Mass Effect RPG

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 NEMESIS: Groupe 1 TRFS

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MessageSujet: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Lun 2 Aoû - 1:04

[En attente de:Kadararan + Samus + Ethan Keynes ]
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Kadararan



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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Mar 10 Aoû - 16:06

Pour un désert, la chaleur était loin d’être présente. Cela était certainement dû au crépuscule permanent de la partie viable de SR-388. Certains diraient que la nuit allait tomber, d’autre que le jour se levait. Pour Kada qui frissonnait de froid, c’était certains que ce n’était pas le jour qui arrivait. Samus, elle, ne devait pas avoir ce problème là, son armure possédant une fonctionnalité qui lui permettait de garder une température idéale.
-Quel beau temps, avait-elle dit en se tenant le crâne. Kadararan était victime d’un mal de tête persistant. Ce n’était qu’une petite douleur lancinante qu’elle arrivait à oublier lorsqu’elle n’y pensait plus, mais cela l’inquiétait. C’était arrivé juste après l’arrivée du Quar-X, et elle pensait que c’était une de ses conséquences. Elle n’en avait fait part à personne et se demandait si les autres membres du groupes subissaient la même chose qu’elle.
La chasseresse regarda en arrière et vit Deekin en grande conversation avec Ethan. Du moins, le docteur ne répondait pas, se contentant de supporter le Vorcha très loquace. Ce dernier semblait l’apprécier et lui posait des questions sur son métier avec un intérêt que ne partageait sûrement pas les autres membres de sa race. Deekin était vraiment un Vorcha des plus bizarres.
Il remarqua qu’un des Galarien du GIS qui suivait le petit groupe avait une lueur azurée autour de son bras et son esprit fit directement le lien avec "l’attaque" du Quar-X.
-Comment vous faire ? Deekin pas avoir problème avec bleu.
Kadararan soupira en pensant que les Vorchas étaient décidément de bien étranges créatures. Surtout lui.
Tout en marchant, elle regarda sa propre main. Elle n’avait pas encore usé de ses pouvoirs biotiques jusqu’ici. Elle était en train de se demander quelles seraient les conséquences de l’agression de la créatures sur ses propres pouvoirs si celle-ci avait implanté la biotique chez ceux qui n’en possédaient pas. Pour le vérifier, elle fit irradier un de ses doigts d’énergie. Un tout petit peu, juste pour voir. Sans vraiment le contrôler, le flux d’ezo gagna rapidement toute sa main, puis l’entièreté de son bras. Kadararan ne s’en inquiéta pas. Au contraire, elle se sentait apaisée, son mal de tête ne la lancinait plus et ce pouvoir lui procurait une sensation de puissance qui n’était pas pour lui déplaire. Elle jubilait, grisée.
Une aura bleuté entoura son corps et ce fut suffisant pour qu’elle arrête d'avancer. Des flammes éthérées dansaient autour d’elle et grandissaient à vue d’œil. Kadararan ne semblait pas vouloir l’arrêter et au contraire, donnait le bois qui aidait à sa combustion.
-Je sens que je pourrais soulever une montagne !
Elle rigola franchement. Autour d’elle dans un large rayon, des Dipturus des sables sortaient du sol, soulevés par la biotique. Ils mugissaient de douleur en se tordant dans tout les sens avant de se briser en plusieurs morceaux.
Aussi irréaliste que cela pouvait paraître, de telles créatures apparaissaient à l’horizon et subissaient la même agonie. La totalité des cailloux alentours irradiaient d’ézo et furent soulevés de la même manière. Comme si une tempête s’était levée, une poussière envahissante brouilla la vue des membres du petit groupe sur plusieurs kilomètres.
Kadararan ne s’en inquiéta pas. Elle n’agissait pas normalement et Samus devinait qu’un tel pouvoir la grisait et l’empêchait de tenir un raisonnement logique.
La Quarienne essaya de rejoindra sa campagne, mais les cailloux et le flux d’énergie qui irradiait du corps de l’Asari l’en empêchait.
-Arrête ça tout de suite, Kada ! Arrête !, hurla Samus pour couvrir le bruit du vent que soulevait à présent les pouvoir biotiques de la demoiselle.
-Attend ! J’aimerais voir jusqu’ou je peux aller !
Elle n’avait plus toute sa raison. Elle amplifia encore l’ézo qui la recouvrait et perdit totalement le contrôle. Les Galariens du GIS furent les premiers à léviter et subirent l’attaque biotique de Kadararan. Ils se tordaient de douleur. Ethan et Deekin commençaient à s’envoler, tout comme Samus qui essayait tant bien que mal de rester accrochée au sol. Alors que tout semblait être totalement hors de contrôle, Kadararan se replia sur elle-même en se tenant la tête. Elle hurla de douleur et tout s’arrêta subitement. Les cailloux retombèrent sur le sol, tout comme le sable, les morceaux brisés de Dipturus et les membres du groupe.
Un silence pesant s’installa, seulement brisé par les hurlements de la chasseresse roulée en boule sur le sol.

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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Mer 11 Aoû - 0:02

Samus retomba lourdement au sol en jurant. Sans même prendre le temps de vérifier l'état de ses autres compagnons, la quarienne se précipita vers Kadararan en train de se tenir le crane à deux mains. Elle la prit dans ses bras essayant de la calmer. Peu à peu, l'asari sembla reprendre ses esprits et la douleur s'évapora.

"Cette puissance est dévastatrice." constata Colan en se massant son coude endolori.

"Kada... Kada tu m'écoutes?" s'exclama Samus en dirigeant le visage de la chasseresse vers elle avec sa main. Les yeux courroucés de Kadararan s'adoucirent en voyant la quarienne.

"Je t'avais dis de ne pas utiliser ces pouvoirs! Pourquoi ne m'as tu pas écouté? Je ne veux plus que tu recommences tu m'entends? Même si je dois te tirer une balle dans le pied pour que tu arrêtes. Je n'hésiterai pas tu sais!"

L'Asari fuya le regard reprobateur de la chasseuse de prime sans répondre. Elle savait qu'elle avait fait une bêtise mais elle était trop fière pour s'en excuser. Samus aida sa compagne à se relever. Puis elle jeta un oeil aux alentours pour voir si les autres allaient bien. Apparemment, plus de peur que de mal. Deekin se frottait vigoureusement le crâne.

"Aie aie aie! Maitresse pas gentille frapper Etoa comme ça! Singes sur planète camping-barbecue moins rudes! Etoa mal de crane comme tout le monde maintenant!"

Le lieutenant du GSI s'approcha de la quarienne pour lui glisser deux mots.

"Je pense que nous devrions utiliser cette puissance à bon escient. C'est un don contre notre ennemi et il nous faudra au moins ça pour le vaincre."

La chasseuse de prime balaya l'idée d'un geste de la main.

"Hors de question! Vous avez bien vu qu'elle ne se contrôlait plus. Je crains que ce "don" dont vous parlez soit en fait une malédiction. Je refuse que quiconque utilise le moindre pouvoir biotique à partir de maintenant est-ce bien clair?"

"Malgré tout le respect que je vous doit madame, je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous et je mène mes hommes comme je l'entend. Si j'estime que nous devons utiliser cet atout, je n'hésiterai pas. Je suis là pour vous aider et je suivrai vos directives tant que celle-ci me paraissent justifiées et réfléchies. Ce n'est pas le cas de celle-ci. La biotique est un atout stratégique non négligeable, ne l'oubliez pas lors de nos prochains affrontements."

La quarienne fronça les sourcils. Elle connaissait le quar-x mieux que quiconque ici et savait les risques qu'il représentait. Elle préféra cependant ne pas répondre à la dernière réplique du soldat, préférant ne pas créer de tensions inutiles au sein du groupe.

Deekin aida le médecin à se relever et lui montra sa bosse sur le front.

"Ça quoi être os qui fait mal? Ça peut être réparé vite?"

Ethan leva les yeux au ciel, comme exaspéré. La quarienne regarda le couple original et se dit qu'elle n'aurait peut être pas dû exposer le médecin à cet enfer. Il était certes très bon dans son domaine mais n'avait rien d'un guerrier. Cependant il était impossible de faire machine arrière à présent et il faudrait faire avec.

Samus ordonna au groupe de se remettre en chemin, restant aux cotés de Kadararan qui visiblement avait toujours une sacré migraine. La quarienne était quelque peu mal à l'aise. Elle ne voulait pas perdre sa moitié mais celle-ci était si têtue qu'elle allait encore s'exposer au danger. la chasseuse de prime savait bien qu'elle n'avait pas fini d'en voir avec elle.

La petite démonstration de puissance de la chasseresse avait au moins eu l'effet d'avoir effrayé tous les prédateurs des sables. Le groupe progressa donc rapidement jusqu'à la lisière de la jungle. La quarienne examina le mur végétal qui se dressait devant eux. Les arbres étaient tous plus démesurés les uns que les autres. Ils avaient aussi pour la plupart des airs menaçants avec des lianes pendantes, des racines et des branches pleines d'épines de la taille de l'avant bras de la chasseuse de prime.

Dès qu'ils pénétrèrent sous les frondaisons, la luminosité baissa amplement. Le ciel orangé n'était presque plus visible. Les plantes translucides dégagaient cependant une lumière bleutée douce qui pourtant donnait à la forêt un air encore plus oppressant.

Samus ouvrait finalement la marche, se frayant un chemin à l'aide de ses lames de coude. La progression était extrêmement difficile. Le terrain se trouvait accidenté et la végétation dense empéchait de marche librement. De même, le champs de vision était très réduit. Un prédateur pouvait surgir de n'importe où et prendre au dépourvu le groupe. Celui-ci marchait en file indienne, n'ayant pas le choix. Les galariens, malgré leur entrainement, semblaient particulièrement stressés. Ils pointaient leurs armes dans toutes les directions, sursautant au moindre bruit suspect. Seul Colan semblait garder son sang froid. Pour plus de sécurité, Ethan fut placé au centre, suivit par Deekin qui regardait l'environnement avec une réélle curiosité, tel un enfant. Kadararan quant à elle, semblait nerveuse. Pas de la même manière que les soldats du GSI. Elle avait tous ses muscles tendus, prets à dégainer son arme à la moindre alerte, prête à se battre.

Après quelques centaines de mètres particulièrement difficiles, le groupe arriva dans un endroit plus dégagé. De grands arbres aux énormes racines empêchaient la petite végétation de s'étendre. La quarienne ordonna une pose, ayant déjà les muscles des bras très douloureux.

Elle s'approcha d'Ethan et lui demanda d'examiner Kadararan, s'inquiétant pour son état de santé. Elle lui demanda également s'il avait une idée sur la nature de ces maux de cranes. Le médecin n'eut pas le temps de répondre que déjà un cri retentit derrière eux. Ils se retournèrent d'un même mouvement et la quarienne dégaina son fusil d'assaut par réflexe.

Elle constata que la Vorcha avait la tête coincée dans une plante et gigotait de manière ridicule pour s'en dégager. La quarienne s'approcha du végétal et le frappa de toutes ses forces avec son poing ce qui eut pour effet immédiat de desserrer son étreinte. Deekin, libéré, tomba sur son postérieur. Son visage était complétement irrité et ses yeux encore plus rouges que d'habitude. Des larmes perlèrent tout autour de ses globes oculaires, témoignant du contact particulièrement désagréable avec la plante.

"Fleur vilaine! Moi aime fleurs! Moi trouver elle jolie et m'approcher pour sentir fleur. Elle me mordre tête quand moi proche. Etoa aime pas cette forêt. Ça être méchante planète. C'est quand qu'on rentre?"

La quarienne regarda la fleur qui se trouvait être un magnifique spécimen. Elle frissonna à l'idée que tout dans cet environnement était dangereux, même les petites plantes d'apparence inoffensive.

"Reste tranquille et ne touche à rien toi. Ça vaut mieux pour ta survie." se contenta de dire la chasseuse de prime.
"Moi Etoa, pas Toa"

Ethan avait rejoint Kadararan et Etoa s'empressa de le retrouver pour demander des soins. La quarienne s'approcha de Colan qui regardait d'un air soucieux la jungle autour de lui.

"Nous ne devrions pas trainer ici. Ils nous observent, ils sont partout. Nous devrions nous empresser de rejoindre le canon et d'aller dans les montagnes. Plus vite nous aurons quitté cette maudite jungle, mieux ce sera."

La quarienne sentait elle aussi le danger tout autour et ne pouvait qu'acquiescer aux paroles du lieutenant.

"Attention Delan!" Hurla un galarien.

Le dénommé Delan eut à peine le temps de se retourner que déjà l'animal, qui se tenait sur un tronc, bondit sur lui le plaquant au sol. D'apparence féline, la créature était couvertes d'écailles et sa longue queue était pourvues de lames aussi tranchantes que les katanas de Kadararan. Les galariens tirèrent sur lui pour le faire fuir. Le félin bondit en arrière, libérant sa proie qui s'empressa de détaler avec son arme. L'animal feula d'un air menaçant, prêt à passer à l'attaque.

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Kadararan



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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Mer 11 Aoû - 5:44

Après sa petite expérience avec ses "nouveaux" pouvoirs biotiques, Kadararan remarqua que sa migraine était plus forte qu’avant. Autre fait que seule Samus avait remarqué était sa nervosité. Tout ces éléments ne favorisait pas l’humeur de l’Asari qui se morfondait de plus en plus, prête à dégainer à tout moment. Même les attentions de la Quarienne n’arrivaient pas à la calmer.
Seule son arrivée dans l’étrange forêt de SR-388 l’amusa. Les plantes toutes plus bizarres les unes que les autres l’intriguaient. Elle s’était approchée d’un espèce de ballon avec des piques qui les avaient violemment projetées en sentant sa présence. Kadararan les avaient déviées au dernier moment à l’aide de sa biotique, sous le regard noir de Samus. La chasseresse avait simplement détourné la tête de façon dédaigneuse avant de continuer sa marche.
Cet environnement hostile lui rappelait ses entraînements sur la station. Contrairement aux Galariens, ce danger permanent la grisait. Elle avait grandis avec le sentiment de pouvoir mourir à tout moment, et c’était inconsciemment devenu comme une drogue pour elle. Pour cette raison, la chasseresse s’élançait toujours au-devant du danger sans avoir peur des retombées.
Le petit groupe avançait en file indienne. Kadararan se trouvait juste derrière sa compagne. À part les pitreries du Vorcha, rien n’avait vraiment "égayé" la journée, selon le point de vue de la chasseresse. Fait qui se révéla bien vite faux avec l’arrivée d’une sorte de félin reptilien qui s’était attaquée à un Galarien. La créature avait bien vite lâchée sa proie après avoir essuyée quelques tirs des autres membres du GSI mais ne semblait pas avoir dit son dernier mot. Un sourire satisfait s’étala sur les lèvres de Kadararan. Elle dégaina ses deux lames courtes et fit face au félin, confiante. Sa position pour ce combat était inédite pour Samus. La chasseresse avait empoigné ses lames à l’envers et les avaient rapproché à dix centimètres de son visage, au niveau de sa bouche. De face, cette position intimidante lui donnait deux dents de sabres. Son appuis stable, elle attendait une attaque du félin pour agir. Celui-ci ne se fit pas prié. Il prenait l’Asari pour un rival qui voulait lui voler ce stock de nourriture fraîche. De ce fait, il tourna autour de Kadararan qui fit de même, leur regard plongés l’un dans l’autre. Un Galarien, Fitz, pointa le viseur de son pistolet sur la créature mais son bras fut abaissé par Colan.
-Les Asaris sont de redoutables guerrière. Elle se débrouillera bien mieux sans nous. Laissez-là faire et couvrez plutôt les alentours, on ne sait pas si d’autres créatures du même genre rôdent près de nous.
Samus avait son fusil d’assaut près à faire feu mais le mouvement incessant de sa compagne et du prédateur l’empêchait de tirer convenablement.
La créature bondit finalement après un dernier cercle. Elle attaqua avec sa queue tranchante, attaque que Kadararan bloqua avec une de ses lames. La chasseresse profita de ce moment pour entailler le cou du félin avec sa deuxième arme. Celui-ci apprécia moyennement et se jeta toute patte avant sur l’Asari qui n’avait pas su l’éviter. La créature était au moins aussi rapide que Kadararan, si pas plus. Elle avait perdu l’équilibre sous le poids du félin et s’était affalée sur le sol, les deux grosses pattes griffues de son adversaire posées sur ses épaules.
Les lames tranchantes qui servaient de griffes au félin lui entaillait sa chaire et Kadararan se retenait de crier de douleur. Elle contre-attaqua avec une projection biotique qui envoya violemment valser la créature contre un arbre. Samus profita de ce moment pour l’arroser d’un série de salve qui finirent par avoir raison du félin.
Kadararan se releva en se tenant les épaules. Son armure avait été perforée et du sang sombre coulait de ses blessures. Elle rangea ses armes et rassura Samus sur son état de santé.
La joyeuse petite troupe reprit la route. Kadararan avait refusé à être soignée par Ethan en rétorquant sèchement que ces égratignures allaient bien vite se refermer. Samus commença à réellement s’inquiéter pour sa compagne quand elle la vit perdre l’équilibre après avoir chanceler sur quelques mètres.
-Tu es sûre que tout va bien ? ,avait-elle dit en se rapprochant de Kadararan pour l’aider à se relever.
-Pas de problèmes pour moi. Par contre, un drôle de truc volant arrive par ta droite, fais gaffe !
Une vespoidea tueuse s’était dangereusement approchée du petit groupe et pointait son dard vers la Quarienne. Cette dernière se retourna dans la direction indiquée par Kadararan pour… apercevoir du vide. Elle se serait prit l’attaque de l’insecte en pleine tête si Delan n’était pas rapidement intervenu et n’avait pas explosé la vespoidea avec son arme de poing. Samus reporta son attention sur l’Asari, confuse.
-C’était la gauche, Kada. Pas la droite.
Elle était légèrement amusée par cette inattention de la chasseresse qui lui rappelait ces enfants qui confondaient leurs directions. Légèrement, car elle s’était presque prit une attaque à cause de ça.
-Je sais différencier ma gauche et ma droite, quand même !
Kadararan se releva en grommelant avec l’aide de la Quarienne. Elle reprit la route mais ses quelques pas étaient encore moins sûrs que les précédent et elle en tomba de nouveau au sol. Énervée, elle frappa avec son poing sur une branche qui se cassa. Rapidement, elle eut le tournis. Sa perception des directions était faussée et le haut, le bas, la droite et la gauche se mélangeait. Elle avait l’impression d’être dans un shaker en pleine action et son mal de crâne n’arrangeait rien à l’histoire. Son estomac se plaignait de ces changements soudains et Kadararan devint encore plus blanche que d’habitude. Son déjeuner atterris sur une plante non loin de l’endroit où elle s’était effondrée. Ethan s’approcha de l ‘Asari et enleva ses épaulières pour examiner les blessures plus en détail.
-C’est bien ce que je pensais. Les griffes de cette charmante créature suintaient. Elles devaient contenir une toxine, en voilà la preuve, dit-il en sortant des bandelettes pour en entourer les épaules de Kadararan.
Samus était inquiète de l’état de sa compagne mais elle connaissait sa robustesse. Elle se rassurait elle-même en pensant que l’Asari se rétablirait bien vite.
-Il y a moyen de lui rendre son état normal en extrayant le poison ? On ne peut rien lui donner pour qu’elle aille mieux ?
-Non. Il aurait fallu agir bien avant et extraire la toxine tant qu’il en était encore temps. Elle s’est déjà propagée dans son organisme et a atteint le cerveau.
Il sortit une mini lampe torche qu’il fit passer devant les yeux de la chasseresse qui se rétractèrent.
-Au moins, elle a gardé certaines facultés. On dirait que ça n’a touché que son sens de l’équilibre et des directions. Cette toxine m’est inconnue, je ne sais pas comment la traiter. Dans ce cas-ci, ça passe ou ça casse. Soit ça lui laisse des séquelles irrémédiables, soit elle s’en remet. Et dans le cas ou elle resterait comme ça, il vaudrait mieux la tuer. Par ce que croyez-moi, vivre constamment comme si on était dans un grand huit, ce n’est pas une existence plaisante.
"Je ne veux pas m’avancer d’avantage car je ne connais pas aussi bien le métabolisme des Asaris que celui des humains. Bien que celle-là me semble un rien différente de ses congénères
, dit-il en rangeant sa lampe torche dans une pochette intérieur de sa veste. Je peux toujours lui injecter un sédatif pour qu’elle ne souffre pas trop…"
-Je vais très bien ! Je vous entend très bien aussi, alors inutile de parler de moi à la troisième personne et de passer par Samus.
Il était clair qu’elle n’avait plus toute sa tête vu comment l’énervement l’avait gagné, mais cela avait le don de l’énerver encore plus que son état actuel. Elle se releva pour montrer ses propos et continua le chemin. Deux mètres plus loin, elle était de nouveau par-terre. Samus soupira et agrippa sa compagne par la taille pour la hisser sur son dos mais celle-ci se débattait.
-Non ! Je peux marcher toute seule, je veux marcher toute seule, je marcherais sans l’aide de personne ! , dit-elle en repoussant la Quarienne. Elle fit d’autre essais qui furent tout aussi peu concluants.
-Ca rappelle grand papy Etoa, lui plus tenir debout. Maîtresse vieille ?
-La ferme ! , hurla Kadararan à Deekin, exaspérée.
Comme l’obstination de la demoiselle et son énervement n’allaient pas s’arranger de sitôt, Samus décida d’employer la manière forte. Elle demanda à Ethan plusieurs doses de sédatif qu’elle regroupa dans un flacon et s’approcha de Kadararan qui tentait tant bien que mal de se tenir debout en s’appuyant sur ce qu’elle trouvait. Mais le résultat était toujours pareil.
La chasseuse de prime s’avança doucement vers l’Asari qui avait perdu tout son calme. Cette dernière pestait. Elle était énervée et son regard était assassin. Samus empoigna son bras et injecta la totalité du produit dans l’épaule de la demoiselle. Kadararan regarda sa compagne avec des yeux courroucés avant de tomber dans l’inconscience.
Elle put enfin hisser la chasseresse sur son dos et trouver un endroit pour poser un campement. La petite troupe arriva dans une clairière, à la lisière de la forêt. C’était l’endroit idéal pour monter des tentes et se reposer. Les Galariens s’étaient afférés au travail et s’étaient tous mis d’accord pour monter la garde à tour de rôle. Du côté de Samus, elle s’était réfugiée sous une tente en attendant le réveil électrique de Kadararan. Elle en avait profité pour retirer son casque pendant que personne ne la voyait.
Il valait mieux que ce soit la Quarienne la première chose que Kadararan découvre du retour du pays des rêves. Peu de temps après avoir pris place, les paupières de l’Asaris se soulevèrent lentement. Elle pris conscience de ce qui était arrivé et ouvrit la bouche pour protester violemment, mais elle fut interrompue par un baiser passionné et langoureux. Ca avait eu le don de la calmer immédiatement.
Kadararan se rendit compte qu’elle n’était plus aussi étourdie qu’avant son réveil. Elle avait encore un sacré tournis mais il était loin d’être comparable avec ce qu’elle avait subis quelques instants plus tôt.
-Tu m’as… !
-Chut, interrompit Samus en posant un doigt sur la bouche de l’Asari. Cette dernière brava cet interdit.
-J’aurais pu me débrouiller, mais… C’était un réveil agréable.
La chasseuse de prime sourit.
-On a encore du chemin à parcourir. Il vaudrait mieux que tu continue de dormir. Tu t’en remet bien.
-C’est bon, arrête ! J’en ai plus qu’assez que tu me dise quoi faire, s’énerva Kadararan sous le regard effaré de Samus. La chasseresse la regarda avec des yeux éberlués tout en se demandant ce qui lui avait pris d’agir avec autant de hargne. Sammy… je…
La Quarienne la prit dans ses bras sans un mot et la serra contre elle. Kadararan passa ses bras autour de la taille de sa compagne et posa sa tête sur son épaule avant de fermer les yeux.
-Ca ira. Calme toi, dit Samus d’une voix très douce. Ca ne sert à rien de s’énerver. J’aimerais bien que tu dorme, d’accord ? C’est une simple demande. Par ce que je t’aime et que j’ai envie que tu te rétablisse.
Il y avait quelque chose qui n’était pas normal. Samus était consciente que la nervosité de Kadararan venait de cette planète et elle faisait tout pour apaiser le mal qui la rongeait. L’Asari avait toujours les nerfs à fleur de peau et une incroyable migraine mais essaya d’écouter les conseils de Samus.


