Mass Effect RPG

Mass Effect RPG


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesBioware-RPGS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 8 Mar - 18:31

Citation :
En provenance d'ici

Voilà plusieurs heures que Rhea regardait le plafond sordide de sa chambre d'hôpital. Il faisait chaud et l'atmosphère était chargée de sueur et de médicaments. Son opération semblait s'être bien déroulée et elle avait pu apprécier l'efficacité du médecin et de ses assistants. Ils avaient dû avoir recours à quelques implants et une bonne dose de matière synthétiques pour recréer le bras en charpie mais malgré l'ampleur des dégâts, elle ne sentait plus qu'une vague douleur sourde.

Le soucis restait sa dextérité. Il allait lui falloir plusieurs mois pour retrouver l'entière utilisation de son bras. Ce qui la rendait moins performante au combat et inapte au pilotage.

*Moi qui voulais reprendre ma place de capitaine, je suis mal barrée…*

La respiration sifflante de la butarienne l'empêchait de se rendormir. De plus, celle-ci gémissait de douleur dans son sommeil et cela ne faisait qu'angoisser Rhea qui revoyait l'image des cadavres de ses amis dès qu'elle fermait les yeux.

Dans un hôpital standard, une infirmière leurs aurait déjà administrer un bonne dose de tranquillisant et un bon somnifère pour Rhea mais là, impossible de savoir où s'était volatilisé l'équipe médicale. Le turien qui l'avait opérer était tout aussi mystérieux et taciturne que son nouveau collègue Caïus, dont elle avait fini par apprendre le nom en interrogeant la Fouine.
Le gamin passait la voir souvent et c'était lui qui s'occupait de ses repas. Elle l'appréciait. Elle lui avait confié quelques infos sur son vaisseau, espérant qu'elle arriverai à temps pour superviser la fin des travaux. Pas question de laisser son bébé dans les mains de n'importe qui! Elle s'était dit qu'à son retour, elle proposerai à Caïus de prendre le gamin en charge afin d'en faire un ingénieur digne de se nom.

Tourmente… Le nom qu'elle avait hérité. Encore une idée du Turien. Décidément à défaut d'être bavard, il fallait lui reconnaitre un certain sens pratique dans l'action. Il ne perdait pas une minutes alors qu'elle s'empêtrait dans des analyses longues et sinueuse.

Tourmente... Oui c'était compréhensible. Vu son état et ses nuits chargées de cauchemars. Il n'avait qu'à voir la butarienne pour se rendre compte à quel point il était difficile de rester près de quelqu'un qui souffre même dans son sommeil. Et quand la douleur vient de l'âme et non du corps… Tourmente…

Elle se ferait à se nom et allait donc devenir cette femme qui malgré un nouveau départ garderait en elle les fantômes de son passé. C'était ainsi qu'elle avait décidé de donner un nom à ce pseudonyme.

Un cri plus aigu de Seila tira l'humaine de ses pensées. Elle s'approcha d'elle et vit ses yeux à peine ouvert. Elle transpirait et semblait avoir de la peine à s'exprimer. Tourmente ne chercha pas à comprendre et l'aida à boire un peu d'eau avant de lui éponger le front.
"Du calme, le doc a dit que tout allait s'arranger."
Ce qui était surement le cas, Tourmente n'en avait réellement pas la moindre idée mais dans ces circonstances, que dire d'autre.

"Accrochez-vous et d'ici demain matin, vous serez sur pieds."
La butarienne se calma doucement. Sa respiration devint plus régulière et Tourmente reposa le tissu non loin du lit. Elle retourna s'asseoir sur son brancard sans quitter sa collocataire du regard. Elles étaient semblable. Deux étrangères dans ce groupe de mercenaire. Pourquoi les avoir gardées? Après tout, c'est de la faute de Tourmente si leur vaisseau était détruit et Caïus semblait en vouloir beaucoup aux Soleils Bleus. Et toutes les deux se retrouvent maintenant isolées dans cette étrange infirmerie de fortune.

Peut-être les avaient-ils abandonnées ici? Humm non, Caïus semblait être un homme de parole. Elle se massa doucement le haut de l'épaule droite et décida finalement de s'allonger afin d'essayer de trouver le sommeil.

Celui-ci tarda à venir mais lorsque le médecin la réveilla le matin, Tourmente avait perdu toute notion du temps. Elle lui offrir sa tête du matin, c’est-à-dire un froncement de sourcil et un regard froid mais le turien n'y fit pas attention.

"Asseyez-vous, je vais examiner vos cicatrices.
-Comment va l'autre?
-Elle va mieux. On lui a trouvé un médicament qui semble plus efficace. L'infection va se réduire rapidement et vous pourrez repartir d'ici un jour ou deux."

Tourmente hocha la tête et laissa le turien manipuler son bras. Elle serra les dents pour cacher la douleur quand il enleva le pansement pour contrôler la plaie. Ce n'était pas beau à voir. Une cicatrice lui labourait la main et la peau de son bras semblait trop tendu. Elle détourna le regard.
"Hummm…"

Comme avis médical, on pouvait faire mieux. Tourmente regarda la main du doc prendre un tube et étaler de la pâte sur son bras avant de refaire le pansement.

"Bon sa devrait tenir. Je vous laisse, mon assistant finira le travail. Au revoir."

Il adressa un dernier regard au datapad contenant les infos de santé de la butarienne, y ajouta une note et quitta la pièce.

Le temps allait être long…


Dernière édition par Tourmente le Mar 17 Avr - 22:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 27 Mar - 11:50

Aucune idée du temps qui s'était écoulée depuis son dernier éveil. Son bras douloureux était étendu sur le matelas trop familier. Quelque chose clochait dans la semi-obscurité. Mais Tourmente ne sut pas définir la cause de cette sensation. Elle se retourna lentement, soutenant son membre encore endolori et se redressa ensuite pour mieux détailler la salle. Le médecin n'était pas là, ni son assistant. La pièce était plongée dans un silence religieux. Trop religieux. Tourmente pivota pour voir le lit de la butarienne vide et compris que s'était ses gémissements qui manquaient.

Ou avait-elle bien pu décampé? Était-ce les médecins qui l'avaient transférée? Avait-elle été victime de complication durant la nuit et peut-être qu'elle avait dû être déplacée? Ou bien c'était-elle simplement fait la belle pour aller dénoncer Caïus au Soleil Bleu!

Tourmente sauta sur un terminal de la pièce et pianota d'une main afin de rentrer en contact avec le médecin. Elle devait avoir toutes les informations avant de contacter son compagnon de vaiseau.

"Ici R..Ici Tourmente, répondez! Il y a un soucis avec la butarienne."

Silence. Tourmente pesta et se retourna, tentant de réfléchir. Mais soudain une voix résonna dans le haut-parleur du terminal.

"Que ce passe-t-il? J'ai rien sur mes capteur qui m'indique un problème.
-Pas étonnant docteur, votre patiente a mis les voiles!
-Quoi? Mais elle n'est pas en état de…
-Elle n'a pas pu aller bien loin, je vais contacter Fureur. Si vous la retrouvez, faites-moi signe.
-Vous ne pouvez pas partir non plus! Vos implants...
-Gardez vos remarques, je sais ce que j'ai à faire."

Tourmente coupa la conversation et regarda autour d'elle. Elle trouva un pack de medi-gel et ses affaire dans une étagère près de la porte. Le sas était verrouillé mais rien de bien compliqué. Même la butarienne semblait avoir réussi à contourné la sécurité. Mauvais point pour l'équipe du Doc mais Tourmente ne comptait pas lui faire un audit de sécurité aujourd'hui. Une fois dans le couloir sombre, elle avança le plus rapidement possible en soutenant son bras. Elle ne savait absolument pas ou elle se trouvait mais elle espérait bien s'orienter tôt ou tard. D'abord avertir Caïus.

L'ingénieur enclencha son omnitech et contacta Caïus mais celui-ci ne répondit pas. Il devait être occupé ailleurs. Mais Tourmente savait garder son sang froid et elle décida d'appeler le vaisseau. Là le volus répondit de sa voix déformé par sa combinaison.

"Ici Tourmente. Je quitte l'infirmerie. Seila a disparue. Avez-vous eu des contacts avec elle?
-Non aucun. Fureur est-il au courant?
-Impossible de le joindre. Passez-lui l'info dès que possible, je reste en communication et je vous informe si j'ai du nouveau.
-Bien reçu. Shhh.... Vous voulez que je vous envoie quelqu'un pour vous aider? Shhh...
-Non, je sais même pas où je suis… "

Effectivement la ruelle dans laquelle elle venait de débouchée était aussi anodine et vide que n'importe quelle ruelle d'Oméga. Elle s'appuya un instant contre le mur pour réfléchir et se remettre de la douleur qui lui labourait le bras avant de plonger dans l'allée en quête de sa comparse égarée.

*Pourvue qu'elle ne fasse pas de connerie…*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 29 Mar - 18:54

Citation :
Légende :
Seila
Un autochtone

La jeune femme courait... où au moins tentait-elle de le faire. A bout de souffle, la douleur vrillant ses nerfs, elle devait davantage se trainer qu'autre chose. L'avantage c'est qu'au vu de son allure, les vortchas devant lesquels elle passait ne lui barraient pas le passage, suffisamment intelligent pour se dire qu'elle devait très certainement être poursuivie... et si la plupart d'entre eux aimaient provoquer des emmerdes, ils étaient comme tout le monde et n'aimaient pas être mêlés à celles des autres.

Cependant d'autres avaient moins de jugeotes ou bien... étaient plus désespérés...

Elle devait fuir, disparaitre... et trouver du medi-gel... elle grimaça... beaucoup de medi-gel... elle en avait assez, plus qu'assez... Edan, les soleils bleus, les rachnis, expelten, ces abrutis de mercenaires... le jour viendrait ou elle pourrait tous leur faire bouffer le canon de son flingue avant d'appuyer sur la détente... à moins de leur faire éclater le crâne à grand coup d'énergie noire... elle hésitait presque. Dans tous les cas sa rage l'aidait à avancer... une autre idée lui vint alors en tête, sans effusion de sang cette fois mais avec tout autant de violence, la mélodie prenait forme dans son esprit... les vortchas, turiens et humains qu'elle croisait était autant de notes qui s'alignaient sur une partition alors qu'elle traversait les ruelles d'Omega sans réel but.

Etait-ce du sang qu'elle sentait entre ses doigts ou bien simplement la sueur dû à l'effort physique et à la douleur lancinante qui ne la lachait pas ? Qu'importe maintenant... elle se laissait porter par la musique (zik) et la vision de tous ces visages inconscients, incapables d'entendre ne serait-ce qu'une note de la mélodie qui se jouait dans son esprit, leurs esprits trop obtus... conditionnés par leur combat quotidien pour survivre dans cette décharge galactique. Elle n'était pas si différente d'eux après tout, mais elle, elle n'avait pas fermé son esprit, la musique plus que la violence gratuite était finalement sa plus grande alliée, la seule chose qui lui permette de ne pas exploser, de ne pas perdre les pédales et de finir dans le caniveau comme ces vortchas...

La musique s'éstompait peu à peu, laissant de nouveau place à la froide réalité d'Omega, ses pieds trainant sur le sol semblaient peser des tonnes... et maintenant elle avait vraiment froid tandis que sa vision s'obscurcissait irrémédiablement. Elle avait peut être fait une connerie finalement...

Keelah... mais qu'est-ce qui vous arrive bon sang ?

Le terme utilisé... la voix digitalisée par sa combinaison... un quarien... qu'est-ce qu'il foutait là... enfin c'était sans doute sa dernière chance... elle fit fonctionner ses méninges aussi vite qu'elle le pouvait, cherchant une histoire à raconter à ce quarien qui pourrait peut être l'aider... une idée la frappa soudain, sans doute mauvaise à bien y réfléchir, mais c'était la seule qui lui venait à l'esprit...

nnghh... poursuivie... cerberus...

Comme prévu, à la mention de l'organisation pro-humaine aux méthodes extrêmes, le sang du quarien ne fit qu'un tour et il embarqua Seila, un bras sous son épaule pour la soutenir. C'était sa chance, une fois reposée elle pourrait partir de cette station et se faire oublier de tous avant de pouvoir hurler son nom à la face de la galaxie... tout ça grâce à un tout petit mensonge de rien du tout...

La quarien la déposa sur une couchette dans une sorte de petite remise remplie de gadgets bricolés, rien de bien excitant... par contre le mecha loki qu'il venait de mettre en marche semblait on ne peut plus fonctionnel et avoir fait l'objet de soins particuliers de la part de son allié temporaire... elle était presque rassurée... de toute manière, la fatigue et la douleur l'avait achevé. Elle ferma ses yeux et se laissa doucement emporter par le sommeil...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Ven 30 Mar - 11:37

La vache, Tourmente commençait à se rappeler pour quelle raison elle vivait sur un vaisseau et pas dans une ville. La proportion de gens hagards, désemparés et paumés lui faisait froid dans le dos. Non rien ne vaut une éducation spartiate. Elle pouvait tout reprocher à sa famille mais dans sa vie, elle avait toujours su où elle mettait les pieds et chacun de ses gestes avait un objectif précis. C'est ce que lui reprochait toujours Tine d'ailleurs. Pas assez de lâché prise. Même les bouteilles de vin qu'elle ouvrait étaient toujours pour "une occasion". Et maintenant il lui en restait encore mais Tine n'était plus là…

Elle se fit bousculer par un vorchas qui se retourna brusquement et laissa échapper un grognement guttural en agitant les bras.

"Humaine!! Pas rester ici! Mon quartier! Partir!!"

Manquait plus que ça. Elle n'arriverai jamais à mettre la main sur la butarienne si les vorchas se mettaient en travers de sa route. Elle inspira un bon coup afin de ne pas donner l'air d'être faible et jaugea son interlocuteur.

"Vous n'auriez pas vu une butarienne blessée? Je dois la retrouver"

Elle usa de son ton habituelle c’est-à-dire un ton sec d'officier qui attend une réponse de son subalterne. Le Vorchas regarda Tourmente. Elle n'aimait pas cette race. Non pas qu'elle était raciste mais ils ne lui donnaient pas confiance. Trop instables, trop violents et surtout incontrôlables. Ses gestes répétés et machinaux la stressait et elle n'était pas en état de se défendre si d'autres rappliquaient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Lun 2 Avr - 10:43

Et comme de bien entendu, d'autres rapliquèrent... et c'était maintenant un trio qui faisait face à l'humaine. Leurs gestes hératiques et le ton de leur voix laissez cependant à penser qu'ils étaient encore plus nerveux que ne pouvaient l'être des vortchas habituellement.

Nous savoir qui toi ! Toi partir, nous pas vouloir cerberus ici ! Toi retourner voir chef et lui dire vortchas pas vouloir lui ici !

D'autres vortchas levèrent la tête à la mention de cerberus, toisant la jeune femme avec une certaine animosité. La plupart d'entre eux n'avaient pour seule arme qu'une lame mais certains portaient malgré tout de vieux pistolets, leurs calibres étaient sans doute moindre que celui d'un predator mais cela n'en représentait pas moins une menace à prendre en compte...

Cerberus partir ! Nous pas aimer vous ! Ca territoire vortcha !

Il ponctua sa dernière phrase d'un geste ample des bras englobant tout le quartier.

Toi partir tout de suite ou toi souffrir !

============

Arlan revint rapidement auprès de la butarienne convalescente. Il n'avait jamais vu ce genre de blessures sur quelqu'un... cerberus avait vraiment des méthodes barbare pour torturer ses prisonniers. Par contre, si il était plutôt doué pour la récup et les réparations, comme la plupart des quariens, comme médecin, il était plutôt nul et tout ce qu'il pu faire fut de passer du medi-gel sur les blessures de la blessée.

Il avait survécu dans le coin en proposant ses services aux vortchas, tant comme mécano que pour les premiers soins. Mais contrairement aux vortchas, la butarienne ne semblait pas être douée de régénération naturelle et il craignait maintenant de la perdre. Si il n'y avait pas ces types de cerberus à ses trousses il l'aurait certainement emmener dans une clinique, mais ce serait prendre un risque considérable. Il ne pouvait maintenant compter que sur les vortchas... Il avait prévenu celui qui faisait office de chef dans le coin, et si ils n'étaient pas équipés pour faire face à une escouade armée, cela suffirait peut être à faire renoncer ces hommes si ils n'étaient que peu nombreux... en espérant tout de même que les vortchas n'enveniment pas les choses...

============

Sa menace clairement mise en évidence, le vortchas n'attendit pas une seconde de plus pour agiter le canon de son arme au nez de l'humaine. Le doigt sur la détente, il était prêt à tirer... faire sauter le crâne de cette humaine qui se croyait supérieure à eux... les autres vortchas suivirent son exemple et dégainèrent leurs armes, menaçant l'humaine "de cerberus" qui semblait vouloir empiéter sur leur territoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Lun 2 Avr - 16:36

"HHhhaaa!!!!!!!!"

Un sursaut d'effroi tira Hicks de son sommeil. Il porta machinalement sa main à son arme en attendant que les palpitations de son cœur ne se calment. Aux aguets, ils regarda autour de lui. Personne.

*C'est juste un rêve du con, calme-toi*

Il se leva de sa chaise en se passant une main sur le visage pour y chasser la sueur. Il venait de passer une très mauvaise nuit surement due à l'alcool et à la culpabilité d'avoir quitté son poste. Fureur lui avait demandé de ne pas quitter les deux femmes blessées afin de s'assurer qu'elles ne comptaient pas se faire la belle dans son dos. Hicks, ou plutôt "Veinard", ne pouvait qu'approuver car après tout, on ne connaissait pas tout de ces deux nanas. Seila était une mercenaire peu sympathique et bornée quant à l'autre, c'était en partie de sa faute s'ils étaient dans cette galère.

Il s'alluma une clope et regagna son poste d'observation qu'il avait quitté la veille au soir.
Il avait décidé de s'octroyer une petite perm' et franchement, au vu de l'ennuie qu'il ressentait en surveillant deux blessées sous sédatif, il méritait un peu d'amusement. Et sur Oméga, pas besoin d'aller bien loin.
Soufflant un nuage de fumé devant lui, il jeta un œil sur l'écran de contrôle piraté afin d'avoir un visuel de la salle d'hôpital clandestine.

"Hein!?! Putain fais chier!!!"

Il frappa le mur d'un coup de poing rageur et se dirigea vers l'entrée de la chambre. Comme il le craignait, la chambre était vide. Plus de signe ni de la butarienne, ni de la bonne femme. Il fit trois fois le tour sur lui-même avant de se décider à appeler le vaisseau. C'est à ce moment qu'il vit les cinq tentative de communication de l'Inextremis. Veinard devint un peu pâle. Ça allait chauffer pour lui…

******************************************

"Hoo! On se calme tout de suite."

Tourmente se parlait plus à elle-même qu'à ses adversaires. Raisonner une bande de Vorchas, c'était peine perdue. Mais il lui fallait une stratégie. Elle ne pouvait pas les combattre car elle n'était pas armée ni même en état de les semer.

"Je ne suis pas de Cerberus. Je suis à la recherche d'une amie, A-M-I-E. Elle est blessée et si je ne l'aide pas elle va mourir! "

Les vorchas se concertèrent entre eux. Bon, elle n'avait plus le choix, le tout pour le tout.

"Je la voie, elle est là!"

Tourmente pointa du doigt la ruelle opposée, espérant faire une petite diversion afin de faire demi-tour et de se jeter dans l'ombre de la rue la plus proche, courant comme une folle pour se mettre à l'abri des tirs. Son cœur battait à tout rompre et son bras lui faisait horriblement mal. Elle entendait les cris des vorchas en colères et leurs pas qui se rapprochaient.

Une porte n'était pas loin, elle se redressa à peine et tenta de la pirater avec son omnitech et c'est alors que des coups de feu raisonnèrent. La porte ne s'ouvrait toujours pas et alors qu'elle voyait la première silhouette vorchas pointer son arme en sa direction, celui-ci s'écroula. Tourmente regarda dans la direction opposé et vit un des soldats de Fureur se diriger vers elle. La porte s'ouvrit à ce moment-là et sans réfléchir plus que ça, les deux gens s'y engouffrèrent et la jeune femme verrouilla la porte de l'intérieur.

Il faisait nuit noir dans la pièce. La respiration des deux humains était le seul moyen de savoir où ils se trouvaient.

"Vous me suiviez c'est ça? Fureur a confiance en mon argent mais pas en moi? J'lui en toucherai deux mots si on sort vivant de ce merdier."

Elle n'en était qu'à moitié étonnée. Fureur lui avait collé un mouchard mais en étant honnête, elle aurait surement fait de même sauf que ses compétences en piratage lui aurait épargner de confier une tel mission délicate à un empaffé de la trempe de Veinard. Pour ne pas avoir vu tout de suite sa fuite ni été prévenue par l'équipage de l'Inextremis, il avait dû sans aucun doute quitté son poste... Il allait avoir des ennuies.

" Et il a eu raison! Je peux savoir où vous comptiez aller avec votre nouvelle copine butarienne?
- Je n'ai pas de compte à vous rendre Veinard mais sachez que Seila ne m'a pas attendue pour mettre les voiles. Je suis à sa recherche et l'Inextremis est au courant de mes démarches. Cependant vous tombez à pic. Vous allez pouvoir me prouver votre capacité au combat. Passez-moi une de vos arme."

Veinard ouvrit la bouche puis la referma. Il s'était déjà ramassé une brossée par le Vieux pour avoir déserté son poste, il ne voulait pas s'humilier une deuxième fois devant une femme. Il lui tendit un pistolet et chargea son mantis prêt à charger au signal de Tourmente.

"J'vais vous montrer comment on donne une bonne correction à ces pourritures, prenez-en de la graine!"

Tourmente déclencha le mécanisme d'ouverture de la porte et sourit intérieurement. Brave soldat. Mais pas question de mourir aujourd'hui, pas avec ce macho mal éduqué à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mer 4 Avr - 15:52

Citation :
Légende :
Hicks/Veinard
Vortcha
Arlan

La sortie soudaine du duo surprit les vortchas peu entrainés et certains d'avor l'avantage et la première grappe d'aliens tomba rapidement sous les tirs des deux mercenaires. Cependant les vortchas n'avaient pas encore remarqué Veinard et si leur attention se porta d'abord sur la jeune femme, celui-ci changea vivement et plus aucun des aliens ne faisait plus attention à Tourmente. La mercenaire entendit simplement leur chef intimez l'ordre de tendre l'oreille tandis que la dizaine de cavaliers scrutaient les caisses et recoin d'ombre autour d'eux. Comme en réponse à leur méfiance, plusieurs coups de feu retentirent depuis l'encadrure d'une porte, faisant sauter une nouvelle paire de tête... aucun don de régénération ne pourrait sauver les malheureux.

Les ombres oscillantes sous les néons n'illuminaient qu'à moitié l'homme, qui semblait prendre un malin plaisir à aligner ses cibles une à une, le tout enveloppé dans une armure de combat relativement légère. Veinard prenait chaque fois le temps de recharger correctement son arme tout en restant à couvert avant d'acquérir une nouvelle cible, riant à gorge déployée à la face des vortchas.

Tandis que Hicks abattait leurs ennemis un à un, celui-ci aperçut Tourmente s'avançant sur les vortchas plus isolés comme une tranche de nuit mouvante.
Mais c'est qu'elle a un joli p'tit c...
Sa remarque fut interrompue par l'alarme de son armure lui indiquant qu'il était resté un peu trop longtemps à découvert et que ses boucliers surchargés ne le protégeraient plus avant un moment.

Il se remit à couvert en grognant, vérifiant que sa stupidité n'avait pas non plus causé des dommages à son arme. Il tenta cependant de jeter un oeil à la jeune femme, laquelle se déplaçait étrangement pour quelqu'un dans son état... et même pour une humaine, ses mouvements étaient comme un vent malin fonçant sur les aliens à peine remit de leurs émotions. Tourmente était rapide, fluide, s'arrêtant devant chacun des vortchas, distrayant son attention grâce à ses drones, leur ôtant prestement leurs armes des mains, esquivant leurs ultimes assauts d'un air patient, presque professionnel avant de leur donner la mort.

Lorsque les derniers vortchas comprirent qu'ils ne pourraient rivaliser avec les deux humains plus habitués à ce genre de combat, ceux-ci s'enfuirent sans demander leur reste, abandonnant leur quartier "aux mains de cerberus".

===============

La fièvre de la butarienne avait légèrement baissé, mais les coups de feu qu'il avait entendu au loin ne lui inspiraient rien de bon. Les inquiétudes d'Arlan se confirmèrent lorsqu'une paire de vortchas débarquèrent en trombe, blessés... ils s'en remettraient, mais ils étaient malgré tout encore moins beau à voir que d'habitude...

Cerberus trop fort, pas pouvoir tuer eux !

La quarien ignora presque la remarque du vortchas... les brûlures qu'il avait au bras...

comment tu t'es fait ça ?

Ca drone... humaine utiliser petit robot. Cerberus trop fort pour nous !

Arlan secoua la tête, il avait espéré que son mecha amélioré aurait pu repousser les agents de cerberus, mais si ils avaient quelqu'un capable de générer des drones... alors il est fort probable qu'il puisse s'attaquer directement au circuits de la machine... voir pire, le pirater...

Laissez tomber, je vais essayer de leur parler... avec un peu de chance j'arriverais à les embobiner et ils iront voir ailleurs... sinon... appuyer sur le bouton rouge de cette télécommande, ça activera le mécha...

L'un des vortchas prit la télécommande, peu rassuré, tandis qu'Arlan sortait de son antre... prenant une grande inspiration alors qu'il se préparait à faire face à cerberus...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 5 Avr - 10:49

Citation :
Rhéa alias Tourmente
Hicks alias Veinard

Enfin le silence.

Tourmente ouvrit les yeux et respira lentement pour calmer son cœur. Sous son apparente tranquillité glaciale se cachait une peur de l'action et de faire faux. Il y avait des blessures physiques qu'on ressentait longtemps mais souvent on oubliait celles mentales qui ne vous quittent jamais. Mais l'humaine n'avait pas eu le choix et remercia son amant défunt de lui avoir appris les bases du combat au corps à corps bien qu'elle avait horreur de cela.

Tourmente n'était pas ingénieur pour rien. Elle aimait la stratégie froide, calculé, le combat réglé, les détonateurs, les tirs répétitifs d'un drone ou d'un mecha piraté. Aussi Tine avait du user de patience pour arriver à la convaincre qu'un jour elle pourrait avoir besoin de se débrouiller au corps à corps. Et aujourd'hui, elle le remerciait.

"Trop facile. Vous avez aucun mérite! J'les ai tous dégommés!"

Veinard bombait le torse en frottant le canon de son mantis. Il n'eut comme réponse qu'un regard gris glacial et le dédain de Tourmente. Elle ne comptait pas se lancer dans un concours de pénis avec un homme dépourvu de matière grise. Cependant son bras lui faisait très mal. La douleur avait évoluée, c'était comme des lancements dans tout le coté droit…

"Venez, j'vous offrirai une médaille quand on sera sortit d'ici."

Elle passa devant lui, ne se rendant pas compte que Veinard en profita pour confirmer sa découverte anatomique de la jeune femme et sourit bêtement lorsque celle-ci se pencha en avant pour ramasser une arme vorchas. Mais Tourmente poussa un cri et se retrouva à terre, fixant du regard sa main blessé puis l'arme, puis sa main à nouveau.

Lorsque Veinard s'approcha d'elle, il put constater que le fusil à pompe était complètement congelé.

"Hein? Putain c'est toi qui vient de faire ça?
-Je… On dirait bien oui…
-La classe! Un distributeur de glaçon en combi moulante!"

Cette fois le coup partit tout seul. Tourmente remis un mèche de cheveux noir derrière son oreille pour retrouver contenance alors que Veinard venait de comprendre l'expression "main d'acier dans un gant de velours".

"On dirait que le doc' m'a fait cadeau d'un implant biotique. Il va falloir que je jette un œil à la facture finale."

Blessé dans son orgueil, Veinard ne disait plus rien, il se contenta d'un regard noir à Tourmente qui l'ignora et se remis en route. Elle entendit des grognements dans son dos qui ressemblaient à des menaces de vengeance mais elle s'en foutait. Remettre ce soldat à sa place était normal. Elle ne supportait pas l'insubordination. Concernant ses nouveaux pouvoir, elle comprenait mieux maintenant les douleurs de son bras. Chaque personne répondait différemment aux implants et il semblait que son corps l'avait plutôt bien accepter. Elle allait cependant devoir s'entrainer maintenant car elle ne maitrisait absolument rien.

Ils prirent la direction des fugitifs vorchas et entendirent bientôt des bruits de pas. Rhea fit signe à Hicks de se tenir prêt et les deux humains oublièrent leur rancune pour se préparer au combat. Tourmente enclencha son omnitech et prépara un drone de combat afin de riposter et s'engagea dans la rue.

Elle fut surprise de tomber sur un quarien. Tourmente baissa son omnitech et fit signe à Veinard de s'avancer.

"Excusez-moi, vous n'auriez pas vu une butarienne blessée? Seila fait partit de mon équipage et elle a besoin d'aide. Je dois la retrouver.
-Que fout un quarien ici j'peux savoir?"

Tourmente lutta pour ne pas se retourner et envoyer une chataigne à Veinard mais il était trop tard et la diplomatie ne semblait pas du tout dans ses cordes. Elle priait maintenant pour que le quarien ne le prenne pas mal et qu'elle n'ait pas besoin de faire encore couler du sang pour retrouver cette fichue butarienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 10 Avr - 12:41

Citation :
Arlan
Hicks/Veinard
Vortcha

Arlan salua les deux humains d'un hochement de la tête avant de se plonger à nouveau dans les rapports et les chiffres donnés par son omnitech. Celui-ci portait sa combinaison environnementale mais au vu des décorations minimes et des renforts visibles on pouvait facilement deviner que celle-ci avait également pour but de servir d'armure d'assaut... ce qui n'était pas réellement surprenant au vu du quartier dans lequel le quarien avait choisit de vivre... sans parler du reste de la station. L'autre équipement notable était la mitrailllette à sa ceinture... sans doute un modèle tempête, mais suffisamment modifié pour que le doute soit permis

Une simple précaution... je suis Arlan Nar Idenna... et je ne peux pas réellement dire que je sois enchanté de croiser des hommes de cerberus par ici...

Il reporta son attention sur son omnitech alors que celui-ci avait fait résonner un léger bip. Le quarien fronça les sourcils derrière son masque... on lui avait parlé de drones... mais apparemment il y avait plus que ça, la c onfiguration de l'implant pouvait éventuellement rappeler ceux que l'on pouvait fournir à certains biotiques mais sa méconnaissance à ce sujet ne pouvait que lui dire qu'il pouvait également se tromper. Et si c'était un implant de cerberus...

Je ne sais pas qui vous a posé cet implant madame, mais vous devriez faire attention à ce que les produits que l'on vous donne pour faciliter son intégration et atténuer d'éventuelles douleurs ne contiennent pas une dose importante de sable rouge... entre autre...

Mais j'en ai rien à f...

Une chiquenaude de Tourmente mit rapidement fin aux plaintes de son acolyte. Arlan remercia la jeune femme d'un hochement de tête avant de poursuivre, il devait être prudent et assez fin si il voulait gagner un maximum de temps pour évacuer la butarienne.

Je suis ici pour mon pèlerinnage... je vous passe les détails... ce n'est pas ça qui vous intéresse de toute manière... la femme que vous cherchez est bien passée par ici. Je vous prie d'excuser l'accueil peu chaleureux des habitants du coin... enfin, la jeune femme a prit un peu de mon médi gel avant de me demander ou trouver les Serres. C'est un groupe de turiens assez puissants sur Omega.

Arlan tapa quelques données sur son omnitech, semblant chercher quelque chose avant de s'approcher lentement du duo, visiblement méfiant et peu à l'aise.

Je peux vous charger les coordonnées du quartier où vous pourrez les trouver si vous voulez tenter votre chance...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 10 Avr - 15:26

Les Serres? La barbe c'était bien sa veine. Tourmente évita de soupirer mais l'agacement était lisible sur son visage. De plus, elle avait noté que le Quarien l'associait à Cerberus. Elle pensait avoir mal compris mais à la deuxième mention de c enom, Tourmente compris qu'elle était vraiment en mauvaise position.

[color=white]"Pardonnez-moi mais nous n'avons aucun lien avec Cerberus. Je suis le capitaine… Non enfin c'est compliqué mais sachez simplement que nous appartenons à un équipage dirigé pour l'instant par un Turien. Seila et moi étions blessé suite à une mission et nous étions hospitalisé ensemble. Enfin jusqu'à ce qu'elle ne me fausse compagnie."

Tourmente n'aimait pas en dire autant mais elle n'avait franchement pas envie de jouer au chat et à la souris avec cette foutue butarienne. Sans parler que Fureur, non content de ne pas répondre, s'était permis de lui coller un macho incapable et grossier aux fesses.

"Ecoutez, je dois la retrouver. Elle est blessée et il faut que je lui parle."

Tourmente lança rapidement un coup d'œil à Veinard pour l'avertir non verbalement que s'il ouvrait encore une seule fois sa grande gueule, elle testerai ses nouveaux pouvoirs biotiques sur lui avec un plaisir sadique non dissimulé. L'homme fit la moue et détourna les yeux de sa co-équipière mais ne fit rien de déplacé.

L'attitude du Quarien ne plaisait pas à l'ex-capitaine. Elle le trouvait trop informé, trop dédaigneux. Il était prêt à donner des renseignements sans pour autant les donner. Cela avait le don d'aiguiser la méfiance de Tourmente. En plus, il l'agaçait à tripoter son omnitech sans arrêt.

"Veinards, appelle le vaisseau. Dis leur qu'on a retrouvé la piste de Seila et qu'on risque d'avoir besoin d'aide si elle rejoint les Serres. Arlan Nar Idenna, merci pour votre aide. Je vais avoir besoin du plan en question afin de la retrouver au plus vite avant qu'elle ne mette sa vie en danger.
-Ouais ben moi j'aime pas ça du tout d'abord! Il a qu'à nous conduire à elle s'il sait tellement où elle se trouve cette garce!"

Le coups projeta Veinard au sol et des cristaux de glace flottaient encore dans l'air lorsqu'il se redressa, hors de lui et prêt à en venir aux mains. Tourmente l'empoigna de sa main libre et le plaqua contre le mur le plus proche. Pour un petit bout de femme, il fallait reconnaitre qu'elle était plutôt musclée.

"Je … ne tolère pas … d'insubordination! Seila fait partie de l'équipage, nous devons la sauver ou découvrir ce qui se passe. Je vous interdit de la traiter ainsi! Faites ce que je vous dit ou sinon j'expliquerai à Fureur pourquoi votre incompétence vous a poussée à servir de pâtés pour Vorchas, c'est bien clair?"

La colère de Tourmente était un évènement rare. Elle relâcha cependant l'homme et se retourna aussi calme qu'avant vers le Quarien.

"Pardonnez mon insistance mais le temps presse…"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Lun 16 Avr - 11:03

Citation :
Arlan
Veinard
vortcha
Seila

Le quarien hésita un instant avant de reprendre la parole, depuis qu'il était sur Oméga il avait pu avoir à faire avec la plupart des races qui peuplent l'espace concilien, mais il ne s'était pas attendu à ce que la jeune femme qui lui faisait face puisse exploser de cette manière d'autant qu'elle n'avait pas, à première vue, l'allure spécifique d'une combattante et cela sans compter sur le fait que son implant semblait la faire souffrir.

Et bien j'aimerais vr.....

WAAAaaaaahh !!!...

Tandis que Tourmente et Veinard avaient pu contempler le vol plané d'un vortcha nimbé d'une lueur bleutée, le quarien lui se retournait pour pouvoir admirer une butarienne bien connue de tous, se tenant dans l'encadrure de son atelier, elle-même nimbée d'une fine aura bleutée, le second vortcha non loin derrière elle qui se dissimulait tant bien que mal derrière son meka.

Si vous n'êtes vraiment pas de cerberus... j'imagine que vous pouvez essayer de lui parler... après tout, c'est elle qui nous a dit que vous étiez à sa poursuite sous leurs couleurs...

Arlan s'était retourné vers les deux humains, visiblement davantage gêné que réellement menaçant maintenant que la butarienne avait éventé son numéro d'un coup de pouvoirs biotiques. Il n'avait maintenant plus qu'à espérer qu'il n'aurait pas à se battre, malgré la présence du meka et du second vortcha, il doutait réellement de pouvoir l'emporter sur les deux humains. Mais il imaginait que vu l'état de la femme ils ne tenteraient rien non plus... c'était sans doute également très risqué pour eux...

De son côté, Seila semblait... pas très bien, mais pas trop mal non plus, visiblement la petite sieste qu'elle avait pu faire chez le quarien lui avait faire le plus grand bien, ou bien c'était peut être les produits qu'il lui avait refilé. Dans tous les cas, collée une râclée au premier vortcha venu lui avait fait du bien... le seul hic maintenant c'est qu'elle venait d'apercevoir du coin de l'oeil les deux humains qui en avaient après elle... foutue journée de merde... elle n'avait aucune arme et avait balancé tout ce qu'elle avait en biotique sur le vortcha, elle devrait attendre un moment avant de réattaquer, pour le moment... elle devrait faire profil bas... et attendre son heure.
Elle leva les mains, signe qu'elle ne comptait pas spécialement leur sauter à la gorge ou s'enfuir à toute jambe, avant de se réaviser et d'utiliser l'une d'entre elle pour s'appuyer contre le mur le plus proche. Elle ne s'était pas si bien remise finalement...

Elle aimerait bien cracher aux humains qu'elle aimerait qu'on lui foute simplement la paix pour qu'elle puisse enfin vivre sa vie, mais elle n'en eut pas réellement la force et puis elle était en train de perdre sa mélodie... elle se concentra, ferma un instant les yeux en prenant une grande inspiration... voilà... tout lui revenait maintenant... elle pouvait s'assoir et... dormir ? Non, pas dormir... elle ouvrit à nouveau les yeux, assise au sol, les bras ballants. Elle n'avait plus vraiment mal, mais elle était à bout de force... foutue journée de merde, foutue mission de merde, foutus humains de merde...

Mais... qu'est-ce que vous me voulez bordel... ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 17 Avr - 20:08

Citation :
Tourmente
Veinard

Tourmente n’était pas croyante. C’était une stratège, une âme errante des passerelles de commandement. Mais aujourd’hui, alors qu’elle reconnue le visage de Seila, elle eut envie de remercier les dieux. Aucune idée duquel mais bon, c’était l’intention qui comptait non?

Cependant le vol plané du vorchas la poussa à la méfiance. Veinard la mis en joue et Tourmente serra son arme dans sa main encore valide. Même le quarien semblait avoir perdu de sa superbe et de son assurance dans les événements. Il savait tout depuis le début et essayait de la protéger. Mais à voir sa réaction, il ne devait pas connaître grand chose de son hôte.

La butarienne se calma et son aura biotique s’affaiblie tout comme son corps. Elle se retrouva bientôt au sol, et Tourmente en profita pour s’approcher d’elle, rangeant son arme pour porter assistance à sa coéquipière.

«Veinard, appelez l’équipage pour leur dire qu’on a retrouvé Seila.»

L’homme obéit machinalement. Il est vrai que la jeune femme bien qu’affaiblie dégageait une autorité naturel et un soldat bien entrainé comme Veinard semblait conditionné à exécuter ce genre d’ordre.

Seila recula lorsque Rhéa s’approcha d’elle et lui lança un regard agacé.

«Ce qu’on veut? Vous ramener au vaisseau. Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes enfuie mais ce n’est pas à moi de juger. Fureur est le capitaine du vaisseau, c’est avec lui que vous devez parler.»

*Enfin pour l’instant...*

Tourmente comptait bien un jour reprendre ce qui lui était dû. Car même si le turien était un homme d’action apprécié par ses hommes, Rhéa le trouvait trop proche de son équipage. Il risquait donc de faire des choix irréfléchis basés sur l’émotionnel et ça, un capitaine digne de ce nom ne pouvait pas se le permettre. Il était aussi impulsif et brutal au combat, ce qui faisait de lui un piètre tacticien. Elle l’attendrait au tournant et un jour reprendrait ce pourquoi elle avait été entrainée.

«Venez, vous avez besoin de soin, le doc du vaisseau va s’occuper de vous.»

Tourmente laissa de coté les histoires de pseudonyme car elle venait de se rendre compte qu’elle ne se rappelait pas encore des nouvelles identités de tout l’équipage. Elle avait reçu toutes les infos nécessaire sur son omnitech mais avec le choc, les médics et le stresse, elle en avait oublié la moitié.

«Tourmente, le Capitaine nous attend. On fait quoi du cosmonaute?»

Veinard désigna du canon le quarien qui essayait de se faire discret et de filer à l’anglaise. Le jeune femme se releva et planta son regard gris dans son masque embué comme pour enfoncer ses paroles.

«Laissons-le. Il n’est pas une menace n’est-ce pas?»

Restait à espérer que cette foutue tête brulée de butarienne accepte de les suivre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mer 18 Avr - 11:36

Citation :
Seila
Veinard
Arlan

Seila le va les yeux vers Tourmente, fixant l'humaine de ses quatre yeux avec une étrange intensité... la butarienne ne semblait pas vouloir se montrer agressive, mais cette manière qu'elle avait de dévisager l'humaine était pour le moins déroutante, presque dérangeante... Si il n'avait jamais été avéré que les biotiques pouvaient lire dans les pensées, Seila pourrait tendre à prouver le contraire tant ce regard était perçant... mais également étrangement triste, pour ne pas dire désespéré...

Et qu'est-ce que vous pourriez m'apporter hein... ? Les soleils bleus vont vouloir ma tête pour ce bordel... et qui sait, vous aussi peut être ?...

Non loin Tourmente et Veinard pouvaient voir le quarien qui s'affairait dans son atelir, visiblement à la recherche de quelque chose... certainement pas une arme étant donné qu'il en portait déjà une à sa ceinture. Finalement, il revint avec une trousse et l'ouvrit pour la présenter à Veinard. Celle ci contenait divers médicaments, seringues prête à l'emploi et bien sûr quelques doses de medi-gel.

Le medi-gel pour les blessures de la butarienne... le reste devrait aider pour l'implant de l'humaine si votre médecin ne vous inspire pas confiance... enfin vous me direz, je ne vous inspire peut être pas forcément confiance non plus...

Veinard se contenta de grommeler une réponse en prenant la trousse.

C'est pas moi qui décide à qui on doit faire confiance ou non...

Etrangement, Hicks se sentait mal à l'aise... ca ne venait ni du quarien, ni des deux femmes et encore moins des quelques vort... oui c'était ça le problèmes... il était passé où le musée des horreurs ? Ils en avaient buté quelques uns certes mais ils leurs tournaient encore autour, plus curieux qu'autre chose il y a encore deux minutes...

Hey, Tourmente, je nous sens presque un peu trop seuls là...

Et vous devriez peut être me laisser seule aussi... vous pourriez continuer vos vies et moi je pourrais commencer la mienne... et tout le monde serait content, non... ?

Si Seila ne semblait pas spécialement en danger à cause de ses blessures, le ton de sa voix et son corps tout entier respirait la lassitude et la fatigue, seul son regard semblait déborder d'énergie, énergie qu'elle concentrait sur l'humaine en face, comme si personne d'autre ne pouvait exister autour d'elle pour le moment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 19 Avr - 15:24

Citation :
Seila
Tourmente
Veinard
Arlan


L'humaine ne savait pas vraiment dans quel camps se trouvait le quarien. Peut-être celui qui ne voulait pas vinir mort ce soir. Après tout elle ne voulait pas chercher à en savoir plus.

Elle accepta les médicaments et le médi-gel d'un hochement de tête sympathique et laissa Veinard monter la garde alors qu'elle s'approchait de Seila pour lui administrer le remède qu'elle refusa.

"Et qu'est-ce que vous pourriez m'apporter hein... ? Les soleils bleus vont vouloir ma tête pour ce bordel... et qui sait, vous aussi peut être ?..."
- Les Soleils Bleus aussi voudront surement aussi ma tête s'ils apprènnent que j'ai fait foiré votre mission alors on est tous dans la merde Seila.

Tourmente jeta un oeil au quarien lui faisant comprendre qu'elle apprécierait un peu de discression. Elle ne voulait pas trop en réveler en présence d'un inconnu.

Veinard lui semblait nerveux. Quelque chose allait arriver. Elle devait se dépêcher de convaincre la butarienne de bouger ses fesses sans quoi les ennuies n'allaient surement pas tarder. L'humaine se rapprocha encore plus d'elle et lui chuchota

"Le turien a négocié de nouvelles identités et un sauf conduit pour chacun d'entre nous si j'ai tout suivi. C'est pas à moi de décidé mais suis-moi et retournons au vaisseau. Là-bas le capitaine t'écoutera et si tu veux foutre le camps et vivre ta vie en nous promettant de ne pas révéler notre identité alors il te laissera partir mais si tu t'enfuis, je vais être obligé de t'abattre. Pour notre sécurité à tous. Tu comprends?"

Elle la fixa dans les yeux. Enfin dans une de ses deux paires qu'elle pensait être la principale. Tourmente n'aurai effectivement pas le choix et elle n'hésiterai pas à se débarrasser de la butarienne si cette dernière refusait de la suivre.

Quant au sauf conduit et à la potentialité de la libérer de l'équipage, c'était à Fureur de choisir. Peut-être s'était-elle prononcé trop tôt mais elle pensait que le capitaine était bien trop intègre et émotif pour accepter de laisser un maillon faible se faire la belle...

L'humaine entendit la remarque de Veinard sur l'absence de perturbateur et elle se relva, prit la trousse de médicaments et chargea son arme, se préparant à faire feu sur l'ennemi ou sur la butarienne si cette dernière choisissait de ne pas les suivre dans un élan de stupidité et d'incoscience...

"Allez, tout le monde en route. On va retourner au vaisseau. J'ai besoin d'un bon verre de vin..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PNJ

avatar

Messages : 177
Date d'inscription : 04/04/2010

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Lun 23 Avr - 14:54

Citation :
Seila
Veinard
Arlan
Tourmente

Seila baissa finalement les yeux, visiblement abattue, autant par la fatigue que par la lassitude qui la forçait à nouveau à prendre un chemin qu'elle n'avait pas choisit et sur lequel elle ne serait pas maitresse à bord.
Elle hocha doucement la tête en direction de l'humaine en signe d'approbation.

Je vais vous suivre... pour changer...

Même si elle ne regardait plus Tourmente directement, les yeux de Seila restaient étranges, non plus aussi intenses qu'avant mais... oui, des larmes, il s'agissait bien de larmes. La douleur, la fatigue et l'amertume avaient eu raison d'elle et se retenir ne lui était plus possible...

Hicks quand à lui devenait réellement nerveux, la tension qu'il pouvait presque palper lui hérissait le poil désagréablement quelque chose ne tournait définitivement pas rond et, dieu merci, la donzelle semblait l'avoir remarqué aussi.

Veinard, aide la à marcher, on décampe tout de suite !

Et voilà, maintenant, en plus, il devait servir de béquille à la butarienne... certes elle avait un pti cul pas trop mal mais merde... quelle sale gueule... le mercenaire secoua la tête vivement puis s'activa pour obéir à la jeune femme. Il passa un bras derrière les épaules de Seila avant de se relever doucement. La butarienne grogna, se laissant porter sans faire de réel effort pour tenir sur ses jambes.

On va avoir du mal à avancer si elle traîne les pieds comme ça et si je la porte, j'risque de lui faire plus de mal qu'aut' chose.

Hicks fronça les sourcils alors qu'il posait son regard sur Tourmente... elle avait vu quelque chose, c'était certains... et le pire c'est que ça n'avait vraiment pas l'air de lui plaire. Il tenta de regarder ce qui se passer autour de lui mais fut éblouit par la biotique...

Maintenant vous allez courir... vite, et je me fiche de savoir si vous avez mal ou autre... et surtout vous ne vous retourner pas et vous posez encore moins de questions...

Tourmente ne savait pas vraiment si elle en serait capable, mais elle devait essayer... elle ne supporterait pas de perdre à nouveau des membres de son équipage... d'aucune manière que se soit, même cet espèce d'abruti de Hicks, pas moyen... la jeune femme accumula toute la volonté dont elle était capable, canalisant un maximum d'énergie noire... si cela ne suffirait pas à repousser les intrus, cela devrait pouvoir sortir Veinard et Seila de cette merde...

Hicks tentait apparemment de voir ce qui l'avait mise dans cet état mais son attention fut attirée par l'énergie qui se dégageait maintenant du corps de Rhéa. Elle sourit intérieurement malgré la douleur qui transperçait son bras, après cette démonstration de force, et si elle survivait, il ne l'ennuierait sans doute plus de sitôt...

Merde...

Il les avait vu.

Des champs de camouflage... bordel...

Le groupe de butariens était nombreux, équipé et entraîné. Leur formation ne laissait aucune chance au quatuor et les crans de sécurité de leurs armes n'étaient pas bloqués, ce qui laissait présagé qui si ils semblaient vouloir les prendre vivants, cela n'était sans doute pas une nécessité absolue en cas de résistance...

Je doute que vos pouvoirs nous aide beaucoup, on ferait mieux de se rendre si on ne veut pas crev...

Tu fermes ta grande gueule et tu suis les ordres Veinard !

Hicks fut alors on ne peut plus surpris lorsque la jeune femme déchaîna ses pouvoirs non pas sur les butariens mais sur lui et Seila... leurs pieds décollèrent du sol avant qu'ils ne soient projetés tous deux plusieurs mètres plus loin et ce, sans aucune autre forme de procès.
Veinard jura lorsqu'il heurta le sol avec fracas tandis qu'il amortissait lui même la chute de la butarienne. Cette dernière semblait au moins aussi étonnée que lui, et, inconsciemment, ils désobéirent à l'un de ses ordres... ils regardèrent derrière eux...

On peut... on peut pas la laisser comme ça...

eh ben tient... d'abord tu veux te faire la belle et maintenant tu peux plus la laisser comme ça...

Veinard secoua à nouveau la tête... mais la butarienne avait raison... les butariens encerclaient Rhéa et le quarien, elle n'avait aucune chance, aussi forte soit-elle... il eut un sursaut lorsqu'il croisa son regard... tranchant et vif... tandis qu'une partie des butariens s'approchaient maintenant de leur position...

Hicks serra les dents en détachant son regard de celui de Tourmente avant de s'en retourner pour se mettre à courir tant bien que mal, la butarienne lancée par dessus son épaule...

Bordel mais.... mais qu'est-ce que tu fous... je vais...

...Te balancer aux prochains vortchas qu'on croisera si tu ne te tiens pas tranquille, on suit les ordres... on peut rien pour elle pour le moment, on doit prévenir Fureur...

Si Seila gigota tant qu'elle le pouvait sur l'épaule de Hicks, elle n'était pas assez en forme pour lutter convenablement et elle ne put que se laisser porter par l'humain, le regard perdu vers l'arrière, tentant de voir ce qui se passait pour l'humaine qui s'était mise en danger pour eux...

De son côté, Tourmente n'était pas des mieux lotis... son bras la faisait souffrir, les butariens ne lui offraient que peu d'échappatoire, pour ne pas dire aucune et elle n'était même pas certaine que Hicks et Seila s'en soient sortis...

Maintenant humaine... si tu veux t'éviter un plus mauvais traitement que celui qui va t'être réservé pour ton petit tour... tu vas gentiment lâcher ton arme et lever tes ptites mains...

La jeune femme obtempéra, non sans lancer son regard le plus sombre au butarien le plus proche, puis la douleur envahit son crâne l'espace d'un dixième de seconde avant que l'inconscience plonge la scène dans le noir le plus complet...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tourmente

avatar

Messages : 27
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Humaine
Planète natale: Ilium
Profession / rang : Mercenaire / Capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 26 Avr - 20:07

Citation :
Seila
Veinard
Le Vieux

Veinard ne se retourna pas. Il ne se priva par contre pas de jurer contre cette stupide nana qui s'amusait à jouer les héroïnes.
 
"Fais chier! C'est pas elle qui va se faire engueuler par le capitaine…. Rhaaa putain! elle pouvait pas attendre pour se la jouer… Allez-toi! Relève-toi! Je hais les femmes!!!"
 
Seila lui lança un regard noir de ses quatre yeux et se releva après une chute due à la fatigue de leur fugue. Elle ne prit pas la peine de répondre à l'homme et se contenta d'avancer. Elle était encore retournée par le sacrifice de l'humaine et quelque chose en elle la brûlait de se retourner et d'aller l'aider. Elle aurait aussi très bien pu se débarrasser du soldat et se faire la belle mais une grande lassitude l'envahissait et elle ne se sentait plus capable de se rebeller.
 
L'humain lui ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi des butariens s'en étaient pris à eux. Était-ce le quarien qui les avait balancé? Seila avait passé du temps avec lui, et elle était butarienne… Bordel, c'était surement de sa faute! Il commençait vraiment à se méfier d'elle et trouvait son surnom de circonstance: Menace. Ouais, pas de doute. Mais tout ça, il allait le dire à Fureur. Ce n'était pas à lui de faire justice.
 
Lorsqu'en fin ils arrivèrent dans le coin ou se planquait le vaisseau nouvellement nommé "In Extremis", il ralentit le pas, s'annonça à l'entrée et la voix du vieux l'accueillit avec une cordialités relative.

"Tiens, v'là le tire-au-flanc et la fuyarde. J'vois pas miss sourire? Vous en avez fait quoi?
-La ferme, il est ou Fureur?
-Ne me dit pas qu'il t'es arrivé des ennuies?" Lâcha le vieux sur son ton sarcastique habituel.
"Putain j'ai pas le temps pour tes conneries!
-Au fond, près du containter"

Veinard se dirigea droit vers le hangar technique où se trouvait le capitaine. Veinard lâcha le bras de Seila et la poussa devant le Turien.
 
"Capitaine, voici la fugitive. Nous avons été victime d'un guet-apens butariens qui nous est tombé dessus quand on a retrouvé Menace. Tourmente est resté pour nous permettre de fuir. Nous avons couru aussi vite que possible…"
 
Seila se sentit tout d'un coup sous le coups d'accusations indirectes et le fait que ce soit des butariens qui les avaient attaqué n'arrangeait rien. Elle tiqua quand même lorsqu'elle entendit le surnom de "Menace" et se demandait s'ils se moquaient d'elle…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fureur

avatar

Messages : 64
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Turien
Planète natale: Palaven
Profession / rang : Mercenaire/Second

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 1 Mai - 18:45

Citation :
Fureur
Seila
Veinard
Le Vieux
Pilote

Décider du lieu où allait se situer le hangar secret que le Passeur leur avait promis dans le contrat avait pris un peu de temps. En revanche la rapidité avec laquelle on leur avait annoncé que ce dernier était prêt à recevoir l’In Extremis avait été troublante. Comment le Passeur avait-il réussit ce tour de passe-passe, Fureur l’ignorait, la seule possibilité fut que le hangar était déjà tout prêt et que le hasard avait bien fait les choses.
Quoiqu’il en soit, ils avaient choisit d’installer leur planque sur Oméga pour plusieurs raisons. La première, que la station était un lieu propice pour échapper aux autorités et trouver des clients douteux. La seconde, qu’ils étaient immobilisés pour un moment vu que de leur membres d’équipage étaient blessés et que le début de leur mission nécessitait une certain malle se trouvant dans le hangar.
Une fois le choix du lieu fixé il n’avait eu à attendre que deux jours pour que tout soit en place. Deux jours qui servirent à réparer le vaisseau et de se détendre un peu. Caius en avait profité pour rendre visite à Shaala, La stripteaseuse asari avec qui il entretenait jusqu’ici une relation sans lendemain. Hélas ce qui devait arriver arriva et elle lui avait parlé de « relation » et de « projets » deux mots qui suffisaient en général au turien pour qu’il prenne la fuite, il n’avait pas fait exception et même s’il ne lui en avait rien dit, il comptait bien ne plus lui donner de nouvelles pendant très longtemps. Il aurait peut-être dû lui expliquer cette peur de l’engagement qu’il ressentait :
« A ton avis qu’est-ce qu’il y a dedans ? Le volus se pencha pour observer le ssytème d'ouverture.
- J'sais pas...La totalité de ton peuple ?
- Très drôle… on l’ouvre ? »

Ses deux compères le ramenèrent à la réalité, ils avaient fait atterrir l’In Extremis il y a quelques minutes et se trouvait désormais devant la mystérieuse malle « indispensable » à leur mission. Ils avaient été surpris par la modernité des lieux ainsi que par le matériel mis à leur disposition : de quoi effectuer des réparations pour le vaisseau, une chambre froide pour stocker des vivres, du matériel informatique de pointe et surtout une armurerie flambant neuve. Fureur y avait aperçu des ustensiles qui iraient à merveille pour optimiser son Phaeton et Le vieux y avait trouvé un Écorcheur VI qui s’empressa de mettre son vieu Cimeterre à la retraite. Pilote était sur le point de poser les mains sur la caisse métallique quand Fureur l’interrompit :
« Ne touche à rien, je vais contacter le Passeur, il m’a dit de le prévenir lorsque nous serions en possession de la malle.
- Et on est bien dociles avec notre nouveau meilleur copain.
- Employeur Sheldan…Rien de plus.
- Bien sûr, monsieur Icarius… »

Il avait volontairement utilisé son nouveau nom pour souligner leur dépendance au Passeur et Fureur eut une subite envie de lui en coller une pour lui expliquer son degrés d’humour sur le sujet. Icarius Furis voilà quelle était sa nouvelle identité officielle même s’ils avaient tous choisi de s’appeler par leurs nouveaux surnoms ils étaient aux yeux des autorités devenus ces gens là. La Passeur n’avait pas été fantasque et leur avait créer des C.V correspondant grosso modo avec leur réel expérience, Fureur avait ainsi le même passé de soldat mais dans un corps d’armée différent et une date de départ en retraite différente, il avait été second de trois vaisseaux mercenaires dans cette version de lui-même.
Il allait contacter le Passeur par son omnitech lorsque le système de surveillance leur signala la présence de deux individus :
« Va voir qui c’est » avait-il dit au Vieux tandis qu’il continuait sa manœuvre. Alors qu’un holo modèle réduit du passeur apparaissait au-dessus de son omnitech,
« Nous sommes devant le colis, une dernière recomma…

Hicks fit son entrée en jetant Seila à ses pieds.
"Capitaine, voici la fugitive. Nous avons été victime d'un guet-apens butariens qui nous est tombé dessus quand on a retrouvé Menace. Tourmente est resté pour nous permettre de fuir. Nous avons couru aussi vite que possible…"

La colère envahit le turien à mesure que les informations venaient à son esprit, il en oublia littéralement le Passeur qui demeurait muet devant cette interruption. Il avait eu Veinard il y a peu de temps par intercom et lui avait ordonné de retrouver les deux miss ou il risquait de gros ennuis avec des objets contendant. Ce crétin avait quitté son poste et avait laissé la butarienne filer. Il avait été agréablement surpris de la réaction de Tourmente qui avait dit à Pilote qu’elle prenait les recherches en main. Il ne comprenait que trop bien ce que son soldat était en train de lui dire par « est resté pour nous permettre de fuir » :
« Vous avez l’avait laissée?
- Et bien… il y en avait partout et c’est elle qui nous a obligé de partir. On avait aucune chance…
- Est-ce que vous saviez au moins ce qu’ils voulaient ?
- Non, en fait… On a pas parlé, je sais même pas qui c’est. C’est elle qui a dû les contacter.
- Non ! C’est faux! Moi non plus je ne sais pas de qui il s’agit.
- Nous voilà bien avancés, vous ètes une belle brochette de crétin. Il faut qu’on retourne sur place pour enquêter. J’espère qu’ils ne vous ont pas suivis.
- Capitaine j’ai bien peur qu’elle ne soit…
- Dis pas ça ! Elle nous a sauvé, il faut qu’on la retrouve.
- On verra bien une fois là-bas. Passeur ? Désolé pour ce contretemps mais comme vous venez de l’entendre il me manque l’un de me membres d’équipage, je vais devoir reporter l’ouverture de ce truc. »

Il était dans une colère noire et prit la tête du groupe l’arme au poing sans vérifier qui le suivait. Lorsqu’ils furent sur place, ils ne découvrirent aucun indice si ce n’est qu’il n’y avait ni le corps du quarien, ni celui de Tourmente.. A en juger par l’absence de leur sang sur les lieux, il conclue qu’ils n’avaient pas été tués. Un groupe de Vorchas équipé d’un méca avait eu moins de chance et l’examen de la scène permit au capitaine de découvrir que ce groupe de butariens étaient des professionnels, organisés et efficaces. Difficile de savoir de qui il s’agissait… Sûrement les Soleils bleus… c’est à ce moment que le Passeur se décida à rappeler le petit groupe pour leur faire part de ses trouvailles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeno

avatar

Messages : 32
Date d'inscription : 10/02/2012

Identité
Race: Cyborg
Planète natale: Inconnue
Profession / rang : Pirate, capitaine

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Jeu 10 Mai - 20:43

Rappel sur vaisseau et équipage



L'insidious. Vaisseau pirate. Centre d'un large réseau. Lieu de naissance du projet Caprica. Foyer de Zeno et de son équipage.
Tous ceux qui y vivaient s'y voyaient remettre des tâches bien définies. Chacun savait ce qu'il avait à faire, et connaissait également la destination qui aurait aujourd’hui due être celle du vaisseau. Ce dernier toutefois, ne quitta pas la zone dans laquelle il stationnait pour le moment. Effectivement, quelque-part dans le Vallhallan Threshold, dissimulé par ses systèmes furtifs, il était là... parcourant de part et d'autre la région, mais ne la quittant pas néanmoins.



A bord du vaisseau, la tension était palpable. Les imprévus étaient pour l'équipage, un pain qui leur était quotidiennement présenté. Après tout, le plan parfait, se déroulant comme prévu jusqu'à son accomplissement, n'avait pas encore été inventé. Le contraire aurait été dénué de tout intérêt et serait même profondément ennuyeux... du moins, selon le capitaine du bâtiment. Aujourd'hui toutefois les choses étaient différentes, aussi bien de par la précarité de la situation de la galaxie, qu'à cause du peu de temps que cela laissait à Zeno pour accomplir ce qu'il avait à faire. Aussi, un obstacle venait de survenir. Comme a chaque fois, me direz-vous sans doute.
Ce n'était donc pas cet imprévu qui avait fait serrer sa mâchoire au cyborg, mais plutôt sa nature. Hostile... qu'elle soit politique, issue du business illégal ou non, ou bien même personnelle envers l'un des membres de l'In Extremis... cette complication n'en était pas moins toute aussi futile et irritante. Même si Zeno était très conscient que l'univers, toujours oublieux de la menace imminente, vaquait à ses occupations habituelles... le fait que ces dernières viennent aujourd'hui se mettre sur sa route, alors que lui était sur une toute autre page de réflexion et de projets à bien plus grande échelle, l'énervait passablement.
Enfin... l'activité de la Voie Lactée n'allait pas s'arrêter uniquement parce que cela l’arrangeait. Il en était très conscient, même s'il trouvait dommage qu'avec autant de grandes puissances au courant, certes plus ou moins illégales, mais néanmoins influentes, des mesures générales n'avaient toujours pas été prises. Il n'y avait aucun doute sur le fait que le Courtier de l'Ombre, Cerberus et Aria avaient chacun leur propre agenda, et que la seule personne qui ait tenté de faire quelque-chose était pour l'instant du moins, dans l'incapacité d'agir... son vaisseau confisqué, et son équipage éparpillé.
Quant au cyborg et ses compagnons pirates, ils jouaient sur un terrain d'une toute autre nature, nécessitant pour le moment d'agir dans la discrétion. Se lancer maintenant dans une campagne pour convaincre l'univers de se bouger, serait pour le moins contre-productif.



Zeno laissa s'échapper un soupir, alors que parcourant son bâtiment, il pénétra finalement sur le pont. Revêtu d'un costume léger aux couleurs sombres, il s'avança vers son siège de capitaine du vaisseau, situé sur une plate-forme surélevée par rapport au reste de l'équipage dont tous les membres se trouvaient sur place. Chose plutôt rare, au vu des commandes simplifiées accessibles à chacun de ces siège. Tous membre pouvait ainsi, piloter seul le vaisseau à son poste respectif, au cas où l'équipage se retrouverait pour une raison ou une autre, en nombre réduit... bien que le fait de répartir les tâches au sein d'un groupe, augmentait grandement l'efficacité en déplacement et en combat de l'Insidious.
Mais ce n'était pas la raison pour laquelle Zeno leur avait demandé de tous se rassembler dans la salle des commandes. Aucun d'entre eux en effet, ne se chargeait du pilotage à l'heure actuelle... mis à part peut-être Krynan, jeune adolescent turian chargé de la maintenance et de la barre du bâtiment, qui gardait tout de même un œil sur leur itinéraire.
Mis à part ceci, tous étaient en train de tracer leur route à travers l'extranet, de manière légale ou non, et en train de mettre activement en marche le réseau d'agent et d'information mis à leur disposition... tout ceci pour retrouver la trace de l'une de leur partenaire temporaire récemment acquise, Rhea Ortin's.






S'installant sur sa chaise suspendue au dessus du sol grâce à un système magnétique lui permettant une meilleure mobilité dans la pièce, Zeno posa ses coudes sur la table devant lui, et joignit ses mains. La particularité de cet emplacement du pont, était que les ordinateurs de commandement n'étaient généralement pas activés, demandant en cas de besoin, de l'être manuellement. Le capitaine du vaisseau n'en avait en réalité pas besoin. Son propre Omni-Tool compris dans son corps artificiel, le cyborg pouvait ainsi directement se connecter au réseau de l'Insidious, sans même avoir à physiquement "sortir" son terminal portatif.
Ainsi, demeurant accoudé à sa table, il consulta intérieurement les activités de chacun des membres de son équipage... pour finalement pousser un nouveau soupir.
Il n'y avait rien de nouveau.



Trouver les informations concernant le quoi et le comment de l'enlèvement n'avait en premier lieu pas été difficile. Il leur avait suffi de consulter les archives d'entrée et de sortie de la station spatiale d'Omega, procédé qui eût tôt fait de leur rapporter une étrange coïncidence : un équipage doté de fausses identités quittant précipitamment la station. Rien de particulier là-dedans venant d'un endroit tel que le domaine d'Aria T'Loak. Ce qui avait attiré leur attention, était la nature des faux documents, ainsi que la race des membres de l'équipage. Des Batarians... équipés d'un système que Zeno savait utilisé par l'Hégémonie de Kar'shan. Il y avait certes d'autres pistes, mais de toutes celles analysées, celle-ci était de loin la plus probable.
Des agents du gouvernement ou de l'un de ses membres, officiels ou non, expliqueraient effectivement l'efficacité et la "propreté" avec laquelle cette opération avait été menée. Ils avaient été si méticuleux qu'ils avaient même séparé Ortin's de son Omni-tool, empêchant ainsi l'Insidious de la traquer grâce au programme réécriture de vie qui y avait récemment été installé.
Oui... vraiment un travail de professionnel, empêchant ainsi Zeno de localiser la jeune femme. Et s'ils ne trouvaient rien d'ici les prochains instants, ils n'auraient plus d'autre choix que de mener une enquête de terrain, plus longue et fastidieuse.



Se détournant de son terminal, la seconde au commandement, dont le siège était un peu plus bas que celui du capitaine, fit face à son supérieur.


- Je comprends que tu veuilles la retrouver. Dit-elle, sa voix trahissant une certaine prudence, comme si était en train de soigneusement choisir les mots qu'elle allait prononcer. Il s'agit du meilleur profil d'équipage actif à l'heure actuelle pour cette tâche. Mais je pense vraiment que tu devrais songer à...


- Suspendre l'enquête et choisir quelqu'un d'autre pour aller sur Zorya au vu du peu de temps qu'il nous reste ? Termina-t-il d'une voix douce. J'y avais déjà pensé. Mais il n'en est plus question désormais. Ils en savent trop sur la mission, d'autant plus que le prototype est déjà entre leurs mains. Et quelque-chose me dit qu'ils seraient largement capable d'ouvrir la malle et de menacer de le vendre si jamais je les laissait tomber. Un sourire amusé s'esquissa sur le visage du cyborg.


- C'est précisément ce pourquoi j'ai prévu un système d'auto destruction sur l'appareil, en cas de besoin. Marmonna-t-elle.


Le sourire de Zeno, bien que toujours présent, perdit néanmoins en intensité.
- Il n'est pas encore terminé. Nous ne pouvons pas risquer cela... pas sans l'assurance que tout ordinateur aux alentours quel qu'il soit, ne sera pas détruit ou extrêmement bien protégé. L'auto-destruction reste hors de question tant qu'il y aura un risque que le contenu se répande. Toi plus que quiconque, devrais le comprendre, Aya.



Sous son masque, la jeune quarian ouvrit la bouche... pour la refermer après un bref instant d'hésitation. Hochant doucement la tête, elle tourna de nouveau son siège pour faire face à l'écran du terminal de son poste.
- Nous ne trouverons rien ici. Finit-elle par dire. Il va falloir faire jouer nos agents sur place, ou envoyer une équipe enquêter.


C'est le moment que choisit l'Omni-tool intérieur de Zeno pour se manifester, transmettant un bref signal à travers son système interne.
- Quand on parle du loup....




Faisant s'afficher son terminal holographique autour de son avant bras, le cyborg sélectionna une commande, celle activant l'avatar "Passeur", avant de finalement projeter l'appel entrant sur l'holocomminicateur principal de la pièce. Ainsi, devant tout l'équipage se matérialisa de l'un des deux commandant actuels de l'In Extremis.
Le turian toutefois, bien qu'instigateur de l'appel, semblait absorbé par toute autre chose de son coté. De toute évidence, lui-même venait à peine d'être mis au courant de la récente mésaventure de sa rivale.
La colère que déclencha la nouvelle chez le récemment renommé Furis, provoqua des réactions mitigées du coté Insidious... que Zeno s'amusa à relever.
Da'an, le coq Hanar, poussa un long soupir de compassion, joignant quasi-amoureusement deux de ses tentacules. Krynan semblait afficher sur son visage, une expression de respect devant la détermination de sauver quelqu'un sans véritablement connaître la personne en danger. Lenee, quant à elle, haussa les épaules, observant la scène avec lassitude. Et malgré son masque lui dissimulant le visage, le cyborg capta chez Aya, un pincement de lèvre agacé et mal à l'aise. Après tout, bien qu'elle se soit rapprochée de l'équipage et attachée à son capitaine, tout débordement d'émotion quel qu’il soit avait tendance à provoquer chez elle un certain embarras, comme si elle ne savait pas trop comment réagir face à ce genre de situation.



Très bientôt, l'attention du jeune cyborg fut très bientôt de nouveau accaparée par l'hologramme géant devant lui, lorsque celui-ci adressa enfin la parole au Passeur.

- On verra bien une fois là-bas. Passeur? Désolé pour ce contretemps mais comme vous venez de l’entendre il me manque l’un de me membres d’équipage, je vais devoir reporter l’ouverture de ce truc.


Soupirant de nouveau en entendant ce rappel du contre-temps que tout ceci allait représenter, Zeno lui répondit d'une voix monotone.
- Je m'en était douté, Fureur. Dois-je également vous rappeler que l'ouverture "de ce truc" ne devra pas être amorcée avant la phase finale de votre mission ? Marquant une légère pause, sa malice habituelle reprit sa place dans les yeux du capitaine pirate. Enfin, peu importe pour le moment. Je ferai en sorte que ce délai ne dure pas plus que nécessaire.


Aussi, l'instant suivant, chaque membre de l'équipage de l'In Extremis reçut un ficher contenant les informations rassemblées par l'Insidious sur l'affaire.
- L'Hégémonie Batarian, c'est là que je vous conseille de commencer. Si vous avez besoin d'aide ou de ressources, demandez, je vous les fournirai. Je vous conseille également de ne pas trop tarder à partir, de peur que la piste ne refroidisse trop pour être suivie.



S'investir ainsi et aussi facilement était peu prudent, et remettait en cause les intentions initiales de l'avatar de Zeno, telles qu'elles avaient été perçues par Fureur et ses hommes. D'autant plus qu'un trop grand déploiement de moyens risquerait d'attirer l'attention de partis indésirables. Mais d'un autre coté, procéder autrement usant de patience et de prudence, n'était plus une option.
Il leur restait peu de temps. Si peu de temps...




Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fureur

avatar

Messages : 64
Date d'inscription : 12/02/2012

Identité
Race: Turien
Planète natale: Palaven
Profession / rang : Mercenaire/Second

MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   Mar 22 Mai - 22:50

« Attends ! Prends au moins le temps de réfléchir!
- C’est tout reflechis ! »

Le capitaine de l’In Extrémis gravit la passerelle menant à l’intérieur de son nouveau vaisseau avec empressement, en haut, la Fouine, l’attendait d’un air indécis. Il était encore jeune et timoré mais Gorus, son ex-mentor, lui trouvait l’étoffe d’un grand chef mécanicien et Fureur avait confiance en cet homme. Cependant le moment n’était pas à ménager les sensibilités ou les susceptibilités de chacun, le temps jouait contre eux et chaque minute passé diminuait les chances de survie de Tourmente :
« Tout est prêt ?
- Nous avons terminées toutes les réparations, mais…
- Mais quoi ?
- Je n’ai pas pu réaliser les tests sur le nouveau propulseur et les contrôles préliminaires ne sont pas encore effectués, nous étions censés partir dans trois jours.
- Et bien, on se passera de tous ça, cas de force majeur !»

Au fond, c’était une mauvaise idée, du nouveau matériel avait été installé, avec des pièces non conventionnelles, d’importantes modifications structurelles avaient été apportées. Et même si elles visaient à rendre le vaisseau encore plus performant, elles bousculaient entièrement le calibrage de l’appareil. Mais tout capitaine avec des activités peu licites avaient un jour ou l’autre dû faire fi du protocole de sécurité, certains avaient moins de chance que d’autres…
Fureur gagna le pont supérieur et traversa le poste de commande, sans prêtait attention aux protestations du Vieux qui le suivait avec peine. Pour l’instant la grande baie vitrée de l’appareil ne donnait que sur les portes du hangar mais elle leur permettrait d’avoir une vue imprenable où qu’il se trouve sur la passerelle grâce à celle-ci. Il dépassa le poste de commandement et descendit à côté de Rax qui était déjà à son poste, il s’installa dans le siège de copilote :
« Pilote, paré au départ ?
- Paré.
- Hé ! Tu vas m’écouter oui ? Tu nous embarques tous alors que tu n’es même pas officiellement capitaine et pourquoi ? Pour se jeter dans la gueule du loup pour une nana qu’on connaît à peine ! Je ne marche pas dans ces conditions ! »

Le Vieux avait saisit avec vigueur le bras de son supérieur, ce dernier lui lança un regard sombre. Sans le lâcher des yeux, il se releva et se plaça face à lui, leurs deux visages étaient proches et l’on pu se demander s’ils n’allaient pas de battre. Mais Fureur n’avait aucune envie de frapper Sheldan, aussi désamorça t-il le conflit avec hargne :
« Très bien ! Tu te crois en démocratie ? Alors votons ! Qui est contre aller sauver Tourmente?»

Les autres membres de l’équipage les avait suivis un peu hébétés, ils paraissaient tous un peu surpris par la vitesse où tout se précipitait. Depuis que Fureur et les siens avaient reçu les données du Passeur, leur indiquant la nature des kidnappeurs, leur supérieur semblait pris de frénésie. Il se regardèrent chacun leur tour dans les yeux, sauf le Vieux qui resta fixé sur le capitaine :
« Je m’y oppose, je suis contre risquer toute la vie de l’équipage pour une personne que l’on ne connaît pas.
- Moi aussi je pense que ce n’est pas une bonne idée. » Mort Fine adoptait un ton diplomate, il n’était pas encore très à l’aise avec ses nouveaux compagnons et ne savait pas bien jusqu’où il pouvait pousser la liberté d’expression : « je vous rappelle qu’elle voulait tous vous éliminer la dernière fois…
- Elle nous a sauvé la vie! » Fureur pouvait compter sur le soutien de la butarienne qui semblait déterminée à rembourser sa récente dette envers Tourmente. En revanche Hicks :
- Oui, elle nous a sauvé, ce n’est pas pour qu’on risque notre vie juste derrière pour lui sauver les miches, elle a fait son choix, il faut le respecter.
- Ca t’arrange bien de dire ça, sale lâche !
- Qui tu traites de…
- Vous deux la ferme ! »

C’est finalement La Fouine et Pilote qui tranchèrent en votant pour le sauvetage. Pilote était un exalté et rêvait de jouer aux héros, pour tout dire, il préférerait n’avoir à faire que ce genre de missions plutôt que certaines plutôt douteuses qu’ils avaient eu à exécuter à bord de l’Engeance. Quant au mécanicien, il semblait s’être approché de la jeune femme tandis qu’elle lui avait transmis pendant sa convalescence ses revendications techniques pour la réparation du vaisseau. Peut-être voyait-il en elle quelqu’un qui pourrait remplacer Gorus ?
Cela faisait quatre voix contre trois, le sauvetage allait pouvoir avoir lieu. Avec impatience Fureur se rassit dans son fauteuil et ils entamèrent le décollage. Sa réaction était un peu excessive et il savait que ça jaserait sur son attirance pour cette humaine. Et c’était tant mieux, il ne voulait pas avoir à expliquer la réelle raison de son emportement.

Une image fugace de son frère, de ses amis morts à la Citadelle se matérialisa dans son esprit mais il la chassa. Il venait tout juste de prendre le commandement, ce n’était pas pour perdre des membres de son équipage ! Il refusait d’admettre cela. Plus jamais il n’abandonnerait les siens au risque de violer les règles les plus élémentaires du code de l’honneur turien. Car dans son peuple, le bien commun passait avant celui des individus et les sacrifices étaient honorés s’ils permettaient de servir un dessin supérieur. Il était conscient que le choix le plus raisonnable était de laisser Tourmente à son sort et ne pas risquer de perdre tout le monde, vaisseau y compris dans une mission en plein territoire hostile. Mais depuis ce jour où Sovereign avait détruit le croiseur dans lequel il officiait beaucoup de ses principes avaient irrémédiablement changés.

Ils venaient de quitter la station et s’apprêtait à passer en vitesse supraluminique lorsque les voyant passèrent aux rouges, c’est alors qu’une fois extrêmement sensuelle et aguicheuse retentit dans l’appareil. Chacune de ses intonations était une invitation à la luxure et Fureur ne put s’empêcher de tiquer, alors qu’elle lui disait :
« Commandant, importante avaries en salle des machines, le moteur SLM connaît une panne système.
- Qu’est ce que c’est que ce truc Pilote?
- Il faut demander ça au vieux, c’est lui qui a installé cette I.V. Il paraît que c’est la voix d’une célèbre actrice… heu… porno, je crois.
- Je penserai peut-être à lui demander juste avant de l'expulser par le sas. Comment tu t’appelles ?
- Je porte les traits et possède la voix de Ashana Z’Norik, danseuse actrice asari connue nottement pour ces contribution au magasine Fornax.
- Très bien Ashana, est-ce que le moteur SLM fonctionne oui ou non ?
- Techniquement il fonctionne, mais il semblerait qu’il y ait un disfonctionnement dans qui crée une surchauffe dans les circuits, passer en vitesse supraluminique dans ces conditions s’avèrerait extrêmement dangereux.
- Et merde… Pilote fais demi-tour… Pas le choix il va falloir régler ce merdier, qui nous a vendu ce matériel ?
- Un elcor un peu louche qui a une cale sêche du côté de l’ancienne zone de quarantaine.
- Et bien allons lui rendre visite, il va nous régler pour pas un rond, ça c’est moi qui te l’dis ! »

Le vaisseau dû donc être conduis chez cet Elcors, qui leur promis, après une discussion musclée, de leur régler le problème d’ici deux jours, avec l’aide de la Fouinne et de Pilote l’affaire était sûre. Cependant le turien enrageait de devoir attendre deux jours pour lancer sa traque. Il n’avait rien de personnel contre les butariens mais avait toujours trouvé le Conseil lâche de laisser cette croûte purulente qu’était l’Hégémonie asservir tout son peuple et insulter les autres peuples comme ils le faisaient. Une bonne guerre aurait réglé le problème depuis bien longtemps… c’était son point de vue de soldat. Et la guerre il comptait bien la porter là-bas s’il ne lui rendait pas son second vivant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quand vient l'heure de lécher ses plaies - suite
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Yoho, quand sonne l'heure...[pv Luth]
» Quand vient l'heure aux confesses (pv Brooky)
» Quand vient l'heure de partir ...
» [CLOS] Quand la valse s'emmêle... {Aoi}
» Quand vient la nuit...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mass Effect RPG :: « La Grande Voie Lactée. » :: ◄ Systèmes Terminus :: ◄ Nébuleuse d'Oméga (OMÉGA). :: ◄ Sahrabarik. :: ◄ Oméga.-
Sauter vers: