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 Le temps venu de posséder des esclaves.

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Seron Al'Rhoeg

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Messages : 27
Date d'inscription : 23/04/2012

Identité
Race: Humain
Planète natale: Systemes Terminus
Profession / rang : Pirate

MessageSujet: Le temps venu de posséder des esclaves.    Mar 24 Avr - 21:33

Les marchés aux esclaves étaient bondés ce jour là, comme toujours sur Omega. Du bruit, de l'ambiance, du client à gogo venu de tous les horizons de l'espace connu. Les meilleurs établissements, les plus riches, et les plus renommés étaient ceux qui avaient su le mieux vanter la qualité de leur produits, toute à leur ingéniosité publicitaire. De manière prévisible les plus grandes maisons d'esclaves étaient celles qui faisaient partie intégrante des meilleures compagnies de pirates esclavagistes, les plus audacieux et les plus puissants. Moins dépendants de la chance et des aléas de la chasse aux esclaves, assurées de recevoir leur produits en nombre, ces maisons particulières offraient ainsi le plus de diversité, le plus de qualité et tenaient une vraie réputation de fiabilité. Puis la popularité de rapts de grande envergure qui forçaient le respect, ça comptait aussi dans le choix des plus gros clients.

D'autres de ces commerces mais de taille plus petite, devaient de temps à autre gérer des situations inconfortables, malmenés par des incidents fâcheux, comme la perte d'un équipage et d'une flottille pirate tous deux rayés de la carte galactique, sous la riposte agressive et vengeresse d' une flotte de l'espace concilien. Ce qui avait pour effet de ruiner leur perspectives économiques, et parfois de les mener jusqu'au manque à gagner pendant de longues périodes. C'était pourtant dans l'une de ces petites maisons d'esclaves de moindre notoriété que Seron Al'Rhoeg avait choisi de se rendre, loin d'être inexpérimenté dans ce genre d'affaires. Elles étaient moins bruyantes, plus rapidement accessibles au citoyen lambda et nul ne surenchérissait jamais sur la même cible. Plus important, il ne se risquerait pas à des conflits d'intérêts avec d'autres seigneurs de guerre puissants, ou autres personnalités influentes. De trop gros poissons pour lui.

Il préférait se payer des esclaves rapidement, et par dessus tout sans s'aventurer dans de sordides histoires, ce qui ne manquait jamais sur Omega. Puis les coûts étaient généreux, une aubaine pour les gars comme lui qui s'échinaient à s'élever sans jamais vraiment y parvenir. Il comptait bien changer ça, remonter l'ascenseur social. Il n'y avait que trop longtemps qu'il n'avait pas joui de son pouvoir sur plus faible que lui. La possession était un signe de pouvoir, une démonstration de richesse pour bon nombre de personnages arrogants qui défilaient avec leur hordes de serviteurs disciplinés, particulièrement pour les nobles de la haute société butarienne qui faisaient du regard d'autrui sur leur personne la chose la plus importante de leur vie. Mais jouir de ce pouvoir, de cette domination intéressait définitivement plus Seron Al'Rhoeg.

Elles se tenaient toutes en rang, immobiles devant lui, silencieuses et disciplinées en apparence. Des Asari et des humaines qui paraissaient en ordre, sous son regard attentif dénué d'un quelconque signe distinctif d'apitoiement ou d'attendrissement sur leur sort. Les yeux artificiels gris-verts, impavides, se contentaient de les fouiller une à une, de revenir à certaines, s'attarder longuement sur une ou deux, puis soudain de se tourner vers d'autres, tandis que le marchand butarien bargouinait bruyamment derrière lui. Elles sont belles, elles sont fraîches, elles sont d'un prix que tu ne verras nulle part ailleurs mon gars. Seron ne prêtait guère attention à ses paroles, mais feignait au moins d'y être réceptif. Qu'il éructe dans le vent ne le dérangeait pas outre mesure. Il fit un pas, et s'arrêta à quelques centimètres d'une Asari. Comme toute son espèce, elle était belle, captivait les regards, déployait des trésors de sensualité dont elle n'était probablement pas responsable. Elle s'était résignée à garder ses yeux baissés, toute intimidée par l'individu qui se tenait beaucoup trop près d'elle, par sa nouvelle condition de captive. Seron la jaugea en silence un moment avant de s'exprimer.

Comment tu t'appelles ?
demanda t-il doucement.

- Ariella. répondit-elle sans attendre et docilement, sans le regarder dans les yeux. Le marchand opportuniste s'empressa de la valoriser, d'enjoliver les choses à sa manière.

- Oh, de très bons goûts, humain ! Je peux t'assurer qu'elle en vaut le coups, pour toi. Non mais regardes la, peux-tu en douter ? Paraît que c'était une secrétaire sur Ilium. C'pas un fantasme d'humain ça ? Des secrétaires Asari ?
Mais Seron ne répondit rien, passant aux autres captives.

Comment tu t'appelles ?
demanda t-il à une autre Asari. Et à chaque fois, méthodiquement, ce fut la même chose, la même scène, la même question répétée, les mêmes réponses. Le marchand ne savait plus trop où donner de la tête. Jugeant le spectacle étrange, sur l'expectative, il s'abstint de tout commentaire en attendant un moment plus favorable et surtout qu'il pouvait comprendre et maîtriser. Puis enfin, Seron atterrit devant une autre humaine.

Comment tu t'appelles ?
Mais-celle-ci ne se prit pas au jeu et rien ne sortit de sa bouche résolument fermée, la machoire crispée. Elle fixait droit devant elle, le menton érigé tel un fier guerrier qui partait à la bataille. Suffoqué, les quatre yeux clignotant comme s'il avait été giflé, le marchand Butarien sortant soudain de son silence songeur se mit à rugir :

- Réponds raclure d'humaine, ou je te... !
Mais Seron leva la main comme pour l'interrompre. Ses yeux artificiels détaillaient l'insolente minutieusement, la dévoraient, le pirate chatouillé par son comportement. Une étrangeté. La jeune femme était frêle et petite, la plus menue de toutes. Et pourtant la plus hérissée, la plus audacieuse, la plus confiante en dépit du caractère pathétique de leur conditions.

- D'où est ce que tu viens ?
réitéra Seron d'une voix neutre. Mais la jeune femme ne répondait toujours pas, tout en le fixant droit dans les yeux cette fois comme en défi, des flammes dans ses prunelles noires qui lui témoignaient tout le mépris qu'elle avait pour les individus de son espèce. Elle transpirait d'orgueil, valait mille fois mieux que lui, détenait plus de hauteur qu'il n'en n'aurait jamais dans toute sa vie misérable en dépit de sa captivité. Le message était édifiant. Pas la meilleure qualité pour devenir esclave. Malgré tout, Seron, eut un sourire en coin. Il la considéra un instant.

Pour lui, la captive ressemblait à ces bêtes de sa lune natale, c'était toujours les plus petits et les plus faibles qui la ramenaient le plus, bien qu'ils soient totalement démunis pour se défendre. Ils finissaient tous par courir la queue entre les jambes ou s'écraser à terre le ventre à l'air en couinant quand il s'agissait enfin d'épreuve de force. Cette esclave se croyait assez forte pour lui résister, pourtant derrière son expression farouche et ses grands élans, Seron pouvait sentir la peur qu'elle dissimulait, il pouvait calculer à sa réaction le manque de bon sens, et quelle pitié que ce corps fébrile qui ne lui serait jamais d'aucune aide.

Elle était faible, une puce de contrôle dans le cerveau qui ne lui offrait nulle perspective. D'une seule main sans effort Al'Rhoeg pouvait lui briser son joli cou gracile, faire ce qu'il voulait d'elle. Elle n'avait plus d'issues, plus d'espoirs. Et pourtant elle ne courbait pas l'échine. Réaction intéressante à ses yeux, le courage était une notion étrangère au pirate. Bien que ce soit la chose la plus idiote qui soit, il ne pouvait s'empêcher d'en respecter la nature. Pourquoi les gens mettaient leur fierté au-dessus de leur condition, que leur rapportait -elle ? Qu'aurait-elle à gagner en l'admirant ainsi ? Qu'espérait-elle de ça, qu'attendait de lui par cet acte ? comment voulait t-elle qu'il réagisse exactement ? Allait-elle aussi lui cracher dessus ? Pourquoi risquer plus de souffrances inutiles pour tant de futilités ? C'était quelque chose que Seron ne saisissait pas.

Peu lui importait au final. Il la briserait, elle obéirait. Il prendrait un plaisir à se faire un devoir de la transformer jusqu'à ce qu'il arrive au résultat escompté. Elle courberait l'échine et l'appellerait maître, sans plus aucune étincelle de vie dans ses yeux, et s'il fallait que toutes les larmes de son corps aient d'abord été versées. Elle ne vivrait que pour le satisfaire.

- Je.. Je suis désolé, un arrivage récent. Je croyais l'avoir mieux dressé...
lança le Butarien un peu confus.

- Je prends celle là.
se contenta de répondre Seron, indifférent, tout en désignant la petite provocatrice de pacotille, à la grande surprise de celui-ci. Et... cette Asari. ajouta t-il en pointant également du doigt la dénommée Ariella. Celle-ci au contraire ferait une excellente esclave, avisée et raisonnable, elle s' était résignée à son sort, à sa condition, à la place qui était la sienne en tant que faible créature. Il n'y aurait aucune casse avec elle, elle s'en sortirait à merveille. Mais Seron la choisissait principalement parce elle serait le parfait exemple à suivre pour l'humaine indomptée. Voyant la plus docile mieux traitée qu'elle, celle-ci serait petit à petit influencée et finirait par se ranger à son tour quand elle comprendrait la différence.

- Excellent choix, humain, excellent choix.
se rengorgea le butarien en se frottant les mains. Si vous voulez j'ai aussi un éventail de Turiens, et...

- Je vous l'ai déjà dis, je ne prends que les Asari ou les humains. J'aime saisir les expressions de mes prises. Je n'arrive jamais à déchiffrer ce qu'exprime un Turien ou tout autre Alien. Les Quariens sont les pires derrière leur masques, mais pour eux, je pourrais faire une exception. Ils sont très utiles. Toutefois je préfère les revendre à d'autres plus intéressés par leur talents pour le moment.


- Bien. Peut être... est-il temps de... passer à la transaction.
Toute affaire réglée, Seron un léger sourire aux lèvres repartit, suivi de ses deux nouvelles possessions. Il se sentait plus fort et plus respecté désormais. Le sentiment qu'il n'arriverait jamais à rien durant toute sa vie venait de se dissiper dans les grandes largeurs.
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