Mass Effect RPG

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 [Afterlife] Rencontre du quinzième type?

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Shaar'Djali Vas Dhane

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Profession / rang : mercenaire, ingénieur spécialiste en artillerie

MessageSujet: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Dim 22 Mai - 19:48

C'était... très calme. Presque trop calme. Enfin... Façon de parler. Accoudée au comptoir du bar, les yeux rivés sur les flammes holographiques des murs, Shaar observait vaguement les alentours, ou plus précisément les englobait d'une vision périphérique distraite. La quarienne avait l'impression de se fondre mentalement à cette foule déchainée de bras et de jambes jetés à l'abandon, offerts à l'ivresse d'une nuit de débauche supplémentaire. La luminosité rouge du club lui donnait une agréable sensation de chaleur, quoiqu'elle fût elle-même totalement sobre: pas facile de faire passer quoique ce soit derrière la paroi fermement hermétique du casque qui lui permettait de survivre. Et même si Shaar avait voulu s'embêter, elle était devenue paranoïaque. Il était trop facile pour un barman mal intentionné de substituer une nourriture non-comestible aux consommations que ceux de sa race pouvaient se permettre de prendre.

Dans les sous-sols de l'Afterlife, la musique était plus forte. Plus rapide. Le son vous battait les oreilles jusqu'à engourdir votre cerveau, vos sens, et vous plonger dans une somnolence artificielle si vous n'y preniez pas suffisamment garde. Shaar s'était volontairement laissée tombée dans cet état de contemplation serein. Elle était encore fatiguée du voyage qu'elle venait d'effectuer. Son premier réflexe en arrivant sur Omega avait été d'aller se plonger dans l'ambiance tamisée du club, qui était l'un de ceux qu'elle préférait parmi tous ceux qu'elle connaissait. Cela faisait une dizaine d'années qu'elle n'avait plus connu ce genre d'ambiance, et cette excitation fluide qui coulait dans vos veines lorsque vous étiez plongé au coeur de certains milieux peu recommandables. Qui savait ce qu'il se tramait autour d'elle, derrière les portes closes interdites à la clientèle..?

Avec la combinaison qui la faisait ressembler à toutes les autres quariennes que l'univers comptait, et malgré sa musculature légère, il était relativement rare que quiconque puisse la reconnaître à vue lorsqu'elle ne bougeait pas - lorsqu'elle bougeait, c'était autre chose, vu sa démarche pas forcément des plus courantes. Elle ne voulait pas prendre le risque d'attirer trop vite l'attention des grands pontes de la station, du genre d'Aria. Raison de plus pour se plonger dans les tréfonds de l'Afterlife, là où la techno sombre faisait vibrer le sol et l'intérieur de son casque, d'une manière qui aurait pu lui donner la migraine si elle avait eu un peu moins de bol. Elle prenait lentement conscience d'être arrivée au point de départ de sa nouvelle vie, sur les traces d'un pèlerinage qu'elle avait cru abandonner loin derrière elle à son retour à la flotte nomade. Elle n'avait plus rien d'autre que des connaissances perdues de vue, et des compétences toujours intactes. Elle ne pouvait plus compter que sur elle-même, ou presque. Tout d'abord, elle devait régler les problèmes de logistique. Pour ça il allait sans doute falloir qu'elle mène à bien quelques premiers jobs histoire d'être capable de payer des loyers... Mais si elle voulait éviter de prendre trop de risques, il fallait qu'elle commence par des tafs sûrs, pas trop dangereux. Tant qu'elle était à la rue, elle était trop exposée pour prendre le risque de se faire des ennemis, même provisoires. Ouais, bon... Sauf si on lui proposait une offre vraiment très juteuse, bien sûr.

Shaar soupira brièvement. Évidemment, les prochains jours n'allaient pas être des plus agréables, contrairement à ce que lui intimait ce sentiment de liberté intense qu'elle ressentait depuis qu'elle avait franchi le seuil du club. Elle allait devoir faire des trucs qu'elle n'aimait pas, et ravaler son impatience tandis qu'elle s'installait et mettait en place quelques systèmes informatisés qui lui permettraient de mieux gérer sa clientèle par l'avenir. Mais après avoir passé trois plombes à la flottille dans un rôle d'amiral qui ne lui convenait pas, jouer les quariennes intérimaires pendant une ou deux semaines ne lui ferait certainement pas un trou de plus dans la combinaison...

Elle perdit le fil de ses pensées, tandis qu'en face d'elle plus ou moins, une danseuse asari venait de prendre place. Les courbes de son corps vacillaient comme une bougie dans l'éclairage inconstant, suivant le rythme des notes synthétiques déchainées. Comment continuer de réfléchir face à tel spectacle, franchement? La quarienne ressentit une brève bouffée de culpabilité, qui disparut bien vite. Bah... elle pouvait bien se reposer cinq minutes, non? Elle venait à peine de sortir du vaisseau voyageur. Puis ce n'était pas non plus comme si elle n'avait connu personne sur Omega: il y avait des gens en qui elle avait suffisamment "confiance" (façon de parler) pour être certaine d'avoir un point de chute provisoire. Elle les contacterait bientôt. Juste après s'être disons... dénoué quelques muscles, suite à cet intermède lubrique... pardon, je voulais dire ludique.

D'un geste aussi ample que sûr, l'ex et future mercenaire se décolla du comptoir, puis s'approcha nonchalamment de la table de strip tease, à laquelle elle prit place, jambes écartées, mains sur les genoux. Le pire, c'est que l'asari qui se trouvait face à elle ne pouvait pas voir le large sourire amusé que cachait son casque. Ce visage bleuté et tentaculaire lui disait quelque chose. Comme quoi Omega était petite. Mais ça, c'était pas une grande nouvelle.

"Ça fait un moment que tu bosses ici non...? T'en as pas marre?"

Bwarf. Question stupide. Une décennie. Qu'était-ce, dans une vie de mille ans? Shaar avait juste voulu essayer d'embêter la danseuse. Il fallait toujours autant hurler pour se faire entendre, ici... Si l'asari était surprise du comportement de sa "cliente", de son apparence, ou de quoi que ce soit d'autre, elle n'en montra rien. D'ailleurs, elle ne répondit même pas, continuant juste de faire ce pourquoi elle était payée. Shaar ricana quelques secondes, avant de s'abandonner au spectacle. Zut alors... Ces asaris, certaines n'étaient vraiment pas drôles.



Dernière édition par Shaar'Djali Vas Dhane le Ven 27 Mai - 11:20, édité 2 fois
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Haverus Geldon

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Dim 22 Mai - 22:30

Comme a son habitude depuis quelques mois, il était en pleine promenade sur Oméga pour repérer a nouveau les lieux, jeter des regards discrets sur les butariens en armures et sur toutes autres personnes susceptibles de l'intérésser... mais rien en l'attira plus que d'ordinaire, encore un échec.
Le type décida donc d'aller a l'Afterlife pour continuer son enquête et bien sur, pour s'y détendre avec un ou deux verres. Cigarette a la bouche, il entra dans le bar et se fit rapidement remarquer par les videurs a cause des armes qu'il portait mais du fait qu'il était drell, ils tournèrent la tête. Sans doute pensaient t-ils qu'il était mercenaire ou un assassin venu tuer un homme d'affaire véreux, une chance d'ailleurs. Il s'accouda au bar et commanda un verre d'alcool qu'il avala cul-sec avant de jeter un oeil autour de lui pour se repérer et mis a part une quarienne discutant avec une asari, un galarien ivre a en mourir et quelques petits groupes de mercenaires du soleil bleu et d'éclipse, rien de bien spécial. Il se retourna alors vers le bar pour recommander un verre tout en s'asseyant et écrasant sa clope dans un cendrier et en tirer une a nouveau du paquet pour l'allumer aussitot.

Tout se passait bien, musique envoutante, danseuses magnifiques et sensuelles, alcool corsé et cigarettes de marque. Tout pour plaire a l'homme au bar. Tout sauf une chose : un butarien s'était décider a agresser une danseuse violemment, ce qui naturellement, mis en rognes le drell qui se leva de son siège et s'approcha du violent alien et l'écarta et releva l'asari qui était au sol avant de lui poser une question avec tout le calme qu'il pouvait maintenir.

- Quel est le problème avec cette danseuse ? Qu'est-ce qu'elle vous as fait pour la traitée comme ça ?

- Ca te regarde pas, avorton. - Répondit-il en crachant au sol - Retourne sur ta planète de cramés sinon j'm'occupe de te fumer moi-même !

