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 Eden prime ne s'est pas refaite en un jour.

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Hadès J. D'Anceny

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MessageSujet: Eden prime ne s'est pas refaite en un jour.   Dim 23 Jan - 12:18

L'Austerlitz ronronnait en se détachant de la baie d'amarrage. Hadès s'était positionnée près de son pilote attitré, bien qu'elle fut en pleine possession des connaissances requises pour faire naviguer la frégate. Elle avait aidé à la construction du navire et connaissait ses points particuliers, notamment sa vitesse de réponse aux ordres donnés et son imprécision relative quant à la programmation des coordonnées. Mais bon, il fallait bien que ce petit fanfaron de pilote serve à quelque chose, qu'elle ne dépense pas ses crédits pour rien. C'était bien entendu de l'humour, elle appréciait le professionnalisme de Jeff. Peut-être parce qu'ils se ressemblaient : il était aussi né en France, son vrai nom était Jean-François, mais elle préférait employer un diminutif, comme lui-même l'avait proposé lors de leur rencontre.

"Où allons-nous, commandant?"

La destination était encore à déterminer. Pour une fois, tout était calme, elle n'avait pas trop de commandes. Ce serait peut-être l'occasion rêvée pour revenir à la Colonie... C'était une bonne idée. Elle en avait envie. Quelque chose la poussait fondamentalement à s'y rendre. Elle ne savait pas pourquoi. Peut-être un instinct, des remords... Elle posa sa main sur l'épaule de son pilote.

"Jeff, cap sur..."

Un voyant s'alluma sur le tableau de bord de l'Austerlitz. Elle grinça silencieusement des dents.

"Changement de programme, commandant."

Elle hocha la tête, appuya sur le bouton. Un canal de communication s'ouvrit.

"Commandant D'Anceny."

La voix présentait quelques accents gênés. Elle en déduisit immédiatement qu'il s'agissait d'une des pontes de l'alliance, ou un secrétaire du conseil qui bossait pour l'ambassade humaine. Après sa démission, elle n'avait pas forcément gardé de bons ou de mauvais contacts dans l'Alliance. C'était comme avoir consommé un divorce, sans le bris de vaisselle.

"J'écoute."
"Soyons brefs. Je sais que vous n'êtes plus affiliés à l'Alliance, vous et votre vaisseau."
"Depuis trois ans, c'est exact."
"J'aurais néanmoins un service à vous demander. Considérez que c'est une demande de l'humanité, et non de l'Alliance, si cela peut vous soulager."

Elle reconnaissait bien là la grandiloquence des membres de l'Alliance. Toute l'humanité. Elle faillit rétorquer qu'elle n'avait pas les épaules aussi larges qu'Atlas - Normal, après tout, son prénom, c'était Hadès, et qu'elle ne pouvait donc que décliner cette offre néanmoins alléchante. Mais elle se dit que l'heure devait être trop grave pour que les gars de l'Alliance se bouge les fesses jusqu'à ressentir le besoin de faire appel à elle, la démissionnaire.

"Dites toujours."
"Je suppose que vous avez entendu parler du raid d'Eden Prime. L'invasion Geth, etc..."
"Evidemment, comment ignorer cela? Je faisais encore partie de l'Alliance, à l'époque."
"Ils ont besoin de matériaux pour la reconstruction de la colonie. J'aimerai que vous vous rendiez là-bas."
"Au son de votre voix, tout semble parfaitement idyllique. Où est l'entourloupe?"
"Hum... La situation n'est pas forcément claire, sur Eden Prime. Il faudrait que vous apportiez votre expertise. Nous avons pensé à vous, d'autant plus que les colonies reconnaissent les couleurs de votre vaisseau."

Hadès ne put s'empêcher de secouer la tête. Heureusement que ce n'était pas une liaison holographique.

"Très bien. En ce cas, transférez-moi les coordonnées de livraison, je m'en occupe."
"Merci, D'Anceny."

Le canal se ferma. Elle jeta un oeil à Jeff, qui haussa les yeux au ciel, un sourire esquissé. Il fit décrire un demi-tour à l'Austerlitz, pour se diriger vers le quai de chargement des entrepôts de l'Alliance. Elle patienta, le temps que le chargement se fasse, ce qui ne fut pas d'une rapidité foudroyante, tant il semblait que la colonie était dans le besoin. Et enfin, l'Austerlitz redéploya ses ailes majestueuses et s'éleva dans le vide sidéral.

La jeune femme quitta un instant le cockpit. Elle se rendit dans ses quartiers, sortit son armure de l'Alliance, inspecta les différents éléments. Elle fixa sur ses épaules des protections dissymétriques, sangla correctement l'armure. Le voyage prendrait du temps. Elle vérifia l'intégrité de son fusil d'assaut. Elle le prendrait quand même, après tout, la situation n'était pas claire.

La décélération se fit brutalement, c'était bien là une des caractéristiques de l'Austerlitz. Elle s'y était habituée, quoique légèrement endormie, cela la sortit de son sommeil avec un sursaut.

"Eden Prime, commandant."
"J'arrive, Jeff."

Elle revêtit son armure et regarda la planète s'offrir paresseusement à la baie d'observation du vaisseau. Elle n'aurait pas besoin de casque. Elle mit simplement un viseur. Le vaisseau se posa au spatioport.

"Jeff, je te laisse régler ça avec l'équipage."

Elle descendit, inspecta les alentours, le regard curieux. A première vue, l'invasion Geth avait été plutôt bien gommée, les champs étaient verdoyants, et on aurait pu croire en une reconstitution de la terre dans les années 2000, comme elle avait pu en voir des photos sur des Atlas en papier. Une délégation vint à sa rencontre, composée de deux hommes et une femme.

"Vous êtes bien le commandant D'Anceny, en charge de l'Austerlitz?"
"Affirmatif."
"Dieu soit loué, nous ne pensions pas que vous viendriez. Je suis le responsable de la colonie, Hendrick Lanson. Eden Prime a bien besoin de ces matériaux. Vous avez dû traverser la galaxie pour nous rejoindre."
"Nous partons de la Citadelle, Exodus est plutôt bien desservi par les relais cosmodésiques. Nous avons vu bien pire, je vous rassure. Comment se porte Eden Prime, monsieur Lanson?"

L'homme marqua une pause, son sourire enjoué se figea sur son visage. Il consulta les autres du regard, sembla être sur le point de dire quelque chose. Puis, il soupira.

"Vous êtes bien un N5?"
"Je l'ai été, il y a... Quelques temps."
"Alors peut-être pourrez-vous nous aider..."

Il se mit à marcher. Hadès lui emboîta le pas, les sourcils froncés en une expression d'attention. Elle attendit que son interlocuteur explicite sa pensée.

"La reconstruction d'une telle colonie ne peut pas se faire en un jour. Ce n'est pas faute d'avoir été dotés d'une main d'oeuvre nombreuse. Des ingénieurs de l'Alliance sont venus nous prêter main-forte."
"C'est plutôt une bonne chose, la qualification des gens de l'Alliance n'est pas à démontrer."
"Ce serait parfait, en effet, s'il n'y avait pas eu une scission."
"Une scission?"

Il s'arrêta, plongea son regard dans celui d'Hadès, qui croisa les bras sur sa poitrine, à l'écoute.

"Oui, Eden Prime a été laissé sans gouvernement, le plus urgent étant de reconstruire et de panser les plaies de la colonie. Des pirates en ont profité. Ils errent en bandes, haragant les colons, ce qui permet d'élargir leur cercle de recrutement : en effet, il est presque normal de préférer le pouvoir et l'argent contre la difficile tâche de remettre sur pied quelque chose d'aussi florissant qu'Eden Prime. Ils sont de plus en plus nombreux et n'ont pas l'intention de repartir. Ils enlèvent, pillent, détruisent. Si vous pouviez faire quelque chose."

#Eh bien, j'ai bien fait de prendre mon fusil...#

"Il faut y aller avec diplomatie, ou simplement se la jouer nettoyeur d'ordures?"
"Faites comme bon il vous semble, mais il nous faut éradiquer cette menace si nous voulons faire progresser Eden Prime."
"Je ferais de la sommation, comme on m'a appris à le faire, et je vous ramènerai les colons. C'est un boulot qui me connaît. Si vous aviez des coordonnées, ou un guide qui pourrait me dire où ils se trouvent. Je prendrai mon chasseur ou un transport si vous en êtes dotés."
"Nous avons des transports tout terrain. Mais ce ne serait peut-être pas l'idéal, en terme de discrétion. Par contre, nous avons des chasseurs. Mais... Vous y allez seule?"

Ils étaient parvenus au coeur de la colonie. Des humains travaillaient à remettre tout cela en ordre, et jetaient de temps à autre, un clin d'oeil furtif au N5 D'Anceny. Elle se planta devant eux, les dévisagea.

"Non, je recrute. Un peu d'aide serait la bienvenue. Pour autant, je ne vais pas constituer une armée."

Elle lança, en haussant la voix et en espérant qu'un élan patriotique se lèverait :

"Quelqu'un se sentirait les épaules assez larges pour accompagner un N5 éradiquer les parasites qui vous pourrissent la vie?"

Elle attendit une réponse, tandis qu'un chasseur biplace se posa à côté d'elle et que le pilote en sortait, indécis.

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Azurya Fo'elis

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MessageSujet: Re: Eden prime ne s'est pas refaite en un jour.   Mar 25 Jan - 3:42

Dissimulé entre deux caisses imposantes, étendu dans une position pour le moins inconfortable, Enrique se trouvait dans la cale d'un vaisseau quelconque, se dirigeant vers Eden Prime. Comme à l'accoutumée, n'ayant pas les moyens de se procurer son propre véhicule, il était dans l'obligation de se déplacer clandestinement, en s'intégrant dans la plus grande des discrétions à l'équipage d'un vaisseau, et ainsi se morfondre dans un coin sombre en espérant la fin du périple. Pour tout dire, cela faisait déjà quelques heures qu'Enrique pestait intérieurement contre les inventeurs de caisses, et fulminant, il tentait néanmoins de garder son calme pour éviter de se faire repérer. Heureusement pour lui, personne n'était venu faire son tour de garde jusqu'à maintenant, ce qui lui octroyait une plus grande liberté de mouvement. Mais cette quiétude utopique n'allait pas s'éterniser bien longtemps, car aussitôt, un individu fit son apparition dans la cale, lunettes fumées sur le nez, cigarette sur le coin de ses lèvres. L'homme marchait avec une telle assurance, et semblait vouloir repérer quelque chose. Enrique, alerté, s'enfonça encore plus profond dans sa cachette, et implorait les cieux pour que sa position reste inaperçue... L'individu invectiva :

« Bordel, je m'en contrefiche moi du hamster préféré du capitaine... »

Puis, il continua sa route jusqu'au fond de la cale, où Enrique était dissimulé entre deux caisses de produits qui lui étaient inconnus. L'homme au tabac passa à plusieurs reprises devant le pyromane, qui stoppait temporairement sa respiration pour éviter quelconque bruit. Quelques secondes plus tard, le pire survint : le membre d'équipage fit un demi-tour sur lui-même et son regard se posa aussitôt sur Enrique, une goutte de sueur qui perlait farouchement sur son front. Aussitôt, l'homme au tabac s'approcha de son interlocuteur, l'empoigna sauvagement par le bras et le sortit de sa cachette. Enrique commença à réciter sa litanie pour se faire pardonner et pour expliquer sa venue, mais l'homme ne semblait pas vouloir écouter les mensonges d'Enrique. Après avoir tenté de se débattre et de fuir la cale pour se diriger vers des lieux plus sûrs, le pyromane se résigna à stopper, ne faisant point le poids face à son adversaire. D'ailleurs, ce dernier profita de la situation désavantagée d'Enrique pour interpeller son supérieur de toutes ses forces. Une ou deux minutes plus tard, le capitaine du vaisseau se trouvait devant Enrique.

« Mais qui es-tu putain? »
« Je fais partie de cette équipage, monsieur. »
« Ah bon? Ne jouez pas au plus malin avec moi. Je connais tous mes subalternes, et je vous assure que vous n'y faites pas partie. Allez, dites-moi ce que vous faites dans MON vaisseau! »
« Dios mio... En fait, je n'ai pas assez d'argent pour voyager et... »
« Oh! Le pauvre petit est trop pauvre! J'en ai rien à foutre de vos excuses. On va vous déporter sur le champ sur la planète la plus près. Le capitaine appuya sur son oreille, et dit à voix-haute : Jefferson, nous allons faire une p'tite halte sur la planète la plus près... »
« À vos ordres, capitaine! Nous atterrirons dans quelques minutes. »

Les cinq minutes suivantes furent les plus longues de toute sa vie. Enrique priait à voix-basse, en espérant que le vaisseau n'atterrisse pas sur une planète dénuée de toutes espèces vivantes... Il s'imaginait déjà au fond de la brousse, couteau de chasse à la main, un serpent ornant ses épaules, à tenter de survivre. Puis, soudainement, des turbulences frappèrent tout le véhicule, et une voix synthétisée se fit entendre dans tout le vaisseau. En effet, ils venaient d'atterrir sur ladite planète. Accompagné par le capitaine et l'autre membre d'équipage, Enrique s'avançait timidement vers le sas, en espérant ne pas avoir à affronter une nature sauvage à sa sortie. Mais heureusement, ils étaient atterris sur Eden Prime, une planète exclusivement habitée par des humains. Mais depuis quelques années, cette colonie de l'humanité avait été légèrement détruite... Et la vie idyllique d'Eden Prime n'était plus...

Le capitaine ne le salua même pas, et le bouscula à l'extérieur du vaisseau, furieux. Aussitôt, Enrique se retrouva esseulé, à se diriger machinalement vers la ville la plus près. Tout autour de lui était calciné ou dévasté... Les images qu'il avait vues dans les holo-livres n'étaient plus représentatives de cette planète naguère utopique. Enrique eut un pincement au cœur quand il cerna au loin un vaste cimetière : la vie à Eden Prime n'avait pas réellement été facile pour tous ses résidents, et Enrique regrettait tous ces décès inutiles. Sympathisant, le pyromane perpétua son chemin jusqu'à déboucher sur une aire d'atterrissage encore en état. Il remarqua la présence d'humains, et en profita pour s'y rendre.

Plus il s'avançait, plus il parvenait à distinguer la silhouette d'une femme. Mais pas une femme comme les autres : elle était fortement athlétique, et sa musculature était beaucoup plus développée qu'Enrique. Ce dernier la dévisagea de loin quelques instants, tentant de la cerner psychologiquement du regard, puis la rejoignit. Étrangement, il était effrayé de lui parler; de lui demander de l'aide. Le peu de dignité qui lui restait allait probablement se dissiper complètement en demandant de l'aide à une femme... Mais peu importe, Enrique ne voulait pas rester ici une journée de plus. Il voulait retourner à Oméga, là où il pourrait dénicher un travail quelconque. Prenant son courage à deux mains, il s'avança vers la femme. Celle-ci, au moment où Enrique faisait son apparition dans son champ de vision, hurla :

« Quelqu'un se sentirait les épaules assez larges pour accompagner un N5 éradiquer les parasites qui vous pourrissent la vie? »

Le pyromane hésita quelques secondes. La soldate, car il semblait que la jeune femme en était une, recrutait actuellement des guerriers pour combattre des nuisibles d'Eden Prime. Enrique n'était pas prêt à affronter de tels dangers et de tels risques. Un dilemme, un combat mental s'ensuivit : devait-il continuer son chemin et aller chercher de l'aide plus loin en ayant la mort d'éventuels humains sur sa conscience? Ou encore se joindre à l'unité militaire de la demoiselle? Ayant pris sa décision, le pyromane décida de faire demi-tour et de passer chemin, mais au moment où il se retourna, un autre vaisseau fendit l'éther et atterrit à quelques mètres à peine de lui. En sortit du véhicule un pilote, un humain étrangement barbu, colosse comme douze hommes. Enrique fut intrigué par la posture de l'individu, et l'observa quelques instants. Mais il se retourna aussitôt, et vit au loin des résidences complètement dévastées... Non, il devait aider la jeune femme. Il devait le faire, pour l'humanité...

Bon, tout ça semblait précipité pour Enrique, mais en même temps, peut-être que participer à cette « armée » pourrait lui permettre d'acquérir quelques crédits, en plus d'expériences de vie... Et de plus, sa vie devenait de plus en plus routinière, ce que le pyromane redoutait ardemment. Il se rua donc vers la jeune femme et dit d'un ton on ne peut plus fier, dégainant d'une main trois grenades et de l'autre un fusil à pompe chargé :

« Je veux bien, moi. À condition qu'on ait des récompenses en retour. Évidemment. »

La demoiselle se retourna aussitôt, de même que la barbu. Enrique renchérit :

« Je suis Enrique Calderón Padilla, mais on m'appelle Spani. J'ai longuement travaillé sur un vaisseau en tant que... soldat d'élite et spécialiste en pyromanie. Eh oui, j'en ai vu de toutes les couleurs, moi! Je suis donc prêt à vous joindre, si je le peux bien... Mais en échange, je demande une seule chose : un peu de crédits pour payer mon retour... »

La jeune femme sembla vouloir rétorquer quelque chose, mais aussitôt le colosse s'intercala entre les deux interlocuteurs et affirma à son tour :

« J'arrive juste au bon moment! Enfin un peu d'action! Je veux participer moi aussi! »

Enrique fit quelques pas vers la droite, de façon à pouvoir avoir un contact visuel avec la demoiselle, et demanda tout simplement, étrangement prêt à contrer toutes éventualités :

« Ouais et bah... On doit faire quoi pour commencer? »
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Hadès J. D'Anceny

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MessageSujet: Re: Eden prime ne s'est pas refaite en un jour.   Mer 2 Fév - 17:46

Hadès regardait les gens autour d'elle, les poings sur les hanches. Ils se concertaient du regard, indécis. L'annonce était alléchante, c'était toujours intéressant de combattre aux côtés d'un N5, rien que pour pouvoir raconter des choses aux enfants après, auprès du feu, bien tranquille. Mais ils avaient déjà traversé tant d'épreuves. Après tout, ce n'étaient que des colons. Ils n'avaient aucune formation au combat, et même les soldats n'osaient faire un pas vers elle. C'était étrange. La bande était-elle tant redoutable que cela? Elle eut un doute. Mais bon, elle était Hadès D'Anceny, elle ne craignait pas les défis. Elle avait déjà survécu à des choses beaucoup plus consistantes qu'une bande de pirates de l'espace. Mais comme toujours, il faudrait faire sortir de leurs gonds une population trop effrayée pour prendre les armes et acceptant de fait plus facilement le joug de la tyrannie.

Elle soupira intérieurement. Ce n'était pas non plus important, elle saurait se débrouiller seule, après tout. Elle soupira et allait pour se retirer seule pour accomplir sa mission, lorsque le transporteur léger atterrit près d'elle, décoiffant sa crinière sombre. Elle mit son bras en visière pour protéger ses yeux des projections de l'air, qui charriait de la poussière et des feuilles, sous l'impulsion de la répulsion des puissants moteurs. Un homme bondit joyeusement sur le sol, retirant son casque, un colosse impressionnant, presque aussi imposant qu'un Krogan. En armure, son visage broussailleux parcouru de cicatrices, le pas pesant, il s'approcha d'Hadès. Il était sans contexte une force non négligeable pour le combat.

Mais quelqu'un d'autre avait attiré le regard vairon du commandant. Un homme, qui semblait un peu troublé, un peu errant, avait fait irruption dans son champ de vision périphérique. Il semblait embarrassé. Visiblement, il ne faisait pas partie de la colonie : il semblait chercher de l'aide, et avait regardé le commandant, tandis qu'elle faisait son annonce. Hadès avait sentit l'hésitation du jeune homme et avait été déçue lorsqu'elle l'avait vu poursuivre sa route. Pourquoi lui plutôt qu'un autre colon? Elle l'ignorait. Peut-être parce que son visage lui était avenant, qu'il semblait avoir fait partie de l'alliance. C'est ridicule, pensa la jeune femme : n'importe qui qui était humain pouvait avoir fait partie de l'Alliance. Mais lui ressemblait plus à un Don Quichotte de la Mancha plutôt qu'à un candidat pour les SPECTRE. Il avait ainsi attisé la curiosité de la jeune femme.

Elle se prit à songer, à imaginer. C'était un exercice qu'elle adorait faire, quand elle était en garnison ou que son vaisseau était en transit d'un point à un autre de la galaxie : elle regardait les gens, et s'amusait à imaginer leur passé, à s'immiscer dans leur intimité pour connaître leur fond. Elle était loin d'être psychologue, mais elle était assez perspicace. Ses soupçons se confirmèrent lorsque le jeune homme apposa ses conditions, après être rapidement réapparu dans son champ de vision, revenant sur sa décision avec un enthousiasme presque suspect : il voulait bien prendre le risque, mais contre quelques crédits pour payer son voyage retour. Hadès entrouvrit ses lèvres pour répondre, lorsque le jeune homme surenchérit, visiblement... Enthousiaste, oui, c'était à peu près ça.

A cet instant, le colosse qui s'était contenté de sourire, son casque brillant sous le bras, mit son grain de sel. Bien, elle avait donc deux hommes avec elle. Comme au bon vieux temps de l'Alliance. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en coin.

"Très bien, messieurs. Je suis le commandant Hadès D'Anceny, je pilote le SSV Austerlitz avec mon équipière et un équipage recruté parmi les meilleurs de l'Alliance, que ce soit en terme de qualifications, mais aussi de dissidence."

En effet, la plupart des gens présents sur le SSV Austerlitz avaient bien voulu suivre Hadès et Héméra simplement parce qu'ils n'étaient plus en odeur de sainteté dans l'Alliance. Hadès acceptait tout le monde sur le SSV, tant qu'ils avaient le coeur et l'envie d'aider les autres. Elle n'était pas un corsaire, encore moins un pirate. Elle voulait simplement apporter sa pierre à l'édifice de la reconstruction, que ce soit chez les humains, mais aussi pour toutes les races.

"J'attends des hommes qui composent mon commando efficacité et performance. Rien que ça."

Elle inspecta de son regard vairon les deux hommes, passant successivement du colosse à l'espagnol. Ce dernier l'intéressait particulièrement. En effet, le colosse semblait affilié à la colonie, tandis que l'Espagnol n'était visiblement pas ici pour donner un coup de main. Elle soupçonnait que le jeune homme avait été viré du véhicule qui s'était posé au spatioport et qu'elle avait vu passer quelques minutes auparavant, pendant sa manoeuvre d'atterrissage. C'était somme toute monnaie courante, de voir des gens s'embarquer dans les soutes clandestinement, pour fuir leurs vies misérables. Hadès elle-même en avait souvent fait les frais, certains étaient assez fous pour tenter d'infiltrer les soutes des navires de l'Alliance, lorsqu'elle était encore là-bas. Pour en revenir à la situation présente, elle s'intéressait au nouveau venu sans doute parce qu'elle recrutait des membres d'équipage pour son navire, et que leur petite excursion allait sans doute leur permettre d'envisager certains horizons. Du moins l'espérait-elle.

Le colosse se présenta, en ferrant la main d'Hadès avec une poigne phénoménale. Elle grimaça intérieurement et fit craquer ses phalanges rien qu'en écartant les doigts.

"D'accord, Dragan, bienvenue. Je vous prend tous les deux, vous et monsieur Calderón."

Elle regarda avec curiosité Spani sortir le fusil à pompe et les grenades. Son armure N5 ne proposait plus de système de rangement des grenades. Cela lui semblait certes un mode de combat un peu archaïque, mais c'était parfois un manque cruel pendant ses missions. Une bonne grenade à l'ancienne était un bon argument, face à certains groupes de belligérants.

Elle adressa un léger signe de tête au géant Dragan, qui refit chauffer les moteurs. Sans pour autant répondre à Spani, elle passa la main dans son dos, décrocha son fusil d'assaut, l'inspecta. L'arme était rayée sur le côté, elle perdait un peu de sa peinture. Elle la soupesa, l'épaula. Quelque chose avait changé. Ca faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressorti son fusil d'assaut Vindicator, à vrai dire. Elle était plus habituée à régler les conflits à coup de canon à main. Mais parfois, ça s'imposait. Elle défit une petite roulette, le regard concentré à sa tâche.

"Venez-là, monsieur l'Espagnol."

Elle le prit à part, baissa la voix.

"Je ne suis pas apprêtée par l'Alliance, donc je n'ai pas de pléthore de crédits en poche. Pas autant qu'un financement de l'Alliance, en tout cas. Je peux vous dépanner en matière de crédit, mais vraiment pas l'extase. Cependant, je peux vous proposer autre chose. Si vous avez du temps à perdre et envie de gagner un peu de sous, je peux vous proposer un contrat éphémère à bord de l'Austerlitz. C'est pas le Destiny Ascension, mais peu nombreux sont ceux qui ont craché dessus."

Elle le laissa réfléchir, puis retourna auprès des deux hommes. Elle enclencha son OmniTech, et projeta un plan devant elle.

"Bon, voici les coordonnées qu'on m'a confiée. Il semblerait qu'ils se tiennent en lisière de la colonie, pour l'instant. Ils ne doivent pas avoir assez d'hommes pour oser une attaque frontale, mais il est temps de ramener les égarés chez eux. Voilà ce que je vous propose. Ce chasseur est équipé de charges légères. Ca peut paraître brutal. Mais on peut saboter leurs installations et procéder à des arrestations. Cela étant, on a le droit de tirer à vue si on se prend des pruneaux, et ça risque de ne pas manquer, de ce que j'ai compris. L'idéal serait de capturer leur leader pour le livrer à la justice, mais je n'espère pas grand-chose. Restez bien à couvert, on ne sait pas de quoi ils sont capables, quel est leur armement et combien ils sont précisément. On pose chacun une charge, on fait tout péter, on libère les otages et on rentre à la maison. C'est clair?"

Elle attendit les questions et y répondit. C'était un peu brute de décoffrage, mais dans ce genre de mission, la finesse n'était pas trop à privilégier.

"On évite de se faire repérer si on veut récupérer les otages vivants, bien sûr."

Elle prit place dans le chasseur avec Dragan et Enrique. Ils décollèrent, sous le regard anxieux des colons, qui retournèrent vaquer à leurs occupations.

Ils se posèrent près d'une sombre forêt qui avait été épargnée par l'attaque Geth, sans doute trop éloignée du coeur de la colonie. C'était apparemment un ancien site de forage, et des outils étaient abandonnés là, monolithes immobiles. Elle posa le pied à terre, sortit son arme. Peu de temps auparavant, elle avait distribué des émetteurs à ses deux compagnons, pour favoriser la communication.

"On se sépare, Dragan, prenez l'aile droite, Spani, venez avec moi, on va tracer en parallèle du sentier d'accès supposé."

Elle marchait rapidement, courbée légèrement pour éviter de se faire voir, ses bottes essayant de ne pas faire craquer les brindilles sèches. Rapidement et en silence, ils parvinrent jusqu'à une clairière, qui devait être le coeur du site d'excavation.

"Bon, ils se sont enterrés... Veillons à ne pas enclencher le système de sécurité. Deux gardes, par-là."

Elle fit un signe vers l'entrée du tunnel principal. Il n'y avait visiblement pas de rondes ou de complexe de sécurité important. La bouche béante était gardée par deux vortchas qui bavardaient avec leurs pépiements dérangeants, l'arme sur la hanche, un flambeau planté dans le sol.

"Peste, je n'ai pas les plans du sous-sol..."

Elle se faufila parmi les ombres, accompagnée de Spani. Les vortchas sont d'ordinaire des créatures stupides. Il était temps de s'en rendre compte. Elle saisit un objet brillant qui traînait dans un des rangements de son armure. Elle le jeta à quelques centimètres des gardes. Ils regardèrent l'objet avec circonspection, s'interrogèrent mutuellement du regard, interloqués et s'approchèrent, leur arme à la main. Hadès en profita pour se glisser silencieusement derrière eux, et pointa son canon sur la tempe du premier.

"On se calme. Pas un bruit, ou je vous flingue."

D'accord, les vortchas avaient un pouvoir de régénération plus qu'impressionnant. Mais Hadès pointait directement son canon à main, et la décharge était capable d'arracher la tête du premier garde. Elle avait attiré l'intention des deux gardes, qui se concentraient sur elle, indécis. A Spani de prendre la décision. Les liquider, ou les attacher avec quelque chose qui traînait. Ou les assommer. Peu importait, il fallait progresser et s'engager dans les tunnels souterrains... A coup sûr, il faudrait changer leurs plans : libérer et escorter les otages, puis poser les charges : tout allait s'effondrer à la première explosion...
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