiffrer, elle en apprendrait d'avantage, mais ce n'était pas le cas.

Soudain Samus l'appela, lui disant que le paysage valait le coup d’œil. L'Humaine rétorqua que ce n'était pas possible à cause de réserves d'air très limitée et demanda à Samus si elle pouvait filmer. Malheureusement, Layla n'entendit pas la réponse. Quelques syllabes entrecoupés de violentes interférences. Elle put comprendre qu'il y avait un problème avec les communications, mais rien de plus précis.

Layla continua sa "lecture". Après les bas-reliefs, ce fut le tour des colonnes d'être observées. Hélas, elle ne purent rien apprendre à Layla, les gravures étaient trop endommagées. La pluie cessa et un soleil timide commença à montrer le bout de son nez, plongeant la zone dans une brume mystérieuse mais heureusement pas très épaisse, un peu comme certains matins d'été. Elle en profita pour regarder dehors, même si c'était dangereux. Le marais était devenu étrangement calme et ressemblait à une sorte de labyrinthe de terre recouverte d'herbe beige au milieu de trou d'eau boueux. Plus loin des arbres. Layla les observaient clairement pour la première fois. Ils n'étaient pas différents de ceux de la Terre à cette distance, taille colossal mis à part. Un mélange d'arbres tropicaux ou "classique" avec même quelques végétaux ressemblant à des sapins ou des pins. Il y avait aussi des cris d'animaux, mais rien de bien terrifiant. Pas de cris puissants d'animaux déchaînés, juste quelques sons lointains venant des bois.

Layla se risqua à faire quelques pas dehors. Elle prit tout son attirail avec elle. Une sorte d'intuition mêlée à la crainte de se faire voler par quelques animaux curieux ou attirés par les choses brillantes. L'arme en main, positionnée de façon à ce que la lumière du soleil ne l'éclaire pas et n'attire quelques créatures avec des reflets aveuglants, elle commença à observait le bâtiment. Une architecture très simple. La structure était un gros bloc rectangulaire. Pas de décorations extérieurs et si les murs de pierres taillés de façons parfaitement régulières étaient peints dans le passé. La couleur est depuis longtemps partit, mettant la pierre couleur sable à nue. L'Humaine ne put s'empêcher de penser aux mastabas égyptiens, les touts premiers tombeau des Pharaons qui avaient une architecture similaire. Avec les pyramides vus précédemment, Layla s'attendait même à voir des sculptures de Pharaons ou de dieux à tête d'animaux. Mais en fait non, rien de tous ça.

Elle fit rapidement le tour de l'édifice et c'est au bout de la quatrième "ronde" que le communicateur de Layla montra de nouveau un signe de vie. D'abords des parasites, puis l'Humaine entendit Samus parler. D'une voix faible qui n'augurait rien de bon :


"Samus ?... Qu'il y a t-il ?... Samus ?... Répondez !... Samus ?... TU VAS RÉPONDRE OUI ?"

Aucune réponse de la part de la Quarienne, même si Layla venait de la tutoyer et de lui crier dessus. Plus par réflexe trahissant son inquiétude que par volonté de la faire réagir. Pour l'Humaine, une chose était sûre, la chasseuse de primes avait de gros problèmes. Mais comment la rejoindre ? Elle ne pouvait pas aller sous l'eau plus de dix minutes avant de manquer d'air. Comme pour rajouter encore plus d'angoisse à la situation, la balise d'urgence de la combinaison de la Quarienne commença à émettre, indiquant un état de santé faible voire pire, mourant.

Layla commença à rager, si elle ne venait pas aider Samus, elle mourait et si elle décidait de l'aider, c'était elle qui aller mourir en essayant ce l'atteindre. Mais c'est alors qu'elle eut l'éclair de génie, après avoir lancée une pierre sur un mur en signe de frustration face à son dilemme. Les communications ne passaient pas tout à l'heure quand Samus était sous l'eau. Le fait qu'elle reçoive le signal de détresse aussi fort indiquait que les ondes s'étaient propagées dans les airs et pas dans l'eau. Elle calibra son OmniTech sur le signal de la combinaison de Samus, chose simple à faire puisqu'elle avait déjà fait ça pour retrouver la Quarienne dans les décombres du Purgatory il y a peu.

Le signal venait du nord, en direction du fleuve, à environ un kilomètre et demi des ruines, donc pas sous le fleuve mais à proximité. Oubliant totalement la menace des animaux, Layla se précipita vers la zone d'émission du signal. Elle courut aussi rapidement qu'elle le pouvait dans un marais. Rapidement, le sol redevenait plus dur et la course fut facilitée. En traversant un gué profond d'une quarantaine de centimètres, l'Humaine faillit de faire happé par une sorte de serpent de mer qui bondit hors de l'eau au niveau des hanches. Surement un coup de chance, elle allait ne pas en avoir un autre. Elle parvint à destination une dizaine de minutes suivant l'appel de Samus, après avoir pataugeait, courut et faillit se faire croquer par une bestiole aquatique de la taille d'un caïman.

C'était une sorte de terre plein. Pas de végétaux plus grand que de l'herbe hautes hormis un arbuste mort et un arbre avec des racines aériennes de type mangrove. Quelques pierres... et pas de Samus. Pourtant d'après le signal, elle était pile dessus ! Elle commença à courir un peut partout, espérant voir Samus émergeait de l'herbe beige, assez haute pour cacher une personne couchée. Mais non. En revanche, elle faillit se tordre la cheville après avoir marcher dans un trou. Un trou très profond. Layla décida d'observer ce qu'il y avait dedans. Peut être que Samus était dans une salle ou une cavité souterraine et pas à la surface. La tête de l'Humaine était trop grosse pour voir dans le trou. Si Izi était là, elle aurait put envoyer Kino, son drone à l'intérieur, mais ce n'était pas le cas.

Layla recula, pointa son arme et tira en direction de la cavité. Après quelques tirs le trou fut suffisamment grand pour voir au travers. Après s'être assurée que le sol autour du trou était stable, elle passa la tête dedans et éclaira la cavité avec la torche de son OmniTech. Des parois lisses, c'était une salle souterraine ou alors une cavité naturelle aménagée.

Layla éclaira le sol. Il y avait de l'eau, mais la majorité de la pièce était au sec. C'est là qu'elle fit Samus au bord de l'eau, le bras dans une tâche de sang. Layla hurla son nom mais aucune réponse si ce n'est l'écho de sa propre voix. Le plafond était trop haut pour sauter et puis même si il était à la bonne hauteur, comment Layla allait-elle ressortir ?

L'Humaine commença à fouiner, cherchant un moyen de descendre. Une corde ? non trop court et puis elle se voyait mal remontait Samus en la tirant à bout de bras. Elle marcha jusqu'à trébucher sur une pierre et tomba lourdement au sol. Sol qui fit un bruit métallique. Layla se releva et tapa du pieds pour voir si ce n'était pas son imagination qui lui jouait des tours. Le même son métallique se fit entendre. Elle gratta le sol et aperçue une profonde rainure. Elle commença à chercher aux alentours. Elle aperçue alors l'arbre avec les racines aériennes et tourna autour dans l'espoir de trouver quelques choses, et elle fut servit. Dans le flot de racines, elle remarqua que la plante reposait partiellement sur une sorte de structure en pierre taillée. Avec un peut d'acrobatie et quelques tirs d'armes pour déloger les plus grosses racines, l'Humaine trouva une ouverture avec une sorte de rampe en colimaçon. Sans hésiter, elle descendit et se retrouva dans la même salle que Samus. Cette salle était gigantesque ! Le Discovery's Lust pouvait tenir dedans sans problème et il y aurait encore un peut de place pour une dizaines de navettes !

En s'avançant, la lumière commença à apparaître, comme si un système automatique avait détectée une présence vivante. Les lumières brillaient faiblement, mais au moins ça voulait dire qu'il y avait une source d'énergie qui les alimentaient et après tout ce temps, c'était tous bonnement extraordinaires. Layla accourue vers la Quarienne. A son grand soulagement, elle était vivante. Inconsciente et gravement blessée, mais vivante.

La première chose qu'elle fit, c'est de tirer Samus le plus loin possible de l'eau. Par sécurité envers le genre de bestiole qui s'en ait pris à son bras mais aussi par ce que l'eau était un réservoir à bactérie et pour une Quarienne à la combinaison percée, ce n'était pas bon du tout. Une fois bien éloignée de l'eau, elle prit une bonne dose de médigel et du désinfectant à la pelle qu'elle appliqua sur les blessures. Enfin elle injecta à Samus une sacrée dose d'antibiotique Quarien. Pourquoi avait elle tous cela sur elle ? C'est vrai, ce genre de médicament n'est pas prévue pour les Humains, alors pourquoi elle en avait ? non ce n'était pas l'intuition, mais une mention sur le profil psychologique de Samus qui la poussa à s'équiper de la sorte "prises de risques inconsidérées et mise en danger de sa propre personne". Avec ce genre d'informations, il faut vous préparez en conséquence.

Elle nettoya les blessures de la Quarienne, elle n'était pas médecin, mais elle s'y connaissait en premier secours. Elle constata que les plaies de Samus ne saignaient plus et commencèrent même à se refermer. Un Quarien guérir aussi rapidement ? C'était tous bonnement inconcevable. Même la peau de Samus était "différente". En temps normal, la couleur de peau des Quariens est très pâle, presque blanche. Celle de Samus était pâle certes, mais plus violacée. Bref rien à voir avec la Quarienne "lambda".

Tout en lui recouvrant les trous de la combinaisons avec du bandage aseptique, Layla se demandait à quoi pouvait bien servir cet endroit. Une fois les blessures "traitées", elle souleva lentement la tête de Samus pour poser une large pierre lisse en guise d'appui-tête. Après avoir constatée dans un mélange de soulagement et d'étonnement que les signes vitaux de la chasseuse de primes revenaient à la normale, Layla s'éloigna un peu, explorant la pièce tout en gardant Samus en vue.

Elle parvient à une sorte de console sur le mur. Elle tenta d'appuyer sur les commande un peu au hasard et le plafond fit alors un bruit de machinerie rouillée. Après plusieurs secondes ou la machinerie "forçait", le plafond "s'ouvrit". C'était en réalité une sorte de sas circulaire qui s'ouvrait comme un iris d'appareil photo. La lumière inonda la pièce révélant sa nature, une sorte de hangar souterrain. Il y avait plusieurs véhicules endommagées ressemblant à des navettes. Même un vaisseau plus gros, mais il était partielle détruit.

Samus commença à émerger et Layla se dirigea rapidement vers elle. Elle s'asseya à ses côtés, attendant son réveil, la tête pleine de questions qu'elle posera sans doute plus tard quand la chasseuse de primes irait mieux. Pour l'instant, elle se contentait de la fixée. Elle avait même prit sa main dans la sienne, plutôt comme un signe de soutien que d'affection, même si au fond, elle commençait à bien aimer la Quarienne, allez savoir pourquoi. Samus bougea un peu avant de se réveiller. Ses yeux croisant le visage souriant de Layla, heureuse de la revoir parmi les vivants :


"Je t'ai dis que j’abandonnais personne... ordre ou pas !"

Dit elle en parlant doucement, histoire que sa voix ne vienne pas marteler davantage le crâne de la Quarienne qui devait déjà sacrément faire mal. Elle la tutoyait sans vraiment le vouloir, mais sur le moment, c'était le cadet de ses soucis...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Lun 9 Avr - 2:04

SR 388.... Une putain de planète. Kit faisait le tour de son verre vide du bout de son doigt comme pour dessiner la forme de cette lune maudite. Il attrapa sa bouteille avec maladresse, renversant un deuxième gobelet sans contenu et versa la liqueur de thessia sans modération.

Ouai SR 388, le beau merdier. Il n'avait jamais réussit vraiment à s'en remettre et ses nuits étaient agitées. Il revoyait le visage de Kadararan et celui de la quarienne. Il n'avait jamais réussis à vraiment l'apprécier mais son visage, son regard le hantait... Il n'avait auparavant vu une telle détresse, une telle douleur, un tel désespoir dans le regard d'une personne. Kit lui avait annoncé la disparition de la "p'tite tête bleue" a la chasseuse de primes. En réalité, il admirait la quarienne qui avait réussis à se maitriser, une force de caractère rare. Mais il se demandait si introvertir autant ses sentiments n'était pas au final particulièrement dangereux.

Il vida son verre bien plus rapidement qu'il l'avait imaginé. Sa vision devenait floue. pas encore assez à son goût et le fond de la bouteille se deversa dans son récipient.

Ouai, plus que la planète en elle même, ce sont les conséquences de cette mission qui avaient profondément marqué le drell. Comme pour se rappeler à lui, Francky sortit la tête du casque dans lequel il roupillait jusqu'alors. L'animal sautilla avec toute la grâce d'une autruche boudinée. L'espèce de Hamster-poussin était une créature originaire de SR 388. D'une vingtaine de centimètre de haut, il avait un pelage blanc et se tenait sur deux pattes de canard. Ses grands yeux noirs en amande surplombaient un petit museau en forme de bec dans lequel une rangée de dent acérés témoignaient de sa tendance carnivore. Kit avait toujours trouvé cette bête horrible et malsaine contrairement à Kadararan qui l'avait adopté avec des qualificatifs comme "mignon", "adorable", "chou" ou d'autres termes encore plus niais et tranchant radicalement avec l'habituelle hargne de la chasseresse. D'autant plus qu'elle 'lavait affublé d'un nom totalement ridicule.

L'animal faisait preuve d'une intelligence redoutable et Kit savait très bien qu'il comprenait le moindre mot prononcé, voire qu'il savait interpréter et comprendre des sens cachés. Il l'avait recueilli, ou plutôt il s'était fait adopté par l'animal à la fin de la mission. En temps normal Kit ne se serait jamais encombré d'une telle chose mais les circonstances ont fait que... il ne pouvait se résoudre à l'abandonner. C'était un peu tout ce qu'il lui restait de sa "disciple".

Francky le regarda d'un air curieux, bougeant ses minuscules oreilles de gauche à droite pour souligner son interrogation.


"Quoi?" lui demanda la Drell d'une voix caverneuse et rauque avant de finir son énième verre.

Le regard de Francky devint plus réprobateur, voire accusateur.


"Je fais ce que je veux! file de là et laisse moi tranquille!" Fit le drell d'un air las en battant légèrement l'air avec sa main pour bien signifier qu'il voulait que l'animal débarrasse le plancher. Celui-ci n'apprécia guère ce genre de traitement et mordit le doigt de Kit qui se débâtit. Mais l'alcool faisant, il fut déséquilibré et quand le hamster bondit sur son crâne, s'en fut trop pour se maintenir sur son tabouret. il chuta lamentablement au sol. Francky s'en alla en sautillant, cherchant un nouvel endroit où dormir -encore un point commun avec Kadararan, manger et dormir semblaient ses seuls préoccupations-. Kit ne bougea pas, il regardait le plafond. Il se demanda où était la quarienne maintenant. Puis il s'endormit, assommée par la quantité d'alcool qui coulait dans ses veines.

Samus ouvrit les yeux. Elle resitua assez rapidement les lieux. Sa vision tournait encore légérement et ses tempes l'élançaient au rythme des bâtement de son coeur. La nausée elle n'ont plus n'avait pas disparue et ses membres étaient lourds, très lourds, trop lourds pour pouvoir bouger. Layla, qui semblait affairée sur une sorte d'interface sphèrique en métal se désinteressa de l'artefact lorsqu'elle vit que la quarienne semblait revenir parmis les vivants.


"Je t'ai dis que j’abandonnais personne... ordre ou pas !" lâcha t'elle avec un sourire, soulagée de voir la chasseuse reprendre conscience. Samus referma les yeux, faible et se concetra, luttant contre sa migraine lancinante pour formuler une réponse.

"Vous êtes une mauvaise subordonnée capitaine." Fit elle d'une voix qui voulait laisser transparaitre de l'humour mais qui trahissais surtout la faiblesse actuelle de la quarienne. Celle-ci était cependant trop fière pour lui dire simplement merci mais elle était heureuse de la voir et de s'en être sortit.

Elle regarda autour d'elle, la salle était vraiment immense. L'eau sécoulait encore par le passage par lequel elle était arrivée mais son débit était moindre. Le liquide s'écoulait dans de fins canneaux et rainures au sol pour se deverser dans des crevasses donnant sans doute à des niveaux inférieurs, ce qui avait empécher la pièce d'être noyée, et Samus avec.

Formant une sorte de dôme au sommet duquel une duquel une grande porte était ouverte, sans doute pour laisser passer des véhicules et chargement à l'époque, la lumière du jour se deversait à l'interieur, filtrant légérmeent à travers la poussière et donnant au lieu une aura grandiose et ancien, ce qu'il était de toutes manières. De longues statues filiformes représentant des hommes dauphins servaient de pilliers et de voute. Il y avait là différents style, l'un d'entre eux devait être un soldat ou un garde, l'autre un prêtre ou un médecin et au bout de la pièce, l'une des statue se tenait majestueusement sur un trône en pierre imense, dominant tout de son regard fier et sévére. Sans doute un noble ou le roi de ce peuple.

Entre chaque statue, des emplacements étaient repmlis de machineries anciennes ou de materiel vetuste. On pouvait voir des sortes de vaisseaux et des containers sphèriques. Le tout était recouvert d'une épaisse couche de poussière, parfois certaines zones étaient complétement éboulées.


"Jolie découverte." fit Layla d'un air fier. Elle était vraiment dans son élément et Samus comprenait son excitation même si cela n'avait que peu d'importance et ne la dévierai pas de son objectif. Elle tenta de se remettre dans une position plus confortable.

"La source d'ézo provient de cette pièce?" prononça t'elle péniblement en grognant légérement à cause de l'effort.

"Il semblerait." Layla pointa les containers. "Ces trucs sont bourrés d'élément zéro, sans doute le carburant déjà utilisé à l'époque."

"Et il y a quelque chose d'utilisable ou je me suis faite bouffée pour rien?"

"Pour rien? Cette découverte est incroyable!"

La quarienne la toisa d'un regard plein de sens.

"... mais en effet pas très utile dans la situation actuelle." Elle regarda autour d'elle.

"Je n'ai pas vraiment visité, j'étais occupée à jouer la baby siter."

"Hé..." protesta mollement la quarienne.

"C'était toujours mieux que de dire que je jouais au docteur!" pouffa t'elle. Samus se prit à sourire, la légéreté de Layla étant communicative.

"Et qu'en est-il de mon état?"

Layla reprit quelque peu son sérieux, et ses yeux trahirent une certaine curiosité.

"Vous êtes... robuste. Vous devriez être sur pieds rapidement vous avez eu de la chance, plus de peur que de mal. Votre équipement ne semble pas avoir trop soufert. Après je ne suis pas mécano ou infirmière hein mais vous m'avez plutôt l'air en bonne santé pour quelqu'un qui a affronté des bestioles mutantes et vénimeuses à 20 000 lieues sous les flots."

"J'imagine..." se contenta de conclure Samus vaguement. Puis elle changea de sujet, pointant du bout de son menton l'une des alcôves en face d'elle.

"Ce truc là bas, il m'a l'air relativement en bon état. Laissez-moi me reposer un peu et j'y jetterai un coup d'oeil. En attendant, essayez de trouver des choses interessantes dans le coin mais vous éloignez pas trop, c'est à mon tour de vous sauver votre joli minoi."

Samus sentit ses paupières se refermer tandis que son corps se détendit. La fièvre était encore forte et son corps luttait contre toutes les toxines qui circulaient dans son système sanguin. Cela prendrait encore quelques temps avant que tout soit éliminés. Ses tissus déchirés commençaient à cicatriser légérement mais elle garderait de nouvelles cicatrices. Il faudrait qu'elle vérifie aussi sa combinaison mais pour l'instant, elle sombra dans ses songes pour économisée ses forces et bénéficier d'un sommeil réparateur.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Lun 9 Avr - 17:47

La Quarienne parla d'une voix faiblarde, disant d'abord que Layla était une mauvaise subordonnée suite à sa "désobéissance", ce a quoi l'Humaine répondit avec ironie :

"C'est pour ça que je suis commandant"

Peu après, la Quarienne demanda à Layla d'essayer de trouver des choses intéressantes le temps qu'elle se remette. Elle lui avait dit aussi de ne pas trop s'éloigner parce qu'elle devait sauver le "jolie minois" de l'Humaine à son tour. L'exploratrice sourit face à ce compliment aussi spontanée de la part de Samus :

"Reposez-vous Samus... Ordre du Capitaine"

La Quarienne lâcha un "hum" d'amusement suite à la réplique de l'exploratrice avant de rejoindre à nouveau les bras de Morphée comme le dise les Humains. Layla se releva, configurant son OmniTech pour avoir toujours sur son HUD holographique l'état des signes vitaux de la chasseuse de primes. Sa façon de "garder un œil" sur elle en quelque sorte.

L'Humaine partit observer les statues de ces êtres ayant battit tous cela. A la fois esthétique et pratique, les statues formaient les piliers qui soutenaient le plafond de la salle, rejoignant leurs bras pour former des voûtes. Il y en avaient de différents style. Certains ressemblaient à des soldats avec des armures ressemblant encore une fois à celle de Samus. D'autres semblaient être des scientifiques, des médecins ou encore des religieux. Au fond de la salle se trouvait une statue massive richement ornée représentant un de ces êtres assis sur un trône massif. Sans doute le roi de l'époque. Ainsi ces êtres vivaient au sein d'une sorte de monarchie ?

Le petit tour de Layla la mena vers les machines. Même si elle n'était pas une mécanicienne comme elle l'avait dit précédemment à Samus, elle s'y connaissait plus qu'elle ne voulait l'affirmer. Le fait de vivre avec une ingénieure Quarienne y est pour beaucoup. La plupart des appareils étaient des sortes de "ravitailleurs", réapprovisionnant les navettes, véhicules ou vaisseaux en carburant, munitions ou autres. Layla trouva même ce qui semblait être une munition. Une ogive de la taille d'un doigt gris métallisé, presque chromé et parfaitement lisse. On aurait dit une balle pour railgun anti infanterie. S'ils avaient des armes plus évoluées, elles étaient réservées pour d'autres véhicules.

Les réservoirs d'ézo étaient sphérique et toujours en parfait état après tout ce temps à part une sacrée couche de poussière, preuve de leur solidité. Ces êtres savaient que l'ézo pouvait être dangereux... comme toutes les sources d'énergie en fait quand on y réfléchit. Débarrassant une lourde couche de poussière, Layla trouva une sorte de panneau de contrôle sur l'une des sphère avec une partie transparente montrant son contenue bleu irradiant. C'était presque relaxant d'observer cette lueur irisée.