Le drell tira une bouffée de sa cigarette, avança sa tête pour expirer sur celle du butarien et lui écrasa violemment le bout de tabac enroulé sur le visage pour ensuite lui asséner un coup de la main gauche et l'envoyer au tapis d'un coup de pied latéral dans l'estomac. Une fois que le "gros malin" mordit la poussière, il le prit par l'encollure de la combinaison renforcée et le releva pour lui coller une droite dans la machoire et le pousser pour qu'il retombe plus loin.

- Et n'y reviens pas, jamais. - Ajouta l'homme a la veste de cuir une fois encore pour humilier le butarien - Sinon je te brises en petit morceaux.

Le butarien s'enfui a toutes jambes et cinq autres mercenaires formèrent un mur derrière sa fuite en regardant le drell avec des yeux de fous... il sentait qu'il y allait avoir du grabuge. L'un deux laissa échapper quelques mots :

- Y'a quelqu'un avec qui jouer, les gars.

Aussitot ils se jetèrent sur lui et bien qu'il était assez fort pour riposter, se laissait mettre autant de coups qu'il en recevait... ces types la n'étaient pas des rigolos, mais alors pas du tout. Il en plaqua tout de même un contre le bar pour lui briser un bras et en balança un autre parmis les danseurs et pris un ou deux coups de poings. Exaspérer de jouer avec ces minables, il en attrapa un par la gorge pour lui broyer et sauta sur une table pour enfoncer son pied dans le crane d'un autre mercenaire avec un coup de pied volé. Mais une fois retomber au sol, le dernier lui braqua son arme sur la nuque sans dire un mot. Le spectre attrapa rapidement le bras du type et le fracassa d'un coup de genoux avant de lancer le type sur la table ou se tenait la quarienne et l'asari qui se relevèrent brusquement, peu de temps avant que les hommes d'Aria T'loak firent signe aux trois personnes de quitter le bar avant d'emmener les types massacrés encore vivants - et même morts - dans l'arrière du bar... chez les Vortchas. Peu avant de quitter le bar, il ralluma une cigarette et se tourna vers les deux femmes en soufflant.

- Vraiment désolé, puis-je faire quelque chose pour me faire pardonner ?

Le drell était a la fois fier d'avoir aider l'asari - qui d'ailleurs ne l'avait pas remercier - mais également triste d'avoir attirer des ennuis a ces deux personnes qui ne pourraient plus rentrer dans l'Afterlife avant un bon moment. Et non seulement il avait créer des problèmes avec les videurs mais en plus il perdait une chance de trouver des contacts et des informations pour sa mission qui était de démanteler un trafic d'esclaves. Haverus et son putain de complexe du héros... des fois il se maudissait lui même.
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Shaar'Djali Vas Dhane

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Lun 23 Mai - 14:41

Shaar observait la danseuse face à elle avec un air appréciateur qu'on aurait difficilement pu deviner au travers de son casque translucide. Hey! Elle jouait le jeu: elle avait dit qu'elle se ferait "discrète", ce soir, donc point trop n'en fallait. Inutile de sombrer dans la drague lourdingue alors que ça n'avait aucune chance de fonctionner, d'autant plus que Shaar n'était pas sérieuse: une quarienne ne batifolait pas vraiment, sauf si c'était "pour de vrai". Il y avait trop de risques. Trop de conséquences néfastes éventuelles. Elle ne s'était toujours pas lassée, lorsque soudain, des voix s'élevèrent et parvinrent à couvrir le rythme entêtant de la musique. Du grabuge, déjà..? Chouette!

La quarienne, curieuse, tourna la tête tandis qu'elle installait confortablement au fond de son siège. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre l'origine de ce boucan: un peu plus loin, un quatre yeux était en train de s'enguirlander avec un machin vert. Alala... Il fallait toujours qu'un type se croie obligé d'agresser les filles de ce club, et qu'un autre se sente de voler au secours de la gente demoiselle en détresse... Nan mais, sérieux. Comme si les asaris n'avaient pas été capables de se défendre toutes seules, comme des grandes. Cette fille avait sans doute au minimum le double de l'âge de son agresseur, et elle aurait sans doute pu le descendre en lui faisant exploser son nez plat à force de pouvoirs biotiques. Enfin, remarque, elle ne l'avait pas fait... Et du coup, ça allait dégénérer. Une scène relativement courante, sur Oméga... La quarienne "gloussa", si l'on peut dire - grincer était un terme sans doute plus adéquat. Ca l'amusait toujours beaucoup. Là où d'autres préféraient détourner le regard et faire comme si de rien n'était, Shaar était plutôt du genre à ne pas louper une miette du spectacle. Ce qu'elle fit donc.

"On dirait que ça va devenir marrant..."

Instantanément, un peu comme si Shaar avait prononcé une formule magique, ou appuyé sur le bouton "lecture" d'une télécommande virtuelle, le combat débuta. Il se termina presque aussi vite. Fiou... Ça avait été rapide. Ce "pauvre" butarien ne l'avait pas vu venir. la quarienne prit son visage dans sa main, et tapant du pied nonchalamment sur le sol, laissa échapper un bref sifflement. Ce mec se débrouillait bien. Ça changeait des loosers qui voulaient jouer les héros dans un acte désespéré pour attirer les filles dans leur lit, et qui ressortaient du club les pieds devant... Parce que oui, il y en avait, aussi. Et ceux là étaient particulièrement pathétiques. Bien entendu... Lorsqu'on embête une abeille, c'est toute la ruche qui vous tombe dessus. Sans surprise Shaar vit d'autres hommes s'avancer en direction du justicier vert. Elle se demandait bien comment il allait se débrouiller contre cinq brutes de cet acabit.

La réponse lui vint assez rapidement, et pour tout dire, Shaar cessa de sourire. Non pas que le combat fut chiant... C'était plutôt le contraire. Mais ce drell au centre de l'attention lui semblait un petit peu trop doué pour être un étranger lambda de passage. Bien sûr, elle connaissait ce qu'on disait sur les drells, et sur certaines corporations hanari douteuses. Elle ne pensait pas que cet homme fut un quelconque danger pour elle même si, peut-être, quelqu'un sur Oméga aurait dû s'inquiéter. Elle réfléchissait. Sa curiosité la démangeait. Qui sait ce qui lui aurait passé par la tête si un gros balourd n'avait pas atterri sur sa table à ce moment précis..?

Shaar vit la catastrophe venir, vu qu'elle suivait l'action. Elle vit un type s'élever comme un boulet de canon pour lui foncer dessus. A ce rythme, il allait faire un strike avec sa pauvre denrée visuelle: l'asari qui avait cessé de danser au moment même où ça avait commencé à dégénérer.

"... ATTENTION !"

Shaar aussi avait des réflexes: elle se jeta en avant et poussa l'asari qui, du coup, fit une chute épique sur le sol. Un cri de désagrément échappa à la danseuse. Mais c'était toujours mieux que d'être heurtée par presque une centaine de kilos de chair balancée dans les airs. La quarienne eut à peine le temps de se redresser - elle manqua de tomber en arrière. Un peu plus, et c'était elle qui se mangeait un mercenaire sur le casque: de quoi être assommée un bon coup. Imaginez! Cet abruti aurait pu détériorer le dit casque, et là, soumise à l'atmosphère impure d'Omega, elle aurait été bonne pour la casse.

Shaar et sa compagne de mésaventures avaient eu chaud aux fesses. Le mercenaire vola sur la table qui se renversa sous son poids. Agacée, la quarienne siffla entre ses dents et contourna le poids mort, pour s'approcher de la femme bleue et lui proposer son aide, pour se relever.

"Vous allez bien?"

"Ca va... Juste une cheville foulée, mais ça a failli être pire..."

Shaar approuva d'un bref signe de tête, puis, courroucée, elle tourna la tête en direction du drell. Bordel... Il n'aurait pas pu viser ailleurs, par hasard?? Du genre là où il n'aurait manqué de blesser personne! Ou bien quelqu'un d'autre qu'elle, au choix - là ça aurait encore pu la faire rire. Les videurs avaient considéré qu'elle faisait partie intégrante des acteurs de cette escarmouche, et maintenant elle allait devoir se passer de l'Afterlife pour un temps. Ça lui pourrissait pas mal son groove. L'asari semblait avoir du mal à tenir sur sa cheville abîmée. Shaar passa donc le bras de la "jeune" femme par dessus son épaule, et l'aida à avancer. Non pas que Shaar se sentit des élans altruistes, mais elle n'était pas non plus assez rustre pour laisser cette pauvre fille ramper par terre jusqu'à sortir du club, ou bien jusqu'à ce que les videurs l'y aident en lui bottant le train.