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Ton Personnage à passé le pallier de 25% - Corruption faible: Le personnage à des sautes d'humeur sans raison il peut agresser verbalement ses collègues augmentant ainsi les tentions au sein du groupe.
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Sam 14 Aoû - 5:15

"Vous croire que moi pouvoir devenir bon docteur?" s'enquit le vorcha une nouvelle fois auprès d'Ethan.
Celui-ci regrettait finalement amèrement de n'avoir pas pris une goutte d'alcool pour le voyage. Il leva les yeux au ciel, se demandant intérieurement qu'est ce qu'il avait fait pour mériter ça. Il ne savait pas ce qui était le plus redoutable entre l'environnement de SR388 et le vorcha. Quoi qu'il en soit, il donnerait cher pour être partout sauf ici.


A deux pas du couple original, deux galariens du groupement spécial d'intervention montaient la garde. L'un d'eux, le dénommé Delan, une cigarette à la bouche, regardait autour de lui d'un oeil méfiant.

"Ah ce que je donnerai cher pour ne pas être ici. Ma petite grenouille va donner naissance à ma première portée, j'ai hate de voir leurs mignonnes petites bouilles."

Phareis, son collègue, assis sur un rocher et nettoyant de manière distraite son fusil, se tourna vers l'autre garde.

"Je t'ai toujours trouvé suicidaire Delan. Non seulement tu fumes ces saloperies humaines alors que l'on ne vit déjà pas longtemps..."

"Justement faut savoir profiter de ce qui est bon tant qu'on est encore là."

"... mais en plus tu crois qu'être père de famille c'est la belle vie?"

L'artilleur regarda son ami avec curiosité. Il se remit à astiquer machinalement son arme.

"Les bébés ça braille toute la nuit, ça vomit tant que ça peut et les couches... c'est infecte. Tu vas voir Delan, en fait si les bébés sont si mignons c'est pour être sûr que tu ne cèdes pas à l'envie de les étouffer avec leurs bavoirs..."

"T'en a douze toi c'est bien ça?"

"Ouaip, ce qui explique que j'aime autant partir en mission." Il marqua une pause et vérifia le viseur de son fusil.

"Ça veut pas dire que je ne les adore pas mes petits monstres, seulement croit moi, élever douze enfants, c'est beaucoup plus dur que d'explorer l'univers et d'affronter des hordes de geths et bestioles en tout genre. Là, j'suis en vacance."

Il regarda autour de lui en souriant comme s'il était dans un lieu idyllique.

"Bah alors pourquoi t'en a fait douze?"

"Ah j'sais pas trop... Une portée de trois c'est déjà le cauchemar, mais on se dit qu'il leur faut des petits frères ou petites soeurs, sinon ils vont s'ennuyer les pauvres. Et paf! On a six p'tit gars et une femme qui rêve d'avoir des filles. Donc on se dit "huit ou neuf ça sera pas pire de toutes façons". Mais en fait si on se dit ça, c'est parce qu'on a le cerveau grillé par manque de sommeil. Ensuite, au point où on en est, les trois derniers font nettement moins peur. On s'habitue à ne plus avoir une minute de tranquillité. On prend les journées comme elles viennent, sans trop réfléchir. On gaspille toute l'énergie qui nous reste à essayer de coucher les p'tits monstres et on dort très mal... Parce qu'on a tout le temps la trouille qu'ils soient malades, qu'ils se droguent ou pire: qu'ils tombent sur un taré qui les kidnappe..."

"Vivement que les miens naissent!" Plaisanta Delan en souriant.

"Ouai! Les crétins qui te parlent du miracle de la vie ils me font marrer tient! La contraception, ça c'est un miracle!"

Les deux soldats rirent de bon coeur. Ça leur faisait du bien de décompresser dans cet univers si hostile. Delan se mit assit à coté de l'autre garde, lui proposant une cigarette que l'autre refusa poliment.

"C'est sûr que si je me maquait avec une Asari, j'aurai pas ce genre de problème, je me demande comment tu fais pour t'occuper de ta famille, nous sommes tout le temps aux quatre coins de la galaxie."

"J'ai une femme exceptionnelle." répondit l'autre sombrant dans ses souvenirs. Il n'était jamais très bon de trop penser à ça en mission, ça donnait le mal du pays, Delan changea de sujet.

"D'ailleurs en parlant d'Asari, tu penses quoi des deux nanas qui nous accompagnent? Elles ont l'air... très proches. La quarienne me fait flipper, t'es sûr que s'en est une? Je la trouve... Particulièrement massive... Et l'asari aussi elle est bizarre, t'as vu ses yeux et sa tête? Le lieutenant n'a pas l'air d'apprécier grandement la quarienne..."

Le deuxième garde soupira et posa une de ses mains sur l'épaule de son collègue.

"Tu sais que je t'apprécie Delan, mais s'il y a bien quelque chose que je n'aime pas chez toi c'est ta manière de juger les gens. On les a dans notre camps, c'est tout ce qui compte et c'est tant mieux, je ne voudrai pas avoir à les affronter, donc évite ce genre de propos, surtout devant elles."

"Rassure toi, je ne comptais p..."

Les deux galariens dégainèrent en même temps lorsque les fourrés proches se mirent à bouger. Quelque chose avançait vers eux et rapidement. Delan fronça les sourcils et mordilla machinalement sa clope. Le sniper quant à lui restait calme, prêt à appuyer sur la gâchette. Son doigt exerça une légère pression avant que le soldat ne baisse son arme, identifiant la cible comme étant Colan.

Le lieutenant sortit des buissons en lançant des jurons qui auraient fait palirs plus d'un turien. Il se débarrassé de lianes un peut trop attachantes à son gouts et maudit une énième fois cette jungle. Il s'approcha de Phareis et le futur jeune père.

"Bon, ça descend sur une centaine de mètres et après ça devient marécageux. L'avantage c'est qu'il n'y a aucune végétation haute... Par contre..." Il indiqua ses pieds. Les deux gardes baissèrent leurs têtes d'un même mouvement. Il constatèrent que la botte droite de leur lieutenant était complétement rongée.

"Un Krogan vous à pissé dessus lieutenant?" plaisanta Delan.

"Encore une blague comme celle-ci et je vous la fait avaler ma botte! Quitte à continuer pied nu." sermonna l'officier visiblement à cran.

"Non mais cette saleté de planète à tout d'un cauchemar. L'eau est extrêmement corrosive. Impossible de progresser sans regarder où on met les pieds. Il faudra toujours avoir un oeil par terre et l'autre devant."

"Vive le strabisme..." fit le sniper d'un air désolé.

"Il n'y a pas moyen de contourner ces marais lieutenant?" interrogea le fusiller.

"On pourrait prendre par le sud ou le nord mais ça nous rallongerait considérablement le voyage. Et je doute que notre "chef" prenne cette option en compte. On va sûrement aller tout droit. Par contre pour traverser le fleuve ça sera une autre affaire si toute l'eau est aussi acide." Il regarda le ciel d'un air mauvais. "Et je ne vous parle pas de s'il pleut." conclut-il.

Kadararan dormait paisiblement. Elle avait l'air si calme, si sereine que Samus n'avait pas le coeur à la réveiller. Elle avait besoin du maximum de repos. Elle lui caressa la joue tendrement ce qui fit sourire l'asari restant pourtant plongée dans son sommeil. La quarienne remis son casque et sortit la tête de la tente pour constater qu'elles étaient encore dans cet enfer, que le cauchemar continuait. Elle n'avait qu'une envie, c'était de retourner dans la tente, dans cette bulle protectrice, seule avec Kadararan, loin de tout le tourment alentours. C'est ce qu'elle aurait fait si Colan ne lui avait pas fait signe de le rejoindre.


La quarienne s'approcha du lieutenant du GSI pour voir ce qu'il avait à lui dire. Il lui exposa les problèmes liés à la suite du voyage. Samus l'écouta mais, comme attendu, décida de ne pas dévier la route.

"J'aimerai que l'on lève le camps maintenant. Ce n'est pas bon de rester trop longtemps au même endroit. Cette foret tape sur les nerfs de mes hommes. Plus vite on en sera sortit, mieux ce sera. C'est bien pour ça que j'accepte de vous suivre dans ce merdier de marais."

La quarienne hocha la tête d'un air entendu. Elle lui demande de lui laisser encore quelques minutes. Colan accepta et retourna voir ses hommes tandis que la chasseuse de prime rentrait de nouveau dans la tente.

Elle se mit à genoux à coté de Kadararan et lui caressa tendrement le visage pour la réveiller.

"Il est l'heure de se lever." fit Samus d'un air enjoué. L'asari grommela et se cacha la tête dans ses bras.

"Allez! Tu t'es assez reposée, on doit continuer et terminer la mission. Si ça ne tenait qu'a moi je resterai aussi à flemmarder avec toi."

"Tu me tannes pour que je dorme et maintenant tu m'embêtes pour que je me lève. Tu ne sais vraiment pas ce que tu veux."

"Oh si je le sais!" fit Samus avec un sourire carnassier. L'asari ne releva pas et se tourna encore une fois vraiment difficile à tirer du lit.

"Allez, on va continuer dans les marais, Colan et les autres nous attendent."

"Il y aura des trucs à dégommer sur le chemin?"

La quarienne fit la moue, peu satisfaite que sa compagne pense déjà à se battre.

"J'espère que non honnêtement. T'as vu ce qu'il t'en a couté la dernière fois. Mais bon, avec notre chance habituelle, on va encore tomber sur des méchantes bestioles."

"C'est bon, laisse moi cinq minutes j'arrive." fit la chasseresse la voix encore toute empattée en cherchant d'une de ses mains ses lames. Elle fit glisser lentement sa ceinture et l'enfila sans pour autant se lever, se tortillant telle une larve.

La quarienne lui sourit, amusée, et sortit de la tente. Fitz, le techniciens, dit "hackeur", s'approcha de la chasseuse de prime d'un air absent.


"Comment va votre amie?" demanda-t-'il sur le ton de la conversation.

"Bien... Bien. Merci de vous en inquiéter. C'est une fille robuste vous savez, elle a vu bien pire."

"Ah, tant mieux." se contenta de répondre le galarien visiblement à l'ouest. Le dernier membre du commando, Kerat, l'artificier, vint aux cotés de son ami d'un air goguenard. Il lui donna un coup de coude.

"Eh, on a le dos tourné et toi t'en profite pour aller draguer! Sacré Fitz va!"

"Pff t'es con!" fit l'autre visiblement gêné avant de partir vers Colan et les deux gardes.

Kerat en profita pour accoster la quarienne.

"Ahh, ce brave garçon. Il adore brancher plein de truc mais il a toujours eu peur des femmes, peut être même plus que cette forêt vous imaginez?" Il marqua une pause et se prit le menton comme s'il réfléchissait.

"D'ailleurs maintenant je suis pris d'un doute. Enfin. Je veux dire. Vous croyez que quand il ferme la marche je devrais surveiller mes arrières? Arf arf!Oui? Non? Enfin j'dis ça hein, ça me parait louche hein.."

Kerat se sentit bien seul lorsqu'il constata que la quarienne restait insensible à sa vanne. Elle se contenta de lui lancer un regard en coin plus froid qu'un marchand de glace esquimaux dans un congélateur. Le galarien ne se dégonfla pas pour autant et continua.

"D'ailleurs moi quand je me serai barrer d'ici j'vais demander une permission et me dégotter une petite asari. A ce propos, votre amie est pas mal hein! Je vous sens très intime. Je me demandais si... Enfin vous voyez hein?"

"Vous voulez savoir si on s'envoie en l'air? La réponse est oui. Vous parlez beaucoup de sexe, un manque à combler peut être? "

Sans rajouter un mot de plus, la quarienne se dirigea vers Ethan et Deekin. Ce dernier tournait autour de lui en mimant un papillon, lui expliquant quelque chose qui devait être particulièrement passionnant au vu de la mine déconfite du médecin.
Kerat quant à lui ravala sa fierté et partit rejoindre ses collègues, non sans jeter un regard assassin à la quarienne.

Peu de temps après, le groupe leva le camps et se remit en marche. Le mystérieux alliage de l'armure de la quarienne semblant résister à la corrosion de l'eau, elle prit la tête du groupe, demandant à ce qu'on marche exactement là où elle posait les pieds. Il suffisait en effet qu'une personne marche dans une flaque pour que ses semelles se désagrègent. La troupe pris donc la même configuration qu'utilisée précédemment.

Le paysage était complétement mort et désolé. Les buissons qui dépassaient du sol étaient complétement dépourvus de feuillages. Une épaisse brume envahissait les lieux, ne laissant que peu de champs de vision. Les galariens semblaient particulièrement stressés. Ils scrutaient nerveusement autour d'eux et sursautaient au moindre bruit. Les poches de gaz se libéraient régulièrement dans l'eau, créant des bulles sonores en surface, ce qui donnait l'impression qu'il y avait de nombreuses créatures tout autour.

En réalité, il n'y avait aucun bruit d'animal. Toute la faune et la flore semblait avoir périt et la forêt n'avait jamais repris ses droits sur cette zone inondée et boueuses. Les bruits de succion des pas des membres de l'expédition semblaient se perdre dans ce lieu sans horizon. La quarienne se fiait à sa boussole pour garder le cap mais de nombreuses marres croupies la faisait faire des détours.

Une énorme silhouette noire se dessina dans le brouillard. Samus fit signe au reste du groupe de s'arrêter. Immobile, cela ressemblait de loin à un mastodonte avec de gros pics sur le dos. Sans qu'on ne lui en donne l'ordre, Kerat envoya une grenade.


"Bon sang! Personne ne vous à donner l'ordre de faire ça soldat!" s'énerva le lieutenant. Kerat se fit tout petit, ses membres tremblants témoignant d'une terreur incontrôlée.
Le projectile explosa et le bruit se répercuta à des kilomètres à la ronde. La déflagration projeta quantité de pierre de boue et d'eau aux alentours. Une fine pluie s'abattit sur le groupe. Les galariens, sans casque, se mirent à hurler lorsque leur peau fut attaquée par l'acide. Heureusement, la quantité était trop faible pour la dissoudre complétement et ils s'en tirèrent avec de simples brulures superficielles.

La quarienne lança un regard en direction de la créature. Elle constata non sans un certain énervement qu'il s'agissait en réalité d'un monticule de rochers et de vieilles branches. Elle parcouru les quelques dizaines de mètre qui la séparait du monticule en restant tout de même prudente.

"Il n'y a rien à signaler, fausse alerte." confirma la quarienne dans son communicateur pour que le reste du groupe se mette à avancer. C'est à ce moment qu'un grondement se fit entendre. Le sol sembla trembler légèrement et l'eau entra en mouvement. Des rochers roulèrent aux pieds de la quarienne. Un liquide verdâtre coula sur sa visière. Samus regarda au dessus d'elle pour constater qu'un énorme titan s'y trouvait. Endormis à moitié enfouis dans la boue de l'autre coté du tas de roches, il venait d'être réveillé par la détonation.

L'animal poussa un cri strident qui fit vibrer l'air environnant. Puis, il passa à l'attaque.


"Samuuus!"

HRP: Taux de corruption 10%

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Dernière édition par Samus Elhe'haria le Dim 12 Déc - 19:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Sam 14 Aoû - 20:04

La Quarienne se trouvait en-dessous de la tête du Titan qui avait l’intention de la trancher en deux avec sa corne frontale. Il avait déjà amorcé son mouvement. Sous l’effet de l’adrénaline, le temps sembla s’être arrêté pour Kadararan. Elle voyait sa compagne regarder vers le haut, toujours surprise par la créature et de cette dernière qui l’attaquait sans échappatoire possible.
-Samuuus !
Elle courrait vers la chasseuse de prime, son katana blanc déjà dégainé. Après quelques pas, Kadararan se rendit compte qu’elle n’arrivera jamais à temps pour éviter à Samus de se faire inévitablement trancher. Elle ne réfléchit même pas, son instinct seul lui dicta la marche à suivre. Ses chevilles s’enflammèrent d’Ezo et elle employa sa biotique à une technique qu’elle avait elle-même mis au point : la propulsion. En moins d’un dixième de seconde, elle se trouva devant Samus, l’arme levée. La corne tranchante de la créature entra en contact avec la lame de son katana dans un crissement strident. Le choc fut rude mais Kadararan soutint le poids de la bête. C’était un duel de force. Le titan s’employait à faire ployer l’Asari qui ne cherchait qu’à protéger Samus. Cette dernière profita du répit que lui avait offert Kadararan pour courir vers la gauche, hors de danger. Elle voulut dégainer son fusil d’assaut mais des lianes verdâtres et spongieuse entourèrent ses bras. Elle s’était approchée de trop près d’une plante peu ragoûtante. Son armure blanche tenait le coup, mais ce qui n’était pas fait de ce métal si particulier était en train de se décomposer au contact de ces lianes remplie d’eau corrosive.
Les Galariens étaient éberlués par les capacités de Kadararan. Bien que cette dernière souffrait et s’enfonçait de plus en plus dans la boue, elle tenait sa position avec ténacité. Les yeux de la créature situés sur son museau fixaient son adversaire avec hargne. La chasseresse ne s’en privait pas non plus. Le titan fit un brusque mouvement de tête et le katana de Kadararan lui échappa des mains. Il fut projetés contre un arbre, juste à côté de la tête de Samus, tranchant une liane au passage. La demoiselle n’en démordait pas et dégaina ses deux lames courtes qui, dans un ample mouvement, laissèrent deux sillons sanguinolents sur le museau du Titan de la forme d’un X. La créature rejeta sa tête en arrière en hurlant. Un cri strident qui paralysa Fitz, recroquevillé sur le sol. Le Titan avait l’intention d’écraser Kadararan avec sa mâchoire inférieure. Il n’en était pourtant pas question et cette dernière esquiva l’attaque en exécutant une roulade sur le côté. Les flaques d’eau dans lesquelles elle s’était roulées avaient marqués une partie de son armure de tâche brunâtres pareilles à de la rouille et ses tentacules fumaient, brûlées au deuxième degré.
Kadararan se releva et s’approcha du Titan, téméraire. Ce dernier ne faisait encore aucun gestes, il fixait la chasseresse avec envie. Il ne devait pas avoir l’habitude qu’on le défie ainsi et ne savait pas vraiment comment réagir. D’habitude, son apparition provoquait la fuite des créatures douées d’un minimum de conscience et il n’avait plus qu’à courir pour croquer dans le tas.
La chasseresse était impassible. Le regard sévère, elle faisait face au Titan, katanas en main. L’adrénaline la submergea et son inconscient lui ordonna d’utiliser ses pouvoirs biotiques. Ses chevilles commencèrent à luire d’une énergie bleutée. Elle voulait utiliser son atout, sa propulsion, pour rapidement faire face à son adversaire et pouvoir rivaliser avec sa vitesse.
Alors qu’elle allait se lancer en plein combat, une pensée particulière la frappa de plein fouet. C’était un souvenir d’une discussion avec Samus. Elle ne savait pas pourquoi ce moment particulier lui revint en mémoire en cet instant précis, mais cela la troubla tellement que toute trace d’utilisation biotique quitta immédiatement son corps.
Elle se souvenait de son obstination à vouloir emmagasiner plus de puissance. Elle pensait qu’en débridant son implant, cela l’aiderait à protéger les êtres qui lui étaient cher. Maintenant qu’elle découvrait un pouvoir similaire, elle en perdait la tête et son comportement mettait en danger les membres de son groupe. Un immense mal-être la submergea. Elle avait l’impression d’avoir trahis la confiance de Samus et ça la rendait malheureuse. Son comportement changé, son énervement avait du faire souffrir son entourage et en particulier sa compagne. Kadararan, en cet instant précis, se détestait. Ses état d’âme la paralysa et elle n’avait pas remarqué que le Titan avait commencé sa charge. En voyant l’Asari les yeux ouverts d’étonnements et le regard flou, Samus s’inquiéta. Kadararan entendait de très loin, comme si elle était sonnée, les cris des Galariens qui tentaient de la prévenir. Voyant qu’elle ne faisait aucun mouvement, la chasseuse de prime qui redoutait de perdre sa compagne décrocha le katana blanc de Kadararan pour trancher les dernières lianes et s’élança sans réfléchir. Elle courra vers Kadararan et sauta devant le sillage du Titan pour l’éloigner du lieu du choc. La créature qui était lancée dans sa charge n’avait pas apprécier qu’on lui enlève sa proie et tourna la tête pour entailler le flanc de Samus avec sa corne frontale avant de finir sa course dans un arbre. Le Titan s’ébroua la tête en se retournant.
Kadararan qui s’en voulait énormément, secoua la Quarienne. Elle était terriblement inquiète.
-Samus ! Samuuus !
L’intéressée leva son pouce pour indiquer que tout allait bien avant de baisser son bras qui retomba le long de son flanc. La chasseresse leva la tête pour fixer le Titan qui préparait une nouvelle charge. Le commando Galarien s’était mis en position et une roquette lancée par Delan atteignit la créature en plein flanc. Elle hurla de douleur mais c’était loin d’être suffisant pour l’abattre. Delan n’avait même pas eu le temps de recharger son lance-roquette que le Titan avait déjà foncé sur lui pour l’écraser. Un bruit d’os et d’armure brisés peu ragoûtant parvint aux oreilles des autres protagonistes présents. Le restant du commando avait sortit leurs armes et mitraillaient la bête sans effets. Cela n’avait d’autre conséquence que de l’énerver encore plus. Elle fit virevolter sa longue queue et écrasa un deuxième Galarien.
La chasseresse regarda le massacre, éberluée. Elle écouterait Samus et n’utiliserait pas sa biotique. Le problème, c’est qu’elle ne savait pas comment aider ses compagnons sans ce pouvoir. En ce moment, elle se trouvait extrêmement faible et inutile. Elle sentit le contact de Samus sur son épaules qui la rassura. Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était de nouveau paralysée à cause de ses sentiments, elle s’en voulu de nouveau. Kadararan n’avait pas envie de laisser les Galariens seuls face à ce monstre. Elle se releva et toisa le Titan méchamment. Sa raison voulait qu’elle ne fasse rien du tout, mais elle voulait prouver qu’elle était capable de mettre tout le monde hors de danger. Quand Samus remarqua que sa compagne voulait se frotter au Titan, elle se releva aussitôt pour l’aider, quoique avec difficulté à cause de sa récente blessure au flanc. La demoiselle ramassa son katana et le pointa sur la Quarienne.
-Laisse-moi faire, Samus.
-Je ne te laisserais pas toute seule face à ce monstre.
-Ne m’oblige pas à utiliser ma biotique pour t’empêcher de bouger !
-Tu serais capable de faire ça ? , fit Samus, éberluée. A deux, on en viendra plus facilement à bout ! Je ne veux pas te laisser l’affronter seule. Je sais que tu pourras le vaincre, mais à quel prix ?
Elle jeta un coup d’œil aux Galariens en plein combat. Un troisième se fit entailler le torse par la corne frontale du Titan mais semblait toujours vivant, quoique hors jeu. Samus jura et se lança dans la bataille sans plus attendre, ce qui ne plu pas à Kadararan. La demoiselle utilisa une infime partie de ses pouvoirs pour bloquer les jambes de sa compagne qui tomba en avant en pestant. Elle sauta gracieusement par-dessus et prit une grenade de son dos. La chasseresse courut vers le Titan et lui envoya sa grenade en pleine tête pour qu’il arrête de massacrer les membres du GSI. Sa diversion fut une réussite et la créature arrêta de s’en prendre à ces cibles faciles pour tourner la tête vers l’insecte qui avait réussis à lui fissurer sa plaque crânienne. Kadararan dégaina ses deux lames longues et les assembla par le manche. Elle fit tourbillonner la double lame ainsi formée au-dessus de sa tête avant de pointer une des deux lames vers l’avant. Le titan hurla une nouvelle fois et chargea la chasseresse. Elle courra elle aussi en criant et une nouvelle fois, la corne et l’acier se croisèrent. Le choc fut violent, à tel point que la demoiselle crut un instant que la totalité des os de ses bras s’étaient déboîtés. Malgré la douleur, elle continua à tenir la pression. On aurait dit qu’elle en voulait personnellement à la créature.

Fitz gémissait, étalé dans la boue. De sa blessure coulait à flot son sang vert foncé. Les deux autres Galariens encore vivant, Kerat et Phareis, se précipitèrent sur lui pour lui administrer les premiers soins. Ils avaient subis de lourde perte, leur lieutenant était mort. Delan aussi, mais seul Phareis, sa femme et ses futurs enfants le pleureront. Ils regardaient le combat de Kadararan, désolé de ne pouvoir rien y faire, et amenèrent le Galarien blessé à l’abris.

Le titan ne savait plus avancer. Il était coincé contre ce rempart. Kadararan grinçait des dents et lui montrait une figure hargneuse. Des deux, c’était elle qui avait le plus de mal. Sa volonté primait plus que tout dans ce duel. Le titan se lassa certainement car il avança une de ses deux pattes et fit avancer sa tête d’un seul coup, ce qui projeta la chasseresse vers l’arrière. Elle se cabra dans les airs et, tel un chat, se réceptionna sur un arbre sans soucis. Elle se servit de cet appuis pour rebondir et retomber sur le Titan en chandelle, lame devant. Son arme crissa sur l’armure naturelle de la créature, sans aucun effet. Même si son attaque n’avait pas porté, Kadararan était désormais sur le dos du Titan et courrait vers sa tête en faisant tourbillonner sa double lame contre sa carapace dans l’espoir de lui infliger le plus de dommages possibles. Ce dernier apprécia moyennement et bougeait beaucoup, sautant et faisant tourner sa queue pour éloigner la chasseresse. Ayant un excellent sens de l’équilibre, elle parvint jusqu’à la tête de la créature, non sans mal. C’est à ce moment-là que le titan décida d’écraser cet insecte en se servant de sa queue comme une masse, directement sur sa tête. Kadararan quitta la créature au tout dernier moment, ce qui donna lieu à la situation comique du titan recevant sa propre attaque. Il rugit de douleur. La demoiselle souriait d’avoir enfin fait souffrir son ennemi. Elle se remit en garde.
Le titan était entré dans un état de rage extrême. Alors que Kadararan attendait une charge, celui-ci envoya une violente décharge électrique qui atteignit la totalité des protagonistes présents. La demoiselle fut envoyée vers l’arrière et, sonnée, atterrit le dos contre un arbre. Elle n’eut pas le temps de s’en remettre que déjà la créature fonçait vers elle. Kadararan fixa ce qui allait être la dernière chose qu’elle verrait de ce monde, finalement : la corne frontale de son adversaire.
Je vais perdre ce duel, on dirait. Je suis désolée, Samus.
Comme si le destin prenait un malin plaisir à réfuter tout ce que la demoiselle pensait, une roquette atteignit la bouche grande ouverte du Titan. L’explosion mit tout le monde à terre une nouvelle fois. Le bruit assourdissant qui en avait résulté vrilla les tympans du petit groupe. La créature avait le museau roussis et de la fumée s’échappait de sa gueule, mais il était toujours vivant. Il hurlait, la langue cramée et la plupart de ses dents désintégrées. Kadararan eut un déclic. Elle profita de ce moment pour se relever et exécuta un bond impressionnant pour s’accrocher à la corne frontale de la créature. Son coude bien calé, elle entreprit de détacher une deuxième grenade de son dos avec son autre main et de l’envoyer dans la bouche du Titan. Celui-ci l’avala. La demoiselle avait réglé la grenade pour qu’elle explose rapidement, ce facteur pris en compte, elle ne pensait pas pouvoir se mettre à l’abris avant que tout n’explose ; ce qui s’avéra juste. Kadararan eut à peine le temps de se détacher du Titan qu’elle fut prise elle aussi dans l’explosion de sa grenade. Une épaisse fumée recouvrit le champ de bataille et le titan retomba lourdement sur le sol, son cou et une partie de sa tête explosés de l’intérieur. Samus, qui avait enfin été libérée, dissipa la fumée en agitant ses bras devant elle, dans l’espoir d’y voir quelques chose. Kadararan n’était visible nul part.

L’Asari gémissait. Elle s’était pris sa propre explosion et avait été éjectée dans un bosquet entouré de plantes bleutés phosphorescentes. Son armure et son visage étaient noircis de suie. Elle avait sentis la chaleur sur sa peau et s’était légèrement brûlée. Encore une fois, Kadararan avait frôlé la mort. Sonnée, elle était dans un état second ou elle reprenait peu à peu conscience.
Un turien armé d’un Cain se tenait debout à ses côtés. Le visage impassible, il était vêtu d’une armure rouge foncé avec de nombreux impacts de balle. Il était terrifiant, avec sa figure grimaçante.
La demoiselle en était toujours à se questionner. Elle n’avait pas eu peur lorsqu’elle avait cru sa dernière heure venir. Quand elle se l’était confirmé, elle n’avait plus su faire aucun mouvement ; rien qui aurait pu la sortir de là. La mort n’arrivait pas à l’ébranler.
-Ca ne m’inquiète pas plus que ça… de mourir ? J’ai l’impression d’avoir attendu la mort depuis ma naissance. J’y ai échappé jusqu’ici, mais pour combien de temps… ?
Torque se mit à genoux près de Kadararan et la regarda avec gravité.
-La mort n’est pas une fatalité, petite Asari. Peut-être es-tu déjà morte depuis ta naissance.
-Si je me met toujours en danger, ce n’est pas par témérité ? Je… J’ai peur de comprendre.
-Notre sort n’est pas scellé. Il se pourrait que tu change la voie à laquelle tu étais destinée.
Le Turien l’aida à se relever et ils sortirent tout deux du bosquet dans lequel ils avaient été éjectés. La fumée de l’explosion s’était en partie envolée et la carcasse du Titan était bien visible. Les Galariens étaient toujours occupés à soigner Fitz, tandis que la Quarienne marchait d’un pas vif, énervée, vers la demoiselle.
Samus ne fit pas du tout attention au Turien et agrippa Kadararan aux épaules pour la secouer. Elle était en rogne et n’avait pas du tout apprécié la stase, même incomplète, que lui avait fait subir sa compagne.
-Tu te rend compte de ce que tu as fait ?! Tu agis par pure égocentrisme sans penser aux conséquences ni à moi ! Depuis le début de la mission, tu te met stupidement en danger sans m’écouter, et je ne veux pas te perdre ! Tu n’as plus intérêt à utiliser ne serait-ce qu’une fois tes pouvoirs biotiques si tu as encore des sentiments pour moi !
Elle arrêta de secouer la demoiselle dont le visage se décomposait de secondes en secondes. Samus jouait sur les cordes sensibles par énervement mais aussi par désespoir de voir Kadararan s’enfoncer petit à petit dans la corruption.
-Tu te rappelle de la discussion qu’on a eue sur le débridage de ton implant ? Où sont passées tes belles paroles ?! Tu n’as rien respecté, rien !
La demoiselle avait l’impression de ne plus sentir le sol sous ses pieds et de tomber dans un vide infini. Ce raisonnement, elle se l’était déjà fait à elle-même, mais qu’il sorte de la bouche de Samus la torturait d’autant plus. C’était pour Kadararan une vérité qu’elle pensait qu’elle était la seule à pouvoir se matraquer. Par ce qu’elle se rendait compte qu’elle se détestait. Elle était désespérée et affolée que Samus tienne de tels propos, pensant qu’elle l’avait définitivement perdue.
La demoiselle fit quelques pas tremblotants en arrière pour s’arracher à la poigne de la Quarienne. Arrivée à la lisière de la clairière, elle jeta un dernier coup d’œil à Samus puis se jeta à corps perdu dans la forêt, quittant le groupe. Les mandibules de Torque sursautèrent quand il vit la Quarienne courir dans le sillage de la demoiselle.

-Kadararaaaan ! , hurla Samus en pleine forêt. Elle s’était éloignée du lieu de l'affrontement pour retrouver l’Asari. Inquiète, elle furetait dans tout les coins dans l’espoir de l’apercevoir. Elle ouvrit le canal de communication de Kit, mais Kadararan l’avait fermé.
Un projectile de plantule égratigna son armure. Samus explosa la plante avec son shotgun en jurant. Elle activa sa visière thermique et fut soulagée de trouver une forme humanoïde non loin d’elle, dans un des coins les plus sombres.
Doucement, elle s’approcha de Kadararan qui était prostrée dans un trou naturel formée par les branches d’un arbre. La demoiselle ne leva même pas la tête. Les jambes repliées et les bras autour, elle cachait sa figure dans cet abris protecteur que formait le creux de son corps. Samus était si heureuse de l’avoir retrouvée qu’elle ne demanda même pas l’avis de sa compagne et se jeta sur elle pour la prendre dans ses bras. Kadararan ne savait pas vraiment comment réagir et répondit la chose qui lui semblait la plus naturelle : passer ses bras autour du cou de la Quarienne.
-Kada… J’ai vraiment eu peur pour toi, tu sais. J’ai peur que tu ne déborde encore avec tes pouvoirs. Je t’aime plus que tout, Kada. Je ne pourrais pas terminer et survivre à cette mission sans toi, je ne le supporterais pas si tu partais.
-Désolée…
Samus serra son étreinte.
-Je perd mon sang-froid quand tu te mets en danger. Ce n’est pas une question de confiance, mais ce qu’a fait le Quar-X est peu contrôlable. Quand tu utilise tes pouvoirs, tu n’es plus Kadararan.
La demoiselle hocha la tête faiblement et toutes deux se relevèrent.

~

Elle revinrent toutes les deux au lieu de l’affrontement, Samus soutenant sa compagne qui était exténuée. Torque Venirus abaissa son Cain et regarda le groupe de son air grimaçant. À ce moment-là, la chasseuse de prime fit enfin attention au nouvel individu.

HRP: Taux de Corruption 37%
Ton personnage à passé le seuil:
35% - corruption moyenne:

Le personnage est dans un état d'énervement constant et a fleur de
peau. Il a tendance à utiliser ses pouvoirs biotiques un peu plus
qu'auparavant.
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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Ven 20 Aoû - 3:25

"Phareis, vous voilà lieutenant maintenant". Le galarien cracha du sang, appuyé contre un rocher poisseux.

"Dites pas ça lieutenant, vous en avez connu des pires."

"J'aimerai croire ça." fit Colan en esquissant un faible sourire. Il tourna lentement la tête vers les restes de Delan. "Au moins il sera pas seul. Il a jamais aimé ne pas être accompagné de toutes manières". Colan fut pris de nouveau d'une quinte de toux mêlant hemoglobine et bile dans sa bouche. Il avait de plus en plus de mal à respirer.

"Vous ne nous en voudrez pas de ne pas venir avec vous?"

Encore une fois Colan eut un faible rictus.

"Bien sûr que non, je vous donne une permission soldat. Il faut la finir cette..." Il soupira comme apaisé, terminant sa phrase dans un souffle "... saloperie de mission." Ses paupières se refèrmèrent lentement. Phareis se releva et salua son supérieur avec respect. Puis il s'approcha de Delan et lui rendit également les derniers hommages.

Kadararan serrait Samus comme si elle redoutait de la perdre. La quarienne avait la gorge serrée, consciente de son emportement excessif. Les deux femmes revinrent auprès des autres. Samus remarqua la présence du turien. Elle se remémora les événements et en conclut que c'était lui qui avait mis un terme à la vie du titan. D'allure plutôt grande, il était bien bâtit. Son arme et son visage dur lui donnait un air antipathique qui n'aspirait pas la confiance de la quarienne. Des dizaines dee questions affluèrent dans son esprit sur l'origine de ce perosnnage et le pourquoi de sa présence ici. Il ne s'agissait vraissemblablement pas d'un mercenaire et il ne semblait pas avoir d'intentions hostiles envers le groupe pour le moment.

Après sa rapide analyse, la chasseuse de prime pris sur elle de s'approcher avec sa compagne.

"Je suppose que je dois vous remercier."

"Vous allez à la forteresse..."

La quarienne fut prise de court.

"Euh... oui en effet. J'aimerai savoir..."

"Aucune question n'est utile. Vous allez à la fortresse, vous empruntez un mauvais chemin, jamais vous ne traverserez le fleuve. Suivez moi."

Sans en rajouter, Torque commença à s'aventurer dans le marais prenant la direction de l'Est.

"Tu crois qu'on peut lui faire confiance?" s'enquit la quarienne auprès de la chasseresse.

"J'sais pas. Il m'a pris ma proie. J'espère que ça ne deviendra pas une habitude."

Torque avait déjà disparu dans la brume opaque. La chasseuse de prime tenta de le localiser en vaint.

"Si vous voulez qu'on vous suive il faudra nous attendre!" Cria la quarienne vers l'endroit où était partit le turien. Il n'y eu pour réponse qu'un silence semé de clapotis du marais. La chasseuse de prime haussa les épaules et s'approcha d'Ethan et des galariens. Ceux-ci rendaient encore hommage à leurs compagnons. Le médecin semblait enragé à l'idée qu'il n'avait pas pu sauver le lieutenant Colan. Pour une fois, Deekin semblait garder ses distances.

"Je suis désolée mais on va devoir avancer et les laisser là. On reviendra les chercher après la mission si possible."

"Inutile. Nous ne portons que peu d'importance aux corps de nos défuns contrairement aux autres espèces. Ils feront désormais partie de cette terre. Il serait futile de nous morfondre des heures, ils font partie du passé et nous n'y changerons rien. Continuons."

La quarienne parru quelque peu interloquée par la manière dont Phareis avait réagit. Elle n'avait jamais eu beaucoup de contacts avec les galariens. Cette espéce si ephémére par sa durée de vie ne s'attardait pas sur les morts et leur capacité à faire le deuil en un temps très court pouvait en étonner plus d'un.

"Vous avez fini? On ne devrait pas s'attarder ici" lança la voix guturale de Torque juste au dessus de l'épaule de la chasseuse de prime. Celle-ci sursauta, surprise du retour du turien qui s'était déplacé sans aucun bruit. Kadararan non plus n'avait pas l'air d'avoir sentit son approche, elle qui avait pourtant des sens beaucoup plus affutés que la quarienne.

Le groupe se remis en route, suivant la trace du pirate. Samus continuait à se poser des questions sur cet energumène et doutait de ses intentions. Pourquoi ne voulait-il répondre à aucune question? Déjà sur ses gardes, la quarienne redoubla de vigilence pour éviter de tomber dans un guet-apens.

Plus le temps passais, plus la progression semblait difficile. Le groupe se demandait même s'ils avançaient rééllement. Cela faisait bien longtemps qu'ils ne savaient plus où ils se trouvaient exactement sur la carte.

"On va continuer à patauger longtemps dans cette merde?" S'agaça Kadararan en regardant le sol boueux avec des yeux furibonds. Torque avait encore disparu devant. Il avait pour mauvaise habitude de prendre de l'avance et de réaparaitre de temps à autre ce qui mettait les nerfs de la quarienne à rude épreuve.

"Ouai c'est vrai! Qu'est ce qu'on fout là? On est perdu! Il faut faire demi tour, pourquoi le suivre? On sait même pas qui c'est! Il cherche à nous empécher d'arriver à la forteresse! Elle est au nord non? Alors allons au Nord! Là on part de plus en plus vers le sud." S'égosilla l'artificier. Phareis lui somma de se taire ce qui n'arrangea rien.

"Me taire? Pourquoi? Je vais pas me laisser guider par un type louche et une quarienne frigide et inexpérimentée!"

La quarienne s'arrêta et observa le jeune galarien.

"Libre à vous de partir seul si vous le désirez vraiment." fit elle d'un ton vindicatif.

"Et elle n'est pas frigide." ajouta Kadararan comme offusquée.

"Vous divaguez Kerat! Vous devez obeir à mes ordres désormais et je vous ordonne de vous la fermer et de suivre le groupe"

"Divaguer? Je suis le seul sein d'esprit oui! Vous avancez dans ce merdier comme si de rien était. Moi je quitte cette planète! J'me barre d'ici! Je veux pas finir comme Delan!"

"Taisez-vous." intervint Torque de sa voix profonde. "Seulement si vous n'êtes pas suicidaire. Vous allez attirer tout ce qui rôde autour à couiner comme une Pyjak en chaleur."

Comme pour illustrer les propos du turien, une ombre massive se dessina, suivit d'un long grondement.
Kyrat, qui avait perdu son sang froid depuis longtemps arrosa la créature d'un feu nourri en hurlant. Un coup de feu partit, explosant l'épaule du soldat du GSI. Torque le fixait d'un air mauvais, son pistolet en main. La quarienne n'attendait que cette occasion pour agir, elle pointa immédiatement son fusil à pompe a quelques centimètres du visage du turien.


"Pourquoi avez vous fait ça? J'ai qu'une envie c'est d'appuyer sur la détente."

Gardant son calme froid, le pirate se risqua à tourner ses yeux noirs sur la visière du casque de la quarienne.

"Tuez moi si vous le souhaitez et si vous ne voulez pas sortir de cette jungle en vie. Votre "ami" galarien s'en sortira. Il fallait mettre un terme à sa folie."

La quarienne observa d'un oeil l'artificier en train de se tenir l'épaule en hurlant de douleur, Ethan s'afférant à arrêter l'hémoragie.

"Samus?" demanda Kadararan.

"Baissez votre arme. Et préparez-vous à courir."

Une expression de surprise se déssina sur le visage de Samus. Elle entendit sa compagne sortir lentement ses lames et décida de se retourner. Tout autour d'eux, des silhouettes menaçante au long cou se dessinaient dans la brume.

"Maintenant!" Ordonna le turien en commençant à sprinter habilement entre les marres nauséabondes. Le troupeau de Camelopardalis passa à l'attaque et ce fut la confusion. Kadararan profita de l'assaut d'un animal pour lui trancher la tête, empoignant son arme à deux mains. Les deux galariens indemnes prirent leur compagnon souffrant et hurlant à mort et suivirent Torque sans demander leur reste. Deekin et Ethan semblaient introuvables. Samus s'arrêta, fit demi tour et empoigna le bras de la chasseresse pour l'entrainer à sa suite. Celle-ci se retourna lançant un regard assassin et activant son aura biotique par reflexe. Elle se calma en constatant qu'il s'agissait de la quarienne.

"Ils sont trop nombreux!"

"Ils sont faciles à tuer!"

"Nos compagnons aussi allez grouille toi!"

Le vacarme des corps massif eclaboussant et se déplaçant dans l'eau conjugués aux cris stridents des camelopardalis couvraient tout autre bruit. Kadararan se résigna à suivre cherchant du regard le Vorcha sans le trouver.

La fuite sembla durer des heures et demanda de nombreux efforts, enlisés dans le sol grogé d'eau, le groupe tenta de progresser tant bien que mal. Les camelopardalis, particulièrement massifs, mirent du temps à organiser leur charge et à s'extraire complétement de la boue. Mais une fois qu'ils furent lancés, ils gagnèrent rapidement du terrain. Les corcs se refermèrent juste derrière la quarienne qui sentait ses forces s'amenuire au fil de la progression. Ses jambes la lançaient et ses poumons s'enflamaient. Kadararan semblait plus à l'aise, ayant moins d'attirail sur le dos et atant habituée aux milieux hostiles et difficiles d'accès. Le terrain devenait de plus en plus meuble et rocailleux.

"Depechez vous!" Cria Torque du haut d'une bute.

Samus perdit l'equilibre lorsque des cailloux roulèrent sous ses pieds et c'est avec horreur qu'elle sentit une machoire se refermer sur ses jambes. Elle fut entrainée vers l'arrière puis soulevée comme une simple poupée de chiffon. Kadararan s'étrangla et hurla en voyant sa compagne disparaitre derrière elle et crier.

Sans reflechir, elle s'arrêta et fit demi-tour. Elle évita avec agilité les crocs qui se refermèrent dans le vide, attrapa un cou pour se hisser dessus et trancher une autre tête au passage. Les camelopardalis étaient maintenant tous arrêtés, tentant d'attraper Kadararan qui bondissait de dos en dos pour retrouver la quarienne, son sang battant aux tampes en imaginant le pire.

Une explosion retentit à quelques mètres d'elles suivit d'une pluie de sang et de chaire. Samus retomba lourdement au sol en se tenant sa jambe brisée. Un autre Camelopardalis tenta de lui attraper la tête mais elle mit ses bras en croix pour se protéger, déployant ses lames de coudes. Le crane de l'animal fut transpercé de part en part par un Katana puis ouvert d'un mouvement ample. Kada se receptionna avec grace aux cotés de Samus et la regarda dans les yeux. Le regard de l'asari était plus terne que d'habitude ce qui surpris la chasseuse de prime.


"Tu m'excuseras..." fit la chasseresse avant d'enlacer Samus et d'utiliser une charge biotique pour se propulser en haut de la bute.

Les animaux se jetèrent sur les restes de leurs congénéres tués, oubliant complétement leurs proies.
Torque indiqua l'entrée d'un vieux batiment en pierre dans lequel étaient réfugiés les Galariens. Le turien laissa Kadararan installer Samus aux cotés de Kyrat et entra à son tour, près à condamner l'entrée.


"Eh! Vous attendre doc et Etoa! Etoa jambes douleur! Dur courir!" fit le vorcha essoufflé en aidant le médecin à se tenir debout. Ethan avait reçu un mauvais coup sur le crane et semblait à moitié dans les vapes. Deekin était alors retourné l'aider à échaper aux prédateurs, se trompant de direction avant de bifurquer par hasard vers la bonne bute.

Une fois les deux retardataires à l'interieur, le pirate activa un système de fermeture ancestral. Une lourde porte en pierre se ferma avec fracas.

Les ruines étaient constituées d'arches sur lesquelles les plantes grimpantes proliféraient. La lumière du jour filtrait au travers d'ouvertures dans le plafond, dûs aux dégats du temps.
Au bout de l'allée, une deuxième porte menait à un escalier s'enfonçant dans le sol.


"Ca quoi être? Endroit pas pareil que boue qui pique!" s'interogea le vorcha.

HRP: Taux de Corruption de Samus: 12%
Taux de corruption de Kadararan: 41%

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Kadararan



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Exprimez-vous! : Nous sommes les êtres élus, nous sacrifions notre sang, nous tuons pour l’honneur ! Nous sommes les saints de notre armure tachée de sang, Nous avons tué le dragon !

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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Jeu 26 Aoû - 3:16

-Ou est-ce qu’on a encore atterrit ? , se plaignit Kerat dans un gémissement. Il tenait son épaule sanguinolente.
Kadararan regarda autour d’elle. Les fondations en pierre semblaient être anciennes mais elles tenaient toujours. On ne l’y prendra quand même pas à shooter dans un mur pour vérifier sa solidité. L’architecture était étrange et ne ressemblait à rien de connu. Des dessins de dauphins étaient gravés dans la pierre. L’Asari n’avait jamais vu pareille bête mais ne s’interrogea pas plus. Tout sur cette planète fleurait bon l’étrange. Et puis, il y avait plus important. Passé le cap de la découverte, elle revint près de sa compagne qui tenait sa jambe blessée.
-Ca ira ?
Samus ne répondit pas, serrant la mâchoire pour ne pas hurler. Ethan, une fois son travail accomplis, se désintéressa de Kerat et s’agenouilla près de la Quarienne. Il jeta un bref coup d’œil à la cheville de cette dernière et soupira.
-Ca n’ira pas, non. Je ne suis pas "calé" au sujet des Quariens, mais j’en connais assez pour savoir qu’une fois leur combinaison trouée, leur espérance de vie s’en trouve réduite. Réduite dans le sens ou elle pourrait clamser à tout moment. Je ne sais même pas si ça vaut le coup d’enlever sa botte pour lui faire une attelle.
-Les combinaisons Quariennes possèdent des systèmes de verrouillage automatique, humain. Seule la partie touchée est à l’air libre.
-Et puis, elle est robuste pour une Quarienne. Elle survivra, intervint Kadararan.
-Autant pour moi, avait dit Ethan en posant ses mains sur la botte de Samus, prêt à l’enlever. Cependant, la chasseuse de prime l’arrêta dans son geste.
-Je ne veux pas avoir ma mobilité réduite par une attelle. Je vais utiliser ce… "don" du Quar-X pour soigner ma jambe, ça nous simplifiera la vie.
La médecin voulait s’on offusquer mais il n’en eut pas le temps. Une lueur bleutée entoura la jambe de Samus qui guérit en quelques instants. Elle se releva et testa sa motricité. Ethan soupira et entoura la cheville de la Quarienne avec des bandages pour boucher les trous.
-On ne sait jamais, dit-il simplement.

Le petit groupe ne s’était pas plus avancé dans les ruines. Ils restaient près de l’entrée, assis sur des pierres. Tout le monde était exténué, hormis Torque qui était partit en éclaireur. Fitz, qui avait été méchamment touché au torse, était déjà remis sur pieds. La guérison avait été rapide, et il n’en restait plus qu’une grosse balafre qu’il allait garder le reste de sa courte vie.
L’ambiance était pesante. Le groupe était tout doucement en train de récupérer des diverses attaques qu’ils avaient subis. Ils attendaient, en silence, que leurs forces leur reviennent.
Samus était assise contre un mur, à côté de Kadararan. Épaule contre épaule, elles se morfondaient en silence. La Quarienne bailla. Elle ne s’était pas reposée depuis qu’ils étaient arrivés sur SR-388 et commençait tout doucement à subir le contrecoup. Elle posa sa tête sur l’épaule de sa compagne " juste pour récupérer un peu" et ferma les yeux.
La demoiselle, elle, était en pleine forme et après une dizaine de minutes à attendre le Turien, elle voulut se lever. C’est alors qu’elle se rendit compte que Samus dormait. Ne voulant pas la réveiller, Kadararan resta tranquille.

~

Kadararan marchait dans le sombre dédale que formait le sous-sol des ruines. Elle était seule, katana en main, comme si elle avait fleuré le danger. Un bruit à sa droite la mit en garde mais elle s’aperçut qu’il venait d’un glissement de quelques pierres perpétré par d’inoffensifs animaux. La demoiselle rangea son arme dans son fourreau, rassurée. Ce fut une erreur qui alla s’avérer fatale, car une lueur azurée parvint du fond du couloir. La silhouette familière qui arriva en lévitant ne surprit même pas l’Asari. Elle la regarda comme si ça avait été son ennemie de toujours, et qu’il fallait en découdre. Maintenant.
Kadararan était décidée à en finir avec le Quar-X. Elle voulut dégainer son arme mais une décharge biotique l’en empêcha et la propulsa en arrière. Les murs de pierre tremblèrent sous le choc, prêt à s’effondrer à tout moment. De la poussière et des cailloux tombaient du plafond. La créature arriva à sa rencontre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et attrapa le cou de la demoiselle d’une main. Le Quar-X la souleva sans difficulté et la plaqua contre un mur.
Kadararan suffoquait. Elle essaya de desserrer la poigne de son ennemie mais ses forces la quittait. c’était peine perdue. Cette dernière envoya une propulsion sur sa proie qui fit trembler l’entièreté des ruines. La puissance de cette biotique surprit la demoiselle. Son sang sombre parsema le mur de pierre ou elle était appuyée. Le fluide violet tombait en grosse gouttes du torse de Kadararan. Elle risqua un coup d’œil sur sa blessure et remarqua un énorme trou là ou aurait du se trouver son estomac. En relevant la tête, son regard vitreux croisa celui de Samus.
La Quarienne voyait son univers s’effondrer. Le Quar-X avait disparu, laissant la demoiselle à genoux, du sang coulant à flot de sa bouche entrouverte.
Kadararan était morte.
Samus n’en croyait pas ses yeux. Le regard sans vie de la demoiselle avait un air inquisiteur qui lui faisait l’effet d’un coup de poignard dans le cœur.
Elle voulut s’attrister, mourir ici avec elle, jusqu’à ce qu’elle vit Kadararan s’animer. Une lueur d’espoir avait habité les yeux de Samus avant qu’elle ne se rende compte du changement qui s’opérait chez sa compagne. Des marques violettes parsemèrent son visage et ses bras. Sa peau devenait translucide et semblait liquide, un liquide vaporeux comme l’ezo. Son air était plus bestial que jamais. Kadararan, ou ce qui semblait n'être que son corps contrôlé par le Quar-X se releva avec difficulté, toujours en fixant la chasseuse de prime de ses yeux vitreux. Elle bondit sur Samus et l’emporta dans un abîme sans fond.
Cette dernière se releva vivement en ouvrant les yeux. Son cœur battait à toute allure et un hurlement n'allait pas tarder à s’échapper de ses lèvres. Elle se calma rapidement quand elle constata que tout ce qui venait d’arriver n’était qu’un rêve. Reprenant ses esprits, Samus fit le point sur sa situation. Elle était allongée sur le sol, sa tête reposant sur les jambes de la demoiselle qui était adossée contre le mur. Kadararan la regardait avec des grands yeux, aussi surprise que la Quarienne.
-Calme-toi, Sammy. Ce n’était rien. Un mauvais rêve, sans doute, dit doucement l’Asari en reposant la tête de sa campagne sur ses cuisses.
-Nous… sommes restés ici ? , constata Samus.
-Ouaip. Tout le monde était fatigués.
Kadararan désigna les Galariens endormis, à quelques mètres des deux femmes.
-Je me suis proposé pour monter la garde. De toute façon, je n’avais pas sommeil.
Samus remarqua les yeux cernés de la demoiselle.
-Tu es fatiguée.
-Pas vraiment, fit la chasseresse en levant la tête. Sa migraine avait redoublé et cela commençait à se voir sur son physique. Mais toi, oui. Puisque nous avons encore du temps avant que le Turien grimaçant ne revienne, je t’ordonne de te reposer. Pour une fois que c’est moi qui dit ça !
Sa compagne sourit et ne se fit pas prier. Elle était encore plus exténuée qu’avant son réveil. Un voile sombre couvrit sa vue et elle se rendormit.

Torque arriva quelques heures après. Personne ne s’était encore réveillé. Il regardait, avec on ne sait quelles intentions, les protagonistes endormis. Kadararan soutint son regard.
-Vous avez trouvé quelque chose ?
Le Turien s’assit près de la demoiselle, les yeux dans le vague.
-Je connais ces ruines. Je ne dois rien trouver.
-Mais pourquoi vous êtes partis, alors ?!
-Je ne prends pas plaisir à regarder autrui s’endormir.
La demoiselle soupira. Ce Turien était décidément bien étrange. Et puis, il lui faisait peur. Elle ne le révèlera jamais, mais ses manières mystérieuses et son regard vide lui faisait froid dans le dos.
-Vous n’êtes pas méchant… Enfin, je ne dis pas ça par ce que je vous trouve mauvais ou quoi que ce soit, pas du tout d’ailleurs, mais… , bredouilla l’Asari. …Vous êtes arrivés comme ça, sans rien expliquer, c’est assez étrange, et puis vous n’avez pas des manières très normales… Enfin, ce n’est pas ce que je voulais dire, mais… bref ! Vous voyez le genre. Vous nous aidez, c’est tout ce que je retiens. Vous ne voulez pas me dire qui vous êtes ?
-Torque Venirus.
-Ah… bon. Et vous faites quoi dans la vie ?
Le Turien tourna sa tête sans expression vers Kadararan sans répondre. Au bout d’un instant, il fixa de nouveau le mur devant lui.
-Quoi !? C’était juste une simple question, pour faire connaissance.
-Vous êtes bien trop curieuse, petite Asari.
-Et vous, vous êtes bien trop mystérieux. Comment voulez-vous qu’on ne se questionne pas ?
-Vous marquez un point.
-Vous ne voulez pas me dire pour quelle raison vous êtes ici et pourquoi vous nous aidez ? Vraiment pas ?
-Je suis un pirate.
Kadararan était interloquée. Les pirates étaient des ennemis, du moins c’était le cas dans leur situation. Alors pourquoi celui-là ne faisait-il pas comme les autres ? Elle connaissait aussi la propension de Samus à perdre la raison lorsqu’on lui parlait de pirates de l’espace. Pour cette raison, elle ne dirait rien là-dessus à sa compagne, même si elle savait que la Quarienne devinerait aisément le statut de Torque, si ce n’était pas déjà le cas.
-En quoi est-ce que ça répond à ma deuxième question ? Je veux dire, ce sont un peu les pirates qui nous mettent des bâtons dans les roues. Vous n’auriez pas pris un coup sur la tête ? Je le savais, vous avez pris un coup sur la tête !
Torque ne répondit pas. Le regard inquisiteur de Kadararan devint plus doux lorsqu’elle aperçut les traits de visage de Samus derrière sa visière. Elle ferma les yeux et soupira. Un long moment de silence passa avant que la demoiselle ne reprenne la parole.
-Ca n’a rien à voir, mais… , commença-t-elle. Elle était sur le point de révéler une faiblesse, rien n’allait plus, décidément. Oh, après tout, je peux bien vous le dire, à vous !
"Je crois que j’ai peur. J’ai une impression étrange depuis que nous sommes arrivés sur cette planète. Pendant le combat contre le titan, je me suis dit à moi-même que je n’utiliserais plus mes pouvoirs biotiques… par ce que ça me fait quelque chose. Je le sais. Et pourtant, malgré mon envie de les restreindre, je n’y arrive pas. C’est plus fort que moi. Et ça me fait peur."

-C’est un mauvais cycle qui doit être détruit. Je cherche à le détruire, moi aussi.
Kadararan fut surprise de la réponse du Turien. Comme d’habitude, il restait dans le vague, mais ce qu’il disait n’avait rien de néfaste, c’était plutôt le contraire. Il parlait certainement du Quar-X. L’Asari sourit. Décidément, il semblerait que ce soit un allié de valeur qui les accompagnaient. Cette simple pensée la rassurait. Torque savait beaucoup de chose et les aidaient dans leur progression et pour cette raison, du point de vue de la demoiselle, tout allait pour le mieux. Elle arriva même à en oublier ses soucis.
-Eh bien voilà, on y arrive. Et vous faites ça par altruisme ?
-Quelqu’un dans mon entourage à perdu la tête, et je retrouverais sa raison.
La demoiselle ne répondit pas. Ils restèrent assis, en silence, pendant un long moment avant que Phareis ne se réveille. Il s'étira et sortit les derniers membres du commando de leur torpeurs. Les Galariens se préparèrent en prévision des batailles futures.
Deekin se leva d'un bond en réveillant Ethan. Ce dernier grommela si bruyamment qu'il fit fuir une souris qui nichait non loin d'eux. Ce fut Samus qui se réveilla en dernière sous les secousses de Kadararan. Elle se redressa, encore à moitié endormie.
-Qu'est-ce qu'on a prévu pour le petit dej'?
-Des bonnes rations militaire au goût affreux, miam miam ! , avait dit Phareis en cherchant son sac. Ne le voyant pas à proximité de l'endroit où il avait dormit, il regarda dans tout les coins. Son teint verdâtre de Galarien devenait de plus en plus livide.
-Qu'est-ce qui se passe, t'as paumé tes Fornax ? , s'esclaffa Kerat.
-Pas que. Mes rations, mes munitions, fiou !, dit-il en mimant un bruit qui évoquait la disparition de ces objets. Disparus !
-Maintenant que tu le dis... Je crois que j'ai paumé le mien aussi.
-Pareil, intervint Fitz.
Kadararan était exaspérée.
-Je vais devoir partager avec vous. Il n'y aura jamais assez pour nous tous ! Hé... Attendez, mes rations aussi ont disparues. J'étais pourtant sûre de...
Elle se rappela des évènements précédents. C'était Samus qui s'était occupée du sac de survie. Il lui avait semblé le voir s'échapper dans les mâchoires d'un des Camélopardalis qui les avaient poursuivis il y a quelques heures. Elle se frappa le front, se traitant de milles noms de ne pas avoir fait plus attention à la nourriture. C'était pourtant sacrément important.
-Je suppose que personne n'a fait attention à ses affaires pendant notre petite course-poursuite d'hier. Franchement ! Vous êtes tous des têtes en l'air.
-Ne nous traite pas comme ça. Tu aurais pu faire plus attention aussi ! , fit Kerat qui semblait tout faire pour raviver la colère de l'Asari.
-J'étais occupée à sauver ma copine, tu vois? Alors que vous courriez pour sauver vos propres vies. Vous n'étiez même pas vraiment en danger, bande de lâches !
-Tu aurais pu la laisser aux monstres. Ca n'aurait pas été une grande perte.
La demoiselle regarda le Galarien avec des yeux haineux. Samus se contenta de froncer les sourcils, réfrénant sa colère. Kadararan avait moins de self-control que la Quarienne et ne tarda pas à bondir sur Kerat qui fut déséquilibré et qui tomba lourdement à terre. Elle lui décocha un violent coup de poing dans la mâchoire.
-Je vais te tuer ! Tu vas morfler, enfoiré ! C'est toi qu'on devrait laisser aux Titans !
Deuxième coup de poing. Le visage de Kerat était en sang. Fitz se recroquevilla sur lui-même, effrayé par Kadararan, tandis que Phareis se releva pour stopper le combat. Aidé par Samus, les deux réussirent à détacher la demoiselle du Galarien, non sans mal.
La Quarienne plaqua Kadararan contre le mur. Cette dernière avait toujours des yeux aussi voilés qui déstabilisèrent Samus durant un bref instant.
-Calme-toi, Kadararan. Ca n'en vaut pas la peine, ce Kerat n'est qu'un abrutit !
-Laisse-moi réduire la tête de ce prétentieux ! Il n'utilise pas la totalité de son cerveau, ce ne sera pas handicapant pour lui !
-Kadararan ! , s'égosilla Samus. L'intéressée reprit immédiatement ses esprits. Son regard haineux laissa la place à un air surpris. Elle tourna la tête vers Kerat et vit que les deux autres membres du GSI, en plus du médecin et du Vorcha, s'occupaient de lui.
-Il a la mâchoire fracturée, s'étonna Ethan. Je ne voudrais pas me prendre un coup de cette Asari dans la figure. Je n'ai pas fait chirurgie esthétique !
La demoiselle n'en démordait pas, bien qu'elle fuyait le regard courroucé de sa compagne.
-De toute façon, il n'a eu que ce qu'il méritait.
-Je suis d'accord, mais ce n'est pas en agissant ainsi qu'on réussira nos objectifs. Tâche de te tenir à carreau, à l'avenir.

~

Le petit groupe s'était mis en marche sous l'impulsion de Torque. Kerat se tenait à carreau, peu désireux de recevoir un nouveau coup de la part de la demoiselle. Du côté de Kadararan, son ventre gargouillait sous l'effet de la faim. Elle n'avait pas une très bonne mine. "Ca aurait été mieux avec quelque chose à se mettre sous la dent", avait-elle dit à Samus qui lui avait parlé de ses inquiétudes. Et quelque chose à se mettre sous la dent, c'était peine perdue dans un endroit pareil. L'environnement était fait de pierres et de terre. Des toiles d'araignées antédiluviennes agrémentaient les coins. Vu leur taille, le petit groupe espérait de tout cœur que les bestiaux qui les occupaient appartenaient au passé.
De nombreuses plantes ressemblant à des lianes reposaient au sol et elles semblaient avoir été brulées. Personne ne fit attention à ce détail qui n'était de toute façon pas important.
Les couloirs du sous-sol des ruines étaient sinueux et débouchaient souvent dans de larges cavités qui donnaient sur plusieurs chemins. Torque semblait savoir lequel prendre à chaque fois, le problème c'est qu'il prenait souvent de l'avance et Samus le rattrapait toujours in extremis.
-Euh... Vous ! Vous pourriez nous attendre, non ?
-Il s’appelle Torque.
-Comment sais-tu ça ?
-On a un petit peu discuté pendant que vous dormiez.
-Il ne t’a rien dit d’autre ?
La demoiselle ne répondit pas directement.
-Non. À part qu’il cherche à détruire le "mauvais cycle" pour "qu’un de ses proches retrouve sa raison".
-C’est assez vague.
-Tu trouve aussi ?
Torque réapparu derrière Kadararan sans aucun bruit et, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’Asari sursauta en dégainant sa lame. Elle la remit dans son fourreau lorsqu’elle se rendit compte que ce n’était "que" le Turien.
-C’est vrai que vous faites peur.
Il ne releva pas.
-Tout droit, conclu-t-il en retournant se morfondre dans les ombres.
-Là, c’était on ne peut plus clair.
-Je te l’accorde. Ses manières me mettent sur les nerfs.
Le reste du chemin se passa sans encombre. Ils passaient devant les même fresques qui se répétaient, à tel point qu'ils crurent tourner en rond. Seul le bruit de leur pas foulant la pierre leur parvenait. Le reste n'était que silence. L'obscurité omniprésente n'aidait pas au confort du groupe, seul l'unité qu'ils formaient était illuminée par les lampes torches. Si jamais un seul se perdait dans le dédale des couloirs, c'était l'errance pour lui. Une minute d'inadvertance seulement était suffisante pour perdre de vue le petit groupe.
Cette obscurité n'était pas normale.
Ils débouchèrent sur une large pièce ronde au plafond si haut qu'il était caché par les ombres. Au centre se trouvait un monticule surmonté d'une statue d'un dauphin jaillissant de l'eau. C'était une allégorie de l'évolution du point de vue de la race qui avait érigé ces ruines. Mais aucun des membres du groupe n'avait été diplômé en histoire et chacun s'en foutaient royalement. C'était joli, et puis voila.
Ce n'était qu'un détail face au réel problème de cette pièce. Autant les toiles se faisaient rare et n'étaient pas dérangeantes durant leur parcours, autant ici tout était enveloppé. De géantes toiles d'araignées partaient du sol et rejoignaient le plafond, les murs et la statue. Chaque mètre carré était occupé. Le membre en tête du groupe, Torque, arrêta leur progression.
-Je serais plutôt d'avis de ne pas rester plus longtemps ici, proposa Phareis. Il ne reçut qu'un geste lui indiquant de se taire de la part du Turien.
Ils restèrent plusieurs minutes debout, en silence et aux aguets, imitant le pirate. En se concentrant, ils perçurent des grattements et d'autres bruits inquiétants.
-Éteignez tout, lança Torque aux Galariens. Ils furent réticents à l'idée de se retrouver dans l'obscurité entourés d'on-ne-savait quoi mais faisaient confiance au Turien.
Sans lumière, Kadararan ne voyait même pas la personne qui était devant elle, en l'occurrence Samus. Elle palpa l'obscurité devant elle et sentit le dos de sa compagne. Ne voulant pas en être séparée, elle entoura de ses bras la taille de la Quarienne. Ce ne fut pas superflu car la demoiselle se sentit violemment attirée vers le haut.
-Hey ! , s'écria-t-elle.
Samus se retourna et tint fermement l'Asari par le bras qui lui échappait.
-Kada !
-C'est bon, je gère, je gère !
-Qu'est-ce qui se passe ?! , hurla Phareis à bout de nerf.
Kadararan retomba sur le sol sans beaucoup de bruits. Les Galariens réactivèrent leurs lampes torches et virent qu'elle tenait une de ses lames courtes dans une main et une énorme patte d'insecte dans l'autre.
-Beurk, c'est dégoutant, dit-elle en lâchant le membre coupé.
-C'était quoi ça, c'était quoi ?! , s'énerva Kerat qui perdait son sang froid.
Ils remarquèrent que Torque n'était plus avec eux. Cela avait eu le don d'énerver Samus qui jura à grand bruits.
-Il n'était pas digne de confiance ! Voila ou il nous a amené, dans le pétrin !
-Raisonnons pour se sortir de là, intervint Fitz. Au lieu de perdre la tête... heek !
Il termina sa phrase par un cri de stupeur. Le groupe le vit s'élever dans les hauteurs, le torse entouré par d'horribles pattes velues et longilignes. Une énorme araignée noire l'emportait vers le plafond.
-À l'aide !
Passé l'étonnement, les Galariens braquèrent leurs pistolets vers l'insecte sans pouvoir le toucher. Fitz était dans leur angle de vue. Ils n'eurent pas le temps de faire un autre geste qu'une deuxième araignée, auquel il manquait une patte, agrippa Phareis qui fut lui aussi emporté. Kerat n'hésita pas plus et tira dans le tas. Il toucha le lieutenant à la cuisse qui jura.
-Visez l'araignée, pas moi ! , s'égosilla-t-il.
-Impossible ! Ces saloperies font de vous des boucliers vivants !
Du côté de Samus, une énorme arachnide était tombé du plafond juste devant elle. L'insecte avançait en cliquetant et en crachotant vers la Quarienne. Celle-ci sortit son Shotgun et tira un coup qui explosa le crâne de l'araignée. Une nuée d'autres, plus petites, arrivèrent en masse en entourant le groupe.
-Merde ! , jura Kerat. 'Va falloir vous sortir de là tout seul, lieutenant. On a un petit comité d'accueil, de notre côté.
-Tu crois que je suis en train de prendre l'apéritif, imbécile ?!
Phareis sortit un petit couteau de sa botte et poignarda son ravisseur qui lâcha le Galarien. L'araignée se recroquevilla dans les hauteurs, son sang jaune coulant de sa blessure ouverte.
Kadararan était aux prises avec une dizaines d'araignées aussi grosses que des assiettes. Elle avait sortit ses Carnifex modifiés et chacun de ses tirs faisaient mouches. L'Asari alignait ses cibles avec une précision mortelle.
Ethan, lui, était resté près de Samus et faisait ce qu'il pouvait pour repousser les insectes. Deekin avait trouvé un baton sur le sol et tuait les araignées en les frappants inlassablement.
-Méchantes araignées ! Deekin s'être fait mordre !
Le lieutenant se réceptionna sur le sol après s'être accroché aux toiles qui pendaient un peu partout et qui étaient assez solides pour le retenir. Il leva la tête pour tenter d'apercevoir son coéquipier.
-Bordel de merde ! Fitz, tu t'en sors ?!
Phareis n'eut pour réponse qu'un long hurlement terrifié qui indiquait clairement sa situation.
Les pistolets de Kadararan finirent par surchauffer à force de tirer à outrance. Elle grogna en constatant que le flux d'araignée ne s'arrêtait pas, mais il y avait plus important. Un Galarien allait finir par y laisser sa peau et seule la demoiselle était en mesure de le sauver. Elle regarda le plafond et tira un grappin d'un de ses pistolets. Il s'accrocha à quelque chose (Kadararan n'avait pas envie d'en savoir plus) et la chasseresse enclencha le système de tractage. Elle en avait cure de quitter la lumière "protectrice" du groupe pour s'avancer dans les ténèbres si c'était pour sauver la vie de quelqu'un.
Kerat la regarda avec des yeux exorbités.
-Qu'est-ce que tu fous ?! Tu vas pas aller le chercher, il est finit, mort ! On ne peut plus rien pour lui. Si tu te barre d'ici, tu ne reviendras plus !
Kadararan le regarda longuement, sans rien dire. Son expression pleine de détermination suffisait à lui clouer le bec. Elle disparut dans les ombres.
Sa vision était diminuée mais elle ne prenait pas le risque d'activer sa lampe torche. Elle ne se fiait qu'à ses sens aiguisés et à son intuition. Toujours accrochée à son pistolet-grappin, elle rangea son deuxième Carnifex dans son holster et décrocha un de ses Katana à lame repliable. Kadararan percevait du mouvement de tout les côtés. L'endroit grouillait d'insectes.
-Ecœurant, murmura-t-elle.
Un long cri à sa droite lui indiqua qu'elle s'était hissée assez haut. Elle arrêta le tractage et ferma les yeux. Elle palpa l'endroit avec son Katana et s'aperçut qu'il y avait une plateforme en pierre non loin. Sans réfléchir plus, la demoiselle s'y laissa tomber.
Les araignées du coin perçurent du mouvement sur leur toile et se tournèrent toutes vers Kadararan. Cette dernière les percevaient grâce aux bruits qui lui faisaient échos, telle une chauve-souris. Elle avait déjà expérimenté le combat en aveugle, mais c'était la première fois qu'elle le mettait en pratique sur le terrain. La chasseresse se mit en garde, décidée à en finir rapidement.
Un deuxième cri, plus faible que le précédent s'entendit. Kadararan détermina la distance qui la séparait de Fitz et en conclu qu'il devait être dans les parages, droit devant. Sans plus attendre, elle s'élança, lame à la main, tranchant les araignées qui se mettaient sur son chemin.
-Fitz? Fiiiiitz ! Répond-moi ! Ou es-tu ?! , s'écria la demoiselle en écrasant une "petite" araignée avec son pied.
-À... à l'aide, répondit-il faiblement.
La faible distance qui les séparaient étonna la demoiselle. Le Galarien se trouvait juste devant elle et elle ne le voyait pas tellement les ténèbres étaient denses. Kadararan tâta l'obscurité devant elle et s'aperçut que Fitz était entouré de toiles d'araignées.
-T'inquiète pas, ça va aller. Je vais te débarrasser de ça, dit-elle en arrachant ses liens. Une fois qu'elle eut terminé, le Galarien retomba mollement dans ses bras.
-La... la bestiole... elle m'a piqué et... Je me sens, je me sens bizarre.
-Tout va bien.
Kadararan le hissa sur son épaule. Elle perçut des centaines de cliquetis autour d'elle. Ses sens aiguisés la prévenait qu'une nuée entière d'araignées arrivait vers eux.
Et merde !
Sans réfléchir, elle fit le chemin inverse en courant. Le retour n'allait pas être une partie de plaisir mais la seule solution qu'elle avait trouvé s'était imposée d'elle-même. Et cette solution-là n'était pas étonnante pour une casse-cou dans son genre.
Arrivé au bord de la passerelle, elle ne s'arrêta pas et sauta dans le vide. La descente fut plutôt courte, ponctuée par quelques toiles d'araignées qui s'effilochaient sous leur chute. Kadararan serra le Galarien dans ses bras et offrit son dos au sol.
Le choc ne fut pas aussi rude qu'elle l'avait pensé.

Samus tuait les araignées par dizaines avec son fusil d'assaut. Kerat et Phareis s'occupaient de leur côté comme ils le pouvaient. Quoi qu'ils fassent, leur situation était désespérée et il ne faisaient que retarder que le moment ou ils allaient mourir. La Quarienne ne voulut pas se laisser aller à ces pensées défaitistes. Elle était inquiète pour sa compagne qui avait subitement disparu. Samus s'imaginait tous les scénarios possibles, et son rêve de cette nuit lui revint en tête. Elle serra les dents, craignant que cela n'arrive vraiment.
La chasseuse de prime se rassura d'elle-même en se disant que son p'tit crâne bleu ne se laisserait pas tuer facilement. Aussi, Samus s'énerva. Quand Kadararan reviendra, ça allait barder.
Elle revint plus vite que la Quarienne l'eut pensée. De façon expéditive. La demoiselle retomba sur Samus qui mordit elle aussi la poussière. La nuée d'araignée dont s'occupait la chasseuse de prime recouvrit les trois protagonistes. Samus et Kada se relevèrent subitement en chassant les insectes qui s'étaient accrochées sur elles au passage. Elle en profitèrent pour écraser le surplus. Reprenant son fusil d'assaut, la Quarienne continua de dégommer ce qui arrivait vers elle.
-Je ne t'attendais plus !
-J'ai eu un petit empêchement, avait dit Kadararan en tuant les araignées qui voulaient emporter Fitz loin d'elles. Elle le hissa sur son dos. Il faut qu'on se barre d'ici, et vite !
-Plus facile à dire qu'à faire ! , dit Phareis en se tournant vers les deux femmes. Il fut surpris de retrouver son coéquipier. Fitz ! Je... Vous l'avez... merci.
-Pas le temps de me remercier. On se bouge !
Elle ramassa son arme tombée au sol et coupa les pattes d'une multitude d'insecte en quelques coups. Ils furent tous surpris lorsqu'une voix profonde s'éleva du fond de la pièce.
-Par ici !
Tous les regards se tournèrent vers la source du bruit. Kadararan remarqua un éclat dans l'obscurité. C'était une sorte de boule métallique qui retombait dans leur direction.
-Bordel de... une grenade ! courrez !
Ils eurent à peine le temps d'amorcer quelques pas que la grenade explosa, vomissant des vagues enflammées qui embrasèrent les toiles. La pièce entière fut illuminée et le petit groupe aperçu la totalité des insectes qui vivaient ici. Il y en avait au moins plusieurs centaines, grouillant sur leurs toiles respectives. Les araignées fuyaient, apeurée, les flammes qui rongeaient leur habitat. Une sortie se profilait au fond de la pièce et juste devant se trouvait Torque qui tenait en respect les insectes désireux de s'enfuir par là.
Deekin lâcha son bâton qui venait de prendre feu suite à son contact avec une araignée enflammée et aida Ethan à parcourir la distance qui les séparaient du Turien. Les Galariens ne se firent pas prier et coururent en esquivant les toiles en feu qui leur tombaient dessus.
Samus et Kadararan fermaient la marche. La demoiselle avait rechargé ses armes avec les derniers cartouches thermiques qui lui restaient et arrosait les nuées d'insectes affolé entre deux arrêts. La Quarienne faisait la même chose avec son fusil d'assaut. Elles furent les dernière à rester dans la pièce, le restant du groupe s'étant déjà rendu dans le couloir du fond. Ils haranguaient les deux femmes pour qu'elles se dépêchent. Finalement, elles se retournèrent et coururent à en perdre haleine jusqu'à l'endroit salvateur. En entrant, elles repoussèrent les araignées qui voulaient s'échapper du même côté.
Torque activa un interrupteur qui fit exploser une charge de C4 qu'il avait placé près de la sortie. L'explosion mit à terre tout le petit groupe. De gros bloc de pierres se détachèrent du plafond qui bouchèrent l'entrée. Une chape d'obscurité tomba sur les protagonistes. Ils pouvaient enfin souffler. Kadararan fit glisser Fitz de son épaule et l'allongea sur le sol.
Un cliquètement alerta la demoiselle qui se releva subitement. Une dernière araignée -une géante, de plus d'un mètre de long- avait réussit à traverser en même temps que le groupe. Les Galariens activèrent les lampes torches et virent l'Asari tirer avec ses deux Carnifex sur l'insecte. Ce dernier se recroquevilla et mourut. Les armes de Kadararan fumaient. Elle baissa ses bras et s'assit sur le sol.
C'était terminé.
-Mes pistolets sont cramés. Personne n'a une cartouche pour les remettre en état?
Le silence qui lui répondit et les têtes baissées des Galariens en disait long sur le sujet. Kadararan rangea rageusement ses pistolet dans ses holsters attachés à ses cuisses.
-Je ne vais plus pouvoir les utiliser avant longtemps, à moins de les plonger dans de l'eau glacée.
Ethan s'approcha de Fitz qui était toujours convalescent. La lividité de son visage n'était pas de bon augure. Il palpa son cou pour prendre son pouls.
-Ce n'est pas bon, fit le médecin en sortant un thermomètre. Il a de la température. Il a dit quelque chose?
-Oui, qu'il avait été piqué. C'est grave?
L'humain jura.
-Sur terre, on appelle ça des araignée. Et ces charmantes bêbêtes mangent leurs proies en injectant un liquide dans leur corps qui liquéfie leurs organes. Ce qu'on vient de rencontrer ne doit pas être très différent de ces insectes-là.
-C'est vraiment dégoutant !
-C'est ce qui a du lui arriver.
-Il va s'en sortir ? , s'inquiéta Phareis.
Ethan se massa les tempes comme s'il réfléchissait. Il avait l'air énervé.
-On m'emmène ici pour soigner les vilains bobos des guerriers de l'espace. C'est louable. Mais que voulez-vous que je fasse lorsque l'on rencontre des créatures inconnues au répertoire, qui possèdent des facultés inconnues, des poisons inconnus et quand il est possible de se soigner en deux-temps trois mouvement en utilisant des capacités inconnues? Non, je ne peux rien faire pour lui, à part essayer de le tenir en vie le plus longtemps possible. Demandez-lui d'utiliser ses nouveaux pouvoirs biotiques pour se soigner, tant qu'à faire !
Fitz entendait le docteur de très loin mais trouva que c'était une bonne idée. Il suivit les conseils d'Ethan à la lettre et une intense et aveuglante lueur bleu l'entoura. Cela dura plusieurs longues secondes avant que ça ne cesse. Le Galarien se releva, sonné et encore faible mais bien vivant.
-Je vous préviens que mes honoraires seront exorbitants. Je veux être payé en heures et pas en bobo soignés, est-ce clair?!

~

Samus fixait Torque, les bras croisés. Le Turien n'avait pas bougé depuis qu'il les avaient tirés d'affaire. Il tourna son regard vers la Quarienne qui se renfrogna.
-Vous nous avez laissés dans le pétrin. Malgré que vous soyez intervenus à temps, je ne vous fais plus confiance.
-Je vous avais dis de ne pas remuer. Elles ne s'attaquent pas aux ombres.
-Pourquoi êtes-vous partis ?!
-Je n'avais pas été plus loin. Le passage n'était pas encore dégagé.
-Dégagé ? Que faites-vous, au juste ?!
-J'assure votre survie.
Il restait très vagues dans ses explications. Samus abandonna. Elle constata que le restant du groupe était prêt à partir. Sa compagne se mordillait les lèvres, certainement à cause de la faim.
-Vous croyez que ça se mange ? , questionna Kada en remuant le cadavre d'araignée du bout de son Katana pour vérifier qu'elle était bel et bien morte. Le restant du groupe la regarda avec des yeux ronds.
-Bon, d'accord, ça n'a pas l'air très appétissant, mais...
-Je ne veux pas faire entrer ne fut-ce qu'un bout de cette horrible arachnide dans mon estomac. Jamais, contesta Phareis.
Kadararan soupira longuement. Son ventre criait famine.
-Nous n'avons qu'à continuer, alors...
Et c'est ce qu'ils firent. Ils progressèrent dans les sombres tunnels pendant plusieures heures sans faire de rencontres notables. Kadararan eut quelques ennuis avec des chauves-souris grosses comme sa tête, ce qui lui valut une morsure dans le cou. Ethan fit quelques allusions à des créatures nommées "vampires" mais ne remarqua rien de dangereux dans cette blessure, il lui a seulement dit qu'elle risquait peut-être d'avoir des dents pointues et de vouloir boire du sang, ce qui terrifia la demoiselle. Samus la rassura en évoquant un mythe terrien. Kerat s'était bien fichu de sa tête et Kadararan l'avait envoyé boulé en lui rétorquant qu'en effet, elle avait bien envie de boire du sang Galarien.
Fitz se remettait bien. Il avait d'abord eu besoin de l'aide de Phareis pour marcher, mais ses forces lui revenaient peu à peu. Il était plus entreprenant et s'effaçait beaucoup moins qu'avant. Ce changement d'attitude s'opérait chez les Galariens sous la forme d'un regain d'assurance mêlé à une grande nervosité qui favorisait les crises de nerfs. Samus, Ethan et Torque semblaient les plus lucides du groupe et étaient les seuls à le remarquer. Ils n'en disaient mot cependant, mais leurs regards parlaient pour eux.
Alors qu'ils marchaient, aux aguets d'un éventuel danger, Kadararan perçut une lumière bleutée provenant du prochain embranchement. Intriguée, elle s'en approcha suivit du reste du groupe. Quel ne fut pas sa surprise d'apercevoir une ombre gigantesque juste avant de tourner le coin d'où venait l'étrange lumière.
Elle recula vivement.
-Mais qu'est-ce que... , se plaignit Kerat qui se cogna violemment contre son supérieur. Il jura.
Kadararan lui intima de se taire et pointa du doigt l'énorme ombre. C'était effrayant. La créature gigantesque était massive et se tenait sur deux pattes. Lorsqu'elle se tourna, dévoilant son profil, tous remarquèrent les énormes dents qui ornaient ses gencives. Ils reculèrent tous en silence. Arrivés à une certaine distance, le petit groupe s'arrêta.
-Vous avez vu cette chose ?! , s'inquiéta Fitz.
Phareis s'équipa de son fusil d'assaut, prêt à en découdre.
- Nous ne sommes pas aux bouts de nos surprises, il va bien falloir passer par là pour sortir.
Samus se tourna vers Torque et pointa son index contre son torse. Il ne le voyait pas, mais sa figure hargneuse demandait des réponses.
-Comment avez-vous fait pour contourner ça? vous avez bien été partout, non?
-Je ne suis jamais passé par là.
-Mais... mais alors, comment pouvez-vous savoir que nous empruntons la bonne direction?
-Vous allez voir que je n'ai pas encore pris ce chemin.
Il restait évasif, comme d'habitude. Samus le regarda d'un œil noir en serrant fermement son fusil à pompe. Elle voulait le garder à l'œil et ne l'avait pas autorisé à quitter le groupe. Il s'était montré coopératif, au grand étonnement de la Quarienne. Elle ne savait pas quelles étaient ses intentions même s'il semblait œuvrer pour leur bien. Et son attitude étrange n'était pas pour lui plaire.
-Très bien. Je ne vous laisserais pas faire un pas de plus sans nous. Nous nous occuperons de ça ensemble.
Le Turien acquiesça.
Kadararan avait sortit ses lames et était plus qu'excitée à l'idée de combattre cette choses. Elle s'était montrée intenable durant la marche et avait cherché à trancher n'importe quoi. Cette attitude belliqueuse inquiétait Samus qui mettait cela sur le compte des pouvoirs biotiques qu'avait éveillé le Quar-X.
-Quand j’étais plus jeune, on se racontait des trucs vraiment effrayants. Et cette apparition, ça me rappelle l’histoire d’un énorme monstre que l’on ne trouve que sur certaines planètes. On dit de lui qu’il coupe les vaisseaux en deux simplement avec ses dents !
"C’est un horrible monstre qui se fait appeler… Hamsterzilla !"

Long silence. Les protagonistes hésitaient à l'attitude à prendre après avoir entendu cette courte histoire. Ils avaient le choix entre la consternation ou rire aux éclats. Samus fut la première à prendre la parole.
-Tu n’étais pas un peu trop crédule quand tu étais jeune, toi ?
-Heinn ?!
-C’est l’histoire la plus idiote que j’ai jamais entendue ! , déclara Kerat.
-Pardon ?!
-Cet Hamsterzilla est si redoutable ? , fit Phareis entre deux éclats de rire. Par ce que je n’ai pris que de l’anti-éléphant rose !
-Hé !
-Deekin trouver que histoire fictive être effrayante, lui !
-Merci, mais Hamsterzilla existe vraiment.
Cette parenthèse avait au moins eut le mérite d'adoucir l'atmosphère. Tout le monde se mit d'accord sur la tactique à prendre : ils prendraient "Hamsterzilla" par surprise en arrivant d'un coup dans la pièce avec moult pétarades.
Guidés par l'Asari, ils avançaient tous silencieusement dans l'espoir de surprendre la créature. Ils arrivèrent à proximité de l'embranchement, et sous l'impulsion de Kadararan, entrèrent ensemble dans la pièce, armes levées.
Ils virent... rien du tout. La surprise ne les empêcha pas de regarder partout dans la pièce à se demander ou avait pu disparaître une créature aussi énorme. Ce fut Kadararan qui poussa la première une exclamation étranglée.
-C'est tout petit !
Les membres du groupe s'interrogèrent. De quoi parlait-elle, encore? Ils cherchaient un énorme monstre, et voila que la demoiselle parlait de quelque chose qui était minuscule? Chacun regarda à l'endroit ou Kadararan pointait son doigts. L'étonnement se lisait sur les visages. Tout le monde se relâchait.
L'ombre gigantesque provenait d'une créature minuscule qui s'était fichée en plein devant la source de lumière. C'était un hamster, animal que reconnu seulement Ethan. Il était blanc comme la neige à part le contour de ses yeux -de couleur bleu irisé- qui étaient cerclés de noir. Son regard n'était pas normal et cette lueur d'intelligence qui y brillait ne faisait pas penser à un animal ordinaire.
Kadararan rengaina ses katana et les autres suivirent son exemple en baissant leurs armes.
-J'ai pissé dans mon froc pour ça?!
-Je ne vous connaissais pas incontinent, Kerat.
-Très drôle, je me bidonne, lieutenant.
-Deekin aussi trouver ça marrant.
-Tu veux mon poing dans ta gueule?
-Moi parler d'Hamsterzilla, pas frapper Deekin ! Deekin gentil, s'inquiéta le Vorcha.
-Ce n'était pas si grave que ça, finalement, fit Phareis en allumant une cigarette.
-Je ne savais pas que tu fumais.
Le lieutenant cracha un filet de fumée.
-Cet endroit me met sur les nerfs. Il faut bien que je décompresse.

~

Une pause d'une dizaines de minutes avait été décidée. L'angoisse de trouver un horrible monstre disparu, le petit groupe pouvait enfin examiner la pièce plus en détail. Ils remarquèrent que la lumière bleutée venait de sortes de grandes herbes turquoises et fluorescentes. Leur présence mettaient les Galarien mal à l'aise et le simple fait de toucher cette plante leur était néfaste. Torque leur expliqua dans les grandes lignes qu'il s'était occupé de ces plantes qui proliféraient dans les ruines pour éviter au groupe leur contact désagréable. Ce qu'il ne révéla pas, par contre, c'était qu'elles irradiaient d'ezo et que leur présence même était un danger. Il s'occupa de cette partie-là et crama les herbes avec un lance-flamme improvisé.

La demoiselle était occupée à regarder le hamster. Celui-ci imitait Kadararan, prenant un air aussi désorienté qu'elle. Au bout d'un moment, il tourna la tête d'une façon trop craquante.
-C'est mignon, cette bestiole.
Le hamster sembla froncer les sourcils. Il n'appréciait visiblement pas qu'on l'appelle "bestiole". Kadararan n'hésita pas plus et se rapprocha de l'animal. Elle tendit un bras.
-Fais attention, Kada ! , fit Samus en s'avançant elle aussi. Il est peut-être dangereux.
-Un si petit truc ? Mais non, tu te fais des idées.
C'est ce moment-là que choisit le hamster pour mordre l'index de la demoiselle. Elle grimaça en sentant la morsure à travers son armure. L'animal, voyant qu'il était inutile de continuer, regarda l'Asari dans les yeux avant de monter sur son bras et de se réfugier sur son épaule.
-Hé !
Kadararan tentait de le déloger mais il changeait de place à chaque fois. Au bout d'un moment à se trémousser dans tout les sens, elle se rendit compte que c'était vain et qu'elle ne faisait qu'empirer les choses. Le hamster avait pris place sur la tête de la demoiselle.
-J'abandonne. Ce truc est plus rapide que moi.
À ces mots, l'animal descendit sur l'épaule de la demoiselle. Elle le prit dans ses mains et il se laissa faire. Le regard plein d'amour que lui lançait le hamster la déstabilisait. Elle ne pouvait pas laisser cette petite chose dans cet endroit dangereux.
Kadararan se tourna vers Samus.
-Dis, Sammy ?
-Oui ? , répondit l'intéressée avec un sourire. Elle avait assisté aux tentatives de Kadararan versus le hamster.
-Poutchy, c'est un peu comme un animal de compagnie, non?
Samus ria aux éclats.
-C'est une manière de voir les choses.
-Donc, si je fais entrer quelque chose d'équivalent dans le vaisseau, tu ne diras rien?
La Quarienne haussa un sourcil.
-Je vois ou tu veux en venir, et c'est non. Cet animal restera ici. Je ne veux pas repartir avec cette faune maudite à bord de mon vaisseau.
-Oh, Sammy ! S'il-te-plaît !
Il lui semblait que sa compagne avait pris le même air trognon qu'avait usé le hamster pour la convaincre. Samus resta muette sur le coup. Elle finit par soupirer.
-Bon... Je suppose que je n'y échapperais pas. On verra ça en repartant, s'il ne te quitte pas d'ici là.
Kadararan s'était déjà retournée pour s'occuper de son "nouvel ami". La chasseuse de prime arrêta d'y penser et s'assit sur une pierre non loin pour récupérer.
-Je vais t'appeler... , commença la demoiselle. Elle réfléchissait. Hamsterzilla ! C'est sympa, t'en pense quoi?
Le hamster montra les dents. Apparemment, il ne l'appréciait pas.
-Hé, c'est pourtant vraiment sympathique ! C'est un nom terrifiant, tu sais. Si il faut te battre, il vaut mieux avoir un nom qui fout la trouille aux ennemis. C'est un ascendant psychologique évident dans une bataille.
"Mais bon, je crois que je vais devoir trouver autre chose. Laisse-moi réfléchir... et que pense-tu de Frankenstein?"

Le hamster ouvrit grand ses yeux. Il semblait avoir adopté le nom. Ethan leva les yeux au ciel, ou plutôt, au plafond. Il était vraiment tombé bien bas, à soigner des blessures qui se régénéraient toutes seule et à tomber sur des Asaris qui parlaient aux hamsters.

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Taux de corruption de Kadararan: 42%
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Mer 1 Sep - 0:28

Sophia entra dans la cellule où l'on avait enfermé Mad Mel. Le turien, au regard dur, ne scillait pas. Tout son corps exprimait son charisme et sa determination, sa transpiration elle même diffusait sa force de conviction. L'asari, qui n'était qu'une offrande au chef de clan suite à des chantages sur sa riche famille, avait exercé son pouvoir de séduction sur son époux krogan et pouvait aller comme bon lui semble dans toute la forteresse. Elle demanda au geolier de partir pour rester seule avec le turien. Le garde grogna mais n'osa pas se confronter à la dame.

Sophia avait été envoyée en émissaire quelques mois plus tôt, ou plutôt en espionne auprès de Mad Mel, sa brute d'époux étant partie guerroyer contre d'autres clans. Il ne doutait pas que l'allégeance de sa femme n'était pas aussi solide qu'il le pensais et l'asari avait succombé au charme viril du guerrier.

Une fois qu'ils furent seuls, Sophia embrassa son bien aimé enchainé contre un mur.


« Je vous aime Mad Mel. » Fit elle entre deux langoureux baisers.

« Vous pouvez me faire sortir d'ici? » demanda le turien.

« Helas non! Vous êtes condamné à mort! Ils vont s'amuser à vous piétiner, vous eventrer et ballader vos... »

« Épargnez les détails. » fit le guerrier sans se décontenancer.

« Vous pouvez encore éviter ça, prenez ce puissant poison, vous mourrez sans souffrir. »

« Je ne peux pas faire ça! Je ne fuirai pas. Je ne suis pas un lâche. »

« Oubliez un peu votre orgueil, je ne peux pas vous voir souffrir. Prenez ce poison, s'il vous plait, pour moi, si vous m'aimez. » Elle éclata en sanglot et ouvrit la fiole, puis elle déversa le contenu dans sa bouche avant d'embrasser de nouveau son amour.

Mad Mel sentit le liquide se deverser dans sa cavité buccale. Il fit mine d'avaler. Sophia sanglota de plus belle et sortit en courrant avant que le turien ne recrache le poison.
Sophia était maintenant assise dans un couloir. L'image s'arrêta et Poutchy zooma sur son décoleté. A son goût, c'était vraiment une grande actrice. Il sauvegarda la prise d'écran dans sa mémoire et ferma le film.

Il regarda par le cockpit. Une violente tempête de sable s'abattait sur les vaisseaux, quelques uns étaient déjà à moitié enfouis et la visibilité était quasi nulle. Le drône était tiraillé entre l'inquiétude et l'ennui. Aucune connexion extranet n'était disponible et les communicateurs étaient brouillés par les radiations et le mauvais temps.

Il poussa un soupir synthétique. Il espérait revoir bientôt revoir son amie et cette déésse bleue aux courbes si voluptueuses.

Frankenstein semblait lui aussi apprécier les courbes, s'amusant à les parcourir dans tous les sens possible au grand damne de Kadararan. La situation amusait la quarienne qui ne put s'empêcher de rire. Mais l'asari semblait vraiment s'énerver rapidement et elle attrapa la créature par la peau du dos et la fusilla du regard en lui lançant un « ça suffit! » assassin. La bonne ambiance s'effondra, Samus semblait désolée par la réaction de sa compagne.

Les tunnels semblaient interminables. Il s'agissait d'une succession de couloirs creusés et de cavités naturelles. Plus ils progressaient, plus les grottes ancestrales se faisaient nombreuses. L'humidité augmenta aussi énormément. Les galariens avançaient prudemment pour éviter les goutes qui tombaient du plafond, se souvenant de leurs mésaventures dans le marais.

Samus s'agenouilla a coté d'une rigole et après un bref instant, plongea sa main dedan.

« Vous êtes folle?! » s'exclama Kerat

« Seulement de Kada. » répondit la quarienne naturellement sans porter grand interet à son interlocuteur. Elle était plus concentrée sur l'eau.

« Arrêtez vous! » ordonna t'elle au groupe. Celui-ci se tourna vers elle, la plupart lui lançant des regards interrogateurs sauf Deekin qui continua de marcher en la regardant, ce qui lui valu de se prendre une stalagmite dans un endroit douloureux.

« Qu'est ce qu'il y a sammy? » demanda Kadararan irritée par une migraine.

« Cette eau... est pure. »

« Cool on va pouvoir barboter dedans. Le vorcha avait besoin d'un bain, on le sent arriver à des kilomètres à la ronde! » s'écria Kerat en faisant mine de se pincer un nez imaginaire.

« Mieux que ça, sortez vos gourdes, il faut en profiter pour faire le plein. »

« Etoa préfère jus de pomme. »

« Le sol doit filtrer l'eau, bien vu quarienne! » félicita le lieutenant en regardant l'eau s'echaper de minuscules fissures.
Ethan s'essaya à boire le liquide, il fit une mine dépitée, peut être pensait il que l'eau de SR388 serait alcoolisée.


« Elle est un peu calcaire... mais on peut la boire sans problème. » finit-il par dire.

Le groupe se remit en marche et accéda à un large gouffre une rivière d'une dizaine de mètres de largeur s'écoulait dans un bruit assourdissant dû à une succession de cascades plus où moins hautes. Le niveau de l'eau n'était pas très élevé et les membres du groupes purent traverser à pied. Seul le Vorcha manqua de se faire emporter lorsqu'il trébucha sur un rocher. La quarienne le rattrapa in-extremis.


« Etoa pas bon poisson, lui nager comme caillou. Vous gentille avec Etoa! » Le Vorcha commença à serrer le bras de la chasseuse de prime pour lui faire un calin. Celle-ci le caressa délicatement de son poing en réponse.

« Pas trop quand même. »

Un escalier avait été taillé dans la pierre, escaladant la paroi humide et glissante. Le chemin passait ensuite derrière les cascades avant de remonter jusqu'au sommet du gouffre.

« L'air est vicié par là, on prend ce chemin. » trancha Torque sans consulter les autres membres du groupe et s'engageant sur les marches. La quarienne serra son poing, elle commençait à ne plus supporter les manières du turien. Comme tout le monde lui emboita le pas, elle ravala sa colère et fit de même.

Plusieurs fois, certains glissèrent mais à force d'entraide, ils réussirent à arriver au sommet. Certains passages étaient sinueux et vertigineux. La chasseuse de prime gardait toujours un oeil sur sa boussole. Ils prenaient principalement la direction du nord mais d'après ses estimations, ils avaient dévié vers l'est, les éloignant de leur objectif. Elle se demandait s'ils trouveraient un jour la sortie. Difficile de savoir avec précision combien de kilomètres ils avaient parcouru. Dix? Vingt? Peut être plus.


« Cette planète est étrange... »

« Voilà seulement que vous le remarquez lieutenant? Pour un galarien, vous êtes long à la détente. »

« Un manque de respect à votre supérieur peut vous valoir une mise à pied. »

« Pour cela faudrait il encore que nous revenions vivants. » fit Kerat sarcastique.

Phareis ne releva pas la phrase et continua sur son analyse.

« Cette rivière semble s'enfoncer de plus en plus profondément dans le sol alors que nous ne sommes pas en montagne. Il doit y avoir d'immenses réserves d'eau souterraines. »

« Surement » répondit Kerat, à moitié intéressé.

« Les fleuves en surfaces se perdent dans le désert à s'évaporent. Étrange cycle. Qu'en pensez vous Fitz? »

« Oh... euh... Oui, vous avez sans doute raison mon lieutenant. » fit l'intéressé, sortit de sa rêverie habituelle.

« Tu parles pas beaucoup hackeur! » s'exclaffa l'artificier.

« Je n'ai rien à dire voilà tout, je suis les ordres. »

« Et vous vous parlez trop » trancha Kadararan, coupant toute envie au galarien de rajouter quoi que ce soit.

Le groupe suivit le bord de la rivière vers l'ouest jusqu'à trouver une passerelle naturelle en pierre. Qu'ils s'empressèrent de traverser. Ils arrivèrent de nouveau dans des salles, de forme octogonales, emplies de diverses fresques murales. Le groupe décida de faire une légère pose.

Samus en profita pour jeter un coup d'oeil plus attentif aux dessins. Ils représentaient encore le peuple dauphin évoquant leur arrivée sur SR388 et la construction de leur forteresse. La suite semblait montrer de violents combats, certains dauphins étant représentés en noir, peut être pour symboliser les ennemis. La quarienne continua de suivre le fil mais le reste lui paraissait confus. Un dauphin noir était représenté a coté de ce qui semblait être la galaxie, il tenait dans ses mains une sphère bleue. Puis, la fresque continuait avec la représentation de SR388 et d'un objet stellaire, meteore ou vaisseau. Des éclairs furent dessinés dans le ciel ainsi que des plantes noires menaçantes. Le peuple dauphin était représenté en train de prier devant une sorte d'autel. Les derniers dessins étaient partiellement effacés mais la quarienne cru discerner un grand personnage noir de forme humanoide. Enfin, pour finir, ce même personnage noir était représenté face à lui même, de couleurs blanche et de laquelle émanait de la lumière.
Toute l'histoire était écrite en dessous par des symboles. La chasseuse de prime tenta de les analyser pour trouver des similitudes avec les dialectes connus mais aucune correspondance ne fut trouvée.


« Qu'est ce que tu regardes comme ça depuis tout à l'heure? On dirait que tu t'interesses plus à ce vieux mur qu'a moi. »

Il y avait encore une pointe d'irritation dans la voix de Kadararan mais Samus préféra ne pas jeter de l'huile sur le feu bien que l'envie lui en prenait.

« Cette fresque semble raconter l'histoire de cette planète. J'irai même jusqu'à dire qu'il s'agit d'une prophétie... »

« Pfeu, conneries, personne ne peut prédire l'avenir. »

Frankenstein jouait avec les longues proéminences crâniennes, passant de l'une à l'autre comme l'aurait fait un singe avec des lianes.

« Conneries ou pas, ça me laisse une drôle d'impression... »

« Laisse tomber. On va repartir, on a un truc à tuer je te rappelle. »

La quarienne haussa les épaules. Le groupe, malgré sa fatigue apparente, était prêt à continuer son chemin. Tous n'avaient envie que d'une chose: quitter ces foutus souterrains.

La même fresque se répétait dans toutes les salles successives. Kerat s'égosilla lorsqu'il vit la lumière du jour. Il s'agissait en fait d'un ingénieux système de miroir conduisant la lumière de la surface jusque dans les pénombres des lieux, mais cela donna bon espoir d'arriver enfin au bout.
Le groupe constata que le sol et les murs étaient de plus en plus recouverte par une substance organique peut écœurante et nauséabonde. Elle formait des sortes de bulles bleu translucide striée de veines vertes phosphorescentes. Lorsqu'ils marchèrent dessus, des bruits désagréable de succion et de sortes de gargouillement retentirent à chacun de leurs pas. La substance semblait réagir à leur présence et chaque contact stimulait la lumière produite. Bien vite, les « bulles » prirent de l'ampleur et atteignirent la taille d'un humain standard.
Pour progresser, le groupe n'avait d'autre choix que de pulveriser les membranes à coup de lames ce qui dégageait une odeur désagréable. Ethan fut pris de nausées. Le lieutenant Phareis lui confia son casque et une reserve d'oxygene. Les galariens ne semblaient pas affectés par les émanations. Kadararan était beaucoup plus pale que d'habitude, quant à Torque, il continuait inlassablement d'exploser les sphères. Samus, elle, se contenta d'activer son filtre olfactif.

L'ambiance était surnaturelle. Les membres du groupe avaient l'impression de patauger dans un bain de mousse géante. Des sons organiques saturaient les lieux.


« Là! Truc bouger! » s'écria le Vorcha en pointant une membrane dans laquelle on pouvait percevoir un mouvement régulier. Deekin s'approcha de plus près pour l'examiner. Lorsqu'il fut à quelques centimètres, la fine pellicule se déchira lentement en deux fentes croisées, laissant apparaître une créature enroulée sur elle même. Celle-ci pivota pour dégager ses pattes et sa longue queue puis bondit sur le visage d'Etoa qui se mit à hurler en battant l'air furieusement.

« Un parasite! » s'écria Samus avant de déloger la créature d'un magnifique coup de crosse qui assomma le vorcha par la même occasion. La quarienne termina l'animal d'une salve de son fusil d'assaut.

« On reste pas là! Ils sont jamais seuls. Ces saloperies ont dû s'installer dans ce truc, ça doit en être infesté. On sera vite surpassé. »

Torque hocha de la tête et avança de plus belle. La chasseuse de prime réveilla Deekin en lui mettant une grande baffe, ce qui eu l'effet escompté.

« Votre méthode de soin est originale, je devrai en prendre de la graine. » Constata le médecin.

« Moi pas d'accord... » fit le vorcha dépité.

Le groupe avança relativement vite dans des boyaux naturels. Torque explosa une grosse protubérance dégoulinante bloquant la totalité du passage et s'engagea. Il s'arrêta brusquement et un galarien ne pu éviter de se prendre son dos, manquant de le projeter dans un abime sans fond apparent. Derrière eux, les cris stridents et caractéristiques des parasites énervés se rapprochaient à toute vitesse. Torque alluma une torche et la lacha dans le précipice. Celle ci rebondit avant de sombrer dans la pénombre.


« Saute. » ordonna Torque au galarien. Kerat devint livide.

« Hein? Pourquoi?! Vas y toi! »

En guise de réponse, le turien le poussa. Kerat dégringola en poussant un hurlement, sa chute fut amortie par une bulle de grosse taille. Il se receptionna sur une deuxième boule. Il mit du temps avant de réussir à se calmer. Puis il alluma sa torche pour vérifier sa position. Il se trouva nez à nez avec deux mandibules suintantes d'un parasite soldat. Le galarien hurla de plus belle. Deux tirs bien placés du turien quelques mètres plus haut projetèrent la créature dans les méandres. Kerat repris le contrôle de ses membres tremblants avant d'annoncer d'une voix chevrotante.

« Je... Je pense que c'est bon ça à l'air solide et ça forme une passerelle, on doit pouvoir l'escalader aisément de l'autre coté. Descendez! Me laissez pas seul! »

Torque atterrit derrière lui de manière plus controlée.

« On avance » fit il en braquant ses yeux noirs sur le galarien.

Les autres membres sautèrent à leur tour sauf Kadararan. Samus constata son absence et son sang ne fit qu'un tour. Elle l'appela, inquiéte. L'Asari fermait la marche et n'avait pas resisté à l'envie de démontrer encore une fois ses talents. Elle faisait face à une armée grouillante de parasites prete à la tailler en morceau.

Malgré les appels répétés de la quarienne, la chasseresse s'élança dans la masse, oubliant complétement le petit animal perché sur son épaule. Celui ci tenta de se rattraper aux proéminences crâniennes de l'Asari mais lâcha prise, il rebondit au sol et se trouva nez à nez avec un prédateur trois fois plus gros que lui. Ses poils se hérissèrent et il poussa un cri de désespoir avant de fuir, bien vite poursuivit par la créature.

Kadararan vit son nouvel ami tenter d'échapper à son sort et fit volte face pour le rattraper. Malheureusement, il était trop loin et elle vit avec effarement le hamster glisser sur le rebord. Il se rattrapa in-extremis mais lâcha prise lorsque le parasite l'attaqua. Il chuta dans le précipice.


« Francky!! »

Samus enclencha son grappin qui se ficha dans la paroi rocheuse. Elle allait activer l'ascenssion lorsqu'une petite boule de poil s'accrocha à son casque, terrorisé. Il fut bientôt suivit par sa maitresse s'étant élancé dans le vide sans grande réflexion.
Les parasites affluèrent dans la passe et menaçèrent d'arriver jusqu'à elles.


« Pas le temps de te remonter les bretelles! Grouille toi! » ordonna la chasseuse de prime à la chasseresse. Celle-ci la regarda durement avant d'obéir. L'animal resta caché sous le voile de la quarienne, ne voulant plus exposer son museau à ce lieu hostile.

Le reste du groupe était maintenant arrivé sur une petite corniche. Un passage de deux mètre de largeur sur un mètre de hauteur se présentait à eux.


« Je refuse d'entrer là dedan! » S'égosilla Kerat.

« Clostrophobe? » demanda Fitz avec un petit sourire narquois.

« Ouai... nan! Je veux pas c'est tout. »

Torque jeta un coup d'oeil vers le précipice. Les deux retardataires commençait à grimper tandis que les milliers de parasite continuaient d'affluer et envahir la passerelle organique. Torque dégoupilla une grenade incendiaire et la lacha. Elle se coinça entre deux bulles avant d'exploser, réduisant à néant le pont et commençant à bruler le reste de la fibre organique qui s'avérait hautement inflammable.

La quarienne jura et augmenta la candence pour ne pas se faire rattraper par les flammes. De l'autre coté, les cris d'agonie des parasites fusaient, le feu se rependant dans toute leur ruche.

C'est à bout de souffle que les deux compagnes arrivèrent sur la corniche.


« Il est con! Comment on va faire demi tour?! Il a brulé le pont! Je rentrerai pas dans ce boyau! C'est trop étroit! Et si on rencontre d'autres de ces bestioles là dedan? »

« Calmez vous Kerat! » somma le lieutenant.

« On ne sait même pas si ça débouche quelque part! Si ça se trouve nous sommes pris au piège à cause de ses conneries! »

Torque, d'un mouvement rapide, pointa le canon sur la bouche du galarien qui se tût immédiatement.

La quarienne intervint.


« Baissez votre arme pirate! Il n'a pas totalement tort et encore une fois vous avez failli nous faire tuer! »

Le turien regarda la quarienne avec ses yeux noirs. Ainsi elle avait deviné son statut de corsaire. Samus avait eu le temps de tourner et retourner cette question dans sa tête et il s'agissait de la seule option probable. Torque ne pris même pas la peine de réfuter.

« Nous n'avons plus le choix maintenant, je passe devant. » fit il en rangeant son arme.

« Non. C'est fini. C'est moi qui dirige cette expédition, je passe devant, j'en ai plus qu'assez de me laisser balader par vous! »
« Soit. A votre aise. » se contenta de conclure le turien.

Franky sauta de l'épaule de la chasseuse de prime pour atterrir sur Kadararan. Celle-ci, affalée contre le mur l'air abattue regagna le sourire lorsque le petit animal vint lui faire un calin.


« Tu ne me refais jamais ça toi hein! » fit elle en frottant le rongeur contre sa joue. Même si, en réalité, tout était de la faute de l'Asari, le rongeur remonta sur son crane prêt à repartir à l'aventure. De l'autre coté du précipice, les parasites survivants continuaient d'hurler leur mécontentement.

Samus, après avoir jeté un regard assassin à Torque, s'engagea dans le boyau, suivit par Deekin, les trois galariens, Ethan et Torque. Kadararan fermait la marche.

La progression était difficile. Ceux qui n'avaient pas de casque devaient bien faire attention à ne pas se cogner. Etoa hérita de quelques bosses.


« Vie de Vorcha que douleur! »

Bien qu'il y avait encore des traces de l'étrange fibre organique sur les paroi, celle-ci se fit de plus en plus rare et disparu entièrement, laissant place à des champignons bleus diffusant une lueur douce. Passant extrêmement proche des végétaux, le détecteur de radiation de l'armure de Samus se mit en alerte. Ces amanites étaient saturés d'Ezo-x. Bien inoffensifs, la quarienne indiqua au groupe de ne pas entrer en contact avec et d'accélérer le mouvement pour ne pas rester exposé.

Sur SR388, le temps change vite, très vite. L'air froid de la surface non exposée à la lumière du soleil rencontre l'air brûlant du désert, ce qui donne lieu à des orages magistraux d'une violence ïnouie. La faune et la flore avait réussis malgré tout à s'acclimater. Un Varren renifla l'air ambiant. Suivant son instinct animal, il prit soin de rentrer ses petits et de se mettre lui même à l'abris dans son terrier creusé en hauteur pour éviter de mourir noyé lors de ces pluies diluviennes.

Samus constata avec horreur que le niveau de l'eau commençait à augmenter. Il fallait se dépêcher de sortir de cet endroit avant que le courrant ne soit trop important ou l'eau trop haute pour pouvoir réspirer. La Quarienne était la seule à avoir une combinaison lui permettant de survivre dans ces conditions. Elle fit part de ses craintes aux autres membres ce qui suffit amplement à les motiver à avancer prestement.

L'eau montait très rapidement. D'une fine rigole ils passèrent à un petit ruisseau. Pataugeant tant bien que mal et s'aidant de leurs bras et de leurs mains pour se mouvoir plus rapidement avec les prises sur les parois décidément bien trop lisses, les membres du groupes progressèrent tant bien que mal. Ils se trouvaient maintenant plongé dans le liquide jusqu'au menton. Kerat n'arrêtait pas de répéter qu'ils allaient tous mourir mais préféra bien vite se taire pour ne pas boire la tasse. Frankenstein quant à lui tentait tant bien que mal de rester à flot en s'accrochant de toutes ses forces à Kadararan. Celle-ci décida d'utiliser une de ses mains pour le maintenir sur son épaule.

Samus ne voyait plus rien, l'eau éclaboussant sa visière. Elle ne se fiait plus qu'a son scanner courte portée. Elle détecta une faiblesse structurelle dans le plafond. Elle décida de s'arrêter au grand étonnement des autres. Ecartant les jambes pour se maintenir sur les parois sans se faire emporté par le courant et libérant ainsi ses deux mains, elle pianota sur son omnitech et agrandit la zone de son bouclier. Celui-ci prit tout le passage, bloquant ainsi temporairement l'arrivée d'eau. Néanmoins, la pression augmentait rapidement et il ne tiendrait pas plus de quelques minutes.


« Qu'est ce que vous faites?! Ça ne va pas durer éternellement! » s'écria Phareis qui perdait lui aussi son sang froid.
« Il y a une poche d'air au dessus, c'est notre seul chance. Il faut juste que je perce cette parroi, il n'y a que quelques centimètres de pierre. » Tout en parlant, elle activa son laser situé sur son poignet et le régla sur le mode « découpe ». Elle se mit au travail, formant un cercle. Les batteries de son armure baissaient très rapidement. Elle termina donc le travail en donnant de violents coups de coudes, se broyant pas la même occasion les cartilages. Faisant fi de la douleur, elle reussis à faire effondrer la fine couche qui la séparait de la cavité supérieure. Elle ordonna aux autres de monter rapidement avant que le bouclier ne cède. Tous passèrent. Kadararan mit son animal de compagnie en sécurité et s'extirpa également du boyau, accédant à la salle naturelle mais close qui devait faire une dizaine de mètres carré seulement. Une fois au sec, elle tandis sa main pour aider sa compagne à sortir. C'est à ce moment que le bouclier céda. Samus, pris au dépourvu, n'arriva pas à se maintenir, l'eau sous pression la frappa de plein fouet et elle fut emportée par le courant.

Kadararan lança un cri de désespoir et était prête à se lancer dans le torrent pour retrouver sa compagne mais une poigne puissante l'arrêta, l'empêchant d'agir.

« Vous ne pouvez plus rien faire. » Fit Torque de sa voix caverneuse.

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Kadararan



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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Lun 13 Sep - 2:08

L'eau était glacée. Les batteries de sa combinaison épuisées, plus rien ne protégeait Samus des intempéries. Elle essayait tant bien que mal de tenir sa position malgré le froid qui engourdissait ses muscles.
Samus, après avoir été emportée d'une centaine de mètre par le courant, s'était stabilisée en coinçant ses lames de coudes dans les minuscules cavités de la roche. Elle avait écarté ses jambes pour avoir un appui solide. Malgré tout, la force du torrent était démentielle et la Quarienne avait de plus en plus de mal à résister.
Ses forces la quittait lentement. De plus en plus engourdis par le froid, ses bras et ses jambes commençaient à saturer. A cause de l'effort, une douleur atroce vrillait ses muscles. En résistant assez longtemps, le niveau de l'eau finirait bien par descendre et elle serait alors quitte à refaire la centaine de mètre qui la séparait du reste du groupe. Le problème, c'est qu'au lieu de décroître, le courant augmentait.
Sa réserve d'oxygène baissait inexorablement. Samus serra les dents pour éviter d'hurler à cause de la douleur qui se faisait de plus en plus présente. Elle voulait conserver ce qui lui restait d'oxygène.
Sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit, une de ses jambes fut emportée vers l'arrière et cela déstabilisa son appui. Elle fut emportée dans les ténèbres du tunnel.

-Vous ne pouvez plus rien faire, fit Torque de sa voix caverneuse.
Kadararan fixa le trou avec des yeux ronds. Elle ne pouvait se résoudre à penser à la perte de Samus. C'était impossible qu'elle disparaisse aussi facilement.
La demoiselle tourna sa tête et regarda Torque, haineuse. Le Turien pouvait sentir la colère qui la submergeait mais il resta impassible, comme à son habitude. Kadararan serra son poing si fort que ses jointures devinrent blanches.
Elle voulait frapper Torque mais son bon sens l'en empêcha. Malgré tout, elle savait bien qu'elle n'aurait pas pu tenir plus de quelques minutes sous l'eau, contrairement à sa compagne. Kadararan prit sur elle, bien que sa colère ne désenfla pas. Elle fusilla le Turien du regard avant de se soustraire à sa poigne et de partir de l'autre côté de la minuscule salle pour s'éloigner du groupe. Les Galariens la regardait, l'air désolé, bien qu'ils ne pouvaient rien y faire.
Il y avait encore un espoir, mais l'attente était longue. Kadararan rageait. Elle marchait le long des parois comme un fauve en cage et personne ne voulait la déranger. Les Galariens avaient bouchés tant bien que mal le trou par une large pierre plate. Cela n'empêchait pourtant pas le niveau de l'eau de monter.
Kadararan tournait en rond même si l'eau avait atteint ses genoux. Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé depuis que Samus avait été emportée par le courant mais pour elle, c'était déjà trop. Elle s'arrêta en pleine marche et fixa un pan de la caverne ou étaient gravé les mêmes inscriptions qu'ils avaient "analysés" un peu plus tôt. Son self-control avait été beaucoup trop éprouvé ces temps-ci, et le simple rappel de ces foutues ruines qui l'avait éloignée de Samus la mit hors d'elle. Elle serra les dents et frappa la fresque de toutes ses forces.
Elle s'était éclaté les jointures, mais Kadararan n'en avait que faire. Sous l'abattement, elle était tombé à genoux. Son sang s'écoulait hors des fissures de son armure, preuve de sa main blessée. Elle ne pouvait rien faire d'autre qu'attendre et s'y résigna.
À moins qu'il n'y ai une sortie quelque part. Cette fresque n'était pas là par hasard.
La demoiselle leva la tête et vit une statue d'un homme-dauphin assis sur un trône sculpté dans la pierre. C'était une œuvre d'art, aux décorations et à la découpe si précise qu'il lui semblait impossible d'avoir été sculptée à la main. Elle examina les symboles plus attentivement et un hoquet d'étonnement s'échappa de ses lèvres.
-Je reconnais ce symbole !
Ethan, qui avait entendu ces propos, s'approcha de Kadararan.
-C'est de l'Asari?
-Ce n'est sûrement pas de l'Asari. C'est de l'ancien Asari. Et pour parler "d'ancien" avec ma race, il faut quand même y aller. Ce dialecte est vieux de plusieurs millénaires, voire plus. Et ce symbole représente étrangement une déesse de mon peuple. Cela signifie "le changement". Cette déesse, c'est Athamée qui a, comme les Asaris, trois stades de développement : demoiselle, matrone et matriarche.
-De l'ancien Asari? Est-ce comparable au latin chez les humains?
-Je ne sais pas ce qu'est "le latin".
-C'est une langue morte, connue aujourd'hui seulement des historiens et de certains scientifiques. Si c'est le cas, je suis surpris qu'une guerrière comme vous connaisse un ancien dialecte.
-Vous me prenez pour une imbécile ?!!
-Euh, non, c'est simplement surprenant... euh... Bon, je n'ai rien dit, essaya de se justifier le médecin. Il n'avait pas envie de se mettre cette Asari à dos.
Kadararan ne continua pas la discussion. Elle était fascinée par ce qu'elle avait découvert, mais sa curiosité passerait en second plan jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé sa compagne. La demoiselle se releva pour faire face à la statue. Une petite console ronde, qui semblait avoir la même texture que la pierre mais qui était chaude au toucher, avait une main à quatre doigts dessinée à sa surface. Ses contours illuminaient d'une faible lueur bleu. La demoiselle mit un doigt sur le dessin qui s'enfonça dans la pierre comme si elle touchait du caoutchouc. Elle fut interrompue par Kerat.
-Ne touche à rien ! Je n'ai pas envie d'être encore plus dans la merde !
Faisant fi de l'interdiction du Galarien, la demoiselle posa l'entièreté de sa main sur le dessin.
Rien ne se passa.
Elle grommela en regrettant pour la première fois d'avoir, comme les humains, cinq doigts. De toute façon, elle n'avait pas connaissance d'Alien ayant quatre doigts. C'était une première. D'exaspération, Kadararan porta un grand coup du plat de son poing sur la petite console. À cause de son grand âge, sa frigidité s'était accrue et elle ne résista pas bien longtemps ; le poing de la demoiselle traversa aisément la curieuse matière dans un bruit de craquement. Des éclats pareils à du plastique se détachèrent de la console.
Ce qu'elle ne savait pas, c'était que le mécanisme d'une petite trappe, en réalité extrêmement simple, avait sa sécurité implémenté dans la console. En la détruisant, Kadararan fit sauter plusieurs loquets qui servait à la maintenir fermée.
Un bruit de mécanisme leur parvint. Kerat échappa un cri aigu qui bien plus tard lui valu des remarques moqueuses de la part de ses compagnons. Quelques longues secondes passèrent, troublées par les cliquètements, avant qu'une trappe ne s'ouvre dans un chuintement caractéristique aux pieds de la statue.
-Pas trop tôt ! Ca marche toujours comme ça, dit-elle devant les Galariens choqués. Un coup de poing sur la machine et tout est réglé.
Les regards ébahis du petit groupe fixaient la cache découverte. Kadararan n'attendit pas plus longtemps, l'excitation et surtout l'envie de trouver un passage pour sortir rapidement de cet endroit exigu lui intima de découvrir se qui se cachait là-dedans. Elle se baissa et activa la lampe torche de son carnifex pour y voir quelque chose. Au centre de la cavité trônait... un bracelet. La demoiselle le prit sans réfléchir et se releva, déçue.
-Quoi, c'est tout ?
Les Galariens soufflèrent, rassurés. Ce n'était pas un simple bracelet qui allait leur donner des ennuis. C'était une réaction bien mal pensée.
La demoiselle regardait sa trouvaille. Rien d'exceptionnel, selon elle "un truc bon à jeter". Elle pensa à Samus qui aurait certainement été intriguée par un tel objet et sa douleur revint subitement.
Le bracelet s'illumina et commença à s'étendre sur sa main. Il recyclait l'armure de Kadararan comme le ferait un omni-tech, bien que cette dernière ne soit pas vraiment d'accord.
-Mais... ! Hé, s'indigna la demoiselle. Il se passe un truc bizarre !
Le bracelet, qui ressemblait plutôt à une mitaine à présent, avait déjà goulûment avalé le gant de la demoiselle. Il s'attaquait à présent aux avant-bras. Kadararan sentit une douleur vivace là ou le "bracelet" avait déjà étendu son emprise. Cela ressemblait à des piqûres. En vérité, des nano-robots avaient été relâchés dans ses veines pour travailler "de l'intérieur". Le bras presque complètement mis à nu par l'appétit de cette chose, la membrane grise qui s'était formée à la place de son armure rapetissa subitement pour ne plus former qu'une mitaine. Des signes étranges ressemblant fortement à un circuit électrique se formaient sur l'entièreté de son bras. Ils illuminaient d'une légère lueur bleue, comme si des diodes avaient été incrustées sous sa peau.
Kadararan avait regardé le spectacle avec horreur. Elle était à présent pantoise, à fixer son bras comme s'il ne lui appartenait plus. Torque n'avait pas cillé mais était intrigué. Les Galariens ne disaient pas un mot, plus effrayés qu'autre chose.
Ce fut Ethan qui s'avança vers la demoiselle le premier. Il activa l'interface holographique de son omni-tech et passa le bras de l'Asari en détail.
-On dirait que seule la structure de la peau à subit un changement. Comme si on y avait inséré des composantes électroniques. Cette lueur bleue, par contre, n'est pas normale. C'est de l'élément zéro, non?
"Quoi qu'il en soit, je ne décèle rien de vraiment dangereux, bien qu'un suivit pour vérifier si cette chose ne s'étend pas sera nécessaire. Il serait difficile d'enlever les minuscules composantes électroniques que je décèle sous la peau. Et le bracelet?"

-Je ne sais pas, je n'arrive pas à le retirer !
Comme pour illustrer ses paroles, la demoiselle tenta vainement de faire glisser la mitaine d'un gris argenté qui prenait la forme de sa main et s'adaptait aux mouvements. Elle semblait accrochée à sa peau.
-Cette saloperie à même bouffé mon omni-tech ! rugit Kadararan qui s'énervait de plus en plus.
À peine eut-elle pensé à son outil à tout faire que l'hologramme orange si particulier apparut autour de son bras. Elle en resta abasourdie.
-Recyclage ? Absorption de technologie xéno et application? Cela m'a tout l'air d'être une merveille technologique, intervint Fitz visiblement intéressé.
La demoiselle vérifiait ses données en ronchonnant.
-Du moment que tout est toujours là...

Les pluies étaient capricieuses sur SR-388. Elles se finissaient aussi subitement qu'elles apparaissaient. À la surface, un Varren sortit la tête de son terrier situé en hauteur et regarda le ciel. Une dernière goutte s'abattit sur sa truffe. Les nuages avaient enfin finis de recracher l'humidité qu'ils contenaient. Ils étaient en train de se disperser tout aussi vite qu'ils étaient arrivés.
Samus, de son côté, avait été emportée jusqu'à la sortie du boyau rocheux qu'ils avaient empruntés une dizaines de minutes auparavant. Elle tenait tant bien que mal, un grappin accroché dans une aspérité de la pierre. La Quarienne était consciente de la chute qui l'attendait si elle se laissait aller. Quelques mètres derrière elle, l'eau s'écoulait vers le précipice. Elle essayait de ne pas penser à la mort douloureuse qui l'attendait si jamais elle lâchait prise.
À son grand soulagement, le niveau baissait déjà et beaucoup plus vite qu'il n'était monté. À peine eut-elle été libérée de la force du courant que Samus décrocha son grappin et se laissa tomber sur la petite corniche qui précédait le passage. Elle était frigorifiée et exténuée. Le moindre mouvement la faisait souffrir. Elle eut une dernière pensée pour Kadararan avant de fermer les yeux.

La demoiselle fit basculer la pierre plate pour révéler l'entrée par laquelle ils avaient accédés à cette caverne et qui était aussi leur porte de sortie. Le niveau de l'eau avait baissé de manière spectaculaire et Kadararan n'avait pas attendu pour se mettre à l'œuvre. Alors qu'elle s'apprêtait à sauter dans le trous pour aller retrouver Samus, Torque l'arrêta encore une fois dans son geste. Elle bouillonnait de rage, à présent, et se retourna violemment pour faire face au Turien. Celui-ci la regarda avec un air entendu.
-Il n'a pas tord, fit Phareis qui interpréta le geste du Turien. On ne sait pas si votre amie à survécu. Nous n'avons pas le temps de retourner en arrière pour le vérifier.
-Mais... mais, bafouilla Kadararan.
-Elle nous a sortit de là. Je ne la remercierais jamais assez, mais nous ne pouvons pas prendre le risque de perdre du temps. Je prierais pour elle.
-Vous êtes ingrats ! C'est à elle que vous devez votre survie. Je... vous... vous me dégoutez.
Kerat soupira.
-Tu ne comprends pas, hein? Ta copine est morte. Elle est tombée dans le précipice.
-Je ne l'abandonnerais pas ! Jamais !
Ce faisant, Kadararan s'arracha brutalement à la poigne du Turien et se laissa tomber dans le conduit. Elle refit le chemin en sens inverse le plus vite qu'elle put, ne s'épargnant ni les bosses, ni les écorchures.
Torque et les Galariens ne perdirent pas de temps à la rattraper et s'engagèrent dans le sens inverse, là ou devait se trouver la sortie présumée. Ils avaient une mission à accomplir et ne se laisseraient pas ralentir. Dans l'espace, la flotte concilienne faisait leur possible pour mettre les pirates en échec et ils n'étaient pas assez ingrats pour les laisser subir cet enfer trop longtemps.

Au fur et à mesure de son avancée, Kadararan s'inquiétait de l'état de Samus. Ce qu'elle apercevait le long des parois ne lui plaisait pas. De longues rayures sur la roche indiquaient à quel point Samus s'était débattue pour ne pas se laisser emporter par le courant. Elles n'en finissaient pas.
Kadararan était de plus en plus abattue. Elle était presque au bout du tunnel et elle ne voyait aucune traces de la Quarienne. Les dires de Kerat allaient peut-être s'avérer justes.
Une larme coula de son œil droit avant qu'elle ne découvre une forme familière.
-Samus, s'écria Kadararan en forçant le pas.
Elle arriva rapidement près de la Quarienne. Son inaction l'inquiétait. Kadararan entreprit de la secouer doucement et, l'inquiétude aidant, elle enleva prestement la visière de Samus. Sa compagne avait les yeux mi-clos et son teint avait pris une couleur bleutée.
-Sammy, est-ce que tu m'entends? Plus de peur que de mal j'espère, hein?
Franky sortit du col de Kadararan. À cause des derniers évènements, la demoiselle l'avait complètement oublié et ce dernier ne s'en portait pas plus mal. Le hamster sauta sur Samus et entreprit de frotter son pelage contre son visage engourdis.
La Quarienne échappa un gémissement pour indiquer qu'elle était toujours consciente. Rassurée, Kadararan posa sa main sur la joue de sa compagne.
-Tu es frigorifiée. Ton armure n'améliore pas ton état, avait-elle dit en retirant la combinaison glaciale de Samus. Elle avait pris le coup de main, avec le temps. Les armures Quariennes étaient complexes, bien plus que les armures standard construites par les autres races. Cependant, celle de Samus était pensée pour se retirer plus facilement et les composantes s'emboîtaient sans trop de mal. Une fois la dernière pièce d'armure retirée, révélant la combinaison moulante noire que la chasseuse de prime enfilait avant de mettre son armure, Kadararan entreprit de faire la même chose. Elle enleva la pièce d'armure de son torse et celles de son bras gauche. On va te prendre pour une Asari si ta température ne remonte pas.
Et la demoiselle prit sa compagne dans ses bras. C'était quelque chose qu'elle avait appris sur le tas. À défaut de couverture pour réchauffer quelqu'un, la chaleur corporelle était un bon substitut. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Samus retrouve des couleurs.
La Quarienne sentait le souffle chaud de Kadararan sur sa nuque. L'Asari frottait sa joue contre celle de sa compagne. Front contre front, les lèvres glacées de Samus rencontraient celles, tièdes, de la demoiselle. Il n'y avait pas plus réconfortant.
Lorsqu'elle fut un peu plus ragaillardie, Kadararan retira sa veste à laquelle il manquait une manche et la plia avant de la mettre sous la tête de Samus. Elle entreprit de créer des petits cubes aux propriétés inflammables et sans émanations toxiques avec son omni-tech avant de les empiler en pyramide. Ils s'enflammèrent rapidement après avoir reçu une étincelle venant d'un court-circuit créé volontairement avec son outil à tout faire.
Kadararan s'allongea auprès de Samus et la prit dans ses bras. Le feu aidant, la Quarienne retrouverait rapidement sa motricité, mais pour l'instant, elles ne pensaient qu'à l'instant présent.
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Samus Elhe'haria

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MessageSujet: Re: NEMESIS: Groupe 1 TRFS   Mer 29 Sep - 17:13

La neige battait le corps recroquevillé de la quarienne. Tremblotante, elle s'enroulait dans ses bras, ne contrôlant plus aucun de ses membres dans ce bain de glace. Le froid transperçait son armure et la faisait souffrir jusqu'au plus profonds de ses os. Elle lutait pour rester consciente dans ce blizzard givrant mais le peu de force qui lui restait s'évanouirent rapidement. Ainsi allait perir la grande Samus? Elle eut une dernière pensée pour l'amour de sa vie, interrompue par un dernier hoquet, avant de sombrer définitivement dans les méandres de l'inconscience.

Le poids sur ses épaules se libéra rapidement, elle se sentait légère, glissant lentement dans une douce chaleur réconfortante. Ainsi donc il y avait bien quelque chose après la mort. Elle ouvrit les yeux pour découvrir un ange, un être avec une aura divine qui se rapprochait d'elle... et l'embrassa à pleine bouche. Les lèvres bleutées de la quarienne retrouva rapidement des couleurs et sa langue engourdie repris vie. Elle connaissait cette sensation, ce goût si particulier mêlant le sucré et le salé. Son cerveau se remis en marche et elle se rappela de tout. Elle n'était pas morte dans un blizzard sur une planète gelée. Elle reprit conscience de son environnement. Elle était sur SR388 et avait été séparée de son groupe. Cet ange, c'était Kadararan qui était revenue la chercher et qui la réchauffait. Elle se rendit compte que l'asari était tout contre elle, l'enserrant dans ses bras et entre ses jambes. Petit à petit, elle regagna ses sensations et par la même occasion l'usage de ses membres. Kadararan continuait à l'embrasser langoureusement, jouant avec sa langue. Samus la serra dans ses bras, heureuse de la retrouver.

Malgré l'espace restreint du passage, elles enchainèrent leurs corps. Plus Samus retrouvait ses forces, plus le désir brûlait en elle. Kadararan massait désormais les formes de la quarienne plus qu'elle ne les caressaient, continuant de lui couvrir le cou et la poitrine de baisers. La chasseuse de prime entreprit de faire de même, se laissant aller à sa soif de plaisir, oubliant totalement l'environnement hostile et les lieux autour d'elles. L'asari se retrouva à cheval sur le ventre de sa partenaire, frottant ses cuisses et son entrejambe sur le bassin de la quarienne qui avait désormais regagné ses capacités physiques. Elle empoigna fermement les hanches de la chasseresse qui, en réponse, lui saisit son cou à deux mains et l'embrassa avec une passion débordante. Ses yeux devinrent d'un noir ébène et Samus sentit son système nerveux se fondre dans celui de sa moitié, elle se cambra sous l'effet du plaisir avant que l'Asari ne décide de passer aux choses sérieuses.


« C'est encore trempé » fit Kadararan en renfilant sa combinaison. « Tu vas remettre tout ça? »

« Ai je le choix? Je me vois mal sortir nue, qu'il t'en plaise ou non. » badina Samus en lançant un regard plein d'amour à l'Asari. « Une fois dehors, les batteries devraient se recharger et le tout devrait sécher rapidement. »

En temps normal, l'eau n'aurait pas dû pénétrer la combinaison de la chasseuse de prime, l'ouverture des micro-alveoles composant la matière spécifique des armures quariennes étant gérée par l'IV intégrée. Celle-ci n'étant plus alimentée, elle avait dû dysfonctionner et rouvrir tous les pores. Samus s'équipa et vérifia que ses armes n'avaient pas subis de dégats. A son grand soulagement il n'en était rien. Elle attrapa farouchement Kadararan et l'embrassa voracement une dernière fois avant de remettre son casque.

« Merci » se contenta de dire la quarienne, sachant qu'aucun mot ne pouvait décrire la reconnaissance qu'elle avait pour l'Asari. Celle-ci sourit en coin, les yeux pétillants d'un désir vorace, décidément insatiable.

« Si ça avait été moi... »

« J'aurai sauté directement dans l'eau pour te retrouver. » fit Samus.

« L'envie m'en a pris mais... »

La quarienne caressa le visage de l'Asari.

« Ne t'inquiète pas, ce n'étais pas un reproche, heureusement que tu ne l'as pas fait. »

Elle sembla remarquer le bras de Kadararan.

« Mais... »

« Euh oui ça. Rien de grave, je t'expliquerai plus tard. Pour le moment j'aimerai sortir de ce tunnel humide. » coupa la chasseresse, préférant repousser l'examen minutieux auquel se prêterait sûrement sa compagne.
Celle-ci, après avoir froncé les sourcils, convint qu'il était temps de s'extraire de ce passage maudit.

Kadararan pris donc la tête, pouvant eclairer le passage avec sa torche. La quarienne pesta plus d'une fois contre ses systèmes défaillants, se trouvant presque aveugle. Elle se cogna plusieurs fois et esquinta son voile. La chasseresse lui expliqua tout ce qui s'était passé après sa disparition dans le torrent, insistant bien sur le sang d'encre qu'elle s'était faite. La quarienne se dit qu'elle n'aurait pas eu la même patience si les rôles avaient été inversés. Kadararan lui parla de l'étrange bracelet et du peu qu'elle en avait appris sur lui, puis l'informa que l'autre groupe continuait sa route, la considérant comme morte.

La quarienne pris cette dernière donnée calmement. Ses chances de survies étaient en effet très faibles et c'était un miracle si elle était encore là à pouvoir admirer les courbes de l'Asari. Cette dernière pensé la surprise, la lubricité de Poutchy devait déteindre sur elle, mais elle convaint qu'elle était simplement complétement dépendante des calins et de l'amour de la chasseresse.
Auparavant, elle aurait pris ça pour une faiblesse mais cela était devenu l'une de ses plus grande force. Pour la première fois Samus avait le désir de se poser et de profiter un peu plus de la vie. Du moins se poser...

Kadararan continua a avancer tel un félin dans le conduit de pierre contrairement à la quarienne et son armure massive. Elle constata avec effroi les marques tout le long des parois, se souvenant avec douleur de sa lutte contre la force naturelle de l'eau.


« Lieutenant! La situation est intenable! » hurla Kerat pour couvrir le vacarme des tirs.

« Je le vois bien! » Le galarien réfléchissait à toute allure. Il se maudit de n'avoir pas attendu la chasseresse, sa présence aurait été plus que nécessaire. Ils étaient non seulement en inferiorité numérique, mais ne disposaient d'aucun couvert sur une distance de cinquante mettre, pas le moindre rocher. Allongés dans un petit relief leur fournissant une protection relative, les deux galariens étaient allongés et arrosaient à l'aveugle le campement. Fitz quant à lui était resté à la lisière de la forêt munis d'un sniper.

Il shoota la tête d'un butarien qui fut transpercé de part en part. Le garde, situé dans le mirador Sud, s 'écroula dans une gerbe de sang. Le hackeur écarquilla ses yeux globuleux lorsqu'il le vit se relever , faisant apparemment craquer sa nuque comme si de rien n'était. Un second tir se logea dans sa poitrine... pour le même résultat. Fitz maudit cette planète une énième fois et se demanda comment ils arriveraient à battre ces « zombies » increvables.

Les jumelles d'Ethan scrutaient le champs de bataille. N'étant pas un guerrier, il était resté à l'arrière avec le sniper et avait été assigné à la surveillance. Pour le moment, il regardait surtout en direction du Nord Ouest, là où le turien et le vorcha, qui était enfin loin de lui, devaient passer à l'action.

Torque regardait d'un oeil mauvais le campement. Il leur fallait detruire le générateur pendant que les galariens faisaient une diversion. Un plan des plus basique mais au vu de leurs faibles effectifs et de la résistance en face, ils ne pouvaient faire mieux. Le gros des troupes étaient concentré sur l'attaque frontale. Le deuxième sniper dans le mirador regardait dans leur direction, à l'affût. Ils ne berneraient pas si facilement les gardes. Le turien vérifia son lance grenade. Il faudrait jouer serré, ses munitions n'étaient pas inépuisable. Il attendit quelques secondes supplémentaires, espérant une faille dans l'observation du soldat perché mais c'était peine perdue. Il fallait agir vite, s'ils perdaient ne serait ce qu'un soldat du GSI, l'assaut était plus que compromis. Son regard se posa sur le Vorcha.

Le tunnel semblait encore plus long qu'avant. Les deux femmes passèrent enfin sous louverture pratiquée par la quarienne. Celle-ci voulu aller examiner la fameuse statue mais pour une fois, Kadararan lui remis les idées en place en lui faisant comprendre qu'il fallait a tout prix rejoindre le groupe. La chasseuse de prime ravala sa curiosité et emboita le pas à la chasseresse. Ce ne fut qu'au bout d'une bonne heure qu'elles commencèrent à apercevoir de la végétation. D'étranges herbes translucides et collantes ralentirent leur progression. Le sol devint de plus en plus boueux et le conduit déboucha dans une tourbière. L'eau étant de moins en moins filtrée, la corrosion mit à rude epreuve les boucliers de Kadararan.

Elles s'extirpèrent de la vase avec difficulté. Samus fut heureuse de retrouver le ciel orangé. Aussitôt, son armure commença à emmagasiner de l'energie solaire. Quelques fonction mineures étaient déjà réactivés. L'IV était en train de se relancer petit à petit. Il faudrait néanmoins encore quelques heures pour que tout soit opérationnel et que les boucliers regagnent leur puissance maximale.

Kadararan semblait tendue. La quarienne lui lança un regard interrogatif.


« Tu n'entends pas? » fit elle d'une voix légèrement agacée.

La chasseuse de prime tendit l'oreil mais ses capteurs auditifs n'étaient pas encore complétement opérationnels, aussi ne captait elle que des bruits proches. En temps normal, l'IV de l'armure aurait pu amplifier les sons même très lointains et les discernés du reste.

« Je crois que j'ai encore de l'eau dans les oreilles » répondit la quarienne.

Au loin, le tonerre grondait et se repercutait sur les frondaisons de la forêt dans un echo menaçant mais à peine perceptible à cette distance. Les sens affutés de la chasseresse lui avait permis de les capter rapidement. Mais ce n'était pas un tonerre naturel. Il s'agissait d'explosions et de tirs.


« On se dépéche, ils sont en train d'attaquer le canon. »

« Attend une seconde, j'aimerai examiner rapidement ton étrange bracelet »

« Oui c'est ça, on a tout à fait le temps pour ce genre de chose. Ils se font peut être taillé en pièce et toi tout ce qui t'interesse c'est jouer avec des trucs technologique! »

Kadararan lança un regard furieux et assassin à Samus ce qui eut l'effet d'un coup de couteau. Étrangement, la quarienne avait du mal à apaiser la colère qui montait en elle. Elle serra la machoire et avec un ultime effort, ravala ses sentiments, hochant de la tête. L'asari n'avait pas vraiment tort même si Samus estimait que Phareis et Torque avaient assez d'expérience pour mener à bien cette bataille.

« Aaaaah! Ça bobo! » fit le vorcha en constatant qu'une rafale l'avait fauché. Il avait des impacts de tir sur les cuisses et le bassin.

Torque profita de la diversion qu'il s'était créé en balançant le non-humain à découvert et sans ménagement pour ajuster son tir. La grenade dessina une courbe parfaite pour atterir dans le mirador qui vola en éclat, tout comme le soldat à l'intérieur. La réplique ne se fit pas attendre, cinq gardes déboulèrent autour du générateur et arrosèrent abondamment la place qu'occupait le turien. Celui-ci lança un juron et, tout en attrapant Etoa par le cou, bondit dans le couvert des feuillages.


« Toi vilain! Moi pas bouclier! Moi plein de trous pas jolis maintenant! Ça pique! »

En guise de réponse, le turien plaqua sa main volumineuse sur le clapet de Deekin sans lui porter plus d'attention. Il scrutait la place ennemie. Ça n'allait vraiment pas être de la tarte.

Kadararan courrait tel à félin dans la végétation. La quarienne la perdu rapidement de vue, ne pouvant se déplacer avec une telle vélocité. Elle enjamba plusieurs fois des créatures de la faune locale tailladés à l'aide d'un Katana. La chasseresse avançait sans se laisser ralentir par le moindre ennemi. Samus fut prise d'un léger malaise. Cela ressemblait et ne ressemblait pas à la fois à sa compagne. Elle avait l'impression que Kadararan était de moins en moins Kadararan. Un frisson la parcouru. Il fallait qu'elle la rattrape.


« On se replie! » Ordonna Phareis dont les boucliers venaient de lacher.

« Je ne vais pas me faire prier! » répondit Kerat en alignant un énième ennemi.
Les des galariens activèrent simultanément leurs fumigènes et se mirent à courir vers la forêt. Les tirs fusaient de toutes parts et le lieutenant fut brûlé à l'épaule.


« Lieutenant! Votre biotique! » s'exclama le soldat du GSI.

« Ma qu...? » Phareis ne termina pas sa question et se concentra pour former une barrière. Il n'était pas très à l'aise avec l'idée de s'en servir mais il s'agissait de sa survie. Les tirs suivant ricochèrent sur sa nouvelle protection. Les deux galariens réussirent à rejoindre la jungle.

« La vache! Ils sont costauds! J'en ai descendu combien? » fit Kerat haletant, s'adressant à Fitz et Ethan.

« Aucun... » répondit sombrement le hackeur.

« C'est une plaisanterie? J'en ai bien liquidé une dizaine! »

« Tes tirs ont autant d'effet que les poings d'un Pyjak sur la carapace d'un dévoreur. »

« Mais je les ai vu tomber! »

« Et pas se relever? Tu devais être bien distrait. J'ai logé pas moins de cinq balles au sniper embusqué dans le mirador pour ne plus avoir à supporter sa sale tête. »

« Quelle puissance remarquable » coupa Phareis. « Des soldats parfaits! »
« Des zombies parfait oui... » grogna Ethan n'ayant pas quitté ses jumelles. « Je ne crois pas que leur sort soit très enviable. »

« Quoi qu'il en soit, c'est la merde. »

« Tu l'as dit... » souffla Fitz.

« Des nouvelles du pirate? » interrogea le lieutenant.

« De ce qu'on a vu il a réussis à neutraliser le deuxième mirador mais pas à détruire le générateur. Le vorcha a été mis à terre, je ne connais pas son état. » débriefa le médecin. Puis, il laissa tomber son instrument et se pencha sur la brulure de Phareis.

Le pied de Kadararan fut attiré en arrière et elle s'écroula de toute sa longueur. Elle grogna, tout allait bien jusqu'à maintenant, pourquoi ce faux pas? Elle regarda sa jambe pour constater qu'elle était enserrée par une liane à l'aspect peut répugnant. Celle ci continua à s'enrouler autour du membre de la chasseresse. Prestement, elle la trancha avec sa lame. Un flot de sève verdâtre jailli et éclaboussa son armure qui fondit immédiatement à son contact, ainsi qu'une partie de l'épiderme de sa cuisse droite. L'asari hurla de douleur et, avant qu'elle n'ai pu faire quoi que ce soit, des dizaines d'autres tentacules végétaux fondirent sur elle, attrapant ses jambes, ses bras et sa taille, la désarmant. Elle fut attirée vers un arbre immense et particulièrement sombre. Ses cri de détresse furent bien vite étouffé par une nouvelle liane la bâillonnant. Kadararan vit horrifié une énorme plante baveuse et gluante s'ouvrir devant elle, dévoilant une rangée de dards acérés sur lesquels suintaient un venin qui à nul doute, devait être mortel. La chasseresse se débattit mais rien n'y faisait, elle était attiré inexorablement vers cet antre putride, malodorante et meurtrier.

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