Puis l'Humaine s'intéressa aux navettes elles-même. Elles ressemblaient à des raies avec une partie avant ovale et légèrement incurvée prolongeant par une "queue". La vitre cockpit était sphérique parfaitement intégrées dans la carlingue. On pouvait voir des sièges assez fin et des commandes en très faible nombres. Peut être que le reste était holographique.

Elle s'intéressa ensuite au "gros" vaisseau, partiellement endommagé par la chute d'un gros bloc de pierre dessus. Contrairement à la navette, le panneau d'accès de la navette était ouvert. Layla entra donc dans l'épave. une sorte de transport ou de cargo avec sa très large soute. D'ailleurs la soute avaient quelques caisses remplis de plusieurs objets en tous genre. Des pièces mécaniques, mais aussi des objets un peu plus "banales" comme des poteries ou autres. Layla se dirigea vers l'avant de l'appareil mais le cockpit étaient inaccessible à cause de la pierre qui avait pliée la coursive jusqu'à la rendre impraticable. En revanche l'accès à la salle des machines était praticable et la machinerie visiblement en bon état. Peut être que Samus aurait la curiosité de jeter un coup d’œil.

Elle revint dans la soute avant de sortir. Toujours les signes vitaux de Samus sur l'HUD, s'assurant qu'elle allait toujours bien. Elle se dirigea par la suite vers ce qui semblait être la salle de contrôle de la salle. Les consoles holographique fonctionnaient toujours mais non seulement ils étaient dans une langue que Layla ne connaissait pas, mais en plus, elle avait beau 'toucher" des touches au hasard, il n'y avait aucune réaction, même pas un message d'erreur ou quelque chose y ressemblant. Comme si le système ne "reconnaissait" pas la main de l'Humaine et restait donc verrouillé. Peut être un système de sécurité ou alors que le système de reconnaissance était trop vieux ou endommagé.

Pour finir, elle se dirigea vers les alcôves sur le mur du fond. La plupart étaient vides, d'autres écroulées, mais quelques-unes étaient encore entière avec des choses dedans ressemblant à des véhicule antigravifique comme les hovercars ou les hoverbikes. Si l'un d'entre eux pouvait marcher, cela pourrait servir, même si d'après leurs états, en trouver un qui fonctionne encore serait difficiles.

Un sursaut des ondes cérébrales de la Quarienne fit revenir Layla aux côtés de Samus. Elle trouva encore quelques rations énergétiques dextro-aminés dans ses poches et les passa à la Quarienne avec une gourde. Elle était presque au petit soin avec elle. En même temps c'était normale qu'elle ait un peu de réconfort après avoir faillit mourir encore une fois. L'Humaine aida la Quarienne à s'asseoir contre un mur avant de se poser à côté d'elle :


"J'ai trouvée des moteurs dans le gros transport à moitié écrasé là bas ! Ça a l'air encore en état de marche et les sphères sont encore pleine d'ézo. Il y aussi des... sortes d'hoverbike dans les alcôves, mais elles tirent la gueule."

L'Humaine marqua une longue pause. Comme si elle hésitait à parler. Finalement elle se lança :

"Vous êtes assez en forme pour parler ? J'ai des questions en tête et je ne vous lâcherez pas temps que les réponses me satisferont pas ! Vous pourrez vous vengez à votre tour si vous voulez après !"

Lança t-elle de façon à la fois sérieuse et agréable. Avant même que la Quarienne n'ouvrit la bouche, Layla en plaça une dernière :

"On peut oublier le "vous" ? Je trouve ça trop pompeux et pas vraiment appropriée dans notre situation... Et puis on se connait assez pour le faire non ?"

Termina t-elle en rigolant. Elle ne voulait pas que Samus le prenne comme un manque de respect. Mais plutôt comme une marque de confiance plus visible, ce qui sur cette planète, ne serait pas du luxe. Il en allait de même pour les questions. Dans la tête de l'Humaine, en se connaissant mieux, on pouvait plus facilement se faire confiance et aider plus facilement l'autre en cas de problèmes.

Et puis, il y avait autre chose. Layla voulait vraiment connaître Samus. Peut être la recroiser une fois sortie de cet enfer. Faire d'autres missions dans le futur. Pas aussi suicidaire que celle-ci bien sûr. Ou alors juste pour garder le contact, même si Samus n'était pas dans le genre à se faire ou à garder des amis. Qui tente rien n'a rien comme on dit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Dim 15 Avr - 0:52

"Comme tu veux..."

La phrase avait été prononcé d'un ton las et résigné. La quarienne avait encore une sacrée gueule de bois et bien qu'elle commençait à apprécier la compagnie de Layla, parler d'elle n'était jamais une partie de plaisir. Aussi, elle comprenait que son cas puisse intriguer les gens qu'elle côtoyait d'où le fait qu'elle ne restait jamais bien longtemps avec les mêmes personnes. Et plus que tout, Samus évitait le contact avec les gens de son espèce.

Les circonstances et le vécu du capitaine Archer ainsi que sa capacité d'observation conjuguée à sa curiosité naturelle, avaient fortement contribué à ce qu'elles en arrivent là aussi rapidement. Samus se trouvait dans une impasse. Soit elle affrontait directement l'humaine, soit elle lui répondrait pour tenter de l'amadouer et s'en sortir sans trop en dire... Mais la quarienne soupçonnait Layla d'en savoir déjà pas mal sur elle, n'avait elle pas consulté les données médicales lorsqu'elle l'avait extraite de son module de stase? Samus se demandait aussi si Chellick avait choisit l'humaine pour son passé et ses relations avec la Flottille.

Bien qu'ils se connaissaient depuis très longtemps et que Samus confierait sans hésiter sa vie à son ami, elle n'avait jamais jugé utile de lui dévoiler tous ses secrets. Le Turien avait toujours fait preuve de patience et de retenue, acceptant cette part d'ombre chez la quarienne. Mais la chasseuse savait qu'il aurait aimé en savoir plus. Chellick avait le respect nécessaire pour ne pas prendre cela comme un manque de confiance.

Mais avec Layla, cela ne serait pas du même acabit et Samus savait que se dérober n'allait pas améliorer les choses, bien au contraire. Elle s’étonnait même que cela ne soit pas survenu plus tôt.
"Mais elle t'as sauvé deux fois la vie" fit une petite voix au fond de son esprit. "Tu devrais apprendre à partager ton fardeau, tu peux lui faire confiance"... continua sa conscience qui mélait tantôt sa propre voix et celle de Kadararan.

La quarienne se rehaussa pour mieux s'installer, elle saisit son arme et la trafiqua machinalement, trahissant son malaise, mais cela lui permettait de detourner le regard. Ce manque de franchise l'étonna elle même, elle qui d'habitude était si directe semblait avoir peur. Après toutes ces années, elle n'arrivait toujours pas à accepter son destin et malgré ce que son passé lui avait prouvé, elle avait toujours du mal à faire ouvertement confiance à quelqu'un. Le visage bouleversé d'Azurya refit surface. Son attitude avait réellement blessé la jeune Asari mais elle sembla seulement en prendre pleinement conscience.

Elle releva le visage vers celui de Layla et avec un regard perçant, plongea dans celui de l'humaine.


"Je t'écoute, qu'est ce que tu veux savoir?" la question était plus rhétorique que réellement interrogative, la seule donnée inconnue étant par quel bout Layla allait tenter de démêler la pelote de laine.

L'humaine esquissa un léger sourire de satisfaction, elle savait qu'elle avait gagné des points mais qu'il ne fallait pas pour autant brusquer cet équilibre fragile. La quarienne pouvait à tout moment refermer sa carapace et il serait d'autant plus difficile d'obtenir des réponses par la suite.


"Et bien d'abord... Ton armure, elle vient d'ici pas vrai?"

La question paru surprendre la chasseuse. Même si beaucoup notaient l'aspect étrange de son armure, ils n'allaient pas jusqu’à en demander la provenance. Certains devaient penser que comme tout bon quarien, Samus avait volé un prototype expérimental. Une fois un mercenaire l'avait accusé de travailler pour les geths, pensant à priori que la chasseuse était une sorte d'hybride organique et synthétique, un cyborg. Ce mercenaire n'avait pas survécu bien longtemps, a croire que son instinct de survie était aussi développé que son intelligence. Samus fronça les sourcils.

"Tu as vu ça sur les fresques n'est ce pas?"

La jeune femme acquiesça d'un geste du menton.

"Pas exactement... Il vient d'un autre système lointain, mais je n'ai plus les coordonnées exactes depuis que Poutchy et mon vaisseau... Enfin bref, c'était lors d'une mission avec un groupe d'archéologues Asari indépendant de Thessia. On a trouvé d'anciennes ruines souterraines enfouies sur une planète aride autrefois couverte d'eau. C'est là que j'ai découvert cette armure."

Elle regarda autour d'elle.

"Et l'architecture y était en tout point semblable a ces lieux. Donc je suppose qu'il s'agissait bien du même peuple."

Layla inclina la tête, montrant qu'elle était d'accord avant de poser une seconde question.

"Comment tu es venue ici la première fois?"

"Le rapport n'en faisait pas mention? Non en effet je n'avais pas tout précisé et tu as dû avoir une version "censurée" de la chose. C’est une assez longue histoire. Sache juste que j'ai découvert cet Ezo-x en poursuivant une créature... qui n'est autre que moi même."

L'humaine plissa les yeux n'ayant apparemment pas vraiment saisit ce que lui avait avoué Samus.

"Un clone. Altéré par "l'Ezo-X". Un monstre surpuissant que ses créateurs ont appelé "Quar-X". L'objet de notre mission: sa destruction."

Layla fixa Samus avec un regard mêlant incompréhension et interrogation.

"Le Conseil sait que l'ézo-X peut faire ça et il nous demande de récupérer des échantillons? Ils sont aussi inconscient que ça ?"

La quarienne fut soulagée qu'elle ne rebondisse pas sur l'histoire de son clone mais n'en laissa rien paraître.

"Tu sais... Le conseil a peut être de très jolis idéaux utopiques mais dans la réalité ils trament eux aussi des choses plus ou moins convenables, comme tout bon politiciens qui se respectent. S'il y a bien une chose commune à toutes les espèces de cette fichue galaxie c’est bien ça. Cette substance a un potentiel énorme à qui saura la contrôler et la comprendre. Armement, voyages voire même médecine vu qu'elle semble réparer les tissus endommagés grâce a ses propriétés mutagènes. Mais surtout je pense qu'ils ne sont pas les seuls dans la course, je soupçonne Cerberus ou certains groupes des Systèmes Terminus de chercher a se l'approprier. Et je pense que le conseil ne peut se permettre de perdre un avantage sur le reste de la galaxie. Ils pensent surement bien faire. Mais il n'y a qu'une solution viable, détruire cette substance."

"Ca je suis d'accord, c'est bien trop dangereux." Confirma la jeune femme.

Elle sembla hésiter à parler de nouveau alors qu'elle fixait le bras blessé de Samus qui étrangement était déjà partiellement cicatrisé.


"Je suis heureuse de voir que tu vas mieux. Je n'ai jamais vu quelqu'un guérir aussi vite. Mais ça soupçonne un système de régénération et un système immunitaire que les Quariens sont très loin d'avoir..."

Elle se bloqua comme si quelque chose l'empêchait de parler. Peut être le fait de prendre conscience qu'elle allait trop loin ou de ne pas avoir envie que Samus se mette à la haïr pour avoir évoqué un sujet trop sensible. Samus regarda son bras puis sa hanche avant de relever sa visière face au visage de Layla.

"Je suis robuste voilà tout. Et puis ce n'était que des égratignures superficielles..." Eluda t'elle sur un ton peu convainquant.

Son interlocutrice reprit son souffle, apparemment insatisfaite de la réponse apportée, elle attaqua sous un autre angle.

"C'est pour ça que tu ne voulais pas qu'on fasse des examens médicaux sur toi?"

La réponse à cette question lui conviendrait, ne voulant pas creuser un fossé avec la quarienne.

"Peut être. Nous sommes très pudiques sur ce sujet nous les quariens, tu dois le savoir."

"Si un bras traversé de part en part est une blessure superficielle alors on est est une planète inoffensive !" ironisa l'humaine. Elle ajouta après avoir soupiré. "Et les tiens me font apparemment suffisamment confiance pour m'en montrer plus qu'aux autres et meme leurs bases de données médicales..." Elle souffla un peu avant de poursuivre. "Mais je comprend si tu ne veux pas en parler..."

Samus s'assombrit et prit une voix bien plus sérieuse et grave.

"Non tu ne comprends pas et tu ne peux pas comprendre."

Layla regarda un temps la quarienne, puis elle se mit à sourire, préférant ne pas continuer sur ce terrain.

"Comme promis, tu peux te venger maintenant."

La quarienne lâcha un "humpf" sonore puis se releva.

"Je ne suis pas aussi curieuse que toi. Cherchons un moyen de franchir ce fleuve."

L'humaine parue quelque peu déçue par la réaction de Samus mais elle ne chercha pas à prolonger la discussion. La quarienne irascible avait refait surface, peut être une preuve qu'elle était de nouveau en pleine santé. Elle se mouvait désormais sans aucun problème et elle descendit au centre de la salle pour remonter vers l'alcôve qu'elle avait désigné avant sa perte de conscience.

"Menteuse" plaisanta Layla avant de se relever à son tour et de suivre la Quarienne

Une sorte d’aéroglisseur complètement lisse et vetuste reposait parmis les débris. De taille relativement petite, il pouvait embarquer tout au plus quatre passagers. Samus se pencha directement dessus pour en regarder l'état. Bien que la technologie lui était totalement inconnue, elle devina la fonction de plusieurs pièces ce qui lui permis d'avoir une compréhension basique de l'ensemble en quelques minutes. Elle commença a retirer les morceaux de pierre qui reposaient dessus et bien que la carlingue était cabossée en plusieurs endroit, le véhicule ne semblait pas trop avoir souffert des choc. Le temps par contre.... Cette antiquité avait plusieurs centaines de milliers d'années et n'avait pas été entretenu depuis. Pourtant, la source d'energie était encore active, bien que faible.

La quarienne s'assied sur le siège du pilote et regarda l'interface apparemment tactile. Une encoche avec cinq grands doigts griffus semblait servir d'activateur. Elle posa sa paume dessus sans resultat. Elle invita Layla a essayer tandis qu'elle descendait et ouvrit la trape du moteur, qui lui resta dans les mains. La lachant sans aucune délicatesse, elle regarda les tuyaueries et les circuits imprimés qui semblaient relativement en bon état. Elle souffla pour dégager la fine couche de poussière.

L'humaine prit donc la place précédemment occupée par la quarienne et lorsqu'elle posa sa main sur le globe, celui-ci interagit et l'interface s'illumina. Elle grésilla de manière sporadique et désagréable. Samus s'empressa de venir voir et lorsqu'elle arriva aux cotés de Layla, tout s'arrêta, laissant le véhicule totalement inerte.


"Tu dégages de mauvaises ondes." fit Layla d'un air faussement réprobateur. Samus haussa les épaules et elle chercha d'autres véhicules dans ce même genre. Elle en trouva rapidement deux autres dans un état pitoyable. Complétements écrasés par des masses rocheuses, les entrailles des aeroglisseurs s'exposaient sous une couche non négligeable de fines particules dû aux effondrement et au temps. Cependant, la pièce étant close et jamais profannée par la moindre créature ou végétal et étant étonnemment arride malgré l'environnement exterieur, le tout était en relatif bon état.

Elle chercha cependant sans grand espoir. Elle plongea ses mains dans la masse de metal pour écarter les éléments detruits par le choc et sentit un léger picotement qui se transforma bien vite en brûlure. Elle retira vivement son bras et constata que les cellules d'ézo pure étaient eventrée. Cette substance pouvait rester des millions d'année radioactive et elle dégageait encore une energie importante. La quarienne esquissa néanmoins un sourire en constatant qu'une autre cellule semblait en bon état, avec un peu de chance.... Après l'avoir enlevée avec une aisance étonnante. La quarienne se rapprocha du premier véhicule sur lequel Layla tentait en vaint de le réactiver.


"Tu sais ce que tu fais?" s'enquit l'humaine un brin perplexe.

"Absolument pas, mais ça vaut le coup d'essayer."

La quarienne acceda aux cellules de l'aeroglisseur et en interchangea une avec celle qu'elle venait de découvrir. Layla posa sa main sur le globe. Après plusieurs secondes, le panneau d'interface s'eclaira légérement.

"Bon, au moins, ils construisent du matos fait pour durer." souffla la quarienne quelque peu incrédule.

"Ouai... Je capte rien à ce qui est écrit par contre mais ça clignote, c'est rarement bon signe."

"Vas y à l'instinct."

Layla regarda Samus comme pour s'assurer qu'elle pouvait bien le faire et, constatant que la quarienne semblait attendre qu'elle réagisse, elle pianota à l'aveugle sur l'interface holographique.

"Rien...." Fit elle dépitée.

"Je crains que mes talents de mécanicienne ne suffisent pas..." grommela la quarienne en piétinant.

"C'est trop con!" s'agaça Layla en tapant un grand coup sur la tableau de bord. Aussitôt le véhicule s'ébranla et se souleva de quelques centimètres.

"Bravo Capitaine Archer." Applaudit Samus d'un air moqueur.

"Ah, un vieux truc de pilote ça, j't'apprendrai un jour. Allez monte, tant que ce coucou vole, profitons en."

Comme pour confirmer ses dires, une alerte resonna indiquant un disfonstionnement quelconque. Samus bondit a ses cotés tandis que l'humaine saisit les commandes, une sorte de manche très étrange non conçu pour des mains humaines. Elle dû saisir l'une des poignées à deux mains.

L'aeroglisseur émit une longue plainte puis commença a avancer et prendre de la vitesse.


"Euh, la sortie est en haut." indiqua la quarienne.

"Je sais bien!" s'exclama l'humaine "J'fais ce que je peux." Elle tira de toutes ses forces pour le faire monter et samus l'aida en saisissant la deuxième poignée.

L'aeroglisseur prit enfin de l'altitude et elles sortirent du hangar. Devant elle le monde inhospitalier de SR 388 s'offrait à leurs regards. Elles avaient presque oublié l'enfer qui les entouraient dans le calme du hangar. Samus regretta presque d'en être sortit.

"C'est quand même très archaique ce système de pilotage."

"Non vraiment? Bon faudrait avancer maintenant."

"Tu pourrais pas trouver le mode "pilotage automatique qui nous emmene droit à notre destination" au lieu de te moquer?"

"Et si j'appuye par mégarde sur le siège éjectable?"

Layla posa un regard faussement apeuré sur Samus.

"Ok oublie ça. Bon sang avance sale poubelle!"

Le véhicule émit une nouvelle plainte et tanga, puis après une hésitation, s'élança a une vitesse relativement moyenne entre les arbres, en direction du fleuve et de la montagne.

"J'crois qu'un stabilisateur déconne"

"Tu crois qu'on peut faire marcher la garantie?"

"On s'arrêtera au SAV en route promis. Si on y arrive en vie."

Layla transpirait faisant de gros efforts pour manier ce véhicule. Elle avait l'impression de conduire un vaisseau cargo de 500 000 tonnes métriques dans un champs d'asteroides. Elle manqua de justesse à plusieurs reprises de s'écraser sur des branchages et ou des racines malgré leur vitesse moindre. La quarienne semblait elle particulièrement sereine. Soit elle se contrôlait parfaitement, soit elle faisait une confiance totale en Layla. L'humaine opta pour la première solution.

L'Aeroglisseur faisait un bruit d'enfer entre son propulseur et les vibrations qu'il engendrait. Aussi, Samus avait déjà son fusil d'assaut dans les mains et venait de vérifier sa cartouche thermique.


"Des ennuis en perspective?"

"Un gros bourdon qui se ballade au milieu des fleurs attire toujours quelques prédateurs affamés, attention a pas te prendre une toile d'arraignée géante, moi je surveille nos arrières."

Avec dexterité, la quarienne se retourna et se positionna a cheval sur son siège, posant le canon de son arme sur le dossier. Et ce qui devait se produire arriva bien plus vite que les craintes de la chasseuse. Alerté par le boucan, plusieurs animaux déboulèrent dans leur sillage. Elle fusilla sans pitié deux varrens qui s'étaient élancés à leur poursuite en aboyant. Le reste de la meute s'arrêta net, déchiquetant les cadavre de leurs congénéres.

Cependant un autre péril bien plus dangereux fit son apparition dans la foulée. La quarienne capta des mouvements rapides dans les frondaisons et avant qu'elle n'aie pu identifier la source, un Dipturus surgit des feuillages denses et s'élença dans sa direction. Ses reflexes lui sauvèrent la vie et elle se baissa juste à temps pour éviter de se faire décapitée nette. Lorsqu'elle se redressa, plusieurs autres créatures tentèrent leur chance. Elle les explosa d'une raffale précise ce qui aspergea les deux femmes d'un liquide orangé infecte.


"Je croyais que ces trucs n'étaient que dans les zones arides!" s'étrangla Layla toujours concentrée sur son pilotage.

"Apparemment une autre race. Ils sont moins blindés mais ceux ci volent... On dirait qu'ils utilisent de la biotique pour léviter."

"Super!"

"Par contre si tu pouvais accelerer le mouvement!"

"J'fais ce que je peux!"

Une nuée de prédateurs formait un essaim complet. Samus tirait quasiment en continu mais à chaque fois qu'elle en tuait un, deux autres semblaient apparaitre. Puis le véhicule s'arrêta net.

"Bordel! Qu'est ce que tu fous?" S'étrangla Samus en se tournant pour constater la présence d'un précipice de plusieurs dizaines de mètres au fond duquel s'écoulait le fleuve et son eau verdatre saturée d'acide.

"'Y'a pas de fonction GPS là dessus." plaisanta à moitié Layla

"Pas le temps!" hurla la quarienne en voyant les dipturus foncer vers elles comme un seul et unique individu, elle donna un grand coup de pieds dans le manche et le véhicule s'élança dans le vide.

Le poing de Ray Simons percuta la machoir du vorcha qui s'étala de tout son long dans une complainte nasillarde.

"Touche pas à ma fille!" eructa t'il tandit que Sandy, sa précieuse enfant, semblait en désacord avec lui.

"Mais Papa! Il m'a sauvé!"

"Dit pas de conneries, t'es encore sous le choc, c'est une enflure de Vorcha, une ordure, un déchet!"