C'était une bonne chose que la mercenaire ait un poids sur les épaules, en fin de compte. Si la danseuse n'avait pas été là, Shaar aurait sans doute envoyé valser son poing dans la figure de cet abruti de drell, en vue de la façon dont il était venu s'excuser benoitement. La quarienne se raidit. Sa colère se lisait aisément dans la sécheresse de chacun de ses gestes. Énervée, elle ne garda pas sa langue dans sa poche:

"Laisse moi réfléchir... Fais un bond de trois minutes dans le temps et fait en sorte de ne pas catapulter cent kilos d'idiotie sur ma table. Sinon, désolée, mais je vois pas..!"

Exaspérée qu'elle était, elle l'avait tutoyé sans faire exprès. Non, ce drell ne pouvait rien pour elle, merci. Quoique si elle y réfléchissait à deux fois au lieu de rager, peut-être trouverait-elle deux ou trois idées. Si il voulait aider sa copine bleutée à rentrer chez elle, grand bien lui en fasse! Au moins, Shaar n'aurait plus à supporter sa tronche écailleuse...

Désolé, qu'il était?! Il avait intérêt!
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Loky

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Planète natale: Kahjé
Profession / rang : Agent de l'ambassade hanari

MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Sam 28 Mai - 18:24

J'étais arrivé sur Oméga deux ou trois jours plus tôt. Ma première mission au service de l'ambassadeur. Et comme je le pensais, je n'allais pas m'ennuyer à priori.
La mission en soit était simple : recherche et destruction. La réalisation était bien plus compliqué.

Je ne savais trop comment mais l'ambassadeur était arrivé en possession d'informations relatives à un trafic d'antiquités prothéennes. Un groupuscule d’Éclipse qui manipulai les lobbys hanari pour empêcher les archéologues d'accéder aux sites de fouilles potentiellement intéressant. Une fois tranquille, les mercenaires pouvaient récupérer tout ce qui était intéressant et le revendre des fortunes dans les système Terminus ou même dans l'espace concilien.
Je ne me faisais aucune illusion sur ce qu'il adviendrait de la réputation des hanaris si de telles pratiques étaient mises à jour. Aussi Agrastan m'avait ordonné de retrouver le groupuscule en question, de faire disparaître son chef, toutes traces de ses activités et de récupérer, ou détruire si c'était impossible, toutes antiquité prothéenne en leur possession.

C'était la piste direct fournis par l'ambassadeur qui m'avait conduit sur Oméga, sans doute avait-il demandé des recherches aux services de renseignements ou avait-il joué de ses contacts, après tout envoyer un agent solitaire rechercher une cible précise dans l'immensité de la galaxie n'était pas une bonne chose. En général.
Quoiqu'il en soit, une fois sur la station spatiale, je n'avais guère mis de temps à trouver ma cible, faisant jouer les quelques contacts que j'avais. De toute façon elle ne se cachait pas vraiment. C'était un volus, riche et influent. A dire vrai je n'étais guère étonné de trouver un membre de cette espèce à la tête de cette combine qui devait nécessiter de bonne compétences diplomatiques.

Maintenant, il fallait que je me charge de le faire disparaître. J'avais déjà infiltré la majorité de ses systèmes de sécurité et de traitements des informations, ce qui m'avais permis de repérer l'endroit où étaient stockés les antiquités pas encore vendues. Un entrepôt des bas-fonds d'Oméga.
Je savais que mon homme était excessivement prudent, les fenêtres de sa demeure étaient toutes entourées de barrières cinétiques suffisant pour encaisser deux tirs de Viper, autant dire que j'abandonnais rapidement l'utilisation du sniper.

Les véhicules dans lesquels ils se déplaçaient n'étaient guère mieux, et les atteindre à l'aide d'armes conventionnelles se révélerait au mieux inutile, au pire dangereux. Et puis on me demandait de faire disparaître toute trace de ses magouilles, le tuer simplement ne suffirait pas, d'autres reprendraient sans doute l'affaire.
J'optais donc pour un moyen aussi efficace que brutale : trois charges explosives à même de détruire tout un étage. Étant donné que j'opérais en dehors de l'espace concilien, j'avais carte blanche.

Voilà ce qui m'avais amenés à me balader dans les ruelles d'Oméga en armure, fusil d'assaut dans le dos et mitraillettes Tempête aux hanches, le tout caché par un grand manteau fermé. Je me trimbalais à bout de bras un épais sac de voyage, en toile composite renforcé à même d'encaisser un tir de fusil à pompe. Et il valait mieux, j'avais de quoi faire sauter tout le quartier où je me trouvais dedans : trois charges explosives, un lance-missile ML-77, un fusil de précision Viper, mon casque et un canon à main Carniflex.

Je ne savais pas à quoi j'allais m'exposer précisément et préférais prendre toute mes précautions. Je me dirigeais actuellement vers un loueur de navette, que je savais fiable et capable de me fournir des véhicules de bonne qualité. Je risquais de devoir me déplacer vite.
Certes, mon propre chasseur était plus résistant et rapide que tout ce qu'il aurait pu me fournir mais manquait singulièrement de discrétion. Et je devais pouvoir rester ici un peu de temps après ma mission.

Pour l'instant, mon plan était simple. En premier lieu, réussir à me connecter aux serveurs du volus et télécharger toute donnée intéressante, elles me seraient nécessaires pour démasquer tous les associés de ma cible et me charger de leur cas une fois que j'aurais de nouvelles instruction.
Deuxièmement, faire sauter les quartiers d'habitations du volus, une charge suffirait, mais j'en placerais deux au cas où. Hors de question que qui que ce soit ou quoi que se soit en réchappe.
Troisièmement, une fois la cible et les serveurs qui devaient abriter ses comptes et les comptes-rendus de ses magouilles détruits, je me chargerais des antiquités encore non vendues. Il faudrait que je me rende au hangar en quatrième vitesse, pour profiter de la surprise qui agiterait sans doute les mercenaires. Je les éliminerais et récupérerais un maximum d'antiquité à l'aide du fourgon que je m'apprêtais à aller louer.
Quatrièmement je rasais les restes de l'entrepôt à l'aide de la troisième charge, pas besoin d'être aussi méticuleux cette fois.

Et enfin il ne me resterait plus qu'à me faire oublier quelques jours, où j'en profiterai pour décortiquer les informations que j'espérais récupérer chez le volus, et aviserai en fonction sur la suite des opérations.
Bien sur tout cela n'était qu'une ébauche et était susceptible de se modifier à tout moment.

Tout à mes pensées, je ne remarquais pas la quarienne devant moi et la percutai légèrement, ayant capté sa présence au dernier moment. Je m'excusai poliment et allait m'éloigner sans plus de cérémonie lorsqu'un groupe de butariens énervés émergea de l'Afterlife tout proche, armes dégainés et une furieuse envie de s'en servir.
L'un d'eux me montra du doigt avant de beugler en direction de celui qui semblait commander :

-C'est lui qui nous a attaqué !
-Je croyais qu'il était vert ?
-On a du mal voir, de toute façon y a pas d'autres drells que lui !

En effet, j'étais le seul de ma race à proximité, comme souvent en fait. M'adressant directement à la quarienne, je demandai discrètement.

-Qui sont ces énergumènes ?

Elle n'eut pas le temps de me répondre que les tarés semblaient s'être mis d'accord. Le chef beugla un seul ordre :

-Descendez le ! Et la quarienne qui l'a aidée aussi !

Quand je disais que je n'allais pas m'ennuyer. Restait que je n'avais aucune idée de qui ils pouvaient bien être, et pas franchement envie de subir leur attaque sans aucun couvert. Surtout avec ma cargaison.
Sans réfléchir j'agrippai la quarienne par le bras -quelque chose me disait qu'elle aurait des explications à fournir- et l'attirai vers un couvert avant que les lourdauds à quatre yeux aient pu commencer à tirer.
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Shaar'Djali Vas Dhane

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Lun 30 Mai - 23:04

Après quelques secondes de discours tendu, la conversation cessa entre la quarienne et le drell, et ce sans qu'aucune dispute n'éclate au sens propre du terme, ce qui n'était pas un miracle certes, mais était déjà beau. Shaar laissa l'homme vert se retirer. Il semblait agacé, malgré ses précédents remords... A croire qu'elle avait le chic pour s'attirer des ennuis. Oh...Elle ne connaissait pas encore la pertinence de cette remarque, mais allait très bientôt la comprendre. Contre elle, l'asari s'agitait. Elle commençait à perdre patience, ce qui pouvait se comprendre. Shaar la porta jusqu'à un relief contre lequel elle pourrait s'appuyer malgré sa cheville blessée. Elle n'imaginait alors pas qu'elle risquait d'être prise pour cible pour avoir... Quoi. Accueilli sur sa table la victime d'une agression qui n'était pas de son fait?

