Mass Effect RPG

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 [Trident] Morte ou Vive

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Kahlee

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MessageSujet: [Trident] Morte ou Vive   Lun 9 Avr - 18:59

Nom du RP : Morte ou Vive.
Statut : Terminé
En attente de : Erasmus Victum.

Cela faisait déjà deux heures que Kahlee tentait de trouver le sommeil pour passer le temps, en vain. C'était la première fois qu'elle prenait le vaisseau pour aller sur une autre planète, son sentiment d'inconfort était donc tout à fait normal. Avant qu'elle n'embarque, Ellius lui avait envoyé un message affirmant qu'il avait retrouvé la trace de Gordon, son ennemi juré. Alors que Kahlee le recherchait depuis plus de trois ans, il n'avait fallu que cinq jours à Ellius pour le retrouver. La jeune femme n'en revenait toujours pas.

Bien décidée à ne pas rester allongée à ne rien faire, Kahlee se leva et sortit de sa cabine en direction de la passerelle, où se trouvait Ellius. Elle le vit assis au comptoir du mini-bar, sirotant une boisson énergisante. Quelques secondes plus tard, tous deux étaient installés l'un à côté de l'autre. Il y eut plusieurs minutes de silence avant qu'Ellius n'engage enfin la conversation.

- J'imagine que vous avez pas mal de questions à me poser, dit-il après avoir bu une gorgée.
- Bien évidemment, répondit Kahlee sans tourner la tête. Vous m'avez embarquée dans cette mission sans rien me dire d'autre que la cible qu'on recherche possède des informations sur Gordon. C'était certes suffisant pour que j'accepte, mais j'ai quand même d'autres interrogations en réserve.
- Concernant la mission ?
- Entre autres. Mais aussi à propos de vous. Je vous connais à peine. Et sans raison valable, vous décidez d'aider une inconnue du jour au lendemain. Ça ne me plaît pas.

Ellius marqua une longue pause avant de répondre.

- Vous n'êtes pas quelqu'un de mauvais, Kahlee. Comme toute personne sur Omega, vous avez vos problèmes, je veux juste vous aider. Je suis sur Omega depuis presqu'un an afin de combattre le crime qui y règne.
- Et à ce que je vois, vous ne manquez pas de ressources au point de faire appel à une navette privée rien que pour nous.
- C'était ça ou assister à un carnage humain dans un transporteur public, dit-il avec amusement. Vu vos antécédents avec les Humains, j'imagine que vous auriez refusé un tel transport.
- En effet.

La jeune femme semblait toujours confuse vis-à-vis d'Ellius.

- Je sais que vous me cachez quelque chose, Ellius. Vos paroles me semblent sincères, mais vous avez autre chose en tête. Je finirai bien par le découvrir. Et quand ça arrivera, vous le regretterez.

Sur ces derniers mots, elle se leva subitement de sa chaise et reprit la direction de sa cabine. Lorsqu'elle fit trois pas, elle s'arrêta et demanda à Ellius, sans se retourner :

- Dites-moi juste ce que je dois savoir pour cette fichue mission.
- On doit trouver une riche Humaine appelée Johane Ridson qui détient une des extractions minières de Trident. Pour le moment, nous ne savons pas laquelle mais nous devrons enquêter sur place. Notre mission sera de la localiser et de la capturer. Si elle est vivante, la prime sera plus élevée.
- Je me fiche de la prime, Ellius. Tout ce que je veux, ce sont les informations qu'elle possède sur Gordon.
- Certes. On a également appris qu'elle s'était plutôt bien entourée pour éviter qu'on lui mette la main dessus. Attendez-vous à une forte résistance des Soleils Bleus.
- Super, de la distraction, dit-elle avec un grand sourire.

Kahlee continua son chemin jusqu'à sa cabine en laissant Ellius seul au bar. Une fois à l'intérieur, elle sortit son Carnifex de son étui et le contempla. Une mission de routine, pour elle.


Dernière édition par Kahlee le Dim 29 Juil - 18:38, édité 1 fois
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Kahlee

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 1:55

Kahlee se réveilla en sursaut lorsqu'Ellius frappa à la porte de sa cabine pour lui annoncer que la navette venait d'arriver au spatioport. Juste avant de s'endormir, la jeune femme avait consulté le dossier de la planète Trident afin d'en savoir plus sur la colonie. Elle fit la grimace dès qu'elle lut que Trident était principalement colonisée par les humains. Celle-ci était surtout connue à cause de la présence de nombreux minéraux précieux tels que l'iridium, l'uranium et l'élément zéro dans les profondeurs sous-marines. Par conséquent, les criminels, mercenaires et autres individus à l'éthique douteuse s'y étaient installés afin d'exploiter ses ressources. Cette Johane Ridson en faisait partie, et Kahlee devait à tout prix la retrouver pour lui soutirer des informations.

Encore un peu sonnée par sa sieste, Kahlee se leva et commença à enfiler son armure. Celle-ci était encore endommagée au niveau de la cuisse droite, n'ayant pas encore eu le temps de la réparer. Maudissant Ellius sur le coup, elle jura de lui exiger un remboursement. Au moment de mettre son casque, Kahlee s'arrêta et le fixa longuement avant de se résigner à le mettre. Inutile de se cacher, se disait-elle. Elle le rangea aussitôt.

Une fois prête, elle sortit de sa cabine et se dirigea vers la salle d'embarquement. Ellius s'y trouvait déjà et l'attendait patiemment.

- Une fois arrivés, nous devrons chercher le moindre indice concernant Johane Ridson, dit-il. Étant donné sa notoriété, elle n'a pas pu atterrir ici incognito. Mais les colons ne seront pas forcément coopératifs à notre égard, par peur de représailles.
- Bien entendu, ce sont des Humains. Qu'attendiez-vous d'autres ?
- Kahlee, essayez de garder votre calme. Si vous faisons du grabuge, notre cible saisira la première occasion pour s'enfuir.

Il vérifia l'état de son fusil d'assaut puis ajouta :

- Si on trouve la bonne raffinerie, on trouvera Johane. Commençons donc par interroger les colons. Et sans l'arme braquée sur eux, de préférence.

Ellius insista bien sur sa dernière phrase. Kahlee acquiesça d'un bref signe de tête tout en rechargeant bruyamment son fusil à pompe, un Claymore très imposant.

- Entendu.

La porte s'ouvrit, et les deux compagnons sortirent du vaisseau. Kahlee fut submergée par la vue que lui offrait la planète. Celle-ci était en effet essentiellement recouverte d'eau -jusqu'à 95%- et elle avait la chance de pouvoir s'offrir un tel panorama en cette période. En effet, Trident était également réputée pour sa saison des ouragans où les conditions climatiques extrêmes interdisaient tout transit vers la surface. La jeune femme remarqua un nombre incroyable de raffineries en surface, cela devait être encore plus impressionnant une fois sous l'eau, les forages étant exclusivement sous-marins.

Le spatioport était malgré tout assez bondé, et Kahlee fut horrifiée d'apercevoir autant d'humains. De temps à autre, elle apercevait des groupes de Soleils Bleus.

- Je couvre vos arrières. Je sens que je vais vite perdre patience si je m'adresse à ces gens-là, dit-elle en serrant les dents.
- Calmez-vous, Kahlee. Pour l'instant nous cherchons juste sa position. Vous pourrez étaler toute votre haine sur les Soleils Bleus plus tard, quand on sera devant la bonne raffinerie, répondit Ellius tout en scrutant la foule à la recherche d'un indice.


Dernière édition par Kahlee le Mar 10 Avr - 13:51, édité 1 fois
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Erasmus Victum

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 3:32

Ils lui avaient promis des conditions de travail exceptionnelles, des primes faramineuses et un salaire généreux. Dans le cas présent, ils, c’étaient les hommes de main de la richissime Johane Ridson, cette dame à la tête d’un réseau d’exploitation minière singulièrement florissant. Et lui, c’était Erasmus, qui s’était laissé enchanter par de fausses paroles et par une vérité falsifiée en acceptant l’offre qu’on lui avait soumis. Pourtant, il avait étudié le cas durant des semaines avant d’officiellement accepter ce qu’on lui proposait, mais même les esprits les plus clairs peuvent parfois être dupés par l’artifice de certaines âmes.

Blasius bien installé dans le creux de ses bras, Erasmus avait parcouru des années-lumière pour atteindre Trident, une planète exclusivement dominée par l’humanité, mais officieusement peuplée d’esclaves et de pirates de toutes races. Ces terres, pourtant considérées comme un jardin d’Éden, étaient souillées par la présence de malfaiteurs et de scélérats. Mais avant d’adhérer aux entreprises de Johane, Erasmus n’en savait rien. Il connaissait à peine le nom de l’entreprise et de sa propriétaire, à peine les véritables objectifs de la compagnie. Tout ce dont il était certain, c’était la rémunération charitable qu’on lui suggérait. Fausse, certes, mais il y croyait.

Les premiers jours furent dénués d’intérêt. Alors qu’il croyait en ses capacités d’ingénieur et de technologue, il n’était ici qu’un parmi tant d’autres. Comme des robots sur une chaîne de montage, les autres techniciens présents effectuaient toute une besogne itérative et, quand ils avaient un peu de chance, certains pouvaient participer à la résolution de problèmes mécaniques. Erasmus, de son côté, espérait toujours les crédits au bout de labeur, mais il fut promptement reporté à la réalité en discutant avec ses collèges du travail.

Qui plus est, la raffinerie n’offrait pas d’excellentes conditions de travail. Les heures de labeur, occupant près de 60% de la journée de chaque travailleur, étaient interminables et pénibles. Les contremaîtres, à l’affût dans tous les moindres recoins du complexe, n’hésitaient pas une seule seconde pour corriger, avec violence ou non, leurs subalternes qui commettaient la moindre erreur, aussi minime soit-elle. De plus, avec son fils sur le dos, Erasmus agissait fréquemment comme le bouc-émissaire et la cible des injures. Franchement, il regrettait déjà de s’être enrôlé dans toute cette histoire.

À l’aube du cinquième jour, après avoir connu une nuitée de sommeil perturbée par les pleurs et par les caprices de son enfant, Erasmus n’avait qu’une seule idée en tête : la résignation. Il n’était pas fait pour vivre ainsi, pour exister dans cette déplorable tristesse et cette morosité qui lestaient l’atmosphère et l’ambiance de travail. Il n’était pas un esclave, mais bien un turien libre, affranchi. Autonome. Indépendant.

Entre deux tâches, Erasmus lança des regards furtifs autour de lui afin de voir si un contremaître l’épiait. Voyant qu’on l’observait, il attendit quelques minutes et répéta l’expérience plusieurs fois, ou jusqu’à ce qu’il soit laissé à lui-même. À cet instant précis, il se retourna vers son collège de travail et demanda d’une voix presque inaudible, mais qui parvint jusqu’à son destinataire :

- Dis-moi… Qu’est-ce qui te pousse à travailler ici? questionna-t-il en faisant mine de travailler. Sincèrement, ne me dis pas que tu aimes subir tous les caprices des hommes de main de Johane?

Le visage de son interlocuteur, un humain âgé d’une quarantaine d’années, s’anima. Ce dernier suggéra quelques rires vibrants qui firent écho dans le couloir, mais qui, fort heureusement, n’attirèrent pas les foudres des surveillants. Reprenant graduellement son sérieux, le regard de l’humain prit une teinte dramatique, tragique même, et il rétorqua d’une voix qui, curieusement, combinait la gravité et le sarcasme :

- Je reste ici parce que j’y suis obligé. J’ai essayé un jour de déposer ma démission… On m’a ri au visage et on m’a demandé de retourner travailler. Je leur ai demandé pourquoi je ne pouvais pas partir, et ils ont rigolé de nouveau et sont partis.

- Et si je décide de partir, ils feront quoi?

- Si tu réussis à fuir le complexe, tu seras une légende ici, railla l’homme en tapotant sur son omni-tech. Les quelque hasardeux qui ont tenté de fuir ont fini dans le bureau de Johane et ont eu droit à… une discussion stimulante disons. Et après, la plupart d’entre eux ont disparu, ou sont devenus des… concierges de service.

Erasmus laissa s’évader un remerciement timide qui s’égara dans les limbes alors qu’on contremaître faisait apparition dans son angle mort. Retournant à son travail, il fit mine de travailler ardemment tout en surveillant ses arrières. En tête, ses idées se bousculaient et le déconcentraient, mais Erasmus tentait néanmoins de garder son calme et de rester focaliser sur le labeur qu’il devait effectuer. Et de toute façon, il effectuait cette tâche depuis cinq jours, et ses mains se mouvaient toutes seules à présent.

Encore une fois, il attendit que tous les gardiens de sécurité et les contremaîtres disparaissent du couloir avant de s’élancer dans la gueule du loup, ou plutôt dans la gueule des hommes de Johane Ridson. Lorsque le moment fut opportun, il quitta lentement son lieu de travail, puis accéléra le pas en cheminant au travers les couloirs déserts. Malheureusement, le complexe était en soit un dédale sournois, érigé spécialement pour prévenir les fugitifs et les bandits. Comme de raison, Erasmus se perdit rapidement entre les murs de ce labyrinthe et prit plusieurs minutes avant de retrouver son chemin.

À plusieurs reprises, Eramsus fut interloqué par des contremaîtres, mais fit mine de ne rien entendre et perpétua sa route. Curieusement, tous les surveillants qu’il rencontra sur sa route ne réagirent pas négativement, en conseillant simplement à Erasmus de retrouver son lieu de travail au risque de faire face à des ennuis. Quelques minutes plus tard, ce dernier atteignit finalement l’illumination au bout du tunnel et aperçut une issue. Cette sortie, bien qu’épiée par deux gardiens prétentieusement armés, augurait le recouvrement de sa liberté. La porte elle-même était faite de verre, et il voyait déjà, de l’autre côté, les quelques arbres virevolter avec les intenses bourrasques et, un peu plus loin, un océan à perte de vue qui s’agitait magnifiquement sous les lueurs du soleil.

Erasmus voulut tout d’abord charger, mais s’y résigna en repensant à Blasius qui, insouciamment allègre, trônait sur son dos à l’aide d’un système de cordes et de nœuds. Il opta plutôt pour une solution moins périlleuse, moins hasardeuse. Ainsi fit-il mine d’avoir l’air paniqué en s’approchant prestement des deux gardiens, qui, instinctivement, resserrèrent l’étreinte de leurs armes.

- De l’aide. Vite! Mon enfant… Mon enfant court un grave danger… Il a… Il a besoin d’air. Rapidement! Il fait une crise de pneumo… aéro… cyclasmo… tapie… S’il ne respire pas l’air frais, il mourra. Ouvrez cette porte!

Les gardes de sécurité se regardèrent brièvement, mais lorsqu’Erasmus s’avança pour forcer les événements, l’un d’eux désactiva le verrou à contrecœur et ouvrit la porte. Erasmus, reprenant faussement ses esprits en se dirigeant vers les rives, se retourna et se rapprocha du complexe minier, comme s’il avait pris la sage décision de revenir œuvrer. Mais lorsqu’il jugea qu’il était assez près, il programma son omni-tech de façon à devenir temporairement totalement invisible pour les gardes de sécurité et partit dans une direction au hasard à toute vitesse, détachant son enfant et le prenant directement dans ses bras pour éviter les balles perdues.

Ainsi, il courut à des vitesses inégalées par les turiens pendant près d’une demi-heure, demi-heure dans laquelle l’adrénaline fluait au travers ses veines. Lorsque l’hormone se dissipa et lorsque le cerveau d’Erasmus ne fut plus affecté par ses effets, il se sentit ralentir et s’essouffler beaucoup trop rapidement. Il freina graduellement jusqu’à atteindre un cycle de marche constant. Haletant et luttant pour retrouver le souffle qui s’évadait, il perpétua sa déambulation jusqu’à atteindre une agglomération urbaine encerclée par une mer céruléenne. Il se morfondit dans la foule, se camouflant au travers les pirates, les stipendiés et les innocents.

Avançant vers des horizons inconnus, il parvint ultimement à un spatioport particulièrement bondé. Partout autour de lui, des hommes et des femmes se déplaçaient, faisant de petits pas rapides pour ne pas rater un vol ou pour retrouver leur domicile. Il discerna également la présence de futurs esclaves, de Soleils bleus lourdement équipés et de plusieurs touristes qui admiraient l’océan et les plages qu’octroyaient Trident. Mais ce qui attira l’œil d’Erasmus fut plutôt ce fameux vaisseau qui se posa dans l’une des baies d’atterrissage. Y voyant un signe du destin, il s’en approcha adroitement avant que son propriétaire ne rebrousse chemin.

Plus il s’avançait vers le fameux véhicule, plus la silhouette d’un homme se distinguait dans la foule continuellement grandissante. Mais rapidement, l’ombre de l’homme se muta plutôt en celle d’une demoiselle au regard de feu et à la carrure spécialement athlétique. Voyant la colère qui subsistait dans les yeux de la femme, il eut envie d’espérer le prochain vol, mais ne pouvait attendre encore bien longtemps, d’autant plus qu’il ne détenait pas un seul crédit, la journée de paie n’étant pas encore arrivée.

- Pardonnez-moi, mais j’ai…

Derrière son interlocutrice, un turien s’esquissa. Armé, il semblait couvrir ses arrières, ou vice-versa. Ledit turien posa un regard méfiant sur Erasmus, qui se contenta de reculer de quelques pas en serrant un peu plus Blasius, qui dormait paisiblement dans ses bras. Malgré tout, il continua, espérant obtenir une réponse positive :

- Vous devez m’aider. Des gens sont probablement après moi à l’heure où je vous parle. J’ai… enfin, ce n’est pas très important, mais j’ai cet enfant sous la charge, et il ne doit rien lui arriver. Rien. Vous devez m’aider à quitter cette planète…

Erasmus respira profondément.

- Je ne suis qu’un travailleur… Je n’ai pas casier judiciaire et je n’ai jamais eu de problèmes avec les autorités. C’est simplement que j’ai dû fuir cette foutue raffinerie qui m’exploitait. Aidez-moi, je vous en prie…

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 11:40

Alors qu'Ellius était en train de scruter la foule à la recherche d'informations pouvant mener les deux enquêteurs sur la trace de Johane Ridson, Kahlee vit un Turien s'approcher vers eux. Il avait le souffle coupé et semblait fuir quelque chose, ou quelqu'un. A la vue de leur navette privée, il n'hésita pas à aller à leur rencontre. Étant donné la fréquentation de cette planète, il n'était pas rare que des fugitifs victimes d'abus d'exploitation tentaient de fuir ce monde. Aussitôt à proximité de ce Turien, l'Humaine serra fermement son Claymore dans les mains et adopta un regard défensif. Ellius, bien qu'un peu méfiant, attendit le cours des événements. Lorsque le Turien paniqué leur adressa la parole, Kahlee vit qu'il portait quelque chose dans ses bras, un bébé.

Comme prévu, celui-ci cherchait en effet à s'enfuir et devait probablement être recherché par ses employeurs. Mais il voulait avant tout trouver un moyen de mettre son enfant en sécurité.

- Pointez cette arme ailleurs, ordonna Ellius. Ce Turien porte un bébé avec lui.
- Ellius, dit Kahlee d'un ton dédaigneux en abaissant son arme. Nous n'avons pas le temps de jouer les baby-sitters.
- Il peut peut-être nous aider, qui c'est. Détendez-vous, il n'est pas armé.
- Très bien, répliqua-t-elle en rangeant son Claymore. Si jamais il arrive quelque chose, je vous descends sur-le-champ.

Elle s'approcha alors du fugitif qui eut le réflexe de reculer tout en serrant son étreinte sur son bébé. La jeune femme n'avait jamais vu de bébé Turien d'aussi près, et éprouva un bref sentiment de compassion à son égard. Elle le trouvait nettement plus attachant qu'un bébé Humain. Mais l'heure n'était pas aux sentiments et Kahlee fixa le Turien du regard :

- Je ne vous ferai aucun mal, Turien, affirma-t-elle sèchement. Nous sommes à la recherche d'une personne. Une Humaine, pour être plus exacte. Peut-être pourriez-vous nous aider ?
- Elle s'appelle Johane Ridson. Une riche Humaine qui possède une des grandes raffineries de cette planète. Avez-vous déjà entendu parler d'elle ? ajouta Ellius.

Lorsqu'Ellius prononça le nom de la personne, Kahlee vit l'expression du visage du Turien changer radicalement, allant de l'épuisement à l'effroi.


Dernière édition par Kahlee le Lun 14 Mai - 16:46, édité 1 fois
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Erasmus Victum

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 16:46

Le prénom de Johane Ridson résonna dans la tête d’Erasmus. Le simple fait d’entendre ce nom engendrait chez lui un sentiment inévitable de répulsion. Il revoyait les travailleurs dans la raffinerie travailler avec ardeur, la moue déplorable et le regard ne reflétant plus rien d’autre que la monotonie et l’asthénie. Inexorablement, Erasmus chancelait entre deux idées bien distinctes : partir de Trident et tenter d’omettre les mauvais souvenirs, ou encore demeurer ici quelques heures de plus et tenter de mettre fin au calvaire collectif qui heurtait la raffinerie de la très chère Ridson. Si l’enfant qu’il portait n’avait pas été présent, ou s’il savait pertinemment qu’il ne risquait aucun danger dans l’accomplissement d’une telle mission, il aurait déjà chargé. Mais les circonstances actuelles le poussaient à tituber.

Au moins, l’humaine et le turien qui se dessinaient devant ses yeux ne présentaient pas nécessairement des signes d’animosité flagrante. Bien que la jeune femme, elle, toisait Erasmus avec une certaine hostilité, elle ne semblait pas pour autant vouloir tenter de tirer. Mais ne voulant pas compromettre l’existence de son fils, l’ingénieur se contenta de rester calme, pacifique et collaborateur, en n’exécutant pas de mouvements brusques, et surtout en rétorquant précisément aux questions qu’on lui présentait :

- Il y a quelques minutes seulement, je travaillais encore pour cette Johane Ridson, commença Erasmus en articulant chacun de ses mots et en s’efforçant de rester totalement impassible. Vous devez probablement savoir que c’est elle qui est la tête de tout ce qui finit par –um ici. De ce que j’ai compris des autres esclaves qui travaillent dans la raffinerie, elle est à la tête de tout le réseau d’exploitation minière sur Trident, et bien plus encore…

Il avait insisté sur le terme esclave, voulant mettre l’accent sur les mauvaises conditions qui pesaient sur tous les travailleurs de cette usine. Si ces deux individus étaient venus jusqu’ici pour en apprendre plus sur Johane Ridson, ils devaient indubitablement avoir une autre idée derrière la tête. Et si cette idée concernait l’arrêt des activités d’esclavagisme de la tête de tout ce réseau, il devait contribuer activement. Des centaines de gens pourrissaient dans les couloirs de la raffinerie. Des centaines de gens imploraient les cieux pour qu’on vienne mettre fin à cette géhenne.

D’ailleurs, Erasmus dévia légèrement la conversation, de façon à réellement exhiber ce qui se passait au sein de la raffinerie. Il supposa qu’en détaillant davantage les faits, peut-être pouvait-il stimuler ses interlocuteurs à véritablement agir. Il continua donc, de ce même ton neutre et sans bris :

- Les conditions de travail sont pénibles. Atroces. On travaille tous les jours, on a que quelques heures de sommeil, les repas sont ridicules et j’ai vu plusieurs de mes collèges contracter des virus et des indigestions. Johane Ridson happe ses employés en leur promettant des conditions remarquables, mais c’est totalement faux.

Blasius se réveilla lentement, se mettant à chantonner brièvement quelques onomatopées qui vinrent enchanter les oreilles de son père. Ce dernier, répondant par des gémissements aussi incompréhensibles, continua de le faisant danser d’un côté et de l’autre, lentement, doucement et tendrement… Erasmus baissa les yeux.

- Je crois avoir aperçu Johane Ridson avant ma fuite. Enfin, je ne l’ai pas vue de mes yeux vus, mais considérez seulement que j’ai pu apercevoir une véritable troupe de Soleils bleus qui entouraient quelqu’un, comme pour protéger : elle, sans doute.

Lorsqu’Erasmus releva le regard, il le plongea dans celui de la jeune femme. Elle ne semblait certes pas tendre de caractère, mais ses yeux témoignaient d’une volonté et d’une vaillance marquée.

- Je suppose que vous voulez la retrouver? J’aimerais pouvoir aider, mais je n’ai pas envie que toute cette histoire heurte Blasius. Je peux tenter de déjouer le système de sécurité de la raffinerie, cependant, et empêcher qu’on vous retrouve… Je pourrais également ouvrir certains accès si je réussis à bien pénétrer le réseau. Mais c’est tout ce que je peux vous offrir, suggéra Erasmus en s’avançant. Ce que je vous demande en échange, c’est de me permettre de quitter Trident avec mon fils, sain et sauf.

Par civilité, l’ingénieur tendit la main à ses interlocuteurs et serra respectivement la pince de chacun d’eux, en prononçant à chaque fois son nom. De cette histoire, il pouvait donc faire d’une pierre deux coups : stopper un calvaire, et stopper le sien.

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 17:45

La situation ne pouvait pas mieux tomber. Si ce Turien travaillait pour Johane, il serait l'atout idéal pour la retrouver. Ce coup de chance leur avait énormément facilité la tâche, épargnant ainsi des heures voire des jours de recherche infructueuses. Kahlee ne put s'empêcher d'esquisser un sourire malicieux à l'égard de ce Turien. En guise d'entente, chacun d'eux lui serra la main.

- Sachez que nous sommes juste là pour Johane et ses informations. Le reste ne nous concerne pas, avertit la jeune femme.
- Mais nous acceptons vos conditions, vous et votre bébé serez en sécurité, s'empressa d'ajouter Ellius qui jeta un bref regard de reproche envers Kahlee. Si vous le voulez, nous pouvons le garder dans notre navette privée le temps de cette mission. Il ne court aucun risque, nous avons des hommes à l'intérieur qui peuvent s'en occuper. Une fois que nous aurons capturé Johane, nous vous emmènerons et vous déposerons à l'endroit que vous désirerez.

Tous les trois se redirigèrent vers la navette pour déposer le bébé.

- J'espère que vous nous racontez pas de conneries, Turien. Mais supposons que vous dites la vérité. Vous nous serez d'une grande aide.

Elle s'arrêta et dégaina son Carnifex pour le contempler.

- Vous déjouez la sécurité pour qu'on pénètre dans la raffinerie et on se charge de descendre les gardes. N'essayez pas de jouer les héros si vous ne savez pas vous battre. C'est compris ?

Le Turien approuva d'un signe de tête.

- Très bien. Nous vous suivons.


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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 10 Avr - 19:36

Ce concours de circonstances plaisait bien à Erasmus, qui prenait cette opportunité comme une chance d’acquérir de l’expérience de vie, mais aussi de lui permettre de mettre en pratique les heures de théorie qu’il dût apprendre pour devenir l’ingénieur qu’il était à ce jour. Mais encore une fois, la complication gravitait autour de Blasius. On lui offrait néanmoins de le laisser dans une navette privée qui, à première vue, semblait plutôt luxueuse. De plus, considérant que celui qui accompagnait son interlocutrice était un turien, les garde-manger du véhicule devait forcément abonder d’aliments pour les espèces ne pouvant supporter que les acides dextro-aminés. Cependant, de l’autre côté, abandonner Blasius derrière lui s’avérait être une étape difficile à achever, d’autant pour le père qu'il était.

- Si je laisse Blasius dans votre navette, vous me promettez qu’il sera bien traité? s'interrogea l’ingénieur en contemplant nerveusement son fils. Comprenez… Je l’ai avec moi depuis ma naissance, et jamais je n’ai été séparé.

Le duo acquiesça d’un simple mouvement de tête. Erasmus, voulant confirmer le pacte, serra de nouveau la main à ses interlocuteurs avec une fermeté particulière. Par la même occasion, ils se présentèrent plus conformément : la jeune femme au regard de feu se prénommait Kahlee, alors que le turien Ellius.

- S’il lui arrive quoi que ce soit, je vous pends avec vos propres tripes.

Cette remarque, aussi sérieuse et tragique était-elle, amusa même Erasmus qui laissa s’échapper des éclats effarouchés. Cela fait, il regarda Ellius qui se tenait toujours droit devant lui, et ce dernier lui fit signe de le suivre jusque dans la navette privée. Lorsqu’il ouvrit le sas, Erasmus accéléra le pas et pénétra le premier dans le véhicule qui, au-delà de ses attentes, paraissait confortable et luxueux. À l’intérieur, une demi-douzaine d’hommes discutait en tapotant leur omni-tech. Voyant qu’il y avait d’autres turiens, l’ingénieur se sentit innocemment plus en confiance.

Brièvement, Ellius présenta Erasmus à ce qui semblait être ses hommes de main etnmettant l’accent sur le fait que Blasius devait être traité à la perfection. Bien que la plupart d’entre eux ne semblaient pas particulièrement amusés à l’idée de jouer les baby-sitters, ils paraissaient tout de même tous devoir le respect envers Ellius. Ils acquiescèrent donc tous en assurant que tout se passerait bien.

- Sois sage, murmura Eramsus en déposant son enfant dans les bras d’un autre turien. Il articula également les mots « je t'aime », aussi inusités soient-ils pour un membre de son espèce, mais les sons qui émergèrent de sa bouche furent totalement inaudibles.

Les yeux de l’ingénieur se mirent aussitôt à scintiller, mais il retint chacune des larmes afin de ne pas perdre de la crédibilité auprès de ses nouveaux compagnons d’infortune. Ainsi quittèrent-ils la navette en laissant derrière eux le jeune Blasius, qui commençait d’ailleurs déjà à se familiariser à ses nouveaux camarades.

Erasmus au devant, ils cheminèrent plus d’une heure. Durant le trajet, Kahlee et Ellius conversèrent souvent entre eux, mais Erasmus, lui, préféra ne pas s’inclure dans les conciliabules en préférant focaliser ses énergies. Toutefois, cela ne l’empêcha pas d’écouter et de comprendre les objectifs principaux et secondaires de la mission. Lorsqu’il aperçut la raffinerie apparaître au loin au travers des arbres ébranlés par la brise violente de la planète, il sentit son cœur se resserrer et ses muscles se tendre. Instinctivement, Ellius tendit un pistolet à Erasmus.

- Nous y sommes, lança-t-il calmement. D’ici, je devrais déjà pouvoir accéder au réseau de la raffinerie. La sécurité ne devrait pas trop être complexe à contournée.

L’ingénieur activa son omni-tech et commença une authentique danse manuelle dans lequel une multitude d’interfaces et d’images holographiques vinrent apparaître et s’estomper au fil du temps. Alors qu’une liste de données défilait sans cesse et que des accents rouges ne cessaient de clignoter, Erasmus parvint finalement à pénétrer le réseau, mais bien au-dessous de ses attentes. Le réseau était en effet fortement sécurisé, et de là où il se trouvait, il lui était improbable de pouvoir accéder à des commandes administratives.

Néanmoins, au travers les archives qui se succédaient, il découvrit une énumération exhaustive de tous les employés qui travaillaient au sein de la raffinerie ainsi qu’une liste de tous les autres complexes sur Trident, tous accompagnés de coordonnées et de descriptions approximatives. Mais ce qui captiva son attention fut plutôt la carte des lieux. Bien qu’approximative, elle contenait des renseignements essentiels à la réussite de cette mission, dont la disposition des différents bâtiments, des issues principales et des points de surveillance. Il transféra la fameuse carte à ses camarades de choc.

Carte de la raffinerie:
 
- Cette carte devrait nous être utile. J’aurais aimé pouvoir accéder à une carte plus précise de la raffinerie, mais il me faudra infiltrer les casernes, à l’endroit marqué par le point rouge, dit Erasmus en pointant le fameux point écarlate. Enfin, comme vous le voyez, la sortie principale me semble sur-gardée, et donc s’y rendre immédiatement, c’est suicidaire. Vous devriez passer par la sortie sud-ouest, alors que moi je me rendrais à la sortie sud-est pour atteindre les casernes et ainsi pouvoir brouiller les caméras et déverrouiller certaines salles. C’est ce que je propose.

Erasmus fut lui-même étonné de parler comme un militaire, alors qu’il avait abhorré son expérience au sein de l’armée turienne. Malgré tout, ses compétences innées et son entraînement ardu lui avait permis d’acquérir certaines aptitudes de leader et de stratège, ce qui faisait de lui un atout pour cette mission. Néanmoins, n’ayant aucune prétention envers ses idées, il préféra espérer une réponse de ses partenaires avec de confirmer le stratagème.

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Dim 6 Mai - 2:57

- Entendu, affirma Kahlee d’un ton soldatesque.

Lorsqu’elle prononça ces quelques syllabes, le ciel vint prendre une teinte inquiétante. Les nuages, dans une valse endiablée, se bousculèrent entre eux et se nuancèrent d’un gris des plus ténébreux. Presque trop promptement, l’atmosphère lénifiante qui régnait autour du trio se transforma en une ambiance menaçante et hostile, comme si la vie voulait faire passer un message au travers le climat. Par la même occasion, des brises de plus en plus fréquentes vint heurter la végétation, faisant frémir les arbres et danser les hautes herbes. Ce décor, devenant de plus en plus sombre, rappela à Erasmus qu’il devait agir le plus vite possible, avant que le destin ne sème son chemin d’embûches et d’obstacles. Il se retourna donc prestement, dégainant son Phaëton et saluant solennellement Kahlee et Ellius qui, eux aussi, s’orientaient vers leur destination.

Sans pour autant regretter son passé, l’ingénieur semblait comblé de revivre les émotions fortes que l’armée lui avait proposées. Il se revoyait, à la tête d’une petite unité militaire, conseillant, dirigeant, menant le groupe vers un triomphe espéré. S’il avait abhorré son expérience au sein de la légion turienne, pouvoir ressentir de nouveau ce qu’il avait ressenti dans sa jeunesse lui plut. Alors que l’orage semblait imminent, Erasmus, lui, était dès lors imperturbable et imperturbé, comme autrefois.

Il chemina au moins quinze minutes avant d’atteindre la fameuse sortie sud-est. Comme il l’avait remarqué lors de sa fuite, deux gardes armés jusqu’aux dents patientaient devant l’accès. À peine concentrés sur leur labeur, ils discutaillaient de bon cœur en parlant d’ailleurs de la tempête tropicale qui allait bientôt frapper les lieux. Erasmus profita donc de cet instant d’inattention pour s’approcher furtivement des surveillants. Enclenchant le camouflage tactique de sa combinaison, il se fondit rapidement dans l’air et put atteindre l’accès sans trop de difficultés. Néanmoins, son invisibilité, bien que longuement mise en pratique, n’était pas infaillible. Ce fut d’ailleurs cette imperfection qui attira l’œil des gardiens de sécurité, qui empoignèrent en chœur leur pistolet respectif.

Bientôt le camouflage d’Erasmus fut trahi par la lumière orangée de son omni-tech. Mais il ne laissa pas le temps aux surveillants d’agir alors qu’un jet écarlate émergeait de sa main, se dirigeant furieusement vers les gardes. Lors de l’impact, il y eut une explosion de feu qui brûla de plein fouet les deux quidams. Il répéta l’opération et, alors que ses ennemis se plaignaient bruyamment, il les désarma subtilement et lança les armes à feu dans un buisson volumineux. D’un coup de crosse bien placé, Erasmus assomma finalement les gardiens et les attacha l’un à l’autre, se servant des cordes qu’il avait utilisées pour retenir son fils dans son dos.

Cela fait, il tenta de s’introduire dans les casernes, mais se rendit bien vite compte que l’accès était sécurisé. Il prit donc les cartes d’identité des gardiens, complètement abattus et stupéfiés et il les passa devant le scanner de la porte, qui s’ouvrit automatiquement. Une voix synthétisée l’accueillit et il peut rapidement pénétrer les lieux.

Heureusement pour Erasmus, il n’était pas le seul turien présent dans les casernes. En fait, plusieurs gardes étaient en fait membres de son espèce. Il n’eut donc pas de difficulté apparente à traverser le complexe jusqu’à atteindre ledit point rouge qui était représenté sur la carte, là où était situé la salle de commandes et le boîtier principal de l’intelligence virtuelle de la raffinerie. Il pénétra la pièce, qui était curieusement vaste et neutralisa l’humain qui se trouvait à l’intérieur d’une simple décharge électrique. Il activa ensuite son omni-tech et se mit à fureter dans la base de données du bâtiment, fouillant au travers les commandes de sécurité. Il sourit lorsqu’il parvint à véritablement infiltrer l’intelligence virtuelle.

- À nous deux, Johane, soupira-t-il en déverrouillant toutes les accès et en désactivant les systèmes de sécurité toujours actifs. Puis, il entra en communication avec Kahlee : Erasmus à Kahlee. Vous pouvez pénétrer les dortoirs sans problème. J’active l’alarme immédiateme--

- Non, attendez, interrompit Ellius. Restons discrets pour le moment.

- Entendu, affirma Erasmus d’un ton soldatesque.

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Dim 6 Mai - 19:04

Une fois le feu vert donné à Kahlee, les deux compagnons, dissimulés non loin de la sortie sud-ouest, commèrent à se diriger discrètement vers les deux gardes afin de les neutraliser. Des Soleils Bleus, comme prévu. Avant qu'Erasmus ne neutralise les systèmes de sécurité, la mercenaire voulait opter pour la manière brutale en activant les systèmes d'alarme. Mais Ellius lui rappela que cela pouvait alerter Johane et provoquer sa fuite. Celui-ci préféra la méthode discrète, que Kahlee suivit à contrecœur. La jeune femme commençait à ressentir le manque de violence dont elle dépendait fortement depuis plusieurs années, et l'adrénaline l'aurait aidée à retrouver sa férocité bestiale. Elle jura d'être sans pitié envers tous les gardes qu'elle croiserait sur son chemin.

Le fusil à pompe dégainé, Kahlee s'approcha lentement vers un des gardes sur le côté. Une fois à portée de tir, elle se jeta sauvagement sur le premier avant qu'il ne put réagir et l'acheva d'un tir dans la tête à bout portant. Le second garde eut à peine le temps d'assister à la scène qu'il fut abattu par un tir net et précis dans la poitrine par Ellius.

- Et maintenant ? demanda Ellius.
- Vu que tu tiens tant à rester discret, on va essayer de surprendre les autres aussi une fois à l’intérieur du bâtiment. Ça sera une tâche facile dans les dortoirs, mais on devra être rapide quand on atteindra la caserne. Avec un peu de chance, Erasmus aura déjà fait le ménage à l’intérieur. Ensuite on se sépare une fois dans la raffinerie. Avec le vacarme qu’on aura créé, Johane aura certainement eu vent de notre arrivée. C’est pourquoi j’essaierai de la trouver avant qu’elle ne s’échappe et toi tu nettoies la zone près de la sortie principale. Je te rejoindrai quand j’aurai mis la main sur elle. Compris ?
- Et moi qui pensais que vous n'étiez qu'une brute sans cervelle comme les Krogans, répondit-il en plaisantant.
- Pour éviter que votre tête ne finisse en décoration murale, je vais prendre ça comme un compliment, répliqua la femme pendant qu'elle remettait une cartouche thermique dans son fusil à pompe. Très bien, allons-y, c'est ouvert.

La porte d'entrée franchie, Kahlee et Ellius se mirent à couvert derrière le premier lit qu'ils croisèrent dans le dortoir. Par chance, il n'y avait personne dans la pièce mais Kahlee préféra quand même être prudente.

- Nous sommes à l'intérieur, chuchota-t-elle vers son transmetteur qui était en communication avec l'ingénieur. Dites-nous où vous en êtes.

Celui-ci lui décrivit aussitôt sa situation. Les systèmes étaient à présent neutralisés, mais il y avait toujours des gardes à l'intérieur de la caserne, le Turien voulant à tout prix éviter l'effusion de sang. Il préféra donc rester à couvert des tirs.

- Très bien, ça en fera plus pour moi, remarqua Kahlee.

Ils tournèrent à droite en direction du couloir qui menait à la caserne et se mirent à chaque angle de ce dernier. Ellius jeta un regard furtif en direction du couloir mais ne vit aucun garde.

- On peut y aller. Ils doivent tous être dans la caserne, remarqua Ellius.
- C'est bon, j'y vais. J'en ai marre d'attendre, lança Kahlee en empruntant le couloir, le fusil à pompe à la main.

Elle empoigna son transmetteur :

- Combien sont-ils dans la caserne ?
- Plus d'une trentaine environ, répondit-il. Ne faites rien de stupide, Kahlee. Ce sont des Soleils Bleus entraînés.

La jeune femme soupira. Derrière cette porte se trouvaient une trentaine de chairs fraîches prêtes à être déchiquetées par son fusil à pompe. Mais elle était consciente qu'elle ne pouvait pas faire cela seule, et comptait sur Ellius pour couvrir ses arrières. Elle essaya tant bien que mal de calmer sa soif de violence et respira profondément. Une fois détendu, les deux complices se calèrent contre la porte accédant à la caserne.

- Vous avez raison. J'attends votre signal, alors.


Dernière édition par Kahlee le Lun 14 Mai - 16:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Dim 6 Mai - 21:27

Erasmus, confortablement assis dans le fauteuil du précédent agent de sécurité, épiait les caméras de sécurité à la recherche de Kahlee. Comme il lui était inutile pour le moment de désactiver le système de surveillance, il préféra tirer avantage de la situation pour réellement optimiser leurs chances de réussite, mais surtout de survie. Il discerna donc assez rapidement la silhouette de Kahlee et de son acolyte, Ellius, parmi tous les écrans qui se dessinaient devant Erasmus. Ce dernier, lorsqu’il aperçut ses compagnons d’infortune, désactiva momentanément tous les systèmes de sécurité des casernes, comprenant les détections d’incendie, les alarmes et les systèmes de verrouillage automatique.

Il activa ensuite son omni-tech, et au travers le transmetteur de son appareil, il parvint à entrer en contact avec Kahlee. Intérieurement, un stratagème se formait tranquillement.

- Allez-y, Kahlee. Il fera noir de l’autre côté, mais suivez-les étoiles…

Erasmus, à cet instant précis, aurait pu donner des indications moins nébuleuses en énonçant clairement que, dans les casernes, le système d’éclairage était désactivé et que des diodes sur le sol éclaireraient pour orienter Kahlee et Ellius. Mais dans de telles circonstances, l’épopée de cette situation le poussait à agir de façon non conventionnelle.

D’un geste prompt, il concrétisa son plan. Les casernes sombrèrent dans les ténèbres, alors que de minuscules lumières dictaient la direction à prendre. Évidemment, cette stratégie engendra un brouhaha incroyable chez les gardes de sécurité qui s’efforçaient de trouver la solution à ce problème inopiné. Par instinct, plusieurs dégainèrent leurs armes mais seulement un ou deux activèrent leur omni-tech pour véritablement solutionner le souci. Un d’entre eux, un humain baraqué, traversa à tâtons le bâtiment jusqu’à atteindre la salle des machines. L’homme désactiva sans trop de difficultés le verrouillage superficiel d’Erasmus et s’introduisit dans la pièce. Machinalement, Erasmus ferma les lumières.

- Quel est le problème, Eylium? s'interrogea-t-il en s’adressant à Erasmus. Est-il possible de réactiver le système d’éclairage? Les autres gardes --

- Non, tonna Erasmus en se retournant.

Il s’élança gracieusement sur le sol et parvint à faire chuter le gardien de sécurité aussitôt. Il le martela de plusieurs coups au visage jusqu’à ce qu’il perde totalement conscience. Il prit également quelques minutes de plus pour perfectionner le verrouillage de la salle des machines, question d'éviter que d'autres intrus s'infiltrent insidieusement. Lorsqu’il eut terminé d'improuver le tout, Erasmus se releva calmement et reprit place sur son siège. En utilisant le système de localisation de son omni-tech, il remarqua que Kahlee avait quitté la caserne. Il remit tous les systèmes en place, espérant que les autres gardiens ne s’interrogent pas trop sur la source du problème.

- Bonne chance, lança-t-il au travers son omni-tech.

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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Mar 8 Mai - 15:57

- Bien pensé de sa part, fit remarquer Ellius au moment où Erasmus désactivait le système d’éclairage de la caserne. Les techniciens penseront à un problème technique, ce qui évitera toute alerte.
- Si tu le dis, lança Kahlee avec une pointe de déception.

Celle-ci avait en effet espéré un bain de sang à l’intérieur de cette pièce, son quota de meurtre étant loin d’être atteint ce jour-là. La jeune femme avait fait des efforts monstrueux pour calmer son envie de meurtre et venait d’atteindre ses limites. Elle rangea calmement son arme bien qu’Ellius remarqua une lueur de haine dans son regard. Celui-ci n’avait jamais osé demander à Kahlee l’histoire de son passé, du moins plus depuis le moment où il avait commencé à la connaître. Bien qu’il eut le culot de lui exiger des explications le jour de sa rencontre, il était conscient qu’il avait été extrêmement chanceux de ne pas avoir été exécuté sur place, car il savait qu’elle n’aurait pas hésité. Seulement ce jour-là, Kahlee avait été gravement blessée et ne pouvait riposter. Elle était alors contrainte de répondre à ses questions. Il fut cependant surpris de ne pas avoir subi de représailles, c’est pour cela qu’il avait toujours du mal à cerner la mercenaire. Mais en croisant son regard à cet instant, il savait qu’une fois au cœur de la raffinerie, Kahlee lâcherait toute sa fureur qu’elle avait dû contenir en elle. Johane avait intérêt à avoir des informations intéressantes car il doutait de pouvoir la capturer vivante.

Lorsqu’Erasmus leur donna le feu vert, Kahlee ouvrit la marche et suivit les diodes lumineuses qui les menaient vers le prochain couloir menant à la raffinerie. Les deux compagnons eurent tant bien que mal à traverser la pièce car ils devaient à tout prix éviter d’entrer en contact avec les gardes, complètement déroutés de cette panne de courant. Heureusement, une fois dans le noir ces derniers ne pouvaient distinguer ces intrus de leurs coéquipiers. Ellius croisa les doigts pour que Kahlee ne crée pas de débordements au cas où un des gardes la bousculerait par erreur.

Par chance, la traversée se fit sans encombres et les deux acolytes atteignirent le couloir incognito. Une fois la porte franchie, Erasmus la verrouilla dernière eux et rétablit le courant dans la caserne, comme si de rien n’était. Il leur souhaita alors bonne chance.

- Merci, Erasmus, répondit Ellius à travers le transmetteur.
- Vous avez un plan pour vous échapper d’ici ? demanda Kahlee à Erasmus. On ne pourra plus couvrir, vous devrez vous débrouiller seul. On vous rappellera quand on aura mis la main sur Johane.

Elle se retourna vers Ellius.

- Très bien, j’en ai plus qu’assez de devoir me cacher. Je m’occupe de la retrouver, elle ne doit pas se cacher bien loin. Quant à vous, faites le ménage à la sortie histoire qu’on s’en aille au plus vite.
- Soyez prudente, Kahlee, avertit le Turien. Elle doit être entourée d’une escorte de Soleils Bleus plutôt conséquente, ne les sous-estimez pas.
- Inutile de me le rappeler. Mais vous avez raison, il me suffira de chercher un grand attroupement de Soleils Bleus pour la repérer.

Kahlee disait ça avec une joie morbide, ce qui fit frissonner Ellius pendant un instant.

- C'est parti, lança Kahlee avant de se diriger droit devant en direction du cœur de la raffinerie, tandis qu’Ellius tourna à gauche vers la sortie principale, son sniper à la main.
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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Dim 13 Mai - 16:10

Tandis qu’Ellius se dirigeait vers la sortie principale, Kahlee se faufila dans les différents embranchements du cœur de la raffinerie, à l’endroit où les extractions minières se faisaient. Elle s’enfonçait de plus en plus en profondeur au fur et à mesure qu’elle avançait. En scrutant les environs, elle apercevait majoritairement des ouvriers et ingénieurs qui ne prirent pas la peine de faire attention à elle, bien qu’elle soit lourdement armée. Certains tournèrent brièvement la tête vers elle mais finirent par reprendre leur travail aussitôt, la mine lugubre et déprimée. Ils devaient savoir qu’elle n’appartenait pas à la raffinerie, ni à l’équipe de Johane mais s’ils vivaient dans les mêmes conditions qu’Erasmus, il n’était pas étonnant de les voir aussi indifférents envers les intrus. Les ouvriers devaient sûrement espérer que l’un d’eux ait assez de courage pour l’affronter. Dans ce cas, c’était leur jour de chance. Cependant Kahlee n’y prêta pas plus attention et continua son chemin à la recherche d’un endroit potentiel pour trouver Johane.

Après plusieurs minutes de marche entre diverses machines d’extraction, Kahlee aperçut un groupe de mercenaires des Soleils Bleus en patrouille. Ceux-ci n’étaient qu’une demi-douzaine, dont certains s’amusaient à s’acharner sur les ouvriers en plein travail. Ces derniers étant des Humains, cela ne faisait ni chaud ni froid à la jeune femme qui continua sa route à l’abri des regards des Soleils Bleus.

Elle redoubla de prudence lorsqu’elle commençait à apercevoir de plus en plus de groupes de Soleils Bleus sur son chemin. Elle n’eut pas de mal à rester dissimulée parmi les nombreuses machines d’extraction minières dont elle ignorait leur fonctionnement. Peu importe, tant que cela lui permettait de rester à l’abri. Alors qu’un groupe s’éloignait de sa cachette, la mercenaire vit un peu plus loin un grand attroupement, d’au moins une quinzaine de soldats. Kahlee ne mit pas longtemps à identifier la personne au centre. Johane Ridson semblait rendre des comptes à un des ouvriers de la raffinerie, complètement tétanisé par sa présence. Bien qu’elle ne puisse entendre la conversation, l’expression de son visage était assez explicite pour comprendre qu’il était dans une très mauvaise posture. Aucune compassion ne la traversa face à cette soumission, synonyme de faiblesse pour elle. En revanche, elle prêta nettement plus d’attention envers la patronne, cherchant un moyen de faire diversion afin d’attirer les Soleils Bleus ailleurs. Elle pourrait alors se rapprocher plus facilement d’elle si la mercenaire réussissait à diviser le groupe.

Une fois son plan établi en tête, elle le mit aussitôt à l’exécution. Elle sortit de sa poche une grenade fumigène et la fit rouler discrètement vers le groupe de Johane. Lorsque celle-ci explosa en une fumée épaisse, l’ouvrier poussa un cri et se recroquevilla sur lui-même tandis que les Soleils Bleus se retournèrent tout en resserrant le groupe pour protéger leur chef. Ils avaient tous dégainé leur arme et scrutaient les environs à la recherche de l’intrus. Kahlee essaya de trouver une autre diversion afin de les orienter vers une fausse piste, lui permettant d’avoir le champ libre pour capturer Johane. De sa cachette, elle leva la tête et vit un énorme tuyau venant des fonds sous-marins vers le cœur de la machine d’extraction. Elle dégaina son pistolet et tira sur celui-ci. Au bout de plusieurs coups de feu, un étrange liquide s'en échappa provoquant ainsi une fuite importante. Elle entendit alors Johane hurler.

- Que se passe-t-il ? Allez voir ce qui ne va pas, tout de suite ! aboya-t-elle à ses soldats à plein poumons, tout en toussotant à cause de la fumée.

Ces derniers s’exécutèrent aussitôt et la moitié du groupe accourut vers la source de la fuite. Parfait, songea Kahlee en constatant que son plan fonctionnait comme sur des roulettes. Disposant que très peu de temps, elle sortit rapidement de son abri et se dirigea vers un container non loin de Johane. Mais elle ne pouvait rester trop longtemps, la fumée allait bientôt se dissiper et elle devait agir vite pour éliminer les soldats restés auprès de Johane.

Son fusil Claymore en main, Kahlee prit une profonde inspiration et courut vers les Soleils Bleus. Pris par surprise, ces derniers ne purent réagir lors des premières secondes de l’attaque éclair. Deux d’entre eux furent tués à bout portant, une balle en pleine poitrine. A cette distance, même leur armure cinétique ne pouvait rien faire. Elle avait donc l’avantage dès le début, mais était consciente qu’elle deviendrait vulnérable dès que ses ennemis l’avaient identifiée. Elle se servit alors d’un des soldats encore en vie comme bouclier humain. L’un d’entre eux manqua de prudence et tira une balle sur la victime, mais son bouclier cinétique absorba le coup de feu. La jeune femme se tourna alors vers lui, toujours abritée derrière son bouclier vivant, et projeta violemment ce dernier vers celui qui venait de tirer le coup de feu. Les deux soldats tombèrent sous le choc mais ne purent se relever car Kahlee s’était déjà ruée sur eux pour les achever d’un tir en pleine tête, toujours à bout portant. La moitié des soldats était tombée, le plus dur restait à venir. Cependant, sous le feu de l’action, Johane eut le temps de s’échapper et la vit s’éloigner du combat, seule.

- Mauvaise idée, lança Kahlee avec un sourire démoniaque.

Elle en profita pour lancer une deuxième grenade fumigène afin de semer les quatre soldats restants, et se mit à sa poursuit. La fureur de Kahlee était telle qu’elle n’eut aucun mal à rattraper Johane qui s’était arrêtée devant une porte, certainement son bureau personnel. Alors que la mercenaire était à deux doigts de l’atteindre à sa portée, Johane se retourna subitement, brandissant un pistolet vers elle.

- Fichez-moi la paix, ordonna-t-elle sèchement.

Kahlee savait qu’elle n’hésiterait pas à tirer dans l’immédiat, c’est pourquoi elle devait à tout prix chercher un moyen de la désarmer. D’après Ellius, Johane possédait d’importantes informations à propos de Gordon, son ennemi juré. Celui-ci faisait partie d’un groupe de mercenaires humains qui avaient recruté Kahlee pour une mission suicide. En constatant qu’elle était revenue en vie, ces derniers avaient essayé de l’exécuter, en vain. Au lieu de cela, ce fut Kahlee qui massacra tous les mercenaires à l’exception de Gordon, le chef du groupe, qui avait réussi à s’échapper. Il restait introuvable malgré des années de recherche. L’arrivée d’Ellius avait nettement accéléré ses recherches en trouvant Johane dans le tableau des primes. Et par elle ne savait quel moyen, le Turien avait réussi à dénicher une connexion entre elle et Gordon. Même si leur rencontre avait été tendue, les deux personnes commençaient petit à petit à se faire confiance. Mais Kahlee se gardait tout de même en réserve, sa méfiance étant quasi innée.

En repensant à ces événements passés, cela ne fit qu’accroître sa rage démentielle de retrouver Gordon. Johane devait absolument parler, par n’importe quel moyen possible. Alors qu’elle réfléchissait à un moyen de la désarmer, le regard de Johane vira à l’effroi en constatant que son pistolet venait de sauter des mains. Elle fixa alors intensément Kahlee, toujours avec frayeur.

- Comment avez-vous…

Johane ne put finir sa phrase que Kahlee se jeta aussitôt sur elle.

- Maintenant, vous allez parler, dit-elle sèchement tout en pointant son propre pistolet sur elle.

Mais au lieu de viser la tête, elle le pointa vers la cuisse gauche de Johane et fit feu. S’ensuit alors une plainte déchirante de la chef.

- Ouvrez votre bureau, pour qu’on discute calmement sans être dérangées, ordonna la mercenaire.

Toujours sous le choc, elle ne chercha pas à riposter et obéit. Elle rentra avec difficulté son code d’accès et le bureau s’ouvrit.

Une fois à l’intérieur, Kahlee jeta Johane à terre et verrouilla le bureau derrière elle avec son omni-tech. Ceci fait, elle repointa son arme vers cette dernière.

- Vous ne m’aurez jamais vivante, gémit-elle sous la douleur. Je préfère encore crever plutôt que d’être livrée en vie.
- Qui a dit que je voulais vous capturer en vie ? répondit Kahlee.

A première vue, Johane était persuadée que sa venue était pour ce but. Ce ne devait être la première fois qu’elle se faisait attaquer, étant donné la prime élevée sur sa tête. Elle avait donc toutes les raisons de paniquer, surtout lorsqu’elle voyait la lueur dans ses yeux.

- De toute façon, continua Kahlee, vous finirez par parler. Je veux que me disiez ce que vous savez sur Gordon. Où se trouve-t-il en ce moment ?
- Je ne vous dirai rien, cracha Johane.
- Mauvaise réponse.

Et Kahlee tira une balle dans l’autre cuisse. Elle faillit se boucher les oreilles en entendant les cris de douleur de l’Humaine.

- Les doigts, à présent, dit-elle en se baissant.

Elle saisit alors sa main gauche et commença à retourner ses doigts. Mais Johane hurla avant qu’elle ne mit son plan à exécution.

- Je ne sais pas où il est ! Mais je sais pour qui il travaille !

Kahlee l’écouta attentivement.

- Il m’a contactée il y a quelques jours à propos de la raffinerie pour passer une commande. C’est un agent de Cerberus. Moi-même je travaille depuis peu pour cette organisation. Quasiment toutes mes livraisons sont destinées à eux, car ils me paient extrêmement bien. Mais je n’ai rien à voir avec eux, de près ou de loin. Tout ce que je veux, ce sont les bénéfices. Je me fiche de qui passe les commandes du moment qu’on me paie.
- Donc vous ne savez pas où il se trouve actuellement.
- Non.
- Alors vous ne m’êtes plus utile.

Elle l’acheva d’une balle dans la tête avant qu’elle ne put dire un mot et se releva, non sans cacher sa déception. En entendant le nom de Cerberus, Kahlee sentit une bouffée de colère monter en elle à l'égard de cette organisation pro humaine. Elle n'avait jamais eu affaire à eux, et ce n'était pas plus mal. Maintenant qu'elle savait que Gordon s'y était enrôlé, elle serait dans l'obligation de faire de longues enquêtes afin de le traquer. Malheureusement, cela ne serait pas une mine affaire compte tenu sa réputation.
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MessageSujet: Re: [Trident] Morte ou Vive   Dim 29 Juil - 18:37

HRP : à cause de l’absence d’Erasmus depuis plusieurs mois sans donner signe de vie, je termine et clôture ce RP avec ce post.

Après avoir descendu le dernier garde surveillant la sortie principale, Ellius se remit à couvert afin de guetter la présence d’autres survivants dans les recoins. Il rechargea son arme avant de constater qu’il s’agissait de sa dernière cartouche thermique, et se mit donc à la recherche d’autres cartouches parmi les armes de ses ennemis abattus. Lorsqu’il entendit des bruits de pas au loin, il resserra son étreinte sur son fusil d’assaut et visa en direction du bruit. Il vit alors Kahlee se diriger vers lui tandis que celui-ci remarqua son air calme mais sévère. Elle ne pressa pas le pas à sa vue mais était conscient qu’il s’était passé quelque chose avec Johane. Il prit quand même le risque de lui poser la question.

- Et Johane ? Notre mission était de la capturer et de la ramener sur Beckenstein, si mes souvenirs sont bons.
- Aucune importance, rétorqua-t-elle. On s’en va.
- Dites-moi au moins ce qu’il s’est passé.

Kahlee lui lança un regard féroce avant de lui répondre :

- Elle connaissait Gordon et affirme qu’il travaille pour Cerberus. Je dois maintenant tenter de retrouver sa trace, par tous les moyens possibles.
- Cerberus est une organisation gigantesque et très bien armée, vous n’y arriverez jamais seule. Faites attention à eux, vous vous attaquez à quelque chose de beaucoup trop gros et risquez d’y rester.
- Je refuse de rester là à ne rien faire, Ellius. Cela fait bien trop longtemps que j’attends. Maintenant que j’en ai l’occasion, je ne vais pas laisser cette chance. Si vous voulez me suivre, tant mieux. Sinon, restez hors de mon chemin. Je ne veux pas vous faire de mal, mais si vous ne me donnez pas le choix, je n’hésiterais pas.

Sa dernière réplique était remplie de rage et de détermination. Ellius n’eut pas d’autre choix que de la suivre.

- Très bien, je vous aiderai à le retrouver. Mais à une condition, ne risquez pas votre peau. Je n’aime pas ramasser les miettes des autres.

Kahlee acquiesça malgré son air réticent.

- Dépêchons-nous de retourner au vaisseau. Contactez Erasmus et dites-lui qu’on en a terminé. On le dépose sur une planète et on rentre à Oméga. De longues recherches nous attendent.
- Et pour la prime ? demanda Ellius.
- Je m’en contrefiche. Occupez-vous en si cela vous démange. Si j’ai accepté cette mission, c’était uniquement pour retrouver Johane. Le reste ne me regarde pas.
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