Il cracha sur l'alien et lui donna un dernier coup de pieds. Etoa se protégea le visage en fermant les yeux. Puis il entendit les panneaux de la porte se refermer.

"Humain poilu partit?" se demanda t'il à lui même risquant un oeil entre ses doigts. Lorsqu'il constata qu'il était désormais seul allongé dans cette ruelle sordide d'Oméga, il se releva et s'épousseta.

"Vie de Vorcha moche." conclut-il. Il avait profité de l'inatention de ses ravisseurs pour la faire sortir discrétement de sa cellule. Sandy devait servir sans doute d'otage pour extorquer ses parents. Mais la vie de justicier n'était apparemment pas faite pour lui. Pourtant qu'avait-il de moins qu'Archangel? Il était Vorcha, et ça n'aidait pas à avoir une bonne opinion de lui ou a le prendre au sérieux. Mais il allait leur montrer!

Depuis l'expédition sur SR 388, Deekin (alias Etoa) était revenu sur Oméga et allait de déconvenues en déconvenues. Sincérement convaincu que sa voie était la médecine après avoir cotoyer Ethan Keynes, il avait tenté de rejoindre l'équipe du Docteur Marelon qui tenait une clinique dans les bas fonds de la station. Celui-ci l'avait accueilli a coups d'incineration et de carnifex et il s'en était fallu de peu pour qu'Etoa ne soit réduit en cendre.
Après quoi il avait déambulé dans les rues, tenté de s'intégrer a des groupes de ses congénéres. Mais il était devenu fondamentalement différent depuis qu'il avait cotoyé "maitresse Kadararan" et sa bande et même ses crétins de semblables ne le reconnaissaient plus comme l'un des leurs.

Il se prit à être nostalgique. Il aimait beaucoup Kadararan, la seule qui semblait le comprendre et l'estimer à sa juste valeur. Il aimait moins la quarienne qui l'accompagnait. Elle était comme les autres et ne voyait en Deekin qu'une créature pitoyable bonne a prendre des coups ou a servir de leurre lors d'une fusillade.

Deekin soupira, assit sur une poubelle, il regarda la rue deserte. Puis il se remit sur ses jambes. Il avait faim, et ce n'était pas en restant les bras croisés qu'il allait se remplir l'estomac. Après plusieurs embranchement il arriva devant un bar miteux. Sur la porte d'entrée, un mot manuscrit était écrit sur un papier gras.
"Cherche serveur-plongeur à mi temps, salaire: 2 crédits l'heure."

Le vorcha pouvait se targuer de savoir a peu près lire. Il ouvrit la porte et pénétra l'etablissement.

Le choc fut rude et l'eau éclaboussa les deux femmes. L'acide commença a entamer les tissus synthétiques de leurs combinaisons et Layla sera les dents pour ne pas hurler quand l'épiderme de sa joue fut légérement décomposée au point d'impact de chaque goutelette.
Le véhicule se stabilissa mais ses boucliers n'étant pas réactivés, l'eau désagrégea rapidement la carlingue sous l'aeroglisseur. L'humaine appuya de toutes ses forces sur le manche, aidée par la quarienne. Les dipturus voletaient dans tous les sens au desus de la falaise, poussant des petits cris stridents de mécontentement.

L'aeroglisseur tanga dangereusement et la quarienne se rattrapa in extremis. Des bruits peu engageants commençaient à témoigner de la rupture de plusieurs sytèmes mécaniques. Pourvu que le générateur gravitationnel tienne bon. Elles avaient encore une bonne moitié du fleuve à traverser et plusieurs alarmes sonnaient desespérément. Puis le propulseur rendit l'aême dans un dernier toussotement avant de s'enflammer.


La casserole s'écrasa sur le nez déjà maintes fois cassé du Vorcha. L'humaine se mit à hurler et un turien ivrogne tapis jusque là dans l'ombre au fond du bouge se leva prestement, heureux de pouvoir reprendre du service contre la racaille des gangs. D'un pas chancelant, il vint prété main forte à la barman et saisit un tabouret ancestra qu'il explosa derrière le crane d'Etoa d'un air imbibé. Puis le turien perdit l'équilibre et s'écroula en ronflant, ravis d'avoir faire sa BA du jour.

L'époux de l'humaine (une grosse matronne avec le charme d'une krogane obèse) arriva avec un vieux modèle obsolète de fusil à pompe Hahne Kedar. Voyant la créature au sol à moitié dans les vapes, il la saisit par le bras et le jeta dehors. Il ne voulait pas prendre le risque de le tuer au cas où il faisait partie des berserkers. S'atirrer des ennuis avec ce groupe n'était pas conseillé même s'ils étaient dans le secteur du groupe turien des Serres. Etoa tomba la tête la première dans une rigole infecte qui s'écoulait au centre du passage. Il se releva en grommelant.


"Finalement Etoa préférait planète mangeuse de Vorchas." siffla t'il en faisant référence à SR388.

Le grappin se ficha dans une branche solide. Samus n'avait le droit qu'a un seul essai. L'aeroglisseur sétait stabilisé a quelques mètres de la berge et se dissolvait petit à petit dans l'eau, emporté par le courrant. En équilibre précaire, les deux femmes étaient montées sur l'avant du compartiment de pilotage. Samus saisit fermement l'humaine par la taille et bondit puissemment, terminant de noyer le véhicule dans l'acide. Le grapin s'enroula à une vitesse fulgurante et elles franchirent l'espace qui les séparaient de la terre ferme. L'atterissage fut plus rude.

Ce fut au tour de Samus d'être au dessus cette fois.


"Ca devient une habitude. Tu n'y vas pas par quatre chemins!" Badina Layla en souriant, elle tenait toujours Samus par la taille rendant la position encore plus subjective que la dernière fois.

Heureuse de s'en être sortie vivante, la quarienne se laissa rouler sur le côté. Silencieuse, elle reprenait son souffle. C'ets alors qu'un bruit étrange alerta la chasseuse de primes. Un bruit qu'elle ne pensait pas entendre perdue en pleine jungle. Résonant dans la forêt au dessus d'elles, des voix apparemment humaines semblaient se rapprocher. Elle attrapa prestement layla par le bras et l'attira vers un fourré.


"Euh je plaisant.." elle fut interrompue par Samus qui lui intima de se taire de manière autoritaire. Layla capta enfin elle aussi les discussions.

"...ça venait du fleuve. Séparez vous en deux équipes!"

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 18 Avr - 23:01

Des bruits de voix commençaient à parvenir aux oreilles de Layla. Des voix Humaines à priori :

"... Ça venait du fleuve. Séparez vous en deux équipes !"

Des bruits de pas commencèrent à se faire entendre sur les berges humides. Les habits détrempés, rongés par l'acide du fleuve à quelques endroit, Layla et Samus se déplacèrent rapidement vers une zone de fourré pour s'y cacher. Elle s'allongèrent afin de se faire les plus discrètes possibles. Normalement, c'était dangereux de faire ce genre de chose sur cette planète, mais on pouvait constater qu'il n'y avait que des plantes. Les animaux eux, avaient désertés de la zone pour une raison inconnue, même les insectes n'étaient plus là ! Elles entraperçurent à travers l'épaisse végétation une sorte de camp :

"C'est le camp des scientifiques qui ont découvert l'ézo-x la première fois. Il est abandonné !"

Chuchota la Quarienne tandis que Layla observait le dit camp. Quelques bâtiments préfabriqués métallique gris montés sur des pilotis en métal jaune. Surement pour rester au sec si le fleuve venait à déborder. Ces structures était partiellement recouvert par la végétation, ce qui indiquait qu'ils était à l'abandon depuis un moment déjà.

La distance séparant les deux femmes de l'emplacement, mêlée à la végétation, ne permettait que d'avoir un bref aperçu. Pour en savoir plus, il fallait s'approcher. La vision de l'Humaine fut d'un coup obstruée par... des jambes en armure avec des bottes ! Sans doute l'un des hommes entendue auparavant, une sorte de garde en patrouille. Du fait de leurs positions, les deux femmes ne purent rien savoir d'autre sur cette personne hormis le fait que c'était un Humain, qu'il avait une armure lourde et un gros M-22 Eviscerator. Le garde resta un moment en position, puis un appel sur la radio de l'homme se fit entendre :


"Patrouille Bravo-2 à Bravo-4. Rien a signaler sur les berges au nord. A vous !

-Patrouille Bravo-4 a Bravo-2. Rien sur les berges sud non plus. Ça doit être un animal ou une grosse branche qui a dut faire ce bruit.

-Possible. On rentre au camp, on sera mieux là bas. Terminé"


Aussitôt dit, aussitôt fait. L'homme fit volte-face et repartie vers le camp un peu plus loin :

"On dirait qu'il n'est plus abandonné ton camp. On pourrait trouvée des trucs utiles là bas ! Notre équipement à pas mal dégusté..."

Dit Layla à la Quarienne qui montra son accord en hochant la tête. Discrètement, elles sortirent de leur cachette et traversèrent rapidement le petit chemin naturelle pour se retrouver de l'autre côté et commencèrent à se déplacer lentement, mais surement vers le camp en mettant à profit la végétation pour ne pas se faire repérer.

Le camp dans son ensemble fut enfin à portée de vue. Pas très grand, assez pour accueillir une trentaine de personnes mais pas plus. Au milieu des bâtiments sur pilotis plus ou moins recouvert par la végétation aperçue un peu plus tôt, il y avait des conteneurs au sol pratiquement flambant neuf fut la façon dont ils réfléchissaient la lumière. Il y avait aussi un peu en retrait une piste d'atterrissage de navette plus ou moins remise en état à grand coup de désherbant ou de lance-flammes vue l'état de la végétation et la terre noircie.

Il y avait une navette sur la piste, une UT-47 Kodiak blanche avec une bande noire et des signes jaunes. D'ailleurs ces couleurs étaient sur tous les objets récents présent, même sur la trentaine de personne. Tous des Humains. Certains avaient des armures, d'autre une simple tenue blanche et noire mais tous avaient un écusson sur l'épaule, un écusson reconnaissable entre mille depuis que Shepard était revenue du relais Oméga IV :


"Cerberus ?"

S'exclama Samus avec une pointe d'amertume. Visiblement, elle avait déjà fait affaire à eux avant de reprendre :

"Qu'est ce qu'ils foutent ici?

-Je sais pas, peut être qu'ils sont au courant pour l'ézo-x et qu'ils veulent leur part du gâteau.

-Ils ne faut surtout pas qu'ils quittent cette planète.

-Et comment ?

-J'en fait mon affaire, toi récupère le plus de matériel que tu peut."


Samus commença à partir quand Layla l'interpella :

"Fait attention à toi"

Samus s'arrêta un instant après que la phrase soit prononcée avant de repartir.

Layla continua d'observer le camp, tentant de trouver un moyen d'approcher des conteneurs qui devaient être remplis de matériels. Elle analysa les "défenses" du camp. Des gardes, des tourelles et des caméras de sécurité curieusement basique. Le strict minimum. Insuffisant pour défendre un périmètre dans une jungle et encore plus ici. Dans un endroit grouillant de vie à la visibilité limitée, un moyen efficace serait des systèmes de détection thermiques. Mais il n'y en avait pas. Soit ils n'étaient pas encore installées, soit ils n'en avaient pas besoin. C'est alors que l'Humaine remarqua un dispositif au centre du camp.

Un répulseur ultrasonique, comme ceux utiliser sur Terre pour protéger les troupeaux ou sur d'autres mondes pour repousser les prédateurs. Mais celui-ci était plus gros. On peut facilement mettre deux Humains à l'intérieur alors que la version "standard" peut se porter sous le bras. Ses multiples lumières indiquaient qu'il était actif. C'est sans doute grâce a cette machine que toute la faune à décampé des environs et aussi pour cela que l'équipe de Cerberus n'avait pas besoin d'équipement de sécurité supplémentaire. Ils sont censés être sur une planète inconnu ne l'oublions pas.

L'Humaine contourna le camp et activa son camouflage tactique pour passer les zones à découvert. Parfaitement invisible, elle commença a regarder les conteneurs un à uns. Le premiers était vide. Le second était remplie de nourriture et d'eau. Que du lévo-aminé bien sur mais Layla se servit un peu pour refaire ses stocks. Il en allait de même pour l'eau.

Le troisième conteneurs était remplie d'armes. Une armurerie en boîte littéralement. Entrant dans la caisse métallique. L'exploratrice décida de se servir généreusement. La première chose que Layla fit, c'était de recharger ses boucliers. Elle prit aussi des batteries pour Samus. Plus de poches disponibles ? Il suffisait de prendre un des nombreux sac à dos. Elle prit aussi une trousse de secours d'où elle prit un peu de médigel pour le passer sur ses brûlures au visage provoquées par l'eau acide du fleuve.

Une fois cela fait, elle prit de nombreuses cartouches thermiques, quelques mods et des armes. Un M-358 Talon, deux M-25 Frelon. Elle hésita à prendre un M-96 Mattock, mais elle ne voulait pas davantage sur surcharger. En revanche, elle prit des grenades et même une alarme portative. Avant de partir, elle remarqua la section réservée aux armures et décida d'y jeter un oeil. Elle trouva de quoi rafistoler sa tenue et de quoi améliorer sa résistance ainsi que celle du bouclier.

C'est à cet instant qu'elle remarqua qu'elle avait un message sur son OmniTech, écrit seulement avec un niveau de cryptage maximum. Une trouvaille du scientifique Galarien de l'équipage de l'Humaine. Elle avait sans doute reçut le message pendant sa petite escapade aérienne avec Samus. Le message était court "Vaisseau non identifié détecté. Avons quitter l'orbite pour cacher notre présence derrière la géante gazeuse. Vaisseau inconnu eu orbite. Identification : Cerberus". Cela fit souffler un peu l'Humaine, au moins son équipage était hors de danger, contrairement à elle.

Une fois ravitaillée, elle quitta le conteneur, toujours sous camouflage tactique avant de réapparaître à l'emplacement d'où elle partit. Elle tenta de localiser Samus, mais en vain. Les gardes vaquant à leurs vies quotidiennes, elle n'avait pas été repéré. Samus réapparut quelques temps plus tard, elle avait récupérée un peu plus entre temps :


"Alors?

-J'ai fait le plein, et toi?

-J'ai un peu bricolé leur stabilisateur, ça risque d'être marrant à voir

-Et maintenant on va par où?

-Traverser le camp et ensuite tout droit jusqu'aux montagnes"


L'Humaine acquiesça, mais au moment de se lever, un garde mit toute la base en alerte. Quelqu'un s'était servi dans les réserves et soupçonné des intrus. Les membres de Cerberus sortirent l'artillerie lourde pour défendre le camp tandis que plusieurs soldats partirent en patrouille avec pour ordre de tuer tout ce qui vit et qui bouge.

L'étau se referma sur les deux femmes, prise au milieu des patrouilles et d'un camp en état d'alerte avec assez d'armements pour une sacrée correction :


"Ça risque de devenir intéressant" indiqua Samus alors qu'elle prenait en main son fusil d'assaut.

"On aurait besoin d'un coup de main

-Et à qui? Tu veux servir d'appâts pour les Camélos?"
Ajouta Samus, agacée par ce conseil qui manifestement ne servait à rien.

"Pas bête ! Mais c'est pas moi l'appât !"

A ces mots, elle réactiva son camouflage tactique et disparut. Elle se déplaça vers l'émetteur ultrasonique en évitant de croiser la route des soldats, ce qui lui valut de nombreux arrêts. Une fois à côté de l'appareil qui ronronnait doucement, elle déposa discrètement trois grenades avec minuterie réglée sur cinq minutes qu'elle cacha avec habilité autour du dispositif. Après avoir refait le chemin dans le sens inverse, elle réapparut près de Samus :

"On ferait mieux d'aller en hauteur. On a trois minutes !"

Layla grimpa sur un gros arbre au feuillage très dense, suivie de près par la Quarienne. A l'abri et en hauteur, il ne restait plus qu'à attendre. Moins d'une minutes plus tard, les grenades explosèrent, réduisant l'émetteur en lambeaux et semant la confusion parmi les membres de Cerberus. Profitant du chaos, Layla sortit l'alarme portative qu'elle avait récupérée et la lança de toute ses forces vers le camp. Une fois "à destination", elle l'activa à distance via son OmniTech. L'alarme faisait son office, un boucan d'enfer suraiguë se propagea dans les bois et la réaction ne se fit pas attendre.

Le sol commença a trembler de plus en plus fort tandis que des bruits d'animaux se rependaient dans les airs. En moins de temps qu'il n'aurait fallu pour dire "Kellah", une véritable horde d'animaux, pas des gros animaux mais des créatures d'assez petites tailles dont des Dipturus fondant depuis les airs, des insectes fouisseurs que Samus appela simplement "Fouisseurs". il y avait même un jeune Coelurosauria, attiré par le bruit de l'alarme. Les deux femmes, à l'abri dans l'arbre regardèrent le "spectacle" qui s'offrait à eux. Plusieurs créatures tombèrent sous les défenses de Cerberus, mais les défenseurs furent rapidement débordés sous le nombre et la violence et la plupart, tués, dévorés ou encore emportés.

Certains tentèrent de fuir en prenant la navette. Les fouisseurs prirent quelques victimes de plus tandis que cette dernière décolla et commença à avancer, mais rapidement après, le pilote semblait avoir perdu les commandes. L'appareil virevolta dans tous les sens comme si il ne savait plus où se trouvait le sol et le ciel et tentait de se stabiliser sans succès. La situation dura quelques seconde avant qu'une nuée de Dipturus se jeta sur le vaisseau, le faisant dangereusement plonger vers le sol. Après une dernière tentative de reprises des commandes, la navette s'abîma en plein milieu du fleuve aux eaux acides.

Comme "apothéose" au spectacle, un troupeau de quatre Camélos, attirer par l'alarme qui n'avait pas encore cessée de hurler déferla sur le camp, fonçant sur les bâtiments et piétinant tout ce qui était au sol. Après le passage des créature, le camp était en ruine et visiblement, il n'y avait pas de survivant. Les créatures étaient partit, replongeant la zone dans le calme :

"J'avais demandée un petit coup de main, mais faut croire qu'ils sont généreux ici"

Dit Layla d'une voix ahurie face au carnage qu'elle avait provoquée. Elle ne pensait pas qu'il se passerait ça, elle avait pensée plutôt à une diversion. Quelques animaux occupant les troupes de la base pour qu'elles aient le champ libre, mais pas un carnage pareil. L'odeur de chair brûlés commença à se répandre dans l'air. Heureusement, le vent soufflait dans la direction opposée que celle que les deux femmes allaient empruntés :

"On ferait mieux de partir d'ici si on ne veut pas être le désert !"

Répondit Samus après un long silence face à la scène, elle aussi elle avait dut être abasourdie par le spectacle. Après avoir quittées leur cachette arboricole et s'être assurée de ne pas avoir de mauvaise surprises, la marche commença et elle fut relativement tranquille. Il faut dire qu'elles avaient laissées un sacré banquet derrière elle qui occuperait la faune pendant un moment. Les montagnes se rapprochaient et le terrain commençait à grimper. La forêt se fit moins dense jusqu'à disparaître, ne laissant place qu'à des cailloux plus ou moins gros. La température commença à chuter, légèrement mais tout de même de façon perceptible.

Une dizaine de kilomètre plus tard, les deux femmes se retrouvèrent en plein contrefort montagneux. La pente devenait de plus en plus raide et au bout d'un moment, une pause s'imposa. Layla s'asseya sur un rocher, tandis une gourde d'eau à Samus avant de boire aussi à son tour. Elle retira ses bottes intégrés à sa combinaison par un système de fixation identique à celles des combinaisons Quarienne et se massa un peu les pieds.

Cela faisait presque quatre jours qu'ils étaient enfermés dans ces bottes et un peu d'air leur ferait pas de mal. Sur son pieds droit, on pouvait voir une cicatrice, fine mais bien visible. Un des quelques souvenirs de "bataille" comme elle le disait que son corps arborait. Après une dizaine de minutes les orteils à l'air, l'Humaine remit ses bottes avant de parler à Samus :

"Ça va rendre des jours si on doit passer les montagnes.. et j'ai pas de matériel d'escalade moi"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 9 Mai - 0:46

Les sommets sombres du massif montagneux se dessinaient nettement au dessus des frondaisons. Le ciel, quelques minutes auparavant d'un orange pur, était désormais amplit de nuages noirs et menaçants qui s'accumulaient autour des pics rocheux et, comme pour confirmer les craintes de la quarienne, des éclairs zebrèrent avec insistance la voûte sombre.

Layla et Samus avançaient d'un rythme soutenu sans trop forcer. Elles avaient acquis une certaine assurance et progressaient en économisant au mieux leurs forces et évitant des dangers qu'elles commençaient à connaitre. Se frayant un chemin parmi les racines énormes, elles remarquèrent bien vite que la forêt se clairsemait au fil de leur avancée. Bien rapidement, elles eurent des passages de plus en plus larges ce qui leur permirent de se mouvoir plus aisément.

Samus ouvrait comme à son habitude la marche. Elle réfléchissait aux dernières paroles prononcées par Layla concernant la partie montagneuse du voyage. Lors de leur première expédition, ils avaient empruntés un gorge étroite et avaient dû escalader plusieurs à pic pour réussir à franchir la barrière naturelle. Cela s'avérait extrêmement périlleux et un de ses compagnons fut happé par le vide mortel. De plus, la roche tantôt très solide, tantôt friable avait la particularité d'être particulièrement tranchante.

La chasseuse se remémora la suite des évènements. Après être venu à bout de ces montagnes sans aucun sentier, exténués, ils étaient arrivés à la forteresse, véritable citadelle posée sur un python rocheux et entouré d'un précipice sans fond. Ils avaient néanmoins pu le franchir aisément par un pont suspendu qui, bien que des centaines de fois millénaires, restait robuste et à l'épreuve du temps. Mais c'était sans compter sur le Quar-X qui le détruisit pour couper toute retraite à l'équipe.

Dans ces conditions, il serait vraiment difficile de passer cet obstacle naturel. Samus le savait et comptait sur son sens de l'improvisation pour réussir à franchir le précipice. Peut être tout simplement escalader les vestiges des suspensions du pont...
La quarienne avait cependant décidé de ne pas emprunter le même chemin que lors de sa première venue. Elle avait dévié sa route un peu plus vers l'Est en espérant tomber sur une passe plus praticable, même si au vu de la topographie et des rares relevés qu'elle avait pu récupérer, c'était un espoir vain.

Progressant dans des sortes de ravines aux roches arrondies, la chasseuse se doutait qu'elles se trouvaient dans le lit des torrents dévalant les monts au Nord. A sec au moment où elles s'y trouvaient, il ne faudrait pas bien longtemps pour que le niveau de l'eau augmente ou les surprenne. Elle regardait anxieuse les nuages et l'orage qui déversait toute sa puissance sur le massif. Bien vite, elles pataugèrent dans un petit ruisseau et le courant ne cessait d'augmenter. Elles décidèrent d'escalader les berges en espérant que l'eau ne monterait pas à ce niveau, chose incertaine au vu du climat extrême de SR-388.

Samus aida Layla à se hisser en lui attrapant son avant bras. Un nouveau compagnon vint s'ajouter à la partie: le vent. Sous le couvert de la forêt, elles avaient bien vite oublié les bourrasques qui les avaient accueillie dès leur arrivée dans le désert. L'une d'elle manqua de déstabiliser la quarienne qui retrouva l’équilibre en se tenant a un rocher.

Elles avancèrent contre la pression des courants d'air. Layla marchait juste derrière Samus qui, plus grande et plus costaude, coupait le vent, ce qui n’empêchait pas l'humaine de se protéger le visage pour éviter que des petits éléments comme de la poussière ou des brindilles ne lui fouettent son visage ou ses yeux. Bien vite, la pluie vint se mêler à la fête. Il était désormais impossible d'envisager de continuer le voyage dans les montagnes, tout du moins, tant que la tempête sévissait. Cependant, là où elles se trouvaient, elle n'avait pour ainsi dire aucun abris convenable et elles seraient plus facilement protégées sous les contreforts de la première chaîne de montagnes. La quarienne pressa un peu le pas, toute seconde de perdue pouvait s'avérer dangereuse au vu de la dégradation rapide du temps.

Le HUD affichait une perte sensible de puissance des boucliers, encore une fois, l'eau qui se déversait sur elles avait un taux d'acidité élevé. C'est alors que le regard de la chasseuse fut attirée par un élément non naturel. Entre deux arbres morts, un ancien pylône complètement rongé par le rouille et l'acide trônait, ancien vestige de la civilisation qui avait colonisé ce lieu. Tout d'abord, la quarienne ne comprit pas la fonction de ce poteau qui a l'époque semblait assez robuste. Alors qu'elle allait reprendre sa marche pour ne pas perdre de temps sous la pluie, elle remarqua quelque chose d'étrange. Le sol était recouvert d'une sorte de très fin lichen vert qui recouvrait tous les rochers. Cependant, un regard avertit pouvait discerner une forme géométrique en dessous. Elle s'en approcha et retira la mousse avec son pied pour dévoiler encore un élément métallique, une longue poutre qui formait un arc vers la forêt et les montagnes plus à l'Est. Cela ressemblait fortement à un rail et la quarienne suivit son instinct et partit en direction indiquée par sa découverte. Elle se rapprocha de ce fait de la lisière de la jungle mais cela l'exposait tout autant aux bourrasques toujours plus violentes.

Layla se tenait à Samus pour ne pas être emportée. La quarienne avec sa corpulence et son équipement bénéficiait d'un poids supplémentaire non négligeable qui lui permettait de rester stable. Quelques centaines de mètres plus loin, la chasseuse fut heureuse de remarquer un second pylône. Elles étaient sur la bonne voie. Elles passèrent au coté d'un arbre dont le tronc volumineux avait complètement engloutit une carcasse d'une sorte de wagon ou du moins ce qu'il en restait. Un monorail à première vue destiné à transporter du minerai, à en juger par sa forme de benne. Mais cela était difficile à dire tant le véhicule était dans un sale état.

Après plus d'une heure de marche difficile et éreintantes, les deux femmes arrivèrent dans des ruines ou du moins sur des fondations à flanc de montagne. Le rail s'enfonçait dans une ouverture pratiquée dans la falaise.


"Une mine." confirma Samus avec une légére pointe d'espoir. La tempête était encore plus violente et leurs boucliers menaçaient de céder à tout instant. La quarienne suivit de l'humaine escalada d'antiques marches d'escalier envahies de nombreuses lianes. Bien vite, elles furent à l'abris sous l'arche d'entrée de la caverne.

Layla se laisse choir au sol, assise contre une paroi, elle regardait à l'extérieur, ayant une vue dominant la forêt. Le spectacle était étrange, un mélange de couleurs peu communes. Devant elle le rideau de pluie n’empêchait pas d’apercevoir au loin le ciel orange et tout au fond, bien au delà de la zone marécageuse, on pouvait distinguer sur l’horizon le désert brûlant formant comme un voile blanc-jaunâtre. Celui-ci ressortait particulièrement bien par rapport aux autres couleurs sombres.

Samus soupira de soulagement.


"Une bonne étape de franchie."

L'humaine n'eut que la force de hocher la tête en guise de réponse. Elle fermait ses paupières et respirait lentement. La quarienne regarda l’intérieur de la mine, ne pouvant voir le fond perdu dans la pénombre. Des caisses éventrées et des monorails restaient les seuls vestiges visibles de l'exploitation. Des lampes étaient incrustés dans les plafonds mais celles-ci ne fonctionnaient plus depuis bien longtemps.

"Je me demande si ça vaudrait pas mieux de tenter notre chance par cette mine. Tu n'es pas clostro au moins?"

Lorsque Samus se retourna vers son interlocutrice, celle-ci s'était abandonnée dans les bras de Morphée, complètement vidée par les épreuves qu'elles avaient endurées au cours de ces quinze dernières heures. Samus sourit. Elle n'avait pas sommeil, juste les jambes lourdes. Elle se mit assise sur le rebord de la sortie de la mine, étant encore à l'abris de la pluie et commença a vérifier son arme ainsi que son équipement machinalement comme à son habitude .

Au loin, un cri de Titan victorieux de se chasse retentit. Oui elles allaient tenter leur chance sous la montagne. D'après ce que Samus avait pu tirer du rapide scan qu'elle avait effectué lors de sa première venue, tout le python sous la forteresse avait été creusé. Avec un peu de chance, les galeries pouvaient se rejoindre, du moins, elle l'espérait, sinon elles allaient perdre un précieux temps.

Etoa n'était pas impressionné. Il tenait tête au videur Elcor qui lui barrait la route. Plusieurs humains derrière lui n'arrêtaient pas de le railler ou de l'insulter ouvertement. L'un d'eux lui avait craché dessus et était prêt à sortir son arme. Heureusement, un de ses ami l'en empêcha. Personne ne serait venu secourir le vorcha, au contraire, mais dégainer devant l'afterlife pouvait se relever périlleux.


"Moi patienter queue depuis plus d'heure que doigts de la main de Etoa!"

"Agacé: Les vorchas ne sont pas tolérés dans le club. Dégage."

"Moi doit parler à Aria! Important!"

"Irrité: Je vais devoir utiliser la manière forte."

"Etoa pas peur! lui aller sur vilaine planète tueuse avec grosses mouches qui piquent fort!"

"Courroucé: Enlevez moi ça."

L'Elcor fit un signe de tête et deux Krogan empoignèrent Deekin sous les bras. D'un même mouvement, il l'envoyèrent pètre quelques mètres plus loin. Si le lancer de Vorcha avait été une discipline reconnue, ils auraient sans doute battu un record. Etoa chassa les petites Kada qui voletaient autour de son crâne et reprit ses esprits rapidement. Lorsqu'il releva son visage qui était auparavant face contre terre, il put observer deux pieds, des tibias, des cuisses et une puissante poigne l'attrapa par le colback, le relevant sans grand effort. Enfin un visage de turien patibulaire se dessina dans son champs de vision.

"Tu peux m'être utile, vient."

"Qui toi est?" s'enquit Deekin.

"Preitor Gavorn" se contenta de répondre le Turien en lui tournant le dos.

Une légére odeur agréable chatouilla les narines de Layla ce qui l'extirpa de sa torpeur. Son ventre gargouilla et le temps que sa vision s'adapte à la luminosité ambiante, un petit réchaud avec une casserole improvisée faisait cuire des petites saucisses lyophilisées. Samus remarqua que sa compagne d'aventure émergeait.

"J'ai pensé qu'il fallait que tu reprennes des forces, je me suis permis de fouiller dans ton sac et j'ai trouvé ces trucs."

Elle indiqua le repas en train de cuire, Layla arrêta la plaque électrique. Samus était debout devant l'entrée de la grotte, arme en main, scrutant le paysage. La pluie continuait de battre l'extérieur et le vent sifflait en s'engouffrant dans les escarpements rocheux.

"J'ai dormis combien de temps?" s'enquit Layla la bouche pleine.

"Pas autant qu'il le faudrait mais il ne faut pas s'attarder. J'ai cru observer du mouvement dans les bois proches. Je crains que quelques bestioles viennent tenter de nous déloger."

Layla récupéra l'eau de la cuisson et rangea le matos tout en grignotant un morceau de viande supplémentaire.

"Tu crois que ce tunnel mène quelque part?"

"Il n'y a qu'une façon de s'en assurer, de toutes manières, on ne peut pas sortir sans se trouer le cuir. Autant explorer."

"Pas faux." acquiesça Layla en engoufrant une troisième saucisse.

"Tu cuisines très mal" finit elle par dire après avoir avaler sa dernière gorgée.

"C’est pas plutôt ta bouffe qui est dégueulasse à la base? Ça me paraissait pas très appétissant."

"Possible." Layla but une gorgée d'eau pour faire passer le tout. "Mais bon je ne vais pas faire ma difficile, merci pour cette attention."

"Ne te méprends pas, c'était pour gagner du temps." Se justifia la quarienne.

Une fois les quelques affaires rangées, Samus ouvrit la marche en allumant ses lampes frontales. Grace à l'équipement récupéré dans le campement de cerberus, elle avait pu renouveler une bonne partie de ses batteries. Layla, quant à elle, avait une petite torche fixée sur son arme mais ne l’allumait qu'en cas de nécessité pour économiser au mieux l’énergie.

Le boyau était plutôt large et malgré les infiltration et l'érosion on voyait encore les marques de la civilisation. Des câbles courraient le long des murs et sur le sol et les soutènements de la mine étaient formés par de grosses poutrelles en acier. A l'abris du climat extérieur, elles étaient en relativement bon état. Samus restait tout de même sidérée par la solidité des choses construites par ce peuple et ce n'était qu'un prémices à ce qui allait se dévoiler à elle. En effet, plusieurs machines, sortes de pompes sous pression, étaient encore en marche, produisant un bruit désagréable, mais leurs rouages ne semblaient pas grippés. A première vue, ces premières installations avaient pour but d'évacuer l'eau. Peut être une rivière souterraine passait à proximité.

Au loin, d'autres bruitages de machine résonnaient. cela ne plaisait pas à la quarienne. Outre l'aspect malsain de la chose -il s'agissait d'une civilisation disparue depuis des centaines de millier d'année et leurs installations tournaient encore, tels des fantômes hantant des lieux morts depuis des millénaires - Samus craignait d'être surprise par une créature quelle qu'elle soit. Elle restait néanmoins à l'affût en espérant ne pas se laisser surprendre. Se basant seulement sur son visuel réduit par l'obscurité, il n'était pas évident de capter d'éventuels mouvements à cause des ombres fluctuantes sur les nombreuses aspérités.


Plus elles s'enfonçaient dans ces tunnels, plus la température montait et ce très rapidement. Samus remarqua la grimpée en flèche de la chaleur sur son affichage tête haute mais ce furent les remarques de Layla qui témoignèrent du fait que cela allait vite devenir insoutenable. La quarienne était entièrement protégée mais l'humaine n'avait pas un équipement aussi complet. Elle sortit tout de même un masque pour éviter de se brûler les poumons. Arrivé au bout d'un long couloir qui descendait, la température atteignait les 55° C. Bien qu'elles avaient croisés de nombreux croisement en cours de route, Samus suivait le rail principal se disant qu'il menait bien quelque part. Et son intuition était la bonne.

Arrivant tout en bas, elles passèrent une ancienne porte -une fermeture en forme d'iris-, qui était à moitié ouverte, pour arriver sur un énorme puit, une salle circulaire de plusieurs centaines de mètres de diamètre. Au fond de celle-ci, un lac de magma en fusion bouillonnait, ce qui expliquait la soudaine montée de température. De nombreuses plateformes surplombaient le tout et étaient reliées par des passerelles qui semblaient encore en bon état. Au centre de la salle, un énorme plateau supportait de lourdes machines d'extraction. Un tube métallique de plusieurs mètres de largeur s'enfonçait dans la lave, pilier de soutint ou tube destiné à extraire des ressources, la quarienne n'aurait pu le dire. La plateforme centrale servait également d'aiguillage à cinq voies de monorails partant tous dans 5 directions différentes par divers tunnels.


"Ça va aller?" S'inquiéta Samus auprès de Layla.

"Ouai! Je suis une dure à cuire! Par contre t'étonne pas si je m'effeuille un peu." plaisanta la capitaine. Bien entendu, retirer le moindre vêtement serait suicidaire, étant la seule protection qui empêchait sa peau de brûler. Quoi qu'il en soit, il ne fallait pas s'attarder en ce lieu. L'humaine reprit une gorgée d'eau qui était encore relativement fraîche et elles se mirent à marcher sur les passages suspendus. Si l'un d'eux cédaient, elles ne vivraient pas assez longtemps pour le regretter.

La chaleur du sol bouillant arrivait à passer l'épaisseur de leur semelles et elles avaient l'impression de marcher pieds nu sur des braises. Le supplice allait cependant durer un certain temps. Samus regardait tout autour d'elle, les installations étaient tout bonnement impressionnantes. De longs tubes sous pression s'activaient dans le magma et plusieurs tuyaux acheminaient de l'eau pour refroidir le coeur des machines. Régulièrement de la vapeur était expulsée sous forme de geysers par des trappes situées à même les parois.

Regardant en contrebas, la quarienne eu des sueurs froides. La hauteur était assez impressionnante mais surtout, elle aperçu une créature: une sorte d’énorme serpent nageant dans la lave. Les formes de vie de cette planète étaient toutes plus redoutables les unes que les autres. Voir un être organique résister à de telles températures semblait inconcevable et pourtant... L'animal disparu quelques secondes plus tard dans une gerbe de roche en fusion.

Layla elle aussi paraissait fascinée par les installations. Elle prenait garde de ne toucher à rien, tout ce qui était métallique étant plus chaud encore que l'air ambiant. A priori, les passerelles à l'époque étaient équipées de bouclier thermique rendant la progression bien plus supportable. Mais chacune des balises était désactivée et aucune des deux femmes ne voulait tenter de les remettre en marche. Elles passèrent devant divers consoles et autre équipements qui, bien qu'anciens, ressemblaient à celles que l'on pouvait trouver aujourd'hui. La technologie semblait suivre toujours le même cycle d'évolution.

Heureusement pour Layla et Samus des puits avaient été aménagés permettant d'évacuer une partie de la chaleur, ce qui n’empêchait pas le dôme de faire effet de four.
Elles avaient beaucoup progressé sous terre et elles devaient se trouver plusieurs centaines de mètres sous la surface.

Après presque un quart d'heure insoutenable, elles atteignirent l'autre extrémité de la salle. S'engouffrant dans un boyau plus étroit, la température baissa de quelques degrés ce qui permit à Layla de respirer un peu mieux. Elle avala une nouvelle gorgée d'eau qui était aussi chaude que sa température interne, ce qui ne l’apaisa nullement.

Leur voyage souterrain leur dévoila quelques surprises supplémentaires. Elles arrivèrent dans une autre chambre magmatique où une énorme cascade d'une lave visqueuse s'écoulait lentement. Une sorte de temple et d'autel avaient été sculptés à même le sol et de grandes statues représentant des gardes avec des lances d'apparence archaïques encadraient la dites cascade. Layla se désintéressa bien vite de ce lieu qui en d'autres circonstances l'aurait passionné, pressée de sortir de cet enfer. Le monorail s'était arrêté plusieurs kilomètres de galerie auparavant mais la manière dont était agencée le passage laissait imaginer qu'il devait y avoir relativement beaucoup de passage.

Les boyaux et les salles se succédaient. Layla cru craquer lorsqu'elles arrivèrent de nouveau dans une très large salle emplie de roche en fusion. Cependant contrairement aux autres, celle-ci avait en son fond un escalier en colimaçon taillé à même la falaise. Au sommet de celle-ci, une baie vitrée donnait un poste d'observation sur la rivière de lave en contrebas. Soutenant Layla qui avait la tête qui tournait, Samus franchit un pont en pierre enjambant le magma et commença à grimper les marches.

Cela faisait maintenant une dizaine d'heures qu'elles étaient enfermées dans ces mines infernales, mais elles n'avaient pas le courage de faire demi-tour pour tenter de trouver un autre chemin. Samus avait tenté de se repéré bien que cela était particulièrement difficile. Mais d'après elle, les deux femmes avaient avancé en ligne droite. Cependant, elle ne pouvait être sûre qu'elles n'avaient pas déviés vers l'est ou un peu trop vers l'ouest.

Arrivées en haut de l'escalier, une petite échelle donnait sur une trappe métallique à gonds. Après quelques efforts, ceux-ci pivotèrent et les deux femmes purent entrer dans la pièce. Ce fut une véritable cure pour Layla, un choc thermique de plus de 30 degrés. La quarienne s'empressa de refermer derrière pour empêcher la fournaise de pénétrer les lieux.

Elles avaient pénétré une sorte de sanctuaire au centre duquel un lac naturel s'était formé. Le tour avait été richement aménagé avec des colonnes et des statuettes de sortes de dauphins sauvages, différent physiquement des mammifère terrestres mais semblables en de nombreux points. L'un d'eux servait d'alimentation au bassin, l'affluant sortant de sa gueule béante. Une coupole plus petite se trouvait tout au fond et était surmontée d'une sorte de poisson plat semblable à une raie. La sculpture était apparemment taillée dans du jade ou un joyaux s'en approchant.

Samus s'agenouilla près de l'eau claire et l'analysa. Elle était pure, complètement pure. Il y avait à peine plus d'un mètre vingt de profondeur mais on ne distinguait aucune forme de vie tels que des poissons ou autres batraciens, sans doute par manque de nourriture ou simplement cette pièce était inaccessible aux alevins.

Layla s'assied, reprenant son souffle, pouvant enfin respirer sans se brûler les poumons. Samus quant à elle continuait d'observer les lieux. Elle frappa légèrement les vitres qui relativement peu épaisses, résistaient à la différence de chaleur de manière exceptionnelle. Elle se demandait comment était composé ce matériaux qui, avec ses propriétés ferait un excellent verre pour visière. Cependant elle décida qu'elle s'y intéresserait plus tard. Elle avança jusqu'au fond de la salle où se trouvait une porte massive en pierre brute. Des motifs extrêmement détaillés étaient sculptés dessus, un véritable travail d'orfèvre. On pouvait y discerner des membres du peuple dauphin ainsi que d'autres éléments moins caractéristique voir carrément étranges comme sortit d'un esprit dément, certain à connotation sexuelle si l'interprétation qu'elle en faisait était la bonne. Mais les fresques lui paraissaient explicite sur ce point.

De l'eau éclaboussa Samus. Layla, complètement nue, n'avait pas résisté à l'appel de l'eau fraîche.


"Tu ferais bien de venir te rafraîchir aussi!" l'invita t'elle. Mais la quarienne resta concentrée sur la porte. Elle passa sa main gantée sur la représentation de créatures cauchemardesques, ressemblant quelque peu aux dauphins mais pourvus de longues griffes, queue et d'une mâchoire proéminente. Enfin elle regarda plus en détail autour pour trouver un mécanisme pour l'ouvrir. Mais il n'y avait absolument aucun système visible. Samus essaya de glisser ses doigts dans la fente pour essayer d'activer une ouverture automatique mais rien n'y fit. Elle ragea. C'était la seule autre sortie de la pièce et si elles ne pouvaient pas passer cet obstacle, elles seraient contraintes de refaire tout le chemin en sens inverse.

Un hurlement de douleur fit se retourner d'un bond la quarienne. Des dizaines de petites aiguilles se plantèrent dans le bas du dos de Layla, la surprenant alors qu'elle était en train de remplir les gourdes d'eau. Tout le bas du corps de l'humaine fut en un instant paralysé et elle s'effondra dans l'eau. Samus n'hésita pas un instant et bondit dans le bassin alors que la jeune femme se débâtait, la tête sous la surface. sa jambe droite fut enserrée par une créature visqueuse. Samus essaya d’attraper la main du capitaine Archer Mais l'animal la retenait au fond. Elle plongea alors totalement et découvrit une sorte de raie avec une carapace qui s'était complètement collée au corps de l'humaine. La créature avait en outre une sorte de tentacule puissant qu'elle avait attaché au fond du bassin pour maintenir sa proie sous l'eau.

Gardant son sang froid mais ne perdant pas de temps la quarienne activa sa lame de coude et trancha net le membre organique qui céda sans grand resistance. Layla pu refaire surface en reprenant une grande bouffée d'air.


"Enlève moi ce...!" s'égosilla-t-elle apparemment paniquée.

Samus tenta de lui retirer à la main en vain, les crocs du parasite étant fermement plantés dans la chair. Elle commença a exercer une pression avec ses lames, découpant petit à petit la carapace et exposant le système nerveux de la raie. Du sang jaunâtre se répandit dans l'eau. Layla luttait pour garder la tête à l'air, ses jambes ne lui répondant plus. Enfonçant plus loin son arme tranchante, l'animal eut un soubressaut puis il finit par lâcher prise et se mit à flotter, inerte.

La chasseuse prit Layla par la taille et celle-ci l'attrapa par le cou et elles se hissèrent sur la berge. L'humaine s'allongea, n'ayant toujours pas retrouvé l'usage du bas de son corps.


"Cette créature m'a..."

"Il ne faut pas baisser sa garde sur ce maudit caillou. Jamais." gronda Samus autant pour Layla que pour elle même.

"Cette créature m'a..." reprit l'humaine.

"Quoi?" grogna la chasseuse toujours furieuse.

Layla la regarda un temps, se mit à rougir et détourna le regard. Une réaction particulièrement inattendue de la part de la capitaine qui, d'habitude, était toujours franche et directe.

"Rien... j'arrive plus à bouger mes jambes."

"Super, si je dois te porter..."

"On va dire que ça va aller mieux dans quelques minutes profites en pour te reposer toi aussi. Et passe moi mes vêtements."

Samus soupira et se leva. Elle saisit la combinaison de Layla et la lança a ses cotés. Puis elle revint à la porte.

"Saleté. On ne passera pas, il va falloir trouver un autre passage... La porte ne s'ouvrira jamais et on a pas d'explosif pour faire un trou."

La quarienne s'acharna pendant près d'une demie heure à déverrouiller l'accès mais cela s'avéra au delà de ses compétences. Elle se rapprocha de nouveau des vitres pour essayer d'en trouver la composition mais les rares éléments que son scanner pouvaient identifier ne lui donnaient guère d'indication intéressante. Elle ne réussit pas à en découper un morceau même en tirant une balle à bout portant.

Dépitée elle se rapprocha de Layla qui commençait à pouvoir se relever. Bien que sa démarche était incertaine, elle s'approcha des fresques. C'est alors qu'un élément central de la porte s'illumina et que lentement, les battants en pierre s'ébranlèrent et coulissèrent pour dévoiler le passage.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 9 Mai - 17:43

Layla parvint à se relever tant bien que mal. Visiblement traumatisée. Pas parce qu'elle avait faillit mourir noyée, emporter par une créature, non. Elle avait connue pire comme situation face à un animal sauvage... si ça s'était arrêtée là... L'impression de souillure, l'humiliation. Des signes qui ne trompe pas sur ce qu'à fait la créature à l'Humaine. Il n'y avait pas eu pénétration, même si l'Humaine y avait crue tant la douleur à cette endroit était violente. En revanche, cette chose s'était franchement agrippée à ce niveau. Pas un viol, plutôt un attouchement d'un point de vue juridique et anatomique. Psychologiquement, ça revenait au même...

Il n'y avait rien dans ce bassin, pas de créature, même pas une bactérie, l'eau était parfaitement pure, les scanners biométriques de l'Omnitech n'avaient détectés aucune forme de vie et une alerte se serait activée si une créature était à moins de 10 mètres. Il n'y avait donc aucune chance qu'elle soit attaquée. Elle n'était pas inconsciente au point de vouloir faire trempette dans un bassin nue si elle savait qu'il y avait des bestioles dans les parages. Soit l'OmniTech était endommagé ce qui était peu probable, ayant été dans des endroits moins hospitalier que ça sans aucuns problèmes. Soit cette créature n'était pas vraiment vivante... Un robot? Une machine organique, comme les Veilleurs de la Citadelle? Elle ne voulait même pas le savoir...

Elle n'osa même plus regarder Samus, trop honteuse de ce qui lui était arrivée. Elle qui avait vaincu un Dévoreur, survécu à divers affrontements, vécu des choses qui aurait poussées au suicide plus d'un. Elle si franche et si direct était redevenue honteuse comme une gamine qui avait fait une énorme bêtise. En renfilant sa combinaison, elle trouva la raison de sa douleur dans le bas-ventre, une sorte de marque de piqûre à la forme plus qu'étrange. D'un coups, elle commença à paniquer en pensant à un empoisonnement, mais son OmniTech ne détectait rien d'anormal dans les fonctions vitales de l'Humaine, à part un fort taux d'hormones dans le sang, conséquences de l'agression pensa la jeune femme.

La Quarienne s'agaça à essayer d'ouvrir une porte faite d'une manière extrêmement solide, résistant même aux impacts des armes de Samus. Layla parvint à se diriger d'un pas plus qu'hésitant, son corps et son esprit encore traumatisé par ce qu'elle venait de vivre. A plusieurs reprises ses jambes lâchèrent et elle dût s'appuyer contre la paroi. Elle s'approcha d'une fresque représentant une sorte de procession sans doute religieuse. Cette salle ressemblait à un sanctuaire religieux. Peut être que la créature qui avait attaquée Layla était sacrée aux yeux des anciens habitants.

C'est alors que la porte s'ouvrit comme par enchantement devant l'Humaine dans un fracas de pierre en mouvement. La porte émettait faiblement par endroit une faible lumière bleuté dès que Layla s'en approcha. Peut être que Samus où elle-même avait touchées quelques choses qui mit du temps à activer le dispositif à cause de l'ancienneté de l'endroit...

La salle qui s'offrait à eux était un long couloir aux murs richement ornés de sculptures et de statues. Ces murs étaient polie comme du marbre et dans des tons vert-bleu. La porte se referma après le passage des deux jeunes femmes, plongeant la pièce dans le noir quelques secondes. Samus commença a avancée, ayant un peu de vue grâce à la vision nocturne de son masque. Layla avança en titubant et, passant devant la première statue, remarque que les yeux de la sculpture se mirent à briller d'une faible lueur. Rapidement après, les yeux de toutes les statues se mirent également à luire, remplissant bientôt toute la salle dans une lumière bleutée se réfléchissant sur les parois des murs, au loin, on pouvait voir que les lumières continuèrent à s'activer. Curieusement, il se dégageait une ambiance ironiquement calme et reposante de la pièce :


"C'est dingue ! C'est presque serein ici !

-Raison de plus pour rester vigilant"


Conclue Samus, visiblement peu touchée par la scène. Le groupe reprit sa marche, d'abord à allure lente à cause de Layla qui s'arrêta même contre une statue, le corps envahit par la nausée qu'elle ne put contenir bien longtemps. Elle se redressa et reprit la marche en même que Samus :

"T'avais raison !

-Sur quoi?

-Les saucisses étaient vraiment dégueulasse ! Et si, en plus tu sais pas cuisiner !

-Je vois que tu es rétablie ! C'était pas si dure..."


Layla répondit par un soupir, coupant la discussion. L’Humaine se sentait vraiment bizarre. Elle avait des montées de températures aussi brusque que courte. Manquait plus que ça, elle avait chopée une maladie ! Comme si ça ne suffisait pas de se retrouver sur une planète hostile, de se faire agresser par des bestioles, il fallait en plus qu'elle couve un truc !

Elles arrivèrent dans une grande salle, presque identique à celles où elles étaient auparavant, les dimensions misent à part. Il y avait plusieurs bassins, mais ils étaient asséchés. Sur le fond de la salle se trouver une sorte d'autel richement ornés comme le reste de la salle. La table en pierre polie massive était au pieds d'une gigantesque statue d'une vingtaine de mètres représentant une sorte de créature étrange inconnue de Layla et de Samus. Elle était présente sur de nombreuses fresques réparties dans toutes la salle :


"Surement une divinité local..."

Ajouta l'exploratrice avant de se courber, plier en deux par une violente douleur dans le ventre. Elle serra les dents quelques longues secondes dans cette position avant de se relever :

"Ça va?"

Demanda Samus, visiblement inquiète, ce qui était rare :

"Ouais ça va ! Juste mal au ventre, mal à la tête et j'ai chaud

-Repose toi si tu te sent mal...

-C'est ça et encore me faire attraper par une bestiole ? Non merci !

-Repose toi !"


Demanda ou plutôt ordonna Samus qui s'était mise face à l'humaine, la dominant de toute sa carrure athlétique. Layla leva légèrement la tête pour fixer la Quarienne dans les yeux. Après quelques secondes de défis, l'Humaine sourit et lui parla avec une voix inhabituellement tendre :

"J'apprécie que tu te préoccupe pour moi Elhe, mais je vais bien ! D'accord ?"

Tout en parlant, elle posa sa main sur la joue de la Quarienne, enfin sur la partie du masque au niveau de la joue. Une tendresse qui était surprenante. Même Layla ne savait pourquoi elle faisait ça, c'était comme si son corps avait un mode "pilote automatique" qui s'activait de façon assez aléatoire. Il faut dire que son sang était surchargé d'hormones ce qui pouvait expliquer sans doute ces changements soudains de caractère.

Elle resta comme ça quelques secondes. Si Samus n'avait pas de masque, Layla serait sans doute aller plus loin dans ce moment d'affection fugace. Toutefois, l'affection retomba assez vite et l'Humaine retira sa main, plutôt gênée et surtout inquiète de la réaction possible de Samus. Mais elle n'en fit rien, peut être était elle aussi gênée que l'exploratrice sur ce qui venait de se passer...

Bref, le groupe reprit sa marche dans la grande salle jusqu'à rejoindre l'autel en marbre massif richement décorés et incrustée de pierres comme de l'opale ou même quelques rubis ou émeraude. Une assez épaisse couche de poussière se trouver dessus. Layla s'en débarrassa grossièrement d'un revers de la manche. Peut être qu'il y avait des instructions utilisable sur la direction à prendre par exemple. Mais il n'y avait rien d'exploitable. Layla toucha une des émeraudes et l'autel commença à émettre de la lumière. Toutes ses inscriptions, ses fresques devinrent lumineuse. Une fonction purement esthétique sans doute, puisque à part ça, il ne se passa rien.

C'est alors qu'un objet sortit brusquement du mur, ce qui fit sursauter Samus qui était juste à côté. On aurait dit une sorte de d'écran murale encastré dans une représentation en jade de la créature qui s'attaqua à Layla, à peine assez grand pour être vue uniquement par la personne situé en face. Samus regarda l'écran, mais ne vit rien, il était désespérément noir, inactif. La Quarienne n'y porta pas plus d'attention que cela et décida de chercher une issue pour sortir de ce genre de temple.

Piquée par la curiosité, Layla décida de regarder à son tour dans l'écran, peut être qu'elle y verra quelques chose, une inscription ou autre. C'était sans dangers puisque Samus avait fait la même chose quelques secondes avant sans rien avoir. Elle fixa l'écran ne remarquant pas qu'une sorte de petit rayon scanna son ventre au niveau de la trace de la "piqure". Un petit "clic" se fit entendre et c'est alors que, brusquement, les "ailes" de la raie se déployèrent pour saisir la tête de l'Humaine. Elle vit une intense lumière s'échapper de l'écran, le genre de lumière qui vous brûle les yeux jusqu'au cerveau tellement elle est vive. Layla ne pouvait plus bouger, plus hurler, comme si elle était paralysée ou anesthésiée. Elle semblait totalement amorphe. Samus avait beau donner des coup de crosse sur l'appareil ou tirer dessus, rien ne lui faisait lâcher prise.

La machine finit par relâcher Layla qui s'écroula au sol complétement sonnée et inconsciente. Pourtant, même si son corps était complétement anesthésié, son cerveau était encore pleinement conscient. Son esprit était envahit par des images, des sons, des odeurs, le tout mêlés qui rendait la chose parfaitement incompréhensible. Puis une voix se fit entendre en écho, répétant son nom. Au fur à et mesure des secondes, cette voix devint de plus en plus clair, elle reconnue une voix de Quarienne avec leurs accent unique qui au passage, Layla trouvait juste irrésistible. Puis elle reconnue la voix de Samus. Layla se releva d'un coup en prenant une grande inspiration, elle était effrayée et ne put s'empêcher de prendre Samus dans les bras qui était juste en face d'elle en reprenant son souffle par une respiration rapide, comme si elle sortait d'un cauchemar.

Elle reprit son souffle et se releva avec un mal de crâne et la nausée à nouveau, bien que cette fois-ci elle put se retenir. Elle se leva rapidement. Curieusement, elle était redevenue aussi en forme que jamais :


"Il faut trouver un moyen de sortir d'ici ! J'en ai marre de tous me prendre dans la tronche !

-J'ai vérifiée, il n'y a pas de porte"


Suite à c'est mots Layla se dirigea instinctivement vers le mur de gauche vers une fresque montrant encore cette espèce de raie. Elle toucha quelques "écailles" de la représentation de la bête dans un ordre précis et celui ci se mit à luire tandis qu'un passage caché apparut juste à côté, le tous face à une Samus qui comprenait pas comment elle avait fait ça. Un autre truc d'explorateur pensa t-elle. L'Humaine ouvrit la marche pour la première fois. Marchant dans un couloir identique à celui qu'elles prirent pour arriver dans la salle qu'elles venaient de quitter.

Elles arrivèrent au bout de plusieurs minutes, peut être une heure de marche à un embranchement. Layla avait reprit depuis longtemps la pleine possession de ses moyens et c'était Samus qui trainait le pas maintenant. Maintenant, il fallait décider de la direction à prendre. Layla regarda un instant les deux directions possible avant d'en choisir une :


"Il y a une salle des commande par là, on pourra trouver une carte des lieux !"

Comment tu sais ça?"


S'interloqua Samus visiblement étonnée :

"J'en sais rien... je le sais c'est tout... je ne peut pas expliquer comment je le sais mais je le sais. Fait moi confiance un peu Elhe d'accord?"

Termina t-elle avec la même voix affectueuse que la première fois où elle appela Samus par son vrai prénom. Visiblement, la Quarienne n'aimait pas vraiment ça, peut être que ça lui rappelait des mauvais souvenirs... Bref, le groupe emprunta le couloir désigné par Layla en direction de ce qu'elle affirme être un centre de contrôle...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Lun 14 Mai - 2:05

"Tu as encore passé toute ta journée dans cette maudite soute Elhe!"

La voix autoritaire de Terak avait grondé comme habituellement du haut des marches menant à la sortie du hangar. Le quarien s'avança et s'appuya sur la rambarde. Malgré son masque, on pouvait aisément imaginer sa mine agacée. Il piétina.

"Tu pourrais me répondre, tu n'es pas allé en cours avec les autres!"

Samus, allongée sous le tas de tôles de la carcasse de son chasseur soupira et continua de serrer des boulons avec nervosité. Terak descendit lentement les marches, il jeta un coup d’œil à l'établis sur lequel était entreposé ce qui plus tard serait poutchy. Il s'étonna de la finesse du travail de sa nièce.

"Bon sang, sort d'ici, tu ne sers à rien! Je n'acceptes pas les parasites sur mon vaisseau! Ce n'est pas parce que tu es encore une gamine que tu peux te permettre de t'isoler et de pas faire ta part du boulot. Ce n'est pas en retapant ce vieux débrit que tu feras revenir ton père."

Samus s’immobilisa, son coeur battant à la chamade. Finalement son oncle fit un geste de dédain, il déposa sans délicatesse le repas de la quarienne sur son établi et s'en alla d'un pas lourd et lent.

Non décidément Samus n'aimait pas qu'on l'appelle par son prénom. Bien qu'il vienne de sa mère, tout le monde avait pris pour habitude de l'appeler par son surnom. Seul son Oncle, figure patibulaire et autoritaire qui n'avait jamais cherché à comprendre l'enfant qu'elle était l'appelait ainsi.

Samus fusilla du regard Layla qui se comportait d'une manière de plus en plus étrange. L'humaine s'engagea dans le couloir avant que la quarienne ne puisse protester. Elle avançait avec conviction comme si les lieux lui étaient familiers ce qui était plus que perturbant. Ayant déjà explorer d'anciennes ruines, la quarienne préférait faire preuve de prudence, les mécanismes et pièges que l'on voyait dans les holos ou les jeux vidéos n'étant pas toujours fictifs. Samus s'était déjà trouvé poursuivit par une énorme roche à l'instar d'un vieux film humain. Primitif, mais efficace, même un krogan n'aurait pas fait le fier dans cette situation. Et il ne fallait pas oublier les piques et autres lames qui pouvaient aisément transpercer les boucliers cinétiques et les armures mêmes épaisses.

Mais il ne semblait pas y avoir ce genre de piège archaïque ici. Bien que certaines choses semblaient issues de technologies primitives et complètement dépassées, il y en avait en revanche qui dépassaient de loin le niveau actuel voire même celui des prothéens eux mêmes. De ces lieux se dégageaient une étrange alchimie entre de la très haute technologie, des éléments séculaires en pierre brute, des choses naturelles comme des racines ou de la roche et des cristaux non travaillé et même à certains endroit des poches organiques témoignant de l'activité de créatures fouisseuses et sociales. De nombreux petits tunnels enrobés d'une sorte de texture gélatineuse solidifiée évoquaient des sortes d'insecte de la taille d'une main. En outre, on pouvait voir des flopées de petits papillons translucides qui voletaient autour des formations minérales qui servaient de source de lumière naturelles.

Layla s'arrêta devant une porte et pianota sur plusieurs symboles pour ouvrir le passage. Il était impossible qu'elle réussisse la combinaison du premier coups et de manière aussi naturelle. L'anxiété de la quarienne monta d'un cran. En temps normal elle aurait rebroussé chemin et amené Layla à l'infirmerie pour un examen complet mais leur tâche était trop importante, elles touchaient au but et il fallait bien s'avouer de manière pragmatique que cela était bien utile. La chasseuse ne comprenait cependant pas pourquoi la technologie réagissait à la présence du capitaine et pas à la sienne. Et ce comportement étrange...

La salle qui s'offrit à leurs yeux était en forme de demie cercle et dominait une pièce circulaire bien plus large et sombre. Le manque de luminosité ne permettait pas de voir le fond. De nombreux terminaux inertes formaient comme une sorte de pont de commandement pour les vaisseaux de guerre les plus volumineux. Impossible de définir la fonction de tel ou tel terminal. La quarienne se tourna vers sa compagne d'aventure.


"Et maintenant?"

Layla semblait réfléchir. Puis, comme mû par son instinct, elle s'avança sur une plateforme qui surplombait le vide. Au bout de celle-ci se trouvait un cercle métallique au centre duquel une sorte d'orbe bleutée était striée de reflets oranges étranges. L'humaine se positionna devant, c'est alors que la sphère s’éclaira et projeta un hologramme. Un cétacé humanoïde dominant de plusieurs têtes la quarienne apparu, dessiné par une multitudes de lasers. Celui-ci amena sa main à son buste et fit une sorte de révérence devant Layla.

"Bienvenue à toi Uasti" salua t-il d'une voie vibrante, métallique et surnaturelle. "Cela fait 348 976 révolutions solaires que le cycle n'a pas été renouvelé."

La quarienne se retourna pour voir si d'autres éléments s'étaient mis en route mais tout était aussi mort qu'a leur arrivée. Layla s'avança d'un pas et s'exprima.

"Comment m'as tu appelé? Je suis Layla Archer."

La quarienne tomba des nues lorsque l'humaine avait parlé, elle avait utilisé la même langue incompréhensible que l'hologramme. Samus était incapable de saisir le sens de la discussion qui s'était établie entre le capitaine et la machine.

"Uasti, celle qui porte. Celle qui a été choisie."

"Vous voulez dire..." elle laissa sa phrase en suspend et le cétacé répondit, réagissant étonnement naturellement comme s'il avait une propre conscience.

"Vous portez en votre matrice une créature sacrée qui prendra votre vie quand la sienne débutera. Ainsi vous deviendrez la soixantième reine céleste et serez vénérée au même titre que les autres dans notre panthéons."

L'image sautilla de manière répétée et la voix se fit plus métallique encore.

"Une reine. Vous avez l'honneur d'avoir une reine en votre corps. Vous êtes la deuxième. Le temps d'incubation est plus important mais n'ayez crainte, vos derniers instants ne seront que bonheur. Vous avez accès à toutes les zones du palais souterrain et à la grande citadelle. Cependant, pour que l'embryon se développe au mieux, il est conseillé de rester dans les zones froides. Lorsque vous sentirez que le temps sera venu, comme toutes vos prédécesseurs, vous vous rendrez au sommet de la flèche pour la procession finale et l'extraction de l'Undulata."

"...l'extraction?" fit Layla avec une moue dégoûtée ayant des visions peu engageantes venant à l'esprit. Voyant que l'hologramme restait inactif elle reprit. "D'où viennent ces... Untulata?"

"Elles ont toujours été là. Depuis la nuit des temps, depuis l'aube des Ponto. Nos ancêtres les vénéraient déjà. Nous les avons apportée avec nous lorsque nous avons colonisé la lune Aastesh et chacune de nos planète les accueillent désormais. Ces créatures sont la quintessence de la vie, elles s'adaptent à toute forme d'incubateur et nous sommes les plus apte à les porter. Elles prennent les caractéristiques de leurs hôtes et vivent éternellement. Bien que leur nature soit animale en apparence, ils symbolisent aux yeux de notre peuple la nature et l'évolution de notre propre vie. "

"Mais je ne suis pas une Ponto..." Objecta Layla.

"Vous avez été choisie par le Xaunja qui vous a fécondé. Qu'importe votre espèce. Son choix ne peut être remis en question. Et vous avez l'honneur de porter une reine."

Layla pris le temps de digérer les informations, son visage devint blême. Samus la regarda d'un air interrogateur, ne saisissant toujours pas les propos échangés.

"Si je comprends bien il s'agit donc d'un rite... Que se passe-t-il si la femelle n'est pas fécondée?"

"Alors elle n'est pas digne et nous mettons fin à sa vie."

"C'est... barbare. Pour une civilisation avancée..."

"Je ne saisit pas ce terme. Il s'agit de nos plus ancestrales coutumes." fit-il d'une voix monocorde sans signe d'une quelconque émotion. Il devait s'agir d'une IV très évoluée et non d'une IA.

"Vous dites que j'ai accès à tout?"

"Sauf aux zones militaires et scientifiques bien évidemment, tout le reste vous est désormais accessible, même les modules de vie des Pontos. Il est très appréciée qu'une Uasti rende des visites aux Pontos quels qu’ils soient. Comme vous avez plus de temps de par la nature de votre embryon, vous pourrez ainsi glorifier des enfants en bas age. Vous pouvez même par votre nouveau statut leur promettre un grand avenir."

"J'aimerai simplement une carte détaillée de la zone et un itinéraire pour me rendre à la forteresse."

L'hologramme se figea et quelques secondes plus tard, une carte modélisant schématiquement en trois dimension les couloirs et salles du dédale et de la citadelle apparut. Samus s'approcha et scanna avec son omnitech pour tenter de récolter le maximum de données. Un chemin se dessina dans le labyrinthe de tunnels.

"Je ne sais pas ce que tu lui a raconté mais bien joué." la félicita Samus. Layla ne releva pas la phrase de la chasseuse et posa une nouvelle question.

"Sur plusieurs fresques, j'ai vu de grosses créatures célestes qui ressemblaient à des calamars ou un animal à tentacule, pouvez-vous m'en dire plus? Un mythe de votre espèce?"

La carte grésilla et se chargea de parasite, enfin après quelques longues secondes d'attentes, la voix de l'IV s'éleva de nouveau.

"Données corrompues." se contenta t-elle d'indiquer.

Layla frappa du pied, furieuse. Samus se porta a son niveau.


"Qu'est ce que vous vous êtes dit?" s'impatienta-t-elle.

Layla paru hésiter puis ses yeux se firent plus tendre. La quarienne se demanda si elle allait encore succomber à un élan d'affection déplacé mais elle sembla réussir à se contrôler, bien que la chasseuse était persuadée qu'elle mourrait d'envie de la prendre dans ses bras.