"Bon. Allez, souriez, ça aurait pu être pire... On aurait pu être prises au beau milieu d'une fusillade improvisée. Il y a des malades dans le coin."

L'asari ricana.

"Vous ne me le faites pas dire... Mais c'est la première fois que je suis blessée au travail. Le videur s'est comporté comme un rustre..."

Shaar épousseta ses vêtements en haussant les épaules. Pas une réponse de plus. Les videurs n'étaient généralement pas payés pour être intelligents. L'asari se sentit obligée de rajouter:

"... Merci beaucoup pour votre aide, je devrais pouvoir me débrouiller pour rentr..."

Moment précis où Shaar se fit bousculer, ce qui la surprit, car elle ne s'y attendait pas. Par réflexe elle vérifia l'état de ses poches avant de regarder passer l'homme - ou plutôt le drell, oui, encore un, à croire que c'était la fête aux poissons humanoïdes - qui venait de la percuter avec un mot d'excuse. Elle n'eut pas vraiment le temps de formuler la pensée "Est-ce que ce clampin m'a fait les poches?" qu'un groupe de butariens bien connu sortit en trombe de l'Afterlife pour se ruer - plus ou moins - sur eux. Shaar crut pendant un instant que cela ne poserait pas de problème majeur puisque le drell vert à l'origine de leur humiliation publique n'était plus ici. Mais c'était sans compter l'idiotie de certains membres des espèces connues de l'Univers, qui confondirent le nouvel arrivant avec leur agresseur. Bon d'accord, les drells ne couraient pas les rues, et en rencontrer deux d'affilée au même endroit n'était pas exactement courant, mais si quatre yeux ne leur suffisaient pas pour voir que question couleur et apparence globale il y avait un hic, alors il fallait très sérieusement qu'ils aillent laver la merde qu'il y avaient fourré par un moyen ou par un autre... La quarienne siffla entre ses dents, énervée.

"Bande de trous du cul... A croire qu'il leur a tapé trop fort sur la tête."

Elle se retourna brièvement vers le drell qui venait de lui poser une question qui devenait de plus en plus légitime au fur et à mesure que l'information prenait forme dans le crâne de leurs idiots d'opposants. Cela dit, elle garda un œil sur le groupe adverse. Elle savait qu'ils allaient bientôt riposter d'une manière ou d'une autre.

"Eh bien c'est..."

... Et plus rapidement qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle alla pour s'élancer à couvert, mue par un réflexe qu'elle avait été obligée d'acquérir à force d'expérience... Mais son compagnon d'infortune fut plus rapide qu'elle: il posa les mains sur son poignet et la força à le suivre à l'abri. Elle aurait pu s'en défendre, mais n'était pas stupide. Entre vivre, et mourir par pure fierté mal placée - ou bien par méfiance tout aussi mal placée - le choix était vite vu. L'instinct de survie de Shaar était plus fort qu'il n'y paraissait. Dès qu'elle fut cachée, Shaar plaqua son dos contre le couvert et tenta de se placer sur son extrémité pour maximiser son angle de vue. L'asari avait paniqué en remarquant qu'elle était dans le champ de tir des butariens: elle avait trébuché, puis avait rampé derrière une barrière qui la protégerait... Mais pas avant que la clameur des armes ne s'élève et qu'une balle perdue ne vienne se ficher dans sa cuisse, lui arrachant un hurlement de douleur. Shaar soupira, blasée, puis décrocha de sa ceinture le pistolet lourd qu'elle y portait, qui ne ressemblait à rien de connu, si ce n'est à un patchwork métallique sans nom. Contrairement à ces balourds qui n'hésitaient pas à sortir leur mitraillette en pleine rue, Shaar n'avait pas spécialement envie d'attirer l'attention, ni de blesser des civils juste par excès de bourrinisme. Cette arme devrait suffire, et elle espérait pouvoir réussir à convaincre leurs ennemis de cesser le feu avant d'être obligée de les tuer. Non pas que ça la dérangea grandement d'un point de vue moral... Mais elle essayait de rester discrète, nom d'un chien! Et en plus, elle avait la flemme. Suprême raison pour essayer de calmer le jeu. Bon. Déjà, le drell. En espérant qu'il l'entendrait malgré le vacarme des balles.

"Pour tout dire, un 'copain' à vous vient de passer dans le club et les a agressés pour sauver la fille qui vient de se faire plomber là-bas, vous voyez? Je crois qu'il vous ont pris pour lui..."

Pas le temps de s'expliquer plus avant. Sinon, ces abrutis allaient finir par venir les cueillir à bout portant. Mais quels bourrins... Shaar prit sa plus belle voix - n'oublions pas qu'elle était contralto et donc, que c'était une voix quasiment (?) masculine qui s'élevait de sa gorge confiante et assurée - puis tenta de couvrir le concert mécanique auxquels ces abrutis donnaient lieu:

"CESSEZ LE FEU BON SANG!! VOTRE HOMME EST DÉJÀ PARTI! CE N'EST PAS LE BON DRELL!!"

Allaient-ils la croire ou même l'écouter? Voire l'auraient-ils entendue? Elle en doutait fortement, mais au moins, elle aurait essayé. Elle arma son pistolet en attendant un improbable arrêt de l'offensive.
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Loky

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Mer 1 Juin - 18:06

rreur, je risquai pas le rapport et les procédures judiciaires relatives à ce genre de cas. Ce qui n'était pas non plus une raison pour les descendre, j'étais pas non plus un fou furieux.
J'écoutai d'une oreille les explications de la quarienne.

"Pour tout dire, un 'copain' à vous vient de passer dans le club et les a agressés pour sauver la fille qui vient de se faire plomber là-bas, vous voyez? Je crois qu'il vous ont pris pour lui..."

Ah, je comprenais enfin le sens de la conversation qu'ils avaient eus. Bah, peu importe, ils comprendraient rapidement leur erreur.
Je déposai mon sac contre le couvert, histoire de le mettre le plus à l'abri possible, puis récupérai mon fusil d'assaut sous mon manteau. L'arme se déploya dès que je la pris en main et je vérifiai machinalement qu'elle était en bon état et que tout était enclenché.
Satisfait, je m'apprêtais à ouvrir le feu lorsque j'entendis la douce et subtile voix de la quarienne, ressemblant à un krogan atteint du cancer de la gorge -d'accord, j'exagère, mais quand même ça surprend, je vous assure.

"CESSEZ LE FEU BON SANG!! VOTRE HOMME EST DÉJÀ PARTI! CE N'EST PAS LE BON DRELL!!"

Bon, après tout, on peut toujours tenter la diplomatie hein. Même face à un groupe de butariens armés et vindicatifs. Ça se tentait.
Les chances de réussite étaient quasiment nulle, mais pourquoi pas après tout. Ceci dit je m'apprêtais quand même à ouvrir le feu dès que leur refus de coopérer aurait été clairement exprimé.
Le bruit de mitraille cessa un instant, histoire de laisser la voix grave et râpeuse du butarien s'exprimer.

-On m'a signalé un drell et une quarienne, or je trouve ici un drell et une quarienne, qui plus est en compagnie de la danseuse qu'on m'a aussi signalé. La coïncidence est trop grosse, dommage pour vous. Et vous avez réagis drôlement vite pour de sois-disant innocents...

Non mais c'était pas possible d'entendre des conneries pareilles, ce type avait été lobotomisé ou quoi ? Bon, je jetai rapidement un œil sur le petit groupe, repérai le seul qui s'était avancé un peu en avant et commençai à lui préparer une petite surprise, à l'aide de mon omni-tech droit.
Si la quarienne lui répondit quelque chose, je ne l'entendis pas, et les butariens recommencèrent à arroser la zone. Trois ou quatre balles furent d'ailleurs stoppées par mon bouclier et je bougeai de façon à être de nouveau à couvert.
Je finis rapidement la capsule que je concoctais et le glissai dans le canon à air comprimé.

Une fois prêts, j'attendis une pause dans les salves de tir, sortait brièvement de mon couvert et repérai le chef butarien. Je savais déjà qu'il possédait une barrière cinétique basique. Une salve de mon fusil y mit fin, je pense même que la dernière balle, ne rencontra que des protections physiques.
Puis j'activai le canon à air comprimé avant de me replier. La capsule jaillit et alla percuter l'abdomen de sa cible, déclenchant alors une réaction chimique provoquant une explosion mineure qui envoya tout de même l'humanoïde aux quatre yeux voltiger sur quelques mètres.

Restait à voir si cela allait suffire à les garder à distance.
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Shaar'Djali Vas Dhane

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Dim 5 Juin - 12:56

Il était clair que d'espérer négocier avec un groupe de butariens armés jusqu'aux dents tandis qu'ils vous avaient pris pour cible, c'était un peu rêver. Mais ça n'était pas comme si Shaar avait véritablement cru aux chances de succès de cette tentative, qu'elle jugeait elle-même désespérée: la preuve, elle avait déjà sorti son flingue, et l'avait armé. Elle était dorénavant prête à le braquer sur ses opposants, attendant malgré tout un miracle qui n'adviendrait certainement pas.

Elle fut déjà relativement surprise d'entendre le chant des mitraillettes cesser. Visiblement, les aliens l'avaient entendue, et avaient au moins daigné prendre en compte ne serait-ce qu'un peu son plaidoyer. Bon, d'accord. La réponse de "l'homme" dont la voix s'éleva n'était pas excessivement engageante. Shaar siffla entre ses dents, exaspérée. Ces mecs n'allaient pas leur accorder le bénéfice du doute. A leur décharge, il est vrai que c'était relativement rare de croiser ensemble un drell et une quarienne dans les rues d'Omega... Mais bon. Elle n'avait strictement rien fait, elle, et ça l'énervait un peu d'être fourrée dans le même sac que l'autre espèce d'abruti chevaleresque de tout à l'heure. Pour sauver une personne, il allait en faire tuer trois autres. Bravo l'artiste! Quoique... Shaar n'était pas prête à perdre la vie ici et maintenant, et elle était plutôt confiante quant à ses capacités d'éviter cette issue. Surtout que son allié provisoire avait l'air d'être plutôt bien équipé, quoiqu'elle ne prit pas le temps de mater comme il se devait son matériel: malheureusement elle avait du pain sur la planche. Et pour ceux qui seraient tentés de trouver ces dernières lignes douteuses, rappelons que Shaar n'était pas intéressée.

"Nooon... Mais arrêtez de déconner! On est à Omega ici les mecs, pas dans une crèche! Ca vous étonne de rencontrer des gens qui savent se défendre?"

Bon, il y avait bien ceux des quartiers d'habitation, et les marchands... Mais la plupart des gens qui poussaient jusqu'à l'Afterlife restaient des gangsters, des mercenaires, ou bien des magouilleurs de tout poil. En gros, c'était un peu normal de croiser des gens armés et entraînés, dans le coin. Mais ça n'avait pas l'air de déranger des masses ces butariens, bien décidés à utiliser toutes les excuses pourries qu'ils pourraient trouver pour justifier le fait qu'ils continuaient de les canarder.

Exaspérée, elle décida qu'il était temps d'arrêter les frais. Tant pis pour eux. Ils l'auraient voulu. Shaar laissa le drell ouvrir le feu tandis qu'elle vérifiait l'état de ses boucliers: une erreur ne pardonnerait pas. Il ne fallait pas qu'une quelconque balle vienne endommager sa combinaison, sans quoi elle risquait au minimum d'être très malade, et au pire, de crever. Vu le contexte et la soupe bactériologique dans laquelle elle imaginait Omega baigner, étant donné son caractère cosmopolite et les moeurs de ses habitants... la mort était l'option la plus probable.

Elle quitta le couvert tandis qu'elle remarquait qu'un des butariens s'approchait. Un combattant corps à corps? Un bref coup d'œil à son armement lui permit de comprendre que l'homme transportait un lance-flammes. Sérieux... ces types se trimballaient en permanence ce genre d'armes lourdes, ou bien leur copain drell vert les avaient interrompus en pleine réunion préparatoire d'un quelconque coup d'éclat? La deuxième option était la plus probable. Autrement dit, quand ils en auraient fini, ils auraient tous intérêt à se casser de là vite fait avant que d'éventuels copains rappliquent. La quarienne eut une pensée pour la danseuse asari et sa cuisse abimée. Il y en avait une qui allait passer un sale quart d'heure... Bref. Vu que ce type se dévouait pour servir de cible, Shaar n'allait pas le décevoir. Elle le visa avec son pistolet lourd et tira. L'arme était puissante et précise: elle y avait veillé. Le système d'amortissement lui permettait de viser mieux, et accessoirement, de tirer plus vite, car il ne lui fallait que peu de temps pour ajuster l'angle après chaque coup. La première balle siffla dans l'air et vint ricocher dans les protections de l'homme, qui n'allaient pas faire long feu, quoique Shaar ait choisi d'utiliser des balles basiques pour cette offensive qu'elle préférait légère. L'homme ne s'attendait pas à recevoir une salve aussi rapide, ni à ce que Shaar vise aussi bien: la surprise lui fit perdre de l'allure. Il tenta de se replier mais les couverts étaient trop loin. Une première balle se ficha dans son armure. La force de l'impact le fit reculer d'un pas. C'était suffisant pour que Shaar ait le temps de l'achever avec une deuxième balle dans le buffet: l'homme s'effondra finalement au sol. Pendant ce temps là, le drell s'était occupé du chef du petit groupe, et autant dire qu'il n'y était pas allé de main mort contrairement à la quarienne, qui regrettait presque de ne pas avoir opté pour une solution plus bourrine, vu qu'au final, ça allait revenir au même.

"Chouette! Avec ça j'imagine que tout le quartier en parlera pendant plus de deux ou trois semaines..."

Les butariens encore debout reculèrent. Visiblement, ils hésitaient à continuer d'attaquer. Ils avaient compris qu'ils avaient peut-être surestimés la force du nombre. Hé! Ça leur apprendrait à utiliser leur cerveau...
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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Dim 5 Juin - 23:05

Bon, de son côté la quarienne se débrouillait bien, son arme était efficace -et un exemple de plus pour le proverbe qui dit que les apparences sont trompeuses- et elle savait la manier avec efficacité. Ce n'était pas franchement étonnant vu le quartier, mais c'était toujours appréciable de se retrouver avec quelqu'un d'un tant soit peu doué comme coéquipier. Déjà deux morts du côté des butariens, et pas une seule blessure à enregistrée de notre propre côté. Il étaient quand même quatre encore face à nous. Bon, le fait que nous possédions des barrières cinétiques et pas eux jouait grandement en notre faveur, c'était vrai. Et la qualité des armes aussi, je le reconnais. En fait, notre supériorité tenait surtout à notre matériel, si l'on ne comparait que les talents au combats... il y avait un avantage mais pas assez grand pour tenir à un contre trois. Dans un affrontement à la loyal en tout cas.
J'entendis la remarque de la quarienne concernant mes méthodes, et ne put retenir un sourire.

-Vous en faites pas, je suis sûr que les gens parleront de quelque chose de radicalement différent d'ici peu de temps.

Je rapprochai mon sac de moi d'une main, tout en gardant en vue les butariens, collé au couvert et juste assez décalé pour voir sans risque, ou presque.

Nos adversaires n'étaient pas restés inactif, et s'étaient abrités derrière quelques couverts. J'avisais les deux plus proches de moi, et épaulai mon fusil d'assaut. J'ouvris le feu dès que je vis une tête dépassée.
Mon ennemi reçut toute la rafale dans le torse, mettant prématurément fin à ses jours sans autre fioritures. Son camarade avait néanmoins pus riposter et je devais m'abriter pour éviter que ma protection ne vole en éclat sous une pluie de balles. Ces types ne savaient pas visé, mais le seul nombre de leur tir rendait toute sortie extrêmement risqué.

Il fallait que je le déloge de son couvert, et je n'avais pas trente-six façons de le faire. Je dégainai une mitraillette, affichait l'interface de mon omni-tech droit et préparait un projectile cryo de belle ampleur.
Je sortai de ma cachette, visait le couvert de mon opposant et projetait l'explosif. La minuscule boule de matière au zéro absolu fonça vers sa cible et, lorsqu'elle entra en collision, gela instantanément une zone de trois bon mètres de rayon. J'avais visé un mur juste derrière le couvert d mon adversaire, ce qui le mettait dans la zone d'effet sans que son couvert de serve.

Le choc thermique n'était pas assez violent pour tuer -contrairement à certaines fois, lorsque l'on vise directement son opposant- mais il ne put s'empêcher de se redresser sous la vague de froid qui l'assaillit -surtout que l'Afterlife étant ce qu'il est, les gens n'étaient pas particulièrement couvert aux alentours.
Une rafale de balle dans la poitrine l'envoya rejoindre son collègue et son chef.

Le problème qui se posa alors à moi était le suivant : lorsque j'ai visé mon adversaire j'ai du sortir loin de mon couvert, et me mettait ainsi en vue du dernier butarien -la quarienne en avait donc éliminé un autre, joli- en me privant de tout repli en arrière.
Le ganger ne se fit donc pas prier pour ouvrir le feu, et seuls mes réflexes me permirent de m'en sortir en roulant à l'abri d'une petite rambarde de fer toute proche. J'appris trop tard qu'elle n'était pas assez résistantes pour encaisser un feu nourris. Plusieurs balles la traversèrent, la majorité à dire vrai, et ma barrière cinétique, déjà mise à rude épreuve lors de mon action précédente, ne résista pas et céda. Une dizaine de balle purent donc à loisir percer mon manteau.

C'est à ce moment que la quarienne abattit le dernier butarien, avant qu'il n'ait réussit à me transformer en épave pleine de trous. Le silence revint rapidement sur la petite place. Je m'attendais à souffrir, l'adrénaline retombant peu à peu, mais il n'en fut rien.
Je me rappelai seulement à ce moment que,étant sur Oméga et en mission directe, je portais mon armure. C'est stupide non d'oublier qu'on est en armure ? A ma décharge, cette armure épousait si merveilleusement bien mon corps et accompagnait mes gestes de telle façon qu'elle en devenait imperceptible ou presque. Surtout que je n'avais pas l'habitude de la porter avec mon manteau par dessus.
Pleinement satisfait de la situation, je me relevai rapidement et contemplai rapidement le flanc qui avait encaissé les ''blessures''. L'armure n'avait rien, tout au plus de légères traces de brûlures aux endroits où les balles avaient frappées. Le manteau par contre était joliment troué à plusieurs endroits. Ceci dit il était encore tout à fait portable, les balles des armes électromagnétiques étant bien trop petites pour causer des trous réellement visibles.

Je contemplai la petite place. Six cadavres de butariens la décoraient maintenant, dont un qui n'était plus tout à fait en un seul morceau -les explosifs faisaient rarement dans la finesse. La quarienne avait raison sur un point, côté discrétion c'était râpé.
Il faudrait sans doute que j'accélère légèrement la mise en place de mon plan, je ne voulais pas laisser à mes ennemis une chance d'être prévenus de ma venue. Mais j'estimais quand même avoir fait ce qui était le mieux : neutraliser rapidement ces gêneurs, évitant ainsi l'arrivée de renforts.

Un léger détail me revenait en tête : je ne savais pas où se situais mon contact. Ceci dit, il devait bien être un minimum connus des gens de l'endroit, il allait falloir que je me renseigne. En récupérant mon sac, j'avisai la quarienne. Elle voulait rester discrète, cela signifiait donc qu'elle devait être un peu connue, logiquement. Et j'avais déjà fait vaguement connaissance avec elle, même si c'était à l'insu de mon plein gré et dans des circonstances particulières -celles d'il y a trois minutes quoi.

Je m'approchai donc, mon sac à la main.

-Excusez-moi de vous déranger à nouveau, et du léger incident dans lequel je vous ai semble-t-il involontairement entraîné, je désignai de la main l'ensemble des cadavres, mais j'aurais voulus savoir si vous connaissiez l'endroit où je pourrais trouver un certain Ryuss, un turien loueur de navette qui selon mes dernières informations logerait dans le coin.

Ça faisait déjà un moment que je n'avais pas mis les pieds sur Oméga, j'espérais que Ryuss était encore là où je l'avait laissé. Sinon, il me faudrait trouver un autre vendeur de véhicules. Et j'espérais également que cette fille ne serait pas trop énervé et accepterait de m'aider.
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Shaar'Djali Vas Dhane

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Mar 14 Juin - 16:22

Malgré qu'il furent encore plongés dans le feu du combat, Shaar ne put empêcher sa curiosité de montrer le bout de son nez lorsque le drell répondit à sa remarque, qu'elle avait voulu être gentiment moqueuse. Certes, ça l'exaspérait d'avoir dû sortir les armes dès son arrivée à Omega et alors qu'elle n'avait pas encore préparé son entrée en jeu... Mais elle savait pertinemment que ce n'était pas la faute de cet alien si ils en étaient là. Juste la faute à un autre drell vert que son sens moral perdrait, ainsi qu'à la loi des séries: la malchance semblait lui coller à la peau, depuis que l'autre ahuri héroïque avait engagé les hostilités.

Mais... cet homme semblait en savoir beaucoup... Il avait l'air sûr de lui lorsqu'il disait que les gens auraient sans doute bientôt d'autres sujets de discussion que cette petite escarmouche à laquelle ils avaient été involontairement conviés. Son instinct et son expérience lui disaient que ça sentait le roussi... Et vu le matos que transportait son interlocuteur, il n'était vraiment pas dur de deviner qu'il préparait un gros coup. Elle aurait dû l'ignorer, elle n'était pas prête à se mettre dans les problèmes... Mais son besoin d'en apprendre plus la perdrait.

"Oh vraiment...? Intéressant..."

La malice dans sa voix s'évanouit car elle devait se concentrer sur l'affrontement. Elle préférait éviter de blesser les civils tant qu'elle n'avait pas de contrat stipulant clairement qu'elle devait user de toutes les armes qu'elle avait à sa disposition pour arriver à ses fins. En l'occurrence, ce combat pouvait largement être achevé sans qu'elle se fasse suer à sortir le matos lourd. Elle continua donc d'user de son pistolet, tirant sur la gâchette avec parcimonie car les balles étaient rares et puissantes. L'affrontement cessa bientôt alors que des cadavres de butariens jonchaient le sol. Le silence recouvrit le seuil endeuillé de l'Afterlife. Shaar soupira, puis rangea son arme, avant de tourner la tête en direction de son coéquipier improvisé. Juste avant qu'elle n'achève le dernier butarien, il avait effectué une action particulièrement téméraire et elle n'était pas sûre qu'il n'ait pas été blessé. Entre lui et l'asari et sa cuisse trouée, la quarienne n'en avait pas fini de jouer les secouristes... Par chance, le drell se releva, et c'est alors qu'elle comprit qu'il était bien protégé. Son armure était en effet discrète. Soulagée, elle siffla.

"Pas mal... Vous avez failli m'avoir. J'ai cru que j'allais devoir ouvrir une infirmerie pour l'occasion."

Elle voulut s'approcher de l'asari - histoire de voir si elle était toujours là ou bien si elle avait rampé ailleurs - mais le drell l'interrompit. Elle cessa donc de bouger, pour le fixer. Même si il devait être difficile de savoir si elle fixait quoique ce soit, à travers son casque, évidemment. Que voulait-il..? Des renseignements. Ah. C'était quelque chose qu'elle était peut-être apte à lui donner... Mais étant donné qu'elle n'était pas venue ici depuis une dizaine d'années, elle risquait de lui dire des trucs un peu obsolètes. Malgré tout, elle croisa les bras alors qu'elle réfléchissait.

"Ryuss... Attendez, ce nom me dit quelque chose."

... Mais c'était vieux, nom d'un chien. Difficile de dépoussiérer ses souvenirs dans de telles circonstances... Ryuss... un turien... Ah mais! Ouiiii, ça lui revenait, maintenant. Elle avait eu à faire à ce type plusieurs fois. Comme il était susceptible, ça avait toujours été très drôle de le vanner ou bien de le faire tourner en bourrique. Elle savait où il se planquait... En théorie. Elle n'était pas sûre qu'il y soit toujours. C'était déjà étonnant qu'il soit encore de ce monde étant donnée la vie qu'il menait à l'époque où Shaar était partie.

"Aaaah oui, ce turien là! Je sais qu'il se planquait dans le quartier commerçant avant, mais bon, c'est tellement plus un secret à force que des gens comme vous et moi se répètent l'info qu'il risque d'avoir déménagé ailleurs depuis le temps. En toute franchise, ça fait trois plombes que j'ai pas mis les pieds à Omega."

Un gémissement lui parvint, provenant de l'endroit où l'asari était censée s'être cachée. Shaar sourit sous son masque. Un ricanement lui échappa.

"Pour revenir à ces abrutis de butariens... Dans l'histoire, on est tous aussi peu concernés les uns que les autres. C'était juste pas de bol. Faut dire qu'ils sont vraiment cons quand il s'y mettent. Bon... Vous avez un peu de temps, ou bien on laisse l'asari ici? Je peux tenter de vous mettre en contact avec le type que vous cherchez. Mais je ne peux rien promettre."

Si ça se trouve, le drell en savait plus qu'elle sur Ryuss en fait, vu comme ses infos n'étaient pas à jour...
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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Jeu 16 Juin - 23:46

"Ryuss... Attendez, ce nom me dit quelque chose."

Rien de plus normal à ce qu'elle hésite, dans une station aussi grande qu'Oméga même des noms connus pouvaient mettre du temps à revenir. Il n'y avait bien que celui de Aria que chaque habitant de la station devait connaître.
J'attendais donc, tout en vérifiant les alentours, dès fois que des copains de nos amis aux quatre yeux débarquent. Pas besoin de se laisser entraîner dans une autre bagarre stérile si on pouvait l'éviter. Mais personne ne pointa le bout de son nez.

"Aaaah oui, ce turien là! Je sais qu'il se planquait dans le quartier commerçant avant, mais bon, c'est tellement plus un secret à force que des gens comme vous et moi se répètent l'info qu'il risque d'avoir déménagé ailleurs depuis le temps. En toute franchise, ça fait trois plombes que j'ai pas mis les pieds à Oméga."

Un gémissement clair parvint à mes oreilles et à celle de mon interlocutrice. Enfin je suppose qu'on parle d'oreilles pour les quariens également.
C'était la danseuse asari, blessée dans la bagarre. J'entendis comme un ricanement mais l'ignorait, on entendait toujours des tas de sous bizarres dans Oméga, les installations n'étaient plus de toute première fraîcheur.

"Pour revenir à ces abrutis de butariens... Dans l'histoire, on est tous aussi peu concernés les uns que les autres. C'était juste pas de bol. Faut dire qu'ils sont vraiment cons quand il s'y mettent. Bon... Vous avez un peu de temps, ou bien on laisse l'asari ici? Je peux tenter de vous mettre en contact avec le type que vous cherchez. Mais je ne peux rien promettre."

Bah, nous étions tous les deux d'anciens visiteurs qui n'avaient aucune idée de l'état actuel du quartier et de Ryuss plus particulièrement. Pas très glorieux comme situation, j'espérai que cela allait s'arranger en vitesse.

-Je vais pas la laisser crever là alors que je ne suis même pas sur que la personne que je cherche est vivante.

Je m'approchais de la danseuse tout en jetant un œil à sa blessure. Salement amochée la pauvre, la balle lui avait traversé la cuisse -ça arrivait dans la plupart des cas lorsqu'il n'y avait pas d'armure ou de barrière cinétique- et bien que la plaie fut assez fine, l'hémorragie était importante. Heureusement ça n'avait pas l'air d'avoir touché l'artère fémorale, sinon elle ne serait peut-être déjà plus de ce monde.

-Vous pensez pouvoir marcher ?
-N... non... je pense pas.
-Accrochez-vous bien alors.

Je passai un bras de la jeune danseuse derrière mon cou et la soulevait doucement, maintenant son dos d'un bras et ses jambes de l'autre. On aurait dit un preux chevalier et sa princesse dans un de ses navets de films médiévaux. Sauf que j'étais loin d'être un preux chevalier et qu'on pouvait difficilement apparenté une danseuse d'Oméga à une princesse. Mais l'idée est là.

-Y a une clinique dans le coin ?
-Quelques rues plus loin... sur la droite.
-Eh bien allons-y.

L'asari était vraiment légère, si bien que je ne peinais pas à la transporter jusqu'à la-dite clinique. C'était un petit établissement à l'hygiène assez douteuse mais qui semblait à même de soigner une blessure comme celle de la danseuse. Qui plus est, sur Oméga, on avait vite un bon tour de main en tant que docteur.
Bon, par contre je n'avais pas réellement envie de payer, mais une ébauche de plan me venait déjà l'esprit. Au pire, s'il ratait je pourrais toujours venir payer après. C'est donc bien décidé à ne pas payer de ma poche que je pénétrais dans la clinique et demandais des soins pour la danseuse.

Une infirmière m'aida à l'allonger sur un brancard qui semblait avoir été nettoyé pour la dernière fois lors de l'inauguration de l'Afterlife, tandis que le médecin en chef s'approchait de moi, s'apprêtant sans doute à discuter honoraire.

-Bonjour monsieur, ravis de pouvoir vous...
-Stop. Je ne veux pas vos discours inutiles, tout ce que je veux c'est que vous la soignez.
-Très certainement, contre un don à ma modeste clinique...
-Combien ?
-Disons, cinquante crédits et je la remets sur pieds.
-Vous acceptez les virements différés ?
-Comment ça ?
-Je ne peux vous payer dans l'immédiat, mais je pourrais le faire dans un certain temps, mais pas d'ici malheureusement.
-Je vous préviens, elle ne quitte pas cette clinique tant que ce n'est pas payé.
-Tout à fait, vous êtes libre de la garder ici tant que je n'aurais pas payé. Cela vous convient-il ?
-Eh, attendez, je peux pas rester bloqué ici trop longtemps, je dois travailler et...
-Du calme, je ne serais pas long à payer, et de toute manière je doute que vous puissiez réellement marcher dans l'heure qui suit.

La danseuse sembla se renfrogner, et je voyais dans son regard comme dans celui du médecin un gros doute concernant le paiement.
Une fois les négociations réglées, je ressortis de la clinique en compagnie de la quarienne. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle pensait mais je ne pus m'empêcher de faire la remarque, sans vraiment regarder la quarienne, qui me brûlait la langue depuis que j'avais promis de payer.

-Je payerais ! Enfin... pas vraiment avec mon argent, mais ça sera payer.

Après cette remarque, je me rappelai mon but et me retournai vers la combattante.

-Bon, alors on va où ? Et, je ne me suis pas présenté je crois, Falltrap, enchanté.

Je tendis une main amicale, vu qu'on étais partis pour être ensemble au moins jusqu'au garage de Ryuss, autant qu'on sache chacun comment s'appeler. Même si je m'étais présenté sous mon nom de code...
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Shaar'Djali Vas Dhane

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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Lun 20 Juin - 18:53

Bah. Shaar semblait être tombée sur un homme possédant un soupçon de morale. Elle même n'en avait que quand ça l'arrangeait, ou bien que ça la prenait, par un hasard quelconque, une humeur aléatoire, éventuellement due à un alignement spécifique des planètes ou quelque connerie de ce genre... Bref. Tout ça pour dire que sur Omega, elle aurait tout aussi bien pu tomber sur un mercenaire sans foi ni loi. Et ça ne lui aurait pas fait un trou de plus.

Tant qu'à faire, puisqu'ils étaient là, puisque les portes de l'Afterlife lui resteraient fermées un moment, et puisque ce type avait du temps et semblait disposé à aider l'asari blessée, eh bien autant le faire, hein. On sous-estimait trop souvent les bienfaits de la bonne réputation: Ça ferait toujours une pote de plus dans cette station de requins. Et éventuellement un ticket pour Shaar: les asaris demandaient moins que les autres à ce qu'elle retire sa combi quand elle flirtait plus ou moins avec, et ça l'arrangeait pas mal.

"Parfait. Allons donc voir ce que ça donne alors..."

Shaar n'était pas du genre à rester passive, en arrière, à laisser les autres agir alors qu'elle même aurait pu le faire. Autrement dit, ce n'était pas parce qu'elle avait un homme sous le coude qu'elle allait le laisser tout faire juste sous prétexte que la testostérone lui offrait un bonus musculaire. Elle se baissa, et inspecta elle même la blessure de l'asari, pour constater qu'elle saignait beaucoup. Heureusement pas assez pour que la blessure fut très grave... Mais mieux valait que la danseuse ne s'affaiblisse pas plus sur le chemin: si elle s'évanouissait et se transformait en poids mort, elle allait devenir un fardeau en plus de ne plus servir à rien. Et ça, personne ne le souhaitait, n'est-ce pas?

"Ne bougez pas. J'espère que vous avez d'autres tenues de scène..."

"Pourquoi? Qu'est-ce que vous allez... HEEEY! Vous savez combien ça coûte??"

Shaar venait de tirer un coup sec sur l'étoffe qui recouvrait la jambe de la "jeune" femme, en déchirant une longue bande qui libéra sa cuisse blessée. Le sang se mit à couler de plus belle, mais pas pour longtemps. La quarienne entoura la cuisse de l'asari avec le morceau de tissu puis serra fort pour comprimer la blessure et l'empêcher de saigner plus avant. Là. Elle n'avait aucune arme blanche sur elle, donc il allait falloir attendre pour retirer la balle du corps de l'alien. De toute façon, il fallait bien que les cliniques aient un minimum de boulot, hein! Même si Shaar aurait donné beaucoup pour éviter d'être hospitalisée sur Omega... bizarrement, peut-être n'était-ce qu'une question de préjugés, mais ça ne lui inspirait pas trop confiance.

"Non, en fait j'en sais rien, et je m'en fous. De toute façon vous comptiez vraiment la garder? Entre le trou et le sang au large, franchement vous auriez galéré à la récupérer."

Se rendant à l'évidence, l'asari maugréa brièvement. Elle ne pouvait pas vraiment se permettre de râler: la quarienne et le drell étaient en train de la sauver, et il étaient tout comme elle des victimes dans cette histoire, même si c'était elle qui avait payé le plus cher les actes du "chevalier vert" de tout à l'heure. Une entorse et une blessure par balle. Rien que ça. Puis elle se releva alors que le drell semblait d'avis à porter l'asari dans ses bras. Voilà qu'elle allait devoir suivre bêtement... Heureusement que la clinique n'était pas loin, sans quoi elle n'aurait pas tardé à s'ennuyer. Évidemment personne n'avait envie de parler. Et elle-même préférait éviter d'entamer une conversation qui risquait de l'amener à en dévoiler un peu trop sur elle.

Ils arrivèrent à destination. Shaar hésita à prendre part à la discussion... Mais le drell semblait tellement bien parti pour se payer toutes les merdes administratives tout seul comme un grand qu'elle préféra se taire, et l'observer silencieusement avec un air amusé qu'elle était seule à connaître: une fois de plus, impossible de voir son expression au travers de son casque. On pouvait éventuellement essayer d'analyser sa gestuelle, la manière entre autre, dont elle avait croisé les bras... Mais ça pouvait vouloir dire tout et n'importe quoi. Son compagnon n'avait pas imaginé une seconde qu'elle puisse elle-même avoir l'argent nécessaire pour payer la clinique. Le médecin non plus. Les siens étaient vraiment mal considérés, dans le coin... Pourtant, elle était loin d'être à la rue. Mais elle n'allait certainement pas faire acte de charité si d'autres préféraient se mettre en quatre à sa place. Une fois le médecin et l'asari convaincus - ou pas - les deux autres sortirent de la clinique. Le silence fut brisé par le drell, bientôt suivi de la quarienne qui ne put s'empêcher d'éclater d'un rire franc, et plutôt euh... viril? Oui, c'était le terme. Une fois de plus, l'image ne collait qu'à moitié avec le son - à moitié parce que Shaar avait suffisamment de musculature pour qu'elle ne passe pas pour une quarienne lambda si on la regardait un peu attentivement. Ce qui la faisait rire, c'était que son interlocuteur se sente obligé de se justifier vis-à-vis d'elle. Franchement... Qu'il ait pour idée de payer ou de ne pas payer, en réalité, elle n'en avait pas grand chose à faire: le médecin n'allait pas pouvoir retenir l'asari éternellement, et ce n'était pas cinquante crédits de volés qui allaient faire faire faillite à son établissement. On avait trop besoin de médecins sur Omega pour ça.

"En toute franchise, ça me fait une belle jambe. La fille peut être reconnaissante qu'on l'ait trainée jusqu'ici, déjà. Puis z'avez vu comme elle est bien roulée? Avec tous les pourboires qu'elle doit se faire à l'Afterlife, franchement elle ne doit pas être démunie... C'est elle qui se fait soigner, hein."

Shaar et le drell n'étaient pas plus responsables qu'elle de ce qui était arrivé. Peut-être auraient-ils dû fouiller les corps des butariens avant de se barrer, car c'était ces carnes qui méritaient de payer l'addition... Bref. Inutile de se prendre la tête avec ça. Elle serra la main que le drell lui tendait, puisqu'il voulait faire les présentations. Et elle nota le nom qu'il avait donné dans un recoin de son esprit...

"Ok, moi c'est Shaar. Bah je propose d'aller du côté du marché, hein. Je sais pas si Ryuss s'y trouve toujours, mais c'est à tenter. Pis c'est là-bas qu'on chopera le plus de renseignements. Sauf si vous voulez retourner à l'Afterlife, mais à mon avis mieux vaut attendre qu'il déblayent et calment les clients encore vivants, avant de tenter le coup..."

Elle lui avait juste donné son prénom, évidemment. C'était déjà ce qu'elle faisait lorsqu'elle n'était qu'apprentie. Maintenant qu'elle était une ex-amirale, plus précisément une amirale portée disparue, elle devait faire encore plus attention.
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MessageSujet: Re: [Afterlife] Rencontre du quinzième type?   Mar 21 Juin - 13:42

La quarienne avait rigolé. Un rire étrange, ceci dit après l'avoir entendus négocier avec les butariens ça ne me surprenait pas le moins du monde.

"En toute franchise, ça me fait une belle jambe. La fille peut être reconnaissante qu'on l'ait traînée jusqu'ici, déjà. Puis z'avez vu comme elle est bien roulée? Avec tous les pourboires qu'elle doit se faire à l'Afterlife, franchement elle ne doit pas être démunie... C'est elle qui se fait soigner, hein."

Je ne pus retenir un petit sourire, elle avait raison, sur ce coup je passais pour un idiot. D'un autre côté, au vu du nombre de personnes, pas plus raclures que moi, que je liquidait sur de simples ordres, voir mêmes suppositions, je pouvais bien me permettre de joli acte de charité.
C'était pas réellement des remords -trop longtemps que je fais ce métier pour en avoir maintenant- mais plutôt un ''équilibrage du karma'' comme dirait certains gourou complètement défoncés. Personnellement, j'essayais juste de ne pas ressembler à certaines personnes que j'avais été amené à côtoyer.

Elle me serra la main, et se présenta à son tour.

"OK, moi c'est Shaar. Bah je propose d'aller du côté du marché, hein. Je sais pas si Ryuss s'y trouve toujours, mais c'est à tenter. Pis c'est là-bas qu'on chopera le plus de renseignements. Sauf si vous voulez retourner à l'Afterlife, mais à mon avis mieux vaut attendre qu'il déblayent et calment les clients encore vivants, avant de tenter le coup..."

C'était la décision la plus logique, en effet.

-Dans ce cas, allons-y.

Nous nous dirigeâmes vers le marché, situé non loin de l'Afterlife. Bien sur Oméga ne comptait pas qu'un seul marché, mais c'était celui-ci qui était le plus connus dans la station, avec une réputation qui s'étendait dans une bonne partie des systèmes Terminus, et même dépassait un peu les frontières de l'Espace concilien.
La cause de cette réputation était simple : on y trouvait tout ce que l'on voulait, du moment qu'on était prêt à y mettre le prix. Et je ne parle pas que de marchandises : mercenaires, transporteurs, contrebandiers, assassins et tout une faune d'autres personnages de ce genre peuplaient l'endroit, à la recherche de contrats juteux.
Peu d'endroits dans la galaxie pouvaient se targuer d'autant de choix, et surtout d'autant de liberté.

Notre duo insolite -quariens et drells n'étaient pas des plus courants dans de tels endroits- ne mit guère plus d'une dizaine de minutes à atteindre le marché. Le plus dur restait à faire, il fallait réussir à retrouver Ryuss, en supposant qu'il soit bien là, au milieu de ce bordel.
Le marché s'étendait sur trois ou quatre niveaux, et comme partout dans Oméga, aucune logique n'était établie. Sur Illium ou la Citadelle, les magasins se seraient installés par secteurs d'activités, avec de grandes allées bien dégagées pour le passage des usagers. Rien de tout cela ici, chaque commerçant avait planté sont échoppe sans tenir compte des autres et à peine du passage des clients. L'endroit ressemblait à un gros labyrinthe en trois dimensions.

-Quel bordel...

Retrouver Ryuss là-dedans demanderait, au choix, une chance de type cocufié par sa femme lors d'une partouze avec des hanaris et des elcors, ou un temps considérable. N'étant de toute façon pas en couple, la première option me convenait parfaitement cela dit.
Bon, d'un autre côté, un loueur de navettes n'était généralement pas des plus discrets, c'est que ça demandait de la place ce genre de commerce. Et en demandant aux marchands du coin, ils trouveraient peut-être... à condition de réussir à éviter les éventuels traquenards. Oméga n'était pas un endroit à prendre à la légère.

-Alors, des idées pour le retrouver ?

Il voulait savoir ce qu'en pensait la quarienne, même si elle disait ne pas être venue depuis longtemps, elle semblait bien plus familiarisée avec les lieux et l'organisation -si tant est que cela puisse s'appeler comme ça- de la station.
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