"J'ai une sorte de créature en moi... Cette bestiole tout à l'heure m'a implanté un embryon. Et devine quoi, c'est une reine, veinarde que je suis. Il m'a parlé aussi d'une extraction qui provoquait la mort de l'hôte, je n'ai pas demandé plus de détail sur cette joyeuseté, mais il me reste quelques jours à vivre apparemment. Ah et c'est aussi pour ça que tout s'active quand je m'approche des systèmes, je suis presque une divinité pour eux."

Elle regarda autour d'elle alors que Samus l'observait complétement incrédule et désarçonnée par la manière dont elle lui avait annoncé ça.

"Oh et pour information, ces "dauphins" s'appellent les Pontos. j'aime bien c'est marrant comme nom. Bon on y va?"

La quarienne ne sut quoi dire et regarda Layla s'éloigner. Encore une fois son comportement n'avait rien de naturel. Il n'était pas normal d'être aussi calme et optimiste alors qu'on venait d'apprendre de telles choses. Soit Layla ne prenait pas conscience de ce qui lui arrivait, soit cette créature jouait encore sur son esprit et ses réactions.

Samus trottina pour la rattraper, décidant de garder les deux yeux sur elle et de ne pas perdre de temps. Il était urgent de la ramener sur le vaisseau... Mais elle devait d'abord accomplir sa mission.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet: Re: Confidences   Mer 16 Mai - 22:21

La marche recommença dans les couloirs tous identiques. Il n'y avait pas grand choses de particulièrement intéressant la-dedans. Toujours les mêmes murs en pierre polies telle du marbre de couleur bleu-vert réfléchissant la douce lumière émanent des yeux des nombreuses statues de soldats Ponto en armures tenant une lance dans une main et un bouclier dans l'autre, le tout richement décoré.

Si Samus marchait d'un pas sérieux et déterminé, Layla elle, marchait avec assurance et légèreté comme si elle avait oubliée les dangers de ce monde ou alors que cela l'amuser. Il faut dire que la reine dont l'Humaine servait d'incubatrice vivante avait modifiée les taux d'hormones de la jeune femme, d'une part pour éviter que le système immunitaire reconnaisse la créature comme une forme de vie étrangère au corps et donc de se faire "attaquer" comme une greffe qui serait rejetée ou une maladie qui serait combattue. Et d'autres part afin de conditionner la jeune femme pour qu'elle ne panique pas ou tente de faire quoi que ce soit qui nuirait à la créature en la plongeant dans un état second de bonheur, comme si elle avait pris une sacrée dose de drogue euphorisante.

Les deux femmes arrivèrent dans une vaste salle, comme une sorte de hall avec une véritable forêt de colonnes avec des lumières encastrés à hauteur d'Humains. La salle était gigantesque, un croiseur de l’Alliance pourrait tenir dedans sans problème et il y aurait encore un peut de place pour plusieurs petits vaisseaux. Le plafond n'était pas visible, la lumière émanant des colonnes ne parvenant pas à éclairer la salle dans son intégralité. Les murs étaient devenus plus "brut", laissés à l'état naturel et le sol était jonché de plusieurs morceaux de roches de petites tailles qui étaient sans doute tombé du plafond :


"C'est une partie des fondations de la forteresse. On est juste pile en dessous ! Ça me rappelle un film qui avait une scène similaire. Une histoire avec un anneau... Et la scène dans la mine se finit mal'

-Étonnant..."
lâcha Samus dans un soupir

"Ouais, le Hobbit fait tomber un squelette dans un puits et l'instant t'entends des tambours. Boum, Boum, Boum. Après y'a des milliers de gobelins qui sortent par les trous des murs. Ensuite le groupe est poursuivie par un démon géant et le magicien il tombe dans un fossé et il meurt."

La Quarienne lâcha un soupir, pensant sans doute que Layla délirait encore. Elle regarda les plans sur son OmniTech, voyant qu'il y avait un accès montant vers la structure au fond de la salle et décida d'y aller. Pendant le trajet, Layla se rapprocha de plus en plus de Samus jusqu'à lui passait passait la main autour de la taille et de se blottir légèrement contre elle :

"Qu'est ce qui te prend?" demanda Samus plus que surprise

"J'ai froid ! Il me faut de la chaleur, le froid accélère son développement"

Expliqua l'Humaine en parlant de la créature qu'elle abritait. L'IV était clair à ce niveau, la créature aimait les endroit frais, pourtant il faisait plutôt chaud dans la salle. Encore une berlue provoquée par les hormones en alerte générale de la jeune femme :

"Ce truc te joue des tours ! Contrôle toi !"

Dit sèchement la Quarienne qui se dégagea gentiment de l'emprise de l'Humaine. Humaine qui prit ce "rejet" assez mal, elle avait l'air de bouder comme une gamine et on aurait dit qu'elle allait fondre en larme d'un instant à l'autre. Heureusement, elle ne pleura pas et le fond de la salle fut rapidement atteint. Un mur, plutôt une paroi de la montagne. Layla s'avança, ratissant le mur visiblement à la recherche du mécanisme contrôlant l'ouverture d'un passage ne s'activant que par sa présence, où plutôt de la créature qu'elle portait.

Quelques minutes plus tard, elle marcha sur une dalle qui réagit à son contact en émettant de la lumière. Quelques seconde plus tard, un morceau de la paroi qui était un leurre s'ouvrit à la façon d'une porte mécanique dévoilant une petite pièce avec une rampe en colimaçon. Ça devait être un accès réservé à la maintenance du temps où les Pontos vivaient ici. Pas vraiment un chemin indiquer pour guider celle qui portait une Reine non? Peut être que l'accès originel était inaccessible pour une raison divers, couloirs endommagés, ascenseur détruit ou autre et que l'IV ne trouva que ce passage d'accessible.

Les deux femmes montèrent la longue rampe en colimaçon, elle devait être dans un matériaux différent parce que la résistance au glissement était plus qu'excellente alors que la rampe était parfaitement lisse, autant dire tout de suite que c'était long, ça semblait sans fin et puis elles arrivèrent enfin au bout de la montée. Un gigantesque couloir assez large pour une circulation de véhicule à double sens, avec des arches massifs.

Il y avait des pièces d'eau un peu partout qui servaient sans doute à la décoration et même quelques plantes vertes, entretenues par un système automatique. Layla marqua une pause, prétextant un énorme coup de barre ainsi qu'une douleur au ventre. Elle alla s'asseoir sur le rebord d'une pièce d'eau avant de se raviser et de s'asseoir par terre. Samus en profita pour lancer une petite pique à l'exploratrice :


"Au moins, tu fais en sorte d'éviter de faire deux fois la même erreur !

-Très drôle... Mais ça veut dire que tu considère mes moments d'affection comme n'était pas des erreurs, puisque t'as rien fait pour m'en en empêchait !

-La dernière fois, si...

-Je te l'avais dit, j'avais froid ! Si c'était un moment d'affection, t'aurais eut plus et je sais que t'aurais pas dit non !"


Samus ne répondit pas, peut être déstabilisée par ce retour de pique de l'Humaine. Layla se contenta de sourire quelques instant avant que son visage redevienne d'un coup sérieux :

"Tiens ?

-Quoi encore ?

-J'ai envie... de fraises ?... Tu trouve ça drôle espèce de sale petite Bosh'tet !?"


Dit elle en regardant son ventre, comprenant d'où venait cette soudaine envie de fruits rouges. En réponse, elle eut une violente douleur dans le ventre, la faisant grimacer de douleur :

"Ça va?

-Hummph ! Ouais, ça va mieux! Elle est susceptible en plus !

-Comme toutes les reines..."


Ironisa Samus. Layla laissa échapper un demi sourire avant de se lever, montrant qu'elle était prête à continuer.

La marche reprit dans le large couloir de la forteresse. Il était très éclairé par des lumières artificielles, mais aussi par des fenêtres montrant un paysage de montagne. Il y avait aussi de part et d'autres du couloir, il y avait plusieurs portes. la plupart étaient fermées et curieusement, le rester même en présence de Layla. Certaines étaient ouvertes laissant découvrir les lieux de vie des Pontos. Des appartements plus ou moins grands dans un style très identiques, très peu personnaliser. Des pièces d'eau décorative, une grande baie vitrée avec un balcon, des meubles parfaitement reconnaissable tels que des lits, des tables ou des canapés.

Ce qui frappait, c'était cette propreté. On aurait dit que l'endroit était à l'abandon seulement depuis la veille ou alors qu'ils étaient tous sortie faire un tour et qu'ils allaient revenir dans quelques instants. Même les fruits sur certains plateaux étaient frais. La forteresse devait avoir une sorte de système automatisé assurant son entretien et l'approvisionnement en nourriture. Cela expliquait sans doute l'état de conservation du lieu.
Layla parvint même à prendre une sorte de pomme et commença à la manger sous le regard médusé de Samus :


"Quoi? J'ai faim !

-T'as même pas vérifiée si c'était mangeable...

-Je sais que c'est mangeable ! Et puis elles sont bonnes ! On dirait pas qu'elles ont 348 976 ans !"


Terminant sa pomme, Layla se débarrassa négligemment du trognon en le jetant par terre. C'est alors qu'une petit robot fit son apparition. On aurait dit un de ses aspirateurs automatiques à la mode au début du XXI ème siècle sur Terre. Il se dirigea vers le trognon qu'il ramassa avant de partir en zigzagant et en émettant des petits bruits bizarres.

La marche continua jusqu'à sortir du couloir et débouchant dans une cour. Le vent soufflait, il était frais et Layla aimait pas ça, même si on fond d'elle quelque choses lui suggérait de rester "prendre un grand bol d'air". La forteresse s'offrait à eux. Une structure massive au sommet d'une montagne composée de quatre tours entourant une cinquième beaucoup plus grande, sans doute la "grande flèche" mentionnée par l'IV. C'était là haut que Layla devait se rendre pour... "offrir sa vie à la créature qu'elle porte". Autant dire qu'elle ne voulait pas y aller du tout. Il semblait aussi que son corps et son esprit avaient retrouvés des réactions "normales"... du moins pour l'instant.

La porte de la tour central, massive et richement sculptés s'ouvrit lentement face aux deux femmes, détectant sûrement la présence de Layla. Elle déboucha sur un hall d'entrée de petite taille mais richement décoré et sur une nouvelle série de couloirs, identique à ceux rencontrés juste avant. Cette fois-ci, toutes les portes étaient fermées et ne voulait pas s'ouvrir malgré la présence de l'Humaine. La marche continua tranquillement ce qu'une des portes closes s'ouvrit brusquement, offrant un bon sursaut aux deux femmes. C'était étrange, les autres portes étaient restées closes jusque là. Pourquoi celle-ci, au fond du couloir c'était ouverte ? Peut être que les systèmes d'ouvertures des accès étaient défaillants...

Layla entra malgré les prétextes de Samus. Ce n'était pas une zone de vie. Il faisait noir jusqu'à ce que la lumières des ordinateurs s'allument. On aurait dit une sorte de laboratoire tout en longueur. De chaque côtés, se trouvaient des sortes de cuves. Certaines étaient vides, d'autres étaient remplie d'un liquide semblable à de l'eau et d'autres étaient remplies de liquide avec des... créatures dedans. On aurait dit un laboratoire génétique. On pouvait voir toutes sortes de créatures propres à la planètes. Certains étaient parfait état de conservation comme conservées dans le formole. D'autres n'étaient plus qu'un tas d'os vaguement flottant dans le liquide ou en tas au fond de la cuve.

Il y avait une créature étrange dans une des cuves. Elle ressemblait beaucoup à la gigantesque statue vue dans le temple un peu plus tôt. Ce qui était étrange : si c'était un animal sacré voir vénéré, pourquoi l'étudier comme une vulgaire forme de vie ?


Samus se sentait mal à l'aise. Apparemment ce laboratoire lui rappelait de mauvais souvenir. D'ailleurs, elle pressa un peut le pas pour traverser rapidement le laboratoire. Elles se retrouvèrent dans un nouveau couloir menant rapidement à un hall gigantesque ressemblant au mélange entre le temple et les fondations de la forteresse vus plus tôt. Au fond, se trouvait un escalier en marbre avec des dorures et autres pierres précieuses et à son sommet un énorme trône visiblement en cristal.

Layla se dirigea vers le fauteuil massif et l'effleura du bout des doigts. D'un coup, il se mit à briller et une nouvelle IV d'apparence féminine cette fois fit son apparition :


"Mes hommages Excellence. Que l'océan de votre vie soit aussi profond que l'Univers !"

L'IV parlait dans la langue des Pontos et visiblement, elle prenait Layla pour le roi ou la reine de ce peuple. Peut être que c'était un problème de dysfonctionnement lié au temps d'inactivité, ou alors c'était parce que Layla avait touchée le trône et que seul le seigneur en titre pouvait le faire ou alors c'était parce que les changements de dirigeants étaient si fréquents que l'IV n'avait pas besoin d'être programmée pour reconnaître qui était roi :

"Qui êtes vous?

-Je suis Hel`Ein, votre Vizir. Cela fait 348 976 cycles que vous n'avez pas fait appel à mes services, j'espère que votre voyage a était fructueux.

-Qu'est ce qui s'est passé la dernière fois où j'ai eu besoin de vous?"


L'hologramme se figea avant de disparaître. La salle fut plongée dans l'obscurité et des hologrammes apparut, visiblement des enregistrement. Deux personnes, l'une richement habillée devait être le Roi, l'autre était inconnue. Il avait une armure étrange et ses yeux brillaient d'une lueur bleu inquiétante :

"Soyez réaliste Excellence, la reddition n'est elle pas préférable à l'extermination?

-Plutôt mourir en restant libre qu'être l'esclave de ces abominations !

-Les Xa'men sont le sommet de l'évolution. Ils ont la clé de l'immortalité et de la perfection et ils veulent nous la donner ! Et vous, vous préférez refusez ce don des Dieux parce que vous vous rattachez à nos fausses croyances imaginaires !

-Des Dieux? Vos Dieux n'ont apporter que chaos, mort et destruction depuis qu'ils sont arriver par le Sanctuaire sans prévenir ! Les Dieux ne détruisent pas, ils créent !"


Un énorme bruit, sorte de hurlement métallique se fit entendre, accompagnez par des bruit de détonations lointaines précédant un son curieux. Un bruit de pas lourd mécanique se faisait également entendre. Le Roi disparut un instant de la projection et revint en tenant dans les mains deux petits objets en forme de pyramides qu'il manipulaient avec une infime délicatesse. L'autre personne regarda le Roi avec un sourire mesquin aux lèvres :

-Ordonnez leur de partir ! Vous savez aussi bien que moi leur puissance de destruction !

-Ne blasphémez pas contre les vrais Dieux ! Ils sont venus nous apporter le salut et vous vous voulez essayer de les détruire ?

-Le salut? Par l'asservissement ?

-Non... Par l'anéantissement !"


A ces mots une dizaines de Pontos arrivèrent dans le champ de la vidéo. Ils marchaient en titubant et en gémissant de façon lugubre. Leur peau devenue presque noir étaient recouverts par des dizaines de tuyaux et autres implants cybernétique brillant d'une lumière bleutée. Ils s'approchèrent du Roi qui hurla ce qui pouvait se traduire par "Traître". L'inconnu prononça un mot et les Pontos étranges s'arrêtèrent. Il s'approcha du Roi :

"C'est vous le traître !"

Il prit les objets que le Roi tenaient avant de sortir du champ de la vidéo. Le Roi appela à l'aide, mais aucune réponse. L'inconnu arriva de nouveau sans les objets et s'adressa une dernière fois :

"C'est dommage que vous le preniez comme ça Excellence, vous auriez put être utile. Mais votre obstination inconsciente montre le contraire !"

L'inconnu s'écarta avant de dire à ces sortes de Pontos qui lui obéissaient aveuglément comme si ils étaient zombifiés d'amener "Son Excellence" rencontrer les Dieux. Les Pontos emmenèrent le Roi qui tentait de se débattre :

"Vizir Hel`Ein?

-Oui Conseiller Cuih'Rel?

-Son Excellence doit nous quitter précipitamment, il reviendra à une date... indéterminée.

-Bien Conseiller"


L'hologramme s'arrêta et la salle retrouva sa luminosité normale, laissant une Layla bien perplexe sur ce qu'elle venait de voir : la fin d'un peuple exterminé par une race visiblement beaucoup plus puissante par une simple trahison. Les objets apparaissant dans l'hologramme pourraient intéressaient les deux femmes et plus particulièrement Samus.

"Quelles sont ces objets en forme de pyramides? Des armes?

-Données indisponibles selon vos directives.

-Qui sont les Xa'mens?

-Les Xa'mens sont une race hostile apparue subitement en plein centre du Sanctuaire. Ils maîtrisent la technologie des canaux célestes à des niveaux inégalés. Ils ont scellés les canaux pour isolé nos mondes avant de les attaquer. Nous sommes toujours en guerre contre eux."


Les canaux? Le Sanctuaire? Layla n'avaient pas idée de ce que c'était, jusqu'à ce qu'elle se rappelle les fresques dans les ruines du marais. On pouvait y voir des relais et la Citadelle alors que leurs inventeurs supposés les Prothéens n'existaient pas encore. Peut être qu'il s'agissait des termes employés par cette race pour les désigner :

"À quoi ressemble les Xa'mens?

-Aucune rencontre ou tentative de dialogue ne fut fructueux. Nous ne savons rien sur leurs apparences. Ils ne sortent jamais de leurs vaisseaux.

-Tu as des images de ces vaisseaux?"


Un écran holographique apparut montrant un vaisseau Xa'men et, du moins pour Layla, ce fut un choc. Un énorme vaisseau ressemblant à un calamar noir comme ceux qu'elle avaient vue sur les fresques de nombreux mondes. Ce qui était le plus choquant, ce que le vaisseau ressemblait trait pour trait au vaisseau amiral de Saren lors de son attaque de la Citadelle, le Sovereign.

L'holophoto montrait non pas un, mais au moins une cinquantaine de vaisseaux identiques, accompagnaient par des versions plus petites et de formes légèrement différentes. Layla remercia l'IV et dit qu'elle n'avait plus besoin d'elle pour le moment, avant de descendre voir Samus :

"Le Sovereign était un vaisseau Geth..."

Dit elle en imitant le Conseiller Turien de la Citadelle qui avait démenti les rumeurs sur l'origine de cet appareil. Certains disaient qu'il appartenait à une race inconnue, d'autre disait même que c'était un cuirassé Prothéen où même une entité synthétique consciente, un vaisseau "vivant". Pour le Conseil, c'était un vaisseau Geth et rien d'autres... Visiblement, ils se trompaient lourdement :

"Apparemment, il devrait avoir des objets dans cette direction qui pourraient être utile, le Roi avait l'air d'en parler comme d'une arme d'une puissance incroyable"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Samus Elhe'haria

avatar

Messages : 1722
Date d'inscription : 18/01/2010
Exprimez-vous! : Ombre d'elle même

Identité
Race: Quarien
Planète natale: Flottille
Profession / rang : Chasseuse de primes

MessageSujet: Re: Confidences   Mar 19 Juin - 1:57

"Samus! On a besoin de soutient! Ils ont une sacrée puissance de feu!"

Les tirs crépitaient dans l'intercom. La quarienne, appuyée contre le rebord d'un mur, essuyait également des tirs de l'autre bout du couloir. Kadararan était accroupie et canardait les adversaires avec son pistolet. Un projectile lui déchira sa combinaison juste sous l'épaule, du sang s'écoula immédiatement de la blessure mais l'asari ne broncha pas et la plaie cicatrisa instantanément, l'épiderme se reformant en quelques secondes. Elle utilisait bien trop ses capacités et cela inquiétait de plus en plus la quarienne. L'asari avait un rictus malsain, le visage déformé par le plaisir de la destruction. Samus se rappela de l'appel lancé par le galarien.

"Kit! Rejoint les... il faut à tout prix que cette zone soit sécurisée si on veut s'en sortir vivants!"

"Et vous?!" Protesta le drell.

"T'occupe! On peut progresser ils ne sont pas très nombreux."

L'assassin jeta un regard dur à la quarienne puis, hocha la tête d'un air entendu. C'est à cet instant qu'un hurlement retentit à leurs côtés, le Vorcha venait d'être touché en pleine poitrine et ce n'était pas beau à voir.

"Dégage!" ordonna une dernière fois la chasseuse de primes au drell alors que plusieurs tirs frolèrent sa visière. Aussitôt, Samus rendit une rafale avec son puissant fusil d'assaut, explosant la carlingue faciale d'un des droides de securité.

La quarienne passait ses doigts sur la surface niquelle du mur. Pourtant elle était sûre qu'il y avait eu des impacts à cet endroit, même la mare de sang où Etoa avait été griévement blessé n'était plus visible. Un drône de maintenance volant passa à ses côtés avec son bruit caractéristique d'un petit moteur antigravité, mini organismes synthétiques maintenant au mieux la forteresse malgré les centaines de miliers d'années depuis la disparission de leurs créateurs.

Il n'y avait plus aucune trace des combats, plus aucun cadavre ou carcasse de robots. Tout semblait niquel comme au premier jour. Samus ressentait un terrible malaise, plus encore que si elle avait retrouvé les stigmates de leur premier passage. A croire que leur expédition n'avait servit à rien, tant de dangers et de morts pour si peu.

Les deux femmes continuèrent d'avancer en traversant le laboratoire xenobiologique dont la quarienne ne se souvenait que trop bien. Elle ne fit que peu de détails de ce qu'il contenait, l'ayant déjà inspecté à son premier passage. Le laboratoire contenait certains specimens de la planète avant qu'elle ne soit corrompue par l'EZO-x, des formes de vies plus traditionnelles sans mutation sauvage. Bien que le planétoide avait déjà des conditions climatiques extrêmes, cela devait être bien plus agréable à vivre du temps des Ponto. Il devait déjà y avoir de gros prédateurs, mais sans doute mieux régulés. Les habitants de cette planète semblaient avoir des rites guerriers assez archaïques, tout comme les Krogans. Bien que leur architecture témoignait d'une culture riche et raffinée, ce ne devait pas être des tendres...

La salle du trône s'offrait désormais à elles et Layla activa l'IV et l'enregistrement. Samus fronça les sourcils à l'apparition de "Sovereign". Elle n'avait jamais cherché à en savoir plus sur les événements de la citadelle, traquant par ailleurs des menaces qu'elle estimait tout aussi périlleuses pour la galaxie que des incursions Geths.

Samus ne comprit pas un traitre mot des échanges entre Layla et l'IV ni même ce que les deux Pontos se disaient. De par leurs parrures et la nature des lieux, la quarienne suposa qu'ils étaient des personnages importants et le ton employé n'était guère amical, la situation ressemblait à une trahison. Comme quoi, quelque soit l'époque ou l'espèce, il y avait toujours ce genre de situation.

La quarienne s'interessa plus en détail aux objets pyramidaux que l'alien avait brandit. Elle partit dans la direction où le Ponto avait laissé les artefacts, à savoir près du trône et elle detecta sans peine des petites trapes au niveau des accoudoirs. Elle tenta de les faire coulisser en vain. Puis elle se tourna vers Layla.


"Si sa majesté veut bien se donner la peine?"

"Quoi donc?" fit elle apparemment très concentrée sur ce qu'elle venait de voir. Samus insista d'un signe de tête et montrant de ses deux mains le siège.

"Oh..." se contenta de dire l'humaine puis elle s'approcha et s'installa sur le trône... Et rien ne se produisit. Samus parru dépitée. Elle donna un coup de pied rageur dans le meuble royal sans plus d'effet.

"Awalyena Phènyìr" prononça Layla naturellement.

Le couvercle se souleva. Samus regarda perplexe Layla.
"Je..."

"Oui je sais." la coupa t'elle. Sans plus attendre elle attrapa les deux objets. Ceux ci étaient parcourus de stries bleues luminescentes.

"Dit l'encyclopédie Ponto sur patte, c'est quoi ces trucs?"

"Eh! Dit pas ça d'un air aussi condéscendant, c'est pas ma faute!" Protesta Layla avant de regarder plus en détail les objets.

"Error 37... Donnée introuvable" plaisanta t'elle mais cela n'était pas au gout de la quarienne.

"Ca doit avoir son importance s'il les a sortit dans un moment aussi critique."

"Oui mais je n'ai pas compris leur utilité, il semblait les manipuler avec grand soin... Et il les a sortit quand l'autre est arrivé et à anoncé l'arrivée des Xa'mens..."

"Tu penses que..."

"Oui, ça a tout l'air d'être des explosifs ou quelque chose du genre. Que faire dans une situation desespérée où l'on sait que l'on vivra asservit ou pire...? Ce Roi comme tout bon souverain n'aurait pas laissé son peuple subir un sort pareil."

"Mais c'est tout petit, tu penses vraiment que c'est quelque chose de puissant?"

"Ca m'en a tout l'air. Ce ne sont que des supositions... Si ça se trouve c'est son journal intime et il voulait y laisser une dernière entrée. Mais leur comportement semblait montrer que cela pouvait être dangereux... "

"Je les prend..."

"Quoi? Qu'est ce que tu vas en faire?"

"A ton avis? Tu sais très bien pourquoi je suis ici, et j'ai de quoi réussir mon objectif."

"Et si ce n'est pas une bombe? Et tu sais au moins comment l'activer?"

"Je suis mon instinct... Je trouverai bien."

"Et tu comptes tout detruire? Alors que l'on pourrait tirer dans de chose de ces lieux, de leur technologie, de leur culture? Il faudrait que des scientifiques recupérent tout dans la zone et..."

"Tu divagues? Tu t'entends parler? On était d'accord, notre seul et unique objectif est de detruire cette saleté de substance! Je ferai tout pour y arriver." s'enerva Samus en s'approchant d'un air menaçant de l'humaine.

"C'est vraiment pour ça que tu es là?! Ou pour mourrir là où est tombée Kadararan?!"

Layla fut elle même surprise de sa réplique, s'étant laissé emportée, elle savait qu'il ne fallait pas toucher cette corde sensible, surtout pas dans un moment pareil. Mais le mal était fait. Samus se braqua et fit un pas en arrière comme si elle s'était prise un poing en pleine face.

La quarienne ne rajouta pas un mot et mit les deux artefacts dans l'une des poches de sa ceinture. Puis elle commença a se diriger vers la sortie. Layla se mordit les lévres. Elle était sincérement désolée de voir tout cela partir en fumée mais elle devait se rendre à l'évidence que Samus avait raison. Elle qui était normalement assez réfléchie avait encore subis un mauvais tour de la part de la créature et de ses hormones la rendant plus que lunatique.

La gorge serrée, la quarienne tenta de se rapeler de la route à suivre. Avançant d'un pas régulier et lourd sur le sol métalique, elle capta néanmoins un mouvement que son scanner courte portée de son HUD lui indiqua par un signal sonore. Elle s'arrêta pour scruter les lieux. Plus rien ne bougeait et son scan biométrique ne lui indiquait rien. Alors qu'elle se remit en marche le sonar s'affola produisant des bips de plus en plus rapides et stridents, quelque chose se rapprochait vite d'elle. Elle fit volte face et un drône de maintenance apparu au coin d'un couloir, passant à coté d'elle sans même lui porter la moindre attention.


Samus se calma et tenta de faire tomber sa nervosité. Fausse alerte. Plus elle s'approchait du centre, plus sa tention augmentait. Layla fini par la rattraper sans que la Quarienne ne lui porte attention. Elle se garda bien de tenter le moindre commentaire.

Au fil des couloirs où d'énormes systèmes rotatifs tels que des dynamos ou des roues crantées s'activaient dans un tintamare propre aux zones industrielles, les deux femmes arrivèrent à l'ascensseur central. Celui-ci était composé d'une simple plateforme aux motifs élaborés mais des débris volumineux s'étaient écroulés desus et les petits drônes n'avaient pu nettoyer les gravats.C'était là l'un des resultats de la bataille titanesque qu'il y avait eu contre le Quar-X un étage au dessus.


"Reste là." Ordonna séchement la quarienne qui commença a escalader les morceaux de pierre et de métaux éffondrés.

"Mais..." Elle fut arrêtée dans sa protestation lorsqu'une vive douleur s'empara de son abdomen, elle se crispa et tomba a genoux puis se mit à vomir. Elle se laissa retomber sur son dos. Samus hésita un temps puis continua son ascension. Elle ne pouvait rien pour elle de toutes manières.

"Je reviens vite..."

"Te presse pas surtout..." fit l'humaine dans un souffle alors que Samus venait de ficher son grapin dans une poutrelle en béton plusieurs mètres au dessus d'elle.

"... Je ne sais pas. Est ce que tout cela en valait la peine? Tant de morts, tant de sacrifices et pour quoi?"

L'asari plissa son regard rouge. Sa peau était devenu encore plus blanchâtre et des veines bleues parcouraient le bas de ses joues, lui donnant un aspect spectral repoussant. Pourtant on pouvait voir dans son regard toute l'affection qu'elle portait à la quarienne. Elle s'approcha d'elle, lui posant une main sur le plastron.

"Tu sais très bien que tous étaient conscient des dangers. Et qu'il faut le faire. Ce n'est pas le moment de flancher, pas juste avant ce qui nous attend."

Samus voulu protester mais Kadararan ne lui en laissa pas l'occasion.

"Samus, n'importe qui ici te suivrait aveuglément et se sacrifierait pour toi et ils savent que tu en ferais autant pour eux. Tu dois continuer et ne pas douter. Tu n'as pas le droit, ce serait trahir ce pour quoi ils sont morts."

Les mots de la chasseresse étaient étonnemment calmes au vu de toute la destruction qu'elle venait de semer, de toute la colère et la fureur dont elle avait fait preuve au fil de leur périple... Aussi ses mots sonnaient étrangement, comme s'il s'agissait d'un discours d'adieu, résigné. La gorge de Samus se serra et elle ne pu répondre, l'asari se rapprocha encore d'elle.

"Promets moi une chose... quoi que l'on trouve en haut de cette flèche, quoi qu'il se passe et si jamais l'une d'entre nous devait tomber au combat... Promettons nous que la survivante vivra pour l'autre et profitera de la vie..."

Samus ecarquilla les yeux. L'ascensseur continuait de s'élever vers le sommet.

"Promet le moi!" s'époumona Kadararan en attrapant la quarienne par les épaules.

Une violente explosion souffla les deux femmes dans un déluge de feu et de débris.

Samus parvint enfin à l'étage supérieur. Sa combinaison lui signala un taux de radiation extrêmement élevé mais la quarienne n'y porta pas attention. Tout autour d'elle, le minéral bleu cristalisé était encore présent: l'Ezo-X. A l'état solide, il était translucide et à l'interieur liquide, le tout parrassait vivant, en mouvement perpetuel. De petites décharges statiques bleues parcouraient certaines aglomérations, témoignant de toute la puissance énergétique contenue dans cet élément qui se trouvait être à la source de toutes les mutations des formes de vie de la planète. Par endroits, des sortes de tiges blanches sur des bulles opaques à l’apparence solides formaient comme des joncs et bougeaient d'eux même. Ils semblaient même être réactifs à la présence de la quarienne.


L'Ezo-X prenait de nombreuses formes. Liquide, solide, vaporeux... et était un réél mystére scientifique. Tantôt minéraux, tantôt gaz, il dégageait une forte radioactivité non "nocive" pour les êtres vivants. Cela engendrait des dégénérations de certains tissus organiques mais rares étaient les mutations qui entrainaient la mort de la créature ou du végétal.
Parfois directement présent dans les corps des animaux et plantes voire générées par ceux-ci grâce à de nouvelles glandes, il se comportait alors plus comme un virus ou un parasite, un être vivant qui modifiait la structure même de son hôte ainsi que son comportement, le rendant bien plus agressif qu'au naturel.

Samus eut un léger vertige et une migraine affreuse et soudaine. Les nodules implantés dans son cerveau par le Quar-x, version "maléfique" d'un clone de la chasseuse de Primes, modifié par cette fameuse substance et véritable personnification de l'Ezo-X, étaient encore présents et semblaient réactif à la présence de l'élément en masse.


La quarienne eut un haut le coeur et des murmures parvinrent à son esprit... murmure qu'elle connaissait si bien car c'était la manière dont le Quar-X s'insinuait dans les pensées. Du manière semblable à la télépathie. La chasseuse se concentra et frappa du poing en rageant pour éloigner cette présence... Peut être était ce une simple réminicence après sa première mésaventure sur SR388, mais le sentiment que le Quar-X n'était pas vaincu l'enserra de nouveau. Elle avait déjà fait plusieurs rêves en ce sens mais il ne fallait pas grand chose pour que ses doutes deviennent des certitudes. Les lieux étaient encore hantés par sa présence comme volubile, presque palpable dans l'atmosphère ambiante.

Le Quar-x apparu lorsque la poussière se dégagea. Celui-ci en légére suspension dans l'air regarda les deux femmes d'un air curieux, en penchant lentement la tête sur la gauche. Puis son rire profond et lugubre remontant du plus profond de son corps et étouffé par la masse de chair, ne disposant ni de bouche ni de corde vocales, glaça le sang de la quarienne. Le Quar-X se prit une violente décharge biotique en pleine face et avant même que Samus se tourne vers son amie, celle-ci se ruait sur leur adversaire en rugissant tel un fauve.

Les stigmates du combat étaient encore visibles dans cette salle, il faut dire que le combat avait été particulièrement rude. De nombreuses poutres et autres éléments en béton s'étaient affessés. Depuis, l'Ezo-X s'était étendu dessus, toujours croissant comme des plantes grimpantes. Il n'était pas étonnant qu'il avait réussis à s'infiltrer dans la moindre parcelle de cette planète jusqu'à son coeur. Samus constata que certains débris même étaient transformé en Ezo-X. La substance semblait absorber tout ce qui était minéral autour d'elle lentement. Cela voulait dire qu'en plusieurs centaines d'années, une planète tellurique pouvait être complétement transformée en cette chose.

Samus chassa cette pensée désagréable. Tout dans l'Ezo-X attirerait les convoitises des personnes les plus avides. Detruire cet endroit serait une première étape... mais cela ne suffirait pas. On pouvait sans doute extraire cette substance partout dans les sous sol de la planète, il fallait donc la rendre inaccessible et pour cela il n'y avait qu'un moyen.

Samus se releva et regarda plus en détail les débris devant elle. La facade même de la tour avait été pulvérisée laissant un panorama sur l’extérieur grandiose.


Le Quar-X faisait des cabrioles dans tous les sens, impossible de le suivre avec efficacité, même avec l'aide à la visée. De plus, les projectiles ne semblaient pas l'affecter. La biotique par contre se révélait plutôt efficace et chaque projection de Kadararan le faisait reculer. Samus tenta une autre stratégie et réussit à lui planter son grapin entre les homoplates. La créature se retourna, plongeant son regard flamboyant dans la visière de la quarienne, puis il saisit le cable et avec une force phénoménale, attira la chasseuse à lui comme si elle ne pesait que quelques kilos. Son poing percuta les abdominaux de Samus et le choc lui brisa une côte. Puis dans la foulée, il fit une répulsion biotique. La sphère d'énergie noire envoya la quarienne voler dans le tas de décombres. Elle perdit connaissance.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Kadararan était aux prises avec la créature. Elle se battait telle une furie, plus proche de l'animal que de la guerrière qu'elle était. La puissance biotique envahissait l'air, la rendant moite et distendue. La chasseresse attrapa le Quar-X au visage, plantant ses doigts dans ses orbites. Celui-ci emit un cri étouffé et ballaya l'importune du revers de la main, l'envoyant droit dans une formation d'Ezo-X. N'importe qui aurait été tué, consumé par la substance mais Kadararan concentra ses forces et sa barrière et à utilisa l’énergie naturellement dégagée par l'élément zéro pour envoyer une impulsion biotique d'une puissance inouie qui déstabilisa le quar-x, le projetant lui même dans une formation cristallisée.

L'explosion qui s'en suivit balaya tout dans la pièce dans un énorme éclair bleuté. Le Quar-x, trop chargé en ézo avait tout simplement explosé tel un ballon de baudruche trop gonflé. La déflagration fit perdre de nouveau connaissance à Samus qui hurlait alors le nom de Kadararan. La dernière vision qu'elle eut d'elle fut celle de sa bien aimée projetée à l'extérieur dans un précipice sans fond.


Elle posa un genoux sur le rebord. Le vent sifflait à cette hauteur et les bourasques auraient pu la destabiliser. Elle regarda en contrebas, là où Kadararan avait chuté. Elle serra son poing et l'amena contre son coeur, une larme perla sur le rebord de ses yeux.

Il n'y avait pas de cadavre, juste un trou béant, un gouffre noir. Son corps avait dû se briser sur les rocs pointus des centaines de mètres plus bas. Personne n'avait retrouvé sa dépouille après la bataille mais la quarienne devait se rendre à l'évidence... Même Kadararan, l'invincible chasseresse, n'aurait jamais pû survivre à ça. A vrai dire, elle était peut être déjà morte ou consumée avant même l'explosion du Quar-X. Son esprit et sa raison d’ailleurs ne semblaient déjà plus présents lorsqu'elle se battait, il n'y avait déjà avant sa "mort", plus grand chose de Kadararan.


Samus s'appuya contre le rebord et s’accroupit, joignant ses bras autour de ses genoux. Position dans laquelle elle était lorsqu'elle avait perdu ses parents, au fond d'un placard. Mais cette fois-ci il s'agissait d'images de l'asari qui l'avait rendue heureuse qui lui venaient à l'esprit. Kadararan. Leur rencontre, leur découverte des plans du courtier de l'ombre, de la manigance du groupuscule scientifique... leur lien et tout ce qui en découlait... Poutchy qui n'arrêtait pas de la draguer, comme toutes les femelles passant à portée de son objectif... La première fois qu'elles s'étaient unies... Kadararan... Les larmes étaient maintenant des flots continus.

Samus se sentait vide, vide de toute volonté, d'envie d'aller de l'avant... Elle pouvait facilement en finir maintenant, poser la bombe et rester ici. Plus aucune souffrance, plus de solitude et plus de malédiction où chaque être aimé finissait toujours par disparaitre...


"C'est vraiment pour ça que tu es là?! Ou pour mourir là où est tombée Kadararan?!"

La phrase fit écho dans son esprit. Layla... Elle se renfrogna. Après les murmures du Quar-X, voilà que cette insuportable humaine lui faisait la leçon.... Mourir là où est tombée Kadararan... Elle regarda le précipice. Il était si simple de se laisser glisser... Le vide l'appelait. Puis elle détourna le regard pour le poser sur l'une de ces plantes étranges composée d'Ezo-X qui se trouvait deux mètres devant elle. Ses tiges blanches translucides ondulaient. La lumière qu'elle dégageait se refletait sur le visage de la quarienne qui pouvait voir ses propres yeux sur la surface de sa visière. Un regard triste mais dur... un regard accusateur, sans pitié. Elle affronta son propre regard. Celui-ci sembla changer et les yeux devinrent plus rouges, la peau les cerclant plus bleue...

"Promet le moi..." fit la voix de Kadararan dans un coin de son esprit.

"Je suis désolée..." fit Samus avant d'exploser en sanglot. Puis quelques minutes plus tard, elle se releva en prenant son arme et s'approcha du centre de la pièce. Elle sortit un des deux artefacts et l'examina de plus près. Il y avait deux sortes de petites encoches. Elle enfonça ses doigts dedan ce qui fit s'élever la partie supérieure de la pyramide, dévoilant deux séries de petites diodes, une bonne centaine pour chaque suite.

Elle chercha un peu avant de voir que l'on pouvait pivoter la partie supérieure de l'objet. Elle executa deux tours et regarda le resultat. Peu de temps après la manoeuvre, la série inférieure s'illumina puis les diodes s'illuminèrent successivement en faisant le tour de l'objet. Lorsqu'un tour était effectué, l'une des lumières supérieur s'allumait et le même manège reprenait inlassablement. Cela ressemblait fortement à un compte à rebourd et d'après les estimations de la quarienne, il fallait deux heures pour que la série supérieure soit complétement allumée...


La quarienne posa l'objet au sol et le regarda quelques secondes puis elle fit demi tour et se rapprocha de nouveau du précipice. Elle regarda l'horizon et la chaine de montagne. Une créature volante ressemblant à une raie manta géante tournoyait sur le fond nuageux. Samus ferma les yeux se penchant de plus en plus dangereusement au dessus du vide, perdant peu à peu l'équilibre.

"Kada..."

Un cri strident retentit à l'étage inférieur. Un cri humain. Layla! Samus sursauta, reprenant ses esprits. Elle regarda de nouveau le vide et murmura "Adieu..." avant de saisir fermement son arme et de bondir par dessus les gravats. Elle ficha dans la foulée son grapin pour descendre en rappel à grande vitesse. Son coeur batait à la chamade, espérant que la reine alien n'avait pas décidé que son heure était venue.
La quarienne désactiva son attache magnétique et se laissa tomber de presque trois mètres plus bas, se réceptionnant lourdement contre une dalle en béton, soulevant un nuage de poussière dans un bruit sourd. Samus se releva lentement et ajusta sa vision à la pénombre ambiante. C'est alors qu'elle trouva layla allongée contre un mur serrant les dent, une créature à l’allure prédatrice penchée sur elle.
La forme de vie en question avait une capace chitineuse noire aux reflets bleutés. Son corps semblait fait pour le combat. Ses pattes à cinq longs doigts étaient palmées et pourvues d'immenses griffes. Humanoide monté sur deux jambes musculeuses puissantes, il avait une longue queue robuste et pourvues d'écailles tranchantes. Enfin, son crane était particulier, allongé comme celui d'un dauphin, il devenait plus plat et plus large à l'arrière. Dépourvus d'yeux, il avait une machoire puissante pourvue de crocs asserrés.

Celui-ci semblait renifler l'humaine qui ne bougait pas de peur que la créature ne la tue instantanément. Mais elle tourna la tête lorsque Samus fit son apparition et émit un cri strident en dévoilant sa monstrueuse dentition. la quarienne reconnu alors l'un des spécimens du laboratoire Xenobiologique, ainsi que la représentation de la statue du temple dans lequel l'accident était survenu.

Samus pointa son arme sur la créature qui s'écarta de Layla en feulant. La quarienne attendit qu'elle soit assez éloignée de l'humaine pour faire feu et ne pas la toucher accidentellement. Etrangement, la bêtes semblait vouloir protéger la capitaine, sans doute à cause de l'embryon qu'elle portait en son sein.

L'alien bondit évitant les projectils mortels. Il rebondit sur un mur et s'accrocha au plafond, sifflant de plus belle. Puis de ses puissantes pattes postérieures elle sauta sur la chasseuse, la prenant au dépourvu par sa rapidité. La main palmée de la créature attrapa la visière de Samus avec force mais celle-ci repoussa sa gueule en la tenant fermement avec sa poigne, obstruant de ce fait les capteurs olfactifs de l'animal. Elle saisit egalement le bras qui la maintenait collée au sol et réussit non sans mal à l'écarter, puis elle activa sa lame de coude droite, créant une entaille sanguinolente sous le menton de son adversaire.


Celui-ci émit un sifflement suivit d'un grognement proche de celui d'un sanglier.

"Barre toi de là Layla! Il faut que tu t'en ailles!" Eructa Samus en voyant que l'humaine restait sur place comme abattue. Elle se sentait particulièrement mal et savait qu'il ne lui restait que très peu de temps avant "l'éclosion" et cette pensée la répugnait. Les cris de sa compagne de mésaventure la sortirent de sa spirale de pensées glauques et elle se releva.

Samus évita la queue de la créature qui cherchait à transpercer sa visière d'un coup rapide. Puis elle s'en debarrassa en roulant sur la gauche. Son adversaire tenta de la griffer mais le plastron resista au coup porté. Se jaugeant de nouveau, les deux combatants tournèrent lentement l'un autour de l'autre, Samus lança un regard furtif vers son arme à quelques mètres d'elle, inaccessible.


"Layla... Je ne vais pas te le répéter..." siffla Samus toujours attentive à la réaction de l'animal en face d'elle.

"Je ne peux pas te laisser!" Hurla t'elle alors qu'une nouvelle crampe au ventre la fit gémir.

"Si tu peux... va te faire retirer ce truc! C'est pour toi que je suis redescendue alors sauve toi!"

C'est à cet instant que Layla réalisa que ses craintes étaient fondés et que la quarienne n'avait jamais eu l'intention de repartir de cette planète.

"Tu es une imbécile!" fit elle à la limite du sanglot, Samus n'aurait sû dire si c'était la douleur, l'émotion ou ses hormones qui la faisait réagir comme cela... sans doute un doux cocktail des trois. La créature claqua sa machoire dégoulinante de salive, hésitant à passer à l'assaut.

"Ecoute Lali, il y a une bombe prete à exploser là haut, tu désactives la dynamo centrale à l'étage inférieur, tu contactes tes amis et tu te tires!"

Samus ne pu rien ajouter, la créature profita d'une seconde d'inatention pour bondir de nouveau, déséquilibrée, la quarienne chuté lourdement contre un vitrail décoratif au sol. Bien que robuste, celui-ci céda sous le choc et sous le poids, entrainant les deux combatants dans une salle inférieure...

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Layla Archer

avatar

Messages : 138
Date d'inscription : 13/12/2011

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Terre
Profession / rang : Exploratrice

MessageSujet:    Lun 25 Juin - 2:03

Un cri à la limite du cauchemardesque, suivit par le son du verre brisée plus tard, Layla se retrouva seule, sans qu'elle put intervenir. Samus venait de disparaître dans un trou, emporter par la créature vénérée des Pontos.

Elle ne put rien dire, ni même s'excuser de ce qu'elle avait dit. Dire que tout ce que voulait Samus, c'était mourir là où Kadararan était morte. Des paroles presque sortie toutes seules, comme si cela ne dépendait pas d'elle... Cette créature influençait de plus en plus la jeune femme, se servant de sa mémoire concernant le rapport de la précédente mission, où plutôt mission-suicide, faite sur ce monde où le nom de Kadararan, une scientifique Asari, était apparue plus d'une fois.

La Créature fouilla aussi dans sa mémoire proche, retraçant notamment la fois où Samus se leva brusquement en prononçant ce nom à la limite du sanglot alors que Layla était sur elle dans une position plus qu'ambigüe, même si c'était juste pour tuer une créature qui s'approcher un peu trop près de la Quarienne. Avec ces éléments, il n'était pas très dur de penser qu'il y avait eut quelque chose entre Samus et cette Asari. Une chose dont la Créature se servit pour éloigner Layla de Samus, peut être dans l'intention de trouver un autre "garde du corps" en la personne de cette... chose qui l'avait attaquée et emportée Samus.

En temps normal, Layla n'aurait jamais dit une telle chose, savant ce que ça faisait que de perdre quelqu'un de proche. Contrairement à Samus, elle parvint assez rapidement à, pas tourner la page, bien que c'est l'impression qui se ressent quand on la voit, mais plutôt accepter ce qui c'était produit. Elle trouva le soutien et une nouvelle "raison de vivre" auprès d'une certaine Quarienne. Elle retrouva le goût de vivre, même si des fois, certaines nuit, le cauchemar qu'elle avait vécu revenait hanter ses rêves. Syndrome post-traumatique sévère lié à celui de la "Culpabilité du survivant" disait les médecins et psychiatres.
Elle avait tout perdue ce jour là... mais c'était le passé, rien ne peut le changer et il faut faire avec, Continuer de profiter de la vie, même si c'était plus facile à dire qu'à faire. Layla y parvenait tant bien que mal, même si par moment le passé la rattraper brièvement. Tout ça pour dire que ce n'était pas vraiment elle qui avait parlée. Cette Créature l'avait de plus en plus sous son influence et il fallait faire vite avant qu'elle fasse en sorte que Layla s'ouvre le ventre pour la libérer, le tout avec le sentiment du bonheur absolue.

Elle était seule, Samus n'était plus là. Seule dans un endroit où même les cailloux veulent vous tuer ! Bizarrement, elle doutait. La peur d'être seule, sans aide, dans un monde plus qu'hostile et surtout d'avoir perdue une personne à laquelle elle commençait à s'attacher un peu malgré elle, une situation presque similaire à ce qu'elle avait vécue il y à longtemps et qu'elle s'était promise de ne plus jamais revivre. La mélancolie et le désespoir arrivèrent au galop dans son esprit en même temps que cette boule au ventre quand un événement émotionnellement douloureux vous arrive. Des larmes commencèrent à couler, sans qu'elle puisse y faire quelque chose pour endiguer les flots avant de lâcher un sanglots. L'avenir n'est qu'un long passé avait écrit un chanteur français de la fin du XXème siècle. Dans le cas de Layla, ce refrain devint bien réelle. Encore une fois, elle venait de perdre quelqu'un à qui elle tenait et encore une fois ce quelqu'un était mort par sa faute. Elle essaya de se mettre à genoux, mais la douleur au bas-ventre provoquée par la Créature la fit affaler sur le sol où elle commença à pleurer, traumatisée, encore une fois...

Puis, un bruit, un sifflement se fit entendre de l'étage d'en dessous. La créature qui attaqua Samus était toujours vivante. Rien qui ne fasse sortir l'Humaine de son état actuelle, mais en revanche, le gémissement de douleur et de colère qui suivait n'était pas animal, enfin si, mais il n'était pas émis par la créature mais par une personne à la voix bien connue. Samus était vivante et visiblement pas si blessée que ça puisque la créature, l'Untulata d'après le nom Ponto dont Layla couvait une Reine poussait une série de feulements et de grognements, comme si elle tentait de menacer quelque chose... ou quelqu'un !

Layla sortit aussitôt de sa torpeur, comme si elle avait prise une énorme baffe sur le visage pour qu'on la réveille, chassant ses mauvaises pensées aussi rapidement qu'un relais d'effet de masse envoyait un vaisseau à l'autre bout de la galaxie. Elle voulait aider Samus, mais, avec ses jambes paralysées par sa douleur au ventre, elle serait plus une gène qu'autre chose et puis le temps était compté. Le compte à rebours de la bombe Ponto était toujours entrain de suivre son cours. Elle fallait qu'elle aide la Quarienne. C'est alors qu'elle remarqua le fusil d'assaut de Samus, reposant sur le sol. Elle parvint à ramper à la force des bras jusqu'à l'atteindre et... la jeter à travers le trou dans le sol, un coup de main que Samus apprécierait sans doute. Elle jeta aussi dans le trou les quelques armes qu'elle avait "empruntées" au camp de Cerberus un peu plus tôt, un M-358 Talon et 2 M-25 Frelon... Juste au cas où. Manifestement Layla n'avait pas besoin d'armes puisque la Créature qu'elle portait la protégeait. Elle aurait bien essayer de voir, jusqu'où elle pouvait poussait le contrôle, par exemple essayait de faire obéir l'Untulata comme une sorte de super chien de garde, mais elle en n'avait ni le temps, ni la conviction et ni l'envie. Il fallait faire vite.


Layla rampa jusqu'au fond de la pièce où elle s'appuya sur le mur pour se relever en grimaçant de douleur, les jambes lourdement endoloris. Comme Samus lui avait demandée, elle descendit non sans difficultés l'escalier jusqu'à l'étage inférieur. Elle arriva dans un couloir où à travers les murs, elle entendit que la lutte entre Samus et l'animal avait débuter, entendant les hurlements de la créature, à peine perceptible à travers l'épaisseur du métal, ainsi qu'un coup de feu, preuve que Samus n'avait pas dit son dernier mots. Layla traversa le couloirs en boitillant de douleurs.

Elle arriva à l'entrée de la salle où le combat avait lieu, on pouvait voir sur les murs, l'ombre des deux combattants se dessiner. Elle continua sa course après avoir vue Samus qui manifestement l'avait vue puisqu'elle regarda dans sa direction brièvement. Layla reprit sa marche peut après, des plus en plus essoufflée par la douleur lui traversant le corps, elle traversa une salle pleine de... squelettes dans des positions suspectes, beaucoup d'entre eux était par paire côte à côte, manifestement enlacés et certains avait un squelette de jeune au milieu de l'embrassade.

Le désespoir face à l'ennemi et la défaite peut pousser souvent à ce genre d'extrémité, la mort douce et rapide est préférable à l'esclavage où la mort lente pour beaucoup de race, les Pontos y compris, en tout cas, ceux qui était dans cette salle, des couples, des familles des amis, des gens seuls, désespérés au point de se donner la mort eux-même pour ne pas souffrir. Vue la position des corps ça dut être très rapide et manifestement sans douleurs. Un poison versés dans un liquide comme l'atteste les bris de verre et de bouteilles aux pieds des corps, ou alors un gaz peut être. Layla ne put s'empêcher d'avoir de la peine pour eux et prononça même une phrase en Pontos dont la traduction approximative serait "Puissiez vous trouver la paix". La forteresse était une tombe, un monument à la gloire d'une civilisation qui n'existe plus et dont l'existence ne sera peut être jamais connue. Layla fut à nouveau peinée quand elle compris qu'elle allait détruire ce qui était un sanctuaire, mais elle n'avait pas le choix.


Elle s'engouffra dans un nouveau couloir, identiques à tous ceux de la Forteresse avec ses statues, mais il y avait autres choses, des sorte de "gousse" cristalline faites de gemmes brillant d'un bleu pulsant et parsemé de petites étincelles. Ça avait l'air vivant et ça se rependait au mur et au sol comme des racines. Une grande puissance d'en dégageait, ça avait l'air tentant de prendre un morceau, juste un tout petit morceau. Layla tendis la main vers cette gousse de gemme mais la Créature qu'elle portait l'empêcha de la toucher par le biais d'une violente douleur qui la plia sur place avec un flot d'image dans la tête, les souvenirs de ses quelques conversations avec Samus sur l'ézo-X.

La Créature venait de sauver Layla de la pierre corruptrice, la mettant en garde par la même occasion sur sa nature. Peut être qu'elle était sensible aux effets de l'ézo-X dans son état embryonnaire où que le fait d'avoir son hôte contaminé empêcher son développement, ce qui expliquerait pourquoi cela fait plus de 300 000 ans qu'il n'y avait plus de Reines, tout l'écosystème de la planète était corrompu par cette substance, plus d'hôtes potentielles, à moins qu'il fallait obligatoirement un hôte humanoïde... Quelques choses qui ne se trouve plus sur ce monde depuis plus de 300 000 ans.


Layla recommença sa marche, évitant soigneusement de toucher l'ézo-X, pulsant de sa lumière bleutée qui inondait la pièce. Un cri lointain de l'Untulata parvint aux oreilles de l'Humaine qui semblèrent aux mieux de leurs formes, le combat faisait toujours rage là bas. Elle arriva dans une pièce de grande taille avec des ordinateurs et une énorme machine derrière une baie vitrée ressemblant à un énorme générateur cylindrique avec une sorte d'immense ventilateur placée devant qui tournait à une allure certes réduite mais impressionnante vue la taille de la pièce. des éclairs parcouraient l'intérieur du cylindre avec à l'horizon une lumière aveuglante, prisonnière d'une cage gyroscopique comme sur un relais. Le générateur de la Forteresse se trouvait face à Layla qui se trouver dans sa salle de contrôle dédiée.

Elle s'avança vers l'une des consoles, celle en face de la baie vitrée et la toucha, activant son interface holographique turquoise. Elle parcourra les différents fichiers, sa connaissance du langage Pontos lui permettant de lire ce qui était affichée à l'écran. Le générateur était en fonctionnement réduit depuis 350 000 ans suite à un défaut d'approvisionnement en ézo et il allait bientôt manquer de carburant, dans 50 ans grand maximum. Layla remarqua qu'elle avait également accès à la base de données des Pontos. Toutes leur histoire, leur culture, leur savoir... Tout y était. Et cette fois-ci, elle succomba à la tentation de tout télécharger. Son OmniTech ayant bien sûr pas assez de mémoire, elle tenta de trouver un support plus volumineux.

Elle décida de localiser l'emplacement du support matérielle de la base de données et la trouva dans l'un des ordinateurs, une sorte d'objet ressemblant à un cube de bonne taille finement ouvragée et recouvert d'inscriptions. En fouinant un peu, elle appris que les Pontos avaient colonisés cette planète pour son ézo-X qu'ils appelé "Pierre d'Âme" afin de l'étudier lui et ses possibilités énergétique et mutagène (ou corruptrice). Ils décidèrent de tester cette substance sur les Untulatas afin d'en faire une nouvelle race de super soldat afin d'affronter un autre empire galactique de l'époque. La créature sacrée était devenue une arme, de même que presque toutes les formes de vie de la planète. Bien sûr la population ignorer cela et Layla avait sans doute accès à cette information à cause du fait que l'IV de la Forteresse la prenait pour le souverain.

Puis les Xa'Mens sont arrivées, envahissant les mondes Pontos, juste pour massacrer la population et raser toutes traces de son existence. Un philosophe de l'époque avait comparé leur processus d'extermination à une moisson dans un champ. Les Xa'Mens utilisèrent leurs technologies pour "corrompre" les Pontos et les retourner contre leurs propres peuples. Puis ce fut les créatures de SR-388 qui furent envoyés aux fronts pour remplacer les soldats, ce fut efficace au début, les créatures dopées à l'ézo-X firent des ravages dans les rangs Xa'Mens et même des armes fonctionnant avec l'ézo-X furent utiliser contre ces vaisseaux à l'allure de calamars avec une efficacité plus que satisfaisante. Mais les Xa'mens parvinrent à corrompre les créatures, étudiant l'ézo-X pour s'en défendre avant de les retourner contre leurs maîtres et rapidement, l'ézo-X avait perdu sa grande efficacité au combat, il était toujours puissant mais beaucoup moins et les Xa'Mens redevinrent implacable.

La bataille décisive s'est jouée sur SR-388 où avec l'aide d'un traitre, les Xa'Mens parvinrent à localiser la planète mère de l'ézo-X et de l'envahir, tuant par la même occasion le gouvernement Pontos. Une fois la population "moissonnée" comme le dirait le philosophe, les Xa'Mens quittèrent la planète sans détruire l'ézo-X ou la plupart des installations, sans doute en jugeant que plus personne ne pourrait l'utiliser contre eux.

Layla se rappela d'un coup qu'elle n'était pas là pour faire de la lecture et elle quitta la pièce avec ce cube de données dans la main après avoir appuyer sur le bouton d'arrêt d'urgence du générateur. La réaction se fit vite remarquer, la lumière dans les tons bleutés passèrent au rouge dans les couloirs et les générateurs de secours avaient pris le relais, mais seulement pour l'alimentation minimale de la Forteresse, le bouclier la protégeant, ayant des besoins colossaux en énergie n'était en revanche plus alimenté.
Layla sortit et commença à se diriger à la hâte vers le sommet de la tour. Elle n'entendait plus le bruit des combats entre Samus et la bête, elle soupçonna le pire, mais quelque chose lui ordonnait de ne pas aller voir. Plus elle montait vers le sommet, plus ses forces augmentèrent et plus la Créature qu'elle portait en elle avait de vigueur. Elle montait les escalier jusqu'au sommet de la tour avec une rapidité digne d'une performance olympique, bien que, une fois arrivée au sommet, sur la plus haute tour de la Forteresse, dominant le paysage magnifique fait de montagnes enneigées, ses jambes la tenaient à peine.


Elle activa son OmniTech et son communicateur. Après quelques parasites, la liaison radio fut établit et ce fut le vaisseau qui appela en premier, et plus précisément la médecin Asari qui était aussi en charge des communications :

"Layla Tu nous reçoit?

-Oui ! J'ai pas le temps de faire dans le détail, il faut que la navette vienne aux coordonnées que j'envoie et que pendant ce temps Lin' prépare le vaisseau pour un départ plein pot et mettre le plus rapidement possible le plus de distance possible entre ce monde et le vaisseau ! Et préparer l'infirmerie, j'ai un gros problème

-Quelle genre de traitement?

-Du genre césarienne ! Pas le temps d'expliquer, faite ça vite! Et mettait le chauffage à bloc, ça aime pas le chaud !

Un silence s'installa suite à cette annonce pour le moins étrange, mais elle reprit quelques secondes plus tard :

-Compris, Johnny arrive, accrochez vous on arrive dans moins de 5 minutes!"


La communication se coupa, et le "accrochez-vous" secoua Layla, elle était seule désormais, sans Samus. Elle voulait allée la chercher, mais la présence plus importante de la Reine dans l'air glaciale des sommets l'interdisait de le faire. Elle était donc en train de rager, le visage déformer par la colère, la tristesse et la douleur. La navette arriva, se posant lentement sous le regard de Layla. Elle regarda derrière elle, fixant l'accès à la Forteresse les larmes aux yeux et commença à grimper à bord posant la base de données des Pontos en sureté dans le cockpit. Elle jeta un coup d’œil une dernière fois et c'est alors qu'elle vit l'impensable :

Samus, vivante marchant avec difficulté. Salement amochée, la combinaison déchirée à plusieurs endroits, même la visière de son masque fêlés, des tâches sombres révélant l'emplacement des blessures et un souffle difficile, mais vivante.

Layla, le sourire au lèvres se précipita vers la Quarienne pour l'aider à rejoindre la navette :


"J'l'ai eut! Ce sale petit Bosh'Tet !

-Je croyais que t'avais envie de mourir !

-Y'a que les imbéciles qui change pas d'avis.


Les deux femmes repartirent vers la navette qui décolla rapidement après tandis que Layla demanda de préparer un lit de plus à l'infirmerie. Le petit engin partit en trombe et rejoignit le Discovery's Lust qui l’attrapa "au vol" dans l'atmosphère de la planète avant de quitter la planète. Un vaisseau de Cerberus, celui qui amena l'équipe rencontrée sur la planète était aussi en orbite et commença à attaquer le vaisseau quelque seconde avant que celui-ci ne passe en SLM tandis qu'un violent flash lumineux apparut à la surface de la planète à l'emplacement de la Forteresse, puis rapidement, une onde de choc enflamma l'atmosphère et le sol de SR-388 avant, la transformant en boule de feu géante comme un mini soleil, lançant une onde thermique massive dans l'espace emportant le navire de Cerberus donc les bouclier ne résistèrent pas longtemps à la chaleur avant de lâcher, laissant l'équipage et l'équipement à la merci de la chaleur et des radiations dégagés par l'explosion massive.

Pendant ce temps, le Discovery's Lust quitta le mode SLM près du relais du système, observant l'explosion sur la planète bien visible à cette distance sous la forme d'une lumière intense. Layla et Samus furent envoyée à l'Infirmerie qui activa son dispositif de stérilisation intégrale, Mélia, la médecin Asari, ignorant tout de la "robustesse" de Samus adopta la prise en charge normal pour une Quarienne gravement blessé. Toutefois quand Samus arriva, la plupart de ses blessures les plus profondes commençaient déjà à se résorber, les hémorragie avaient cessées et le tissu cicatricielle recouvraient les blessures superficielles :

"J'ai jamais vue ça ! Pas chez une Quarienne en tous cas ! Constata Mélia face à la guérison rapide de la Quarienne

-En fait je crois qu'elle n'a pas besoin d'être soignés ! Comme ça tu pourra t’occuper de Maman Répondit Cixi, l'IA du vaisseau sur un ton enjouée

-Il faudrait faire des analyses pour sav...

-Elle a dit pas d'analyses la première fois. Je crois juste qu'elle a besoin d'une très grosse nuit de sommeil"


Méli et Cixi conclurent rapidement sur le cas de Samus qui d'après ses facultés de régénération avaient seulement besoin de se reposer... et d'une nouvelle combinaison. Le cas de Layla était plus grave, le scientifique Galarien l'analysait tandis qu'Izira était à ses côtés. Layla était presque dans les vapes, l'anesthésiant agissant curieusement très efficacement malgré la dose pour une anesthésie locale. Le haut de sa tenue remontait jusqu'à sous la poitrine, on pouvait voir que son ventre avait légèrement gonflé et aussi la présence d'une marque sur le bas-ventre, ressemblant à un fer à cheval dans un cercle :

-Qu'est ce qu'elle à Doc? Demanda Izira, la voix pleine d’inquiétudes.

-Parasite de type indéterminé dans l'utérus. Une césarienne suffirait à l'extraire comme elle l'avait suggérée. Il y a aussi une chose dans le cerveau, cela ressemble à un implant cybernétique, logés profondément entre les deux hémisphères!

-Profond comment?

-Impossible à retirer sans dégâts neurologiques irréparable ! Toutefois, le corps ne fait pas de rejets et il n'émet ou reçoit aucun signal. Ce n'est pas dangereux, au contraire, les influx nerveux semble aller plus vite comme si elle était sous stimulant intellectuelle! Elle risque juste d'avoir un peu de migraines

Termina le Galarien avant que Mélia n'arrive et demanda à rester seule avec Layla pour l'opérer. Fort heureusement, la chaleur de l'infirmerie, augmentée à la demande de Layla avait eut un effet léthargique sur la Créature, ce qui rendait l'extraction très facilité et au bout d'une petite heure sans incident, Layla fut recousue. Elle allait avoir mal pendant quelques heures mais elle pourrait quitter l'infirmerie très rapidement.

La larve de la Reine était dans un bocal, normalement réservée à une créature bien plus grosse et plus forte. Un aspect repoussant ressemblant à un gros ver de couleur chair d'une trentaine de centimètre avec une tête ressembla à celle de l'adulte, sans yeux avec un crâne allongé et une sacrée mâchoire. Elle avait aussi des petits bras atrophiés. Le croisement entre un ver et un fœtus en simplifiant.


Layla se réveilla quelques minutes plus tard, la faible dose d'anesthésiant l'avait véritablement assommée et elle émergea doucement, reconnaissant l'infirmerie et Izira qui était à son chevet, la main de l'Humaine dans celle de la Quarienne. Bien que l'infirmerie soit entièrement stérilisée, Izira n'avait pas enlever sa combinaison, surement pour ne pas attirer l'attention sur elle.

En revanche sa main où était celle de Layla n'avait pas de gant, facile à dissimuler en cas de visiteur et puis c'est toujours plus agréables d'avoir un contact direct que couper par un quelconque tissu non? Elle tourna la tête voyant Samus piquer un somme et presque guérit à part sa combinaison qui faisait la tête. Elle en profita un peut pour souffler, racontant à Izi ses journées sur SR-388 et pour un long câlin bien mérité. Peu après, prétextant une révision des moteurs, elle laissa Layla seule dans l'infirmerie avec Samus après avoir remis le morceau de combinaison manquante. Elle avait également apporter un kit de réparation pour la combinaison de Samus qui en avait bien besoin.


Les minutes passèrent et Samus commença à se réveiller. Layla quand à elle, commença à se lever, mais la douleur et la cicatrice encore fraiche bien que presque invisible, les césarienne étant devenue des opérations opérations presque banales depuis des siècles. Mais en attendant, elle avait trop mal pour se lever.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Confidences   

Revenir en haut Aller en bas
 
Confidences
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect RPG :: « La Grande Voie Lactée. » :: ◄ Systèmes inconnus.-
Sauter